QCM : Le fascisme italien au pouvoir (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle évolution caractérise les Fasci di combattimento fondés par Benito Mussolini en 1919 ?

Ils deviennent un parti parlementaire dont les élus défendent les syndicats et les maisons du peuple
Ils deviennent une organisation syndicale qui mobilise les ouvriers contre les grands propriétaires
Ils deviennent un mouvement armé dont les escouades attaquent des organisations et des militants de gauche
Ils deviennent une milice chargée de protéger les sections socialistes contre les violences politiques

Ils deviennent un mouvement armé dont les escouades attaquent des organisations et des militants de gauche

Explication

Les Fasci se transforment en mouvement armé et leurs escouades s’en prennent notamment aux sections socialistes, aux maisons du peuple, aux militants et aux syndicalistes. L’idée qu’ils protègent ces organisations inverse le sens de leurs attaques.

2. Quel résultat les listes du Bloc national incluant les fascistes obtiennent-elles aux élections du 15 mai 1921 ?

Elles permettent l’élection de 108 députés fascistes
Elles permettent l’élection de 35 députés socialistes
Elles permettent l’élection de 35 députés fascistes
Elles permettent l’élection de 123 députés fascistes

Elles permettent l’élection de 35 députés fascistes

Explication

Les listes du Bloc national permettent à 35 députés fascistes d’entrer au Parlement. Les chiffres de 123 et de 108 correspondent respectivement aux sièges du PSI et du PPI, non aux députés fascistes.

3. Pourquoi le Parlement issu des élections de 1921 rend-il la formation de majorités complexe ?

Le PPI peut gouverner seul, le PSI devient marginal et les libéraux perdent leur rôle parlementaire
Le PSI ne peut gouverner seul, le PPI compte dans les équilibres et les libéraux restent nécessaires aux majorités
Les fascistes disposent d’une majorité, le PSI et le PPI quittent le Parlement et les libéraux gouvernent seuls
Le PSI et le PPI forment une majorité stable, tandis que les libéraux deviennent inutiles aux coalitions

Le PSI ne peut gouverner seul, le PPI compte dans les équilibres et les libéraux restent nécessaires aux majorités

Explication

Le Parlement est fragmenté : le PSI ne peut gouverner seul, le PPI pèse dans les équilibres et les libéraux restent nécessaires pour former des majorités. L’idée d’une majorité stable du PSI et du PPI contredit cette fragmentation.

4. Quelle séquence décrit la réaction institutionnelle lors de la Marche sur Rome ?

Facta refuse l’état de siège, Victor-Emmanuel III signe le décret et charge Mussolini de dissoudre le Parlement
Facta déclare l’état de siège, le Parlement refuse le décret et charge Victor-Emmanuel III de former un gouvernement
Facta déclare l’état de siège, Victor-Emmanuel III signe le décret et charge les militaires de former un gouvernement
Facta déclare l’état de siège, Victor-Emmanuel III refuse de signer le décret et charge Mussolini de former un gouvernement

Facta déclare l’état de siège, Victor-Emmanuel III refuse de signer le décret et charge Mussolini de former un gouvernement

Explication

Facta fait déclarer l’état de siège, mais le roi refuse de signer le décret et confie à Mussolini la formation d’un gouvernement. La signature du décret par le roi inverse précisément le moment décisif de cette séquence.

5. À quelle date Victor-Emmanuel III charge-t-il Mussolini de former un gouvernement ?

Le 30 octobre 1922
Le 30 octobre 1921
Le 28 octobre 1922
Le 30 novembre 1922

Le 30 octobre 1922

Explication

Victor-Emmanuel III confie à Mussolini la formation d’un gouvernement le 30 octobre 1922. Le 28 octobre renvoie à la Marche sur Rome, mais ce n’est pas la date de cette nomination.

6. Comment Mussolini associe-t-il légalité institutionnelle et violence politique ?

Il tient un discours révolutionnaire pour rassurer les socialistes tout en désarmant les escouades fascistes
Il tient un discours légaliste pour rassurer les élites tout en maintenant les violences des escouades contre les socialistes
Il tient un discours légaliste pour rallier les militaires tout en confiant aux escouades la protection des socialistes
Il tient un discours légaliste pour rassurer les élites et met fin aux violences des escouades contre les socialistes

Il tient un discours légaliste pour rassurer les élites tout en maintenant les violences des escouades contre les socialistes

Explication

Mussolini présente un discours légaliste destiné à rassurer les élites, sans abandonner la coercition exercée par les escouades contre les socialistes. L’idée que cette posture entraîne la fin des violences confond légalité institutionnelle et renoncement à la force.

