QCM : Le Forgeron de Rimbaud (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel événement se déroule le 20 juillet 1792 dans l’anecdote évoquée ?

Napoléon III est renversé après une révolte populaire dans les rues de Paris.
Legendre invective Louis XVI et lui fait porter le bonnet phrygien, symbole révolutionnaire.
Un forgeron déchire les rideaux du palais et montre la foule à Louis XVI.
Louis XVI remet le bonnet phrygien à Legendre pour célébrer la Révolution.

Legendre invective Louis XVI et lui fait porter le bonnet phrygien, symbole révolutionnaire.

Explication

Le 20 juillet 1792, le boucher Legendre invective Louis XVI et lui impose le bonnet phrygien, associé à la Révolution. L’épisode des rideaux déchirés appartient à la scène poétique du roi face à la foule, et non à cette anecdote historique.

2. En remplaçant le boucher de l’anecdote par un forgeron, quelle opposition symbolique Rimbaud met-il en avant ?

Le boucher représente la royauté, tandis que le forgeron défend les privilèges aristocratiques.
Le boucher incarne la foule en mouvement, tandis que le forgeron symbolise la passivité du roi.
Le boucher évoque la mise à mort, tandis que le forgeron suggère la force populaire et le renouveau.
Le boucher évoque la création, tandis que le forgeron rappelle la mise à mort.

Le boucher évoque la mise à mort, tandis que le forgeron suggère la force populaire et le renouveau.

Explication

Le boucher renvoie à la mise à mort, alors que le forgeron associe la force du peuple à l’idée de création et de renouveau. Inverser ces symboles confond précisément la violence sanguinaire du boucher avec la portée créatrice du forgeron.

3. Dans les vers 1 à 11, comment le récit présente-t-il principalement le roi face à la foule ?

À la troisième personne, comme un roi dominé par la foule.
À la deuxième personne, comme un roi qui entraîne la foule.
À la première personne, comme un souverain qui commande la foule.
Sous la forme d’un dialogue, comme un roi qui négocie avec la foule.

À la troisième personne, comme un roi dominé par la foule.

Explication

Le récit à la troisième personne met en scène un roi soumis à la pression de la foule. Il ne s’agit pas d’un dialogue où le souverain négocierait avec elle.

4. Dans les vers 1 et 2, que révèle la répartition des rôles entre le forgeron et le roi dans les verbes d’action brutale ?

Le roi et le forgeron agissent l’un contre l’autre avec une force égale.
Le forgeron agit sur le roi, qui subit les gestes et apparaît passif.
Le roi agit sur le forgeron, qui demeure en position passive.
La foule agit sur le forgeron, tandis que le roi dirige la scène.

Le forgeron agit sur le roi, qui subit les gestes et apparaît passif.

Explication

Le forgeron est le sujet des actions brutales et le roi en est le complément : l’un agit, l’autre subit. L’idée d’un affrontement équilibré ne correspond donc pas à la répartition grammaticale et physique des rôles.

5. Pourquoi le forgeron déchire-t-il le velours et ouvre-t-il les rideaux devant le roi ?

Pour séparer le roi de la foule et rétablir l’intimité des appartements royaux.
Pour montrer au peuple que le roi partage ses richesses et souhaite l’accueillir.
Pour révéler les signes de richesse royale et confronter le roi au peuple qu’il voulait ignorer.
Pour protéger le roi des regards du peuple et préserver les objets précieux du palais.

Pour révéler les signes de richesse royale et confronter le roi au peuple qu’il voulait ignorer.

Explication

Le velours évoque la richesse royale, et l’ouverture des rideaux expose le roi au peuple qu’il cherchait à tenir à distance. Protéger le souverain des regards inverserait le sens de cette confrontation.

6. Comment les images de la foule, qui fourmille, se lève et grandit, puis devient une mer houleuse, caractérisent-elles son mouvement ?

Comme un mouvement naturel qui s’amplifie et semble irrésistible.
Comme une foule immobile dont les bruits restent sans effet.
Comme une agitation brève que le roi peut rapidement contenir.
Comme une avancée ordonnée dirigée par le forgeron seul.

Comme un mouvement naturel qui s’amplifie et semble irrésistible.

Explication

La foule est d’abord une masse en mouvement qui croît, puis une mer dont la houle suggère une force naturelle difficile à arrêter. Une agitation vite maîtrisée ne rend pas compte de cette montée en puissance.