7. Quel avantage la loi Acerbo, adoptée en novembre 1923, accordait-elle à la liste arrivée en tête ?

Elle recevait automatiquement les deux tiers des sièges, quel que soit son score.
Elle recevait les deux tiers des sièges seulement si elle obtenait la majorité absolue.
Elle obtenait la moitié des sièges si elle dépassait un seuil de voix.
Elle pouvait former le gouvernement sans obtenir de sièges supplémentaires.

Elle recevait automatiquement les deux tiers des sièges, quel que soit son score.

Explication

La loi Acerbo accordait automatiquement les deux tiers des sièges à la liste arrivée en tête, indépendamment de son score. Le seuil de majorité absolue évoqué dans une autre réponse ne conditionnait pas cet avantage.

8. Dans quel contexte les fascistes remportent-ils les élections italiennes du 6 avril 1924 ?

Dans une campagne dominée par des débats libres et une compétition équitable.
Dans une élection organisée après la dissolution des partis d’opposition.
Dans un climat d’intimidation, de menaces et de manipulation électorale.
Dans un scrutin marqué par une forte abstention, sans intervention des milices.

Dans un climat d’intimidation, de menaces et de manipulation électorale.

Explication

La victoire fasciste du 6 avril 1924 se déroule dans un contexte d’intimidation, de menaces et de manipulation électorale. L’idée d’une compétition équitable contredit ce climat de pression et de fraude.

9. Que dénonce Giacomo Matteotti à la Chambre le 30 mai 1924 ?

Les irrégularités du scrutin, les fraudes et la terreur électorale.
La suppression du droit de grève et la dissolution des partis politiques.
La proposition communiste d’organiser une grève générale nationale.
La décision du roi de maintenir Mussolini à la tête du gouvernement.

Les irrégularités du scrutin, les fraudes et la terreur électorale.

Explication

Matteotti met en cause les irrégularités électorales, les fraudes et la terreur qui ont entouré le scrutin. La grève générale relève d’une proposition communiste associée à la crise politique, et non du contenu de son dénoncement à la Chambre.

10. Quelle conséquence immédiate l’enlèvement et l’assassinat de Giacomo Matteotti, le 10 juin 1924, provoquent-ils ?

Ils conduisent le roi à révoquer Mussolini du gouvernement.
Ils entraînent la légalisation des partis d’opposition.
Ils déclenchent une grave crise politique.
Ils permettent aux députés d’annuler les résultats des élections.

Ils déclenchent une grave crise politique.

Explication

L’assassinat de Matteotti par des militants fascistes déclenche une grave crise politique. Il ne conduit pas à la révocation de Mussolini par le roi, qui le maintient à la tête du gouvernement.

11. Quel geste des opposants constitue la sécession de l’Aventin après l’assassinat de Matteotti ?

Des députés de plusieurs courants quittent la Chambre pour protester contre la domination fasciste.
Des députés de plusieurs courants quittent le gouvernement pour soutenir la domination fasciste.
Des syndicats de plusieurs secteurs occupent la Chambre pour réclamer de nouvelles élections.
Des dirigeants de plusieurs partis entrent au gouvernement pour négocier avec Mussolini.

Des députés de plusieurs courants quittent la Chambre pour protester contre la domination fasciste.

Explication

La sécession de l’Aventin consiste en un retrait de députés socialistes, communistes, catholiques et libéraux hors de la Chambre, en signe de protestation contre la domination fasciste. Il ne s’agit pas d’une entrée au gouvernement pour négocier avec Mussolini.

12. Pourquoi les députés de l’Aventin se retirent-ils de la Chambre, et quelle décision prend le roi ?

Ils veulent provoquer une grève générale, et le roi dissout les partis d’opposition.
Ils réclament de nouvelles élections, et le roi nomme un gouvernement de coalition.
Ils souhaitent soutenir Mussolini, et le roi lui confie des pouvoirs constitutionnels.
Ils espèrent que leur retrait fera révoquer Mussolini, mais le roi le maintient au gouvernement.

Ils espèrent que leur retrait fera révoquer Mussolini, mais le roi le maintient au gouvernement.

Explication

Les opposants espèrent que leur retrait poussera Victor-Emmanuel III à révoquer Mussolini, mais le roi le maintient à la tête du gouvernement. La dissolution des partis correspond à une mesure ultérieure du régime, et non à la réponse du roi à cette sécession.

13. Quel effet politique le retrait des députés de l’Aventin produit-il en les privant de leur tribune institutionnelle ?

Il permet aux opposants de reprendre le contrôle de la Chambre.
Il facilite la consolidation du pouvoir de Mussolini.
Il provoque la dissolution immédiate des milices fascistes.
Il contraint le roi à révoquer Mussolini de ses fonctions.

Il facilite la consolidation du pouvoir de Mussolini.

Explication

En quittant la Chambre, les opposants abandonnent leur tribune institutionnelle, et l’échec de l’Aventin facilite la consolidation du pouvoir de Mussolini. Leur retrait ne permet donc pas de reprendre le contrôle de la Chambre.

14. Quelles libertés et activités politiques les lois fascistissimes suppriment-elles entre 1925 et 1926 ?

Elles abolissent la liberté de culte, dissolvent les administrations locales et suppriment le droit de propriété.
Elles abolissent la liberté de réunion, dissolvent les corporations et suppriment le droit de vote.
Elles abolissent la liberté de la presse, dissolvent les partis et suppriment le droit de grève.
Elles abolissent la liberté d’association, dissolvent les tribunaux et suppriment le service militaire.

Elles abolissent la liberté de la presse, dissolvent les partis et suppriment le droit de grève.

Explication

Les lois fascistissimes abolissent la liberté de la presse, dissolvent les partis politiques et suppriment le droit de grève. La liberté de réunion et le droit de vote, mentionnés dans une autre réponse, ne sont pas les mesures énoncées ici.

15. Quelle transformation institutionnelle est instaurée par les lois fascistissimes concernant le chef du gouvernement et le Grand Conseil du fascisme ?

Le chef du gouvernement devient responsable devant les corporations, et le Grand Conseil devient un conseil consultatif.
Le chef du gouvernement devient responsable devant le Parlement, et le Grand Conseil devient une assemblée élue.
Le chef du gouvernement devient responsable devant le roi, et le Grand Conseil devient un organe constitutionnel.
Le chef du gouvernement devient responsable devant les syndicats, et le Grand Conseil devient un organe judiciaire.

Le chef du gouvernement devient responsable devant le roi, et le Grand Conseil devient un organe constitutionnel.

Explication

Les lois fascistissimes font relever le chef du gouvernement du roi et donnent au Grand Conseil du fascisme un statut d’organe constitutionnel. La responsabilité devant le Parlement ne correspond pas à cette réforme.

16. Quelle combinaison de mesures traduit la fascisation de la société dans l’accès à la fonction publique, l’enseignement et la presse ?

L’adhésion au parti est exigée des enseignants, les fonctionnaires prêtent serment et la presse est privatisée.
L’adhésion au parti est exigée des journalistes, les enseignants choisissent leur programme et la presse est libéralisée.
L’adhésion au parti est exigée des fonctionnaires, les enseignants prêtent serment et la presse est censurée.
L’adhésion au parti est exigée des ouvriers, les journalistes prêtent serment et la presse est placée sous contrôle syndical.

L’adhésion au parti est exigée des fonctionnaires, les enseignants prêtent serment et la presse est censurée.

Explication

La fascisation conditionne l’accès à la fonction publique à l’adhésion au Parti national fasciste, impose un serment de fidélité aux enseignants et soumet la presse à la censure. La privatisation de la presse ne décrit pas cette mise au pas.

17. Comment le corporativisme fasciste organise-t-il les relations entre patrons et ouvriers ?

Il les réunit dans des corporations autonomes qui défendent les travailleurs face à l’État et au parti.
Il les réunit dans des corporations contrôlées par les entreprises afin de remplacer l’État dans les négociations.
Il les réunit dans des corporations contrôlées par l’État et le parti afin de neutraliser les syndicats indépendants.
Il les sépare en organismes distincts dirigés par les syndicats indépendants et les employeurs.

Il les réunit dans des corporations contrôlées par l’État et le parti afin de neutraliser les syndicats indépendants.

Explication

Le corporativisme réunit patrons et ouvriers dans des corporations placées sous le contrôle de l’État et du parti, afin de neutraliser les syndicats indépendants et de soumettre les travailleurs. L’idée de corporations autonomes défendant les travailleurs inverse précisément cette relation de contrôle.

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Qu’affaiblit l’incapacité des gouvernements italiens à répondre aux tensions sociales au début des années 1920 ?

L’État libéral italien.

Qui fonde les Fasci di combattimento en 1919 ?

Benito Mussolini.

Quelles cibles les escouades des Fasci di combattimento attaquent-elles ?

Les sections socialistes, les maisons du peuple, les militants et les syndicalistes.

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