7. Quel effet produit le démonstratif « ça » lorsque le roi désigne la foule dans les vers 11 à 13 ?

Il montre que le roi reconnaît la foule comme une force politique légitime.
Il désigne les armes de la foule sans porter de jugement sur les sujets.
Il réduit la foule à une chose et exprime le mépris du roi pour ses sujets.
Il présente la foule comme une communauté respectée par le souverain.

Il réduit la foule à une chose et exprime le mépris du roi pour ses sujets.

Explication

Le démonstratif « ça » transforme la foule en chose et traduit le mépris du roi envers ses sujets. Il ne marque donc pas une reconnaissance respectueuse de leur légitimité politique.

8. Quel effet associe les verbes dévalorisants qui rapprochent le peuple de la saleté, des animaux et des insectes, et l’énumération qui accompagne ces images ?

Le peuple est valorisé comme une communauté solidaire, tandis que l’énumération limite sa présence à un lieu précis.
La foule est représentée comme une armée disciplinée, tandis que l’énumération décrit son retrait progressif.
Le roi est assimilé aux insectes, tandis que l’énumération souligne son contrôle croissant de l’espace.
Le peuple est dégradé par des images méprisantes, tandis que l’énumération montre qu’il envahit progressivement l’espace.

Le peuple est dégradé par des images méprisantes, tandis que l’énumération montre qu’il envahit progressivement l’espace.

Explication

Les images de saleté, d’animaux et d’insectes dévalorisent le peuple, tandis que l’énumération suggère qu’il occupe peu à peu tout l’espace. L’idée d’un retrait progressif contredit cette expansion.

9. Quelle évolution dans la désignation de la foule contribue à lui donner progressivement un visage humain et individuel ?

Elle passe de « gueux » à « ça », puis à des termes collectifs qui effacent les individus.
Elle passe de « ça » à « ils », puis à des désignations personnelles comme « ma femme », « elle » et « je ».
Elle passe de « elle » à « foule », puis à des catégories sociales qui soulignent son uniformité.
Elle passe de « nous » à « ils », puis à des termes juridiques qui définissent son statut.

Elle passe de « ça » à « ils », puis à des désignations personnelles comme « ma femme », « elle » et « je ».

Explication

Le discours fait évoluer la foule d’un pronom déshumanisant vers des pronoms et expressions qui individualisent ses membres. Le passage à des catégories juridiques ne correspond pas à cette progression.

10. Quel effet produit l’irruption de « je », « ma » et « nous » dans l’argumentation du forgeron ?

Elle transforme son argumentation en analyse juridique fondée sur des règles générales.
Elle met à distance le forgeron et présente les malheurs du peuple comme des faits impersonnels.
Elle implique personnellement le forgeron et donne à ses propos le poids de l’expérience vécue.
Elle fait du forgeron le porte-parole officiel de la royauté auprès de la foule.

Elle implique personnellement le forgeron et donne à ses propos le poids de l’expérience vécue.

Explication

Ces pronoms engagent personnellement le forgeron et ancrent son argumentation dans ce qu’il a vécu. Une analyse impersonnelle ferait au contraire disparaître cette implication personnelle.

11. Que dénonce le forgeron lorsqu’il évoque la réplique « folle ! elle croit trouver du pain aux Tuileries ! » ?

La rivalité entre les habitants de Paris et les soldats chargés de garder le palais.
Le besoin de pain du peuple face à l’indifférence de la royauté.
Le refus du peuple de chercher du travail malgré les possibilités offertes par le roi.
La volonté de la royauté de distribuer du pain aux familles des Tuileries.

Le besoin de pain du peuple face à l’indifférence de la royauté.

Explication

La réplique met en relief le besoin de pain du peuple et l’indifférence du pouvoir royal à cette détresse. Elle ne présente pas la royauté comme prête à distribuer de la nourriture.

12. Quel contraste les termes « vieilles », « pleurant », « garçon ou fille » et « on leur a pris » font-ils ressortir ?

La prospérité des familles populaires face aux privations imposées aux nobles.
La fermeté de la justice face aux tentatives de rébellion des prisonniers.
La vulnérabilité du peuple face à la violence exercée par le pouvoir.
La solidarité des autorités face aux difficultés rencontrées par les familles.

La vulnérabilité du peuple face à la violence exercée par le pouvoir.

Explication

Ces termes pathétiques donnent à voir des personnes vulnérables confrontées à la violence du pouvoir. Ils ne décrivent pas une prospérité populaire ni une solidarité des autorités.

13. Que souligne le leitmotiv « crapule » dans la manière dont les nobles considèrent le peuple ?

Leur reconnaissance du rôle politique joué par les différentes catégories populaires.
Leur insulte répétée et leur regard uniforme, qui néglige les situations différentes des personnes.
Leur hésitation à juger le peuple, dont ils distinguent soigneusement les membres.
Leur volonté de remplacer les insultes par une appréciation fondée sur les actes individuels.

Leur insulte répétée et leur regard uniforme, qui néglige les situations différentes des personnes.

Explication

La répétition de « crapule » fait entendre une insulte des nobles et montre qu’ils ramènent le peuple à une catégorie indistincte. Elle ne signale pas une attention aux situations individuelles.

14. Que dénonce le rapprochement entre « citoyens honnêtes » et « forçat » ?

La volonté des anciens forçats de renoncer à leur statut de citoyen après avoir purgé leur peine.
La distinction entre les citoyens, définis par leur statut moral, et les forçats, définis par leur activité politique.
L’absurdité d’une justice qui condamne des hommes honnêtes et les humilie encore après leur libération.
La cohérence d’une justice qui reconnaît la moralité des citoyens en leur accordant leur libération.

L’absurdité d’une justice qui condamne des hommes honnêtes et les humilie encore après leur libération.

Explication

Le rapprochement oppose le statut moral d’hommes honnêtes à la condamnation judiciaire et à l’humiliation qui se poursuit après leur libération. Confondre « citoyens honnêtes » avec leur condamnation effacerait précisément cette opposition.

15. Quel effet produit l’expression imprécise « quelque chose qui leur fait mal » dans le discours du forgeron ?

Elle atténue les émotions du peuple et donne au discours un ton détaché.
Elle désigne une blessure physique précise et donne au discours un ton médical.
Elle évoque une souffrance morale située au cœur et rend le discours pathétique.
Elle attribue la souffrance à une faute individuelle et donne au discours un ton accusateur.

Elle évoque une souffrance morale située au cœur et rend le discours pathétique.

Explication

L’expression suggère une douleur morale intérieure sans la définir précisément, ce qui renforce le caractère pathétique du discours. Elle ne décrit pas une blessure physique circonscrite.

16. Comment la formule « et c’est cause que » présente-t-elle la révolution ?

Comme la conséquence de la souffrance et de l’injustice subies par le peuple.
Comme une décision stratégique prise par les autorités pour réformer la société.
Comme un événement accidentel sans lien avec les conditions de vie du peuple.
Comme l’initiative de personnes malveillantes cherchant à renverser l’ordre établi.

Comme la conséquence de la souffrance et de l’injustice subies par le peuple.

Explication

La formule établit un lien de cause à effet entre les injustices subies et la révolution, présentée comme issue de la souffrance populaire. Elle ne réduit pas celle-ci à l’action de gens mauvais.

17. Comment la forme du poème contribue-t-elle à sa portée politique ?

Elle rend au peuple une voix et une âme grâce à une forme et à des sonorités violentes.
Elle transforme les revendications populaires en récit individuel grâce à une forme élégiaque et à des sonorités douces.
Elle met en avant la parole des dirigeants grâce à une forme régulière et à des sonorités apaisées.
Elle présente les conflits sociaux à distance grâce à une forme neutre et à des sonorités discrètes.

Elle rend au peuple une voix et une âme grâce à une forme et à des sonorités violentes.

Explication

La violence formelle et sonore fait entendre le peuple et lui restitue une voix ainsi qu’une âme. Une forme apaisée attribuée au poème ne rendrait pas compte de cette fonction politique.

18. Quel rapprochement politique le texte établit-il à travers la chute de Louis XVI ?

Il défend la monarchie de Louis XVI en la comparant au régime de Napoléon III.
Il condamne la Révolution française en présentant Napoléon III comme son héritier.
Il célèbre le pouvoir impérial de Napoléon III en évoquant la chute de Louis XVI.
Il critique la dictature de Napoléon III en évoquant la chute de Louis XVI.

Il critique la dictature de Napoléon III en évoquant la chute de Louis XVI.

Explication

La chute de Louis XVI sert à porter une critique de la dictature de Napoléon III. Célébrer le pouvoir impérial inverserait le sens politique de ce rapprochement.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 39 flashcards sur Le Forgeron de Rimbaud.

Quelle date marque l’invective de Legendre contre Louis XVI ?

Le 20 juillet 1792.

Quel bonnet Legendre fait-il porter à Louis XVI ?

Le bonnet phrygien.

Quel artisan Rimbaud substitue-t-il au boucher de l’anecdote ?

Un forgeron.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Le Forgeron de Rimbaud.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM