QCM : Le grand krach boursier (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle mesure prise par Hoover renforce le protectionnisme américain ?

La suppression des barrières commerciales pour favoriser la concurrence entre les industries nationales.
L’augmentation des droits de douane pour limiter les importations et soutenir l’industrie nationale.
La négociation d’accords commerciaux destinés à diminuer les taxes sur les produits étrangers.
La réduction des droits de douane pour faciliter les échanges et stimuler les importations américaines.

L’augmentation des droits de douane pour limiter les importations et soutenir l’industrie nationale.

Explication

Hoover augmente les droits de douane afin de limiter les importations et de protéger l’industrie américaine, ce qui renforce le protectionnisme. La réduction ou la suppression des barrières commerciales relève plutôt d’une logique de libre-échange.

2. Quelle distinction décrit correctement la consommation à crédit et les placements à Wall Street en 1924 ?

Le crédit finance les actions, tandis que Wall Street permet d’acheter des biens ménagers
Le crédit réduit les achats, tandis que Wall Street limite les investissements des ménages
Le crédit finance des achats, tandis que Wall Street attire l’épargne vers les actions
Le crédit concerne les exportations, tandis que Wall Street finance la reconstruction européenne

Le crédit finance des achats, tandis que Wall Street attire l’épargne vers les actions

Explication

La consommation à crédit permet aux ménages d’acheter des biens, alors que les placements à Wall Street consistent à investir dans des actions. Les deux pratiques participent toutefois à la dynamique économique et financière de l’époque.

3. Pourquoi l’intervention des grandes banques ne parvient-elle pas à enrayer le krach de Wall Street ?

Leur retrait du marché empêche toute transaction pendant plusieurs semaines
Leurs prêts aux entreprises provoquent une hausse artificielle des prix agricoles
Leurs ventes massives aggravent directement la panique des petits épargnants
Leurs rachats de 2 à 4 millions d’actions ne suffisent pas à soutenir les cours

Leurs rachats de 2 à 4 millions d’actions ne suffisent pas à soutenir les cours

Explication

Les grandes banques rachètent entre 2 et 4 millions d’actions, mais cette intervention échoue et les cours sont au moins divisés par deux. Elles ne provoquent donc pas directement la panique par des ventes massives.

4. Que sont les Hoovervilles apparues pendant la crise américaine ?

Des bidonvilles formés par des personnes plongées dans la pauvreté
Des soupes populaires distribuant des repas aux personnes sans emploi
Des quartiers bancaires créés après l’interdiction du crédit
Des écoles publiques ouvertes pour accueillir les familles expulsées

Des bidonvilles formés par des personnes plongées dans la pauvreté

Explication

Les Hoovervilles sont des bidonvilles liés à la pauvreté et aux expulsions provoquées par la crise. Les soupes populaires constituent une aide alimentaire, mais ne désignent pas ces quartiers précaires.

5. Que se passe-t-il le 6 février 1934, place de la Concorde, à Paris ?

Des parlementaires républicains renversent le gouvernement lors d’un vote à l’Assemblée.
Des organisations d’extrême droite et fascistes provoquent des émeutes contre Édouard Daladier.
Des banques françaises ferment après un krach financier comparable à celui de Wall Street.
Des groupes ouvriers organisent une grève contre les mesures économiques du gouvernement américain.

Des organisations d’extrême droite et fascistes provoquent des émeutes contre Édouard Daladier.

Explication

Le 6 février 1934, des organisations d’extrême droite et fascistes manifestent place de la Concorde et provoquent des émeutes contre le nouveau président du Conseil, Édouard Daladier. Le krach de Wall Street appartient à la crise économique américaine de 1929 et ne décrit pas cet événement parisien.

6. Pourquoi l’achat d’actions à crédit aggrave-t-il la situation des classes moyennes après la baisse des cours ?

La baisse laisse les acheteurs endettés envers les prêteurs
La baisse garantit le remboursement des emprunts par les banques
La baisse transforme leurs économies en liquidités immédiatement disponibles
La baisse augmente la valeur des actions servant de garantie

La baisse laisse les acheteurs endettés envers les prêteurs

Explication

Les classes moyennes ayant acheté à crédit doivent encore rembourser leurs emprunts alors que leurs actions ont perdu de la valeur. Un achat financé entièrement par l’épargne ne crée pas cette dette supplémentaire envers un prêteur.

7. Quel effet produit le retrait des capitaux américains sur l’Europe et l’Amérique latine ?

Il stimule leurs investissements industriels et réduit les tensions politiques dans les États concernés.
Il déstabilise leurs économies et contribue à des crises politiques et sociales dans plusieurs pays.
Il permet à leurs gouvernements d’augmenter les dépenses sociales grâce à de nouveaux financements.
Il protège leurs monnaies contre la crise et favorise une reprise rapide de leur commerce extérieur.

Il déstabilise leurs économies et contribue à des crises politiques et sociales dans plusieurs pays.

Explication

Le retrait des capitaux américains déstabilise les économies européennes et latino-américaines et contribue à des crises politiques et sociales, notamment au Venezuela, au Brésil et en Bolivie. Il ne fournit donc pas de nouveaux financements ni de protection contre la crise.

8. Quelle évolution des cours des actions alimente la bulle spéculative entre 1921 et 1929 ?

Les cours des actions diminuent de moitié
Les cours des actions sont multipliés par trois
Les cours des actions restent stables pendant toute la période
Les cours des actions progressent légèrement sans modifier les investissements

Les cours des actions sont multipliés par trois

Explication

Entre 1921 et 1929, le cours des actions est multiplié par trois, ce qui nourrit la hausse spéculative et la formation d’une bulle. Une baisse ou une stabilité des cours ne produirait pas le même effet d’emballement financier.

9. Quel rôle les États-Unis jouent-ils dans la reconstruction de l’Europe après la Première Guerre mondiale ?

Ils remplacent les gouvernements européens dans la gestion de leurs industries
Ils financent principalement la prohibition et les activités culturelles américaines
Ils réduisent leurs investissements pour éviter de soutenir les économies étrangères
Ils accordent d’importants prêts aux pays européens affaiblis

Ils accordent d’importants prêts aux pays européens affaiblis

Explication

Après la guerre, les États-Unis prêtent d’importantes sommes à l’Europe afin de contribuer à sa reconstruction. Ces prêts concernent l’Europe affaiblie, tandis que la prospérité américaine repose sur sa propre expansion économique.

10. Quelle succession décrit correctement le mécanisme de la crise économique américaine à partir de 1928 ?

Les faillites d’entreprises déclenchent le krach, avant que l’essoufflement de la prospérité ne réduise la consommation.
La chute de la consommation précède la surproduction, qui provoque ensuite le krach et les faillites bancaires.
L’essoufflement de la prospérité entraîne le krach et les faillites bancaires, puis la surproduction aggrave la chute de la consommation.
La surproduction provoque d’abord les faillites bancaires, puis le krach entraîne l’essoufflement de la prospérité américaine.

L’essoufflement de la prospérité entraîne le krach et les faillites bancaires, puis la surproduction aggrave la chute de la consommation.

Explication

L’essoufflement de la prospérité en 1928 précède le krach de Wall Street et les faillites bancaires, tandis que la surproduction aggrave ensuite la baisse de la consommation et les faillites d’entreprises. La surproduction n’est donc pas présentée comme la cause initiale des faillites bancaires.

11. Dans quelle situation parle-t-on de surproduction ?

Lorsque les banques prêtent davantage d’argent que les investisseurs ne souhaitent placer
Lorsque les ménages achètent davantage de marchandises que les entreprises ne peuvent en fabriquer
Lorsque les agriculteurs exportent davantage de produits que les marchés étrangers ne peuvent transporter
Lorsque les entreprises fabriquent davantage de marchandises que les consommateurs ne peuvent en acheter

Lorsque les entreprises fabriquent davantage de marchandises que les consommateurs ne peuvent en acheter

Explication

La surproduction apparaît lorsque l’offre de marchandises dépasse les achats possibles des consommateurs. Une demande supérieure aux capacités de production correspondrait plutôt à une situation inverse.

12. Que sont les call loans dans le fonctionnement de la spéculation boursière ?

Des crédits commerciaux accordés aux agriculteurs avec un remboursement fixé à 10 années
Des emprunts publics servant à reconstruire l’Europe avec une contribution américaine de 10 %
Des prêts à court terme permettant d’acheter des actions avec au moins 10 % d’apport personnel
Des prêts à long terme destinés à financer des usines avec une garantie représentant 10 % du capital

Des prêts à court terme permettant d’acheter des actions avec au moins 10 % d’apport personnel

Explication

Les call loans sont des prêts à court terme utilisés pour acheter des actions avec un apport personnel minimal de 10 %. Ils ne correspondent ni à des financements industriels de longue durée ni à des crédits destinés à la reconstruction européenne.

13. Quelle cause explique les faillites de 800 banques entre 1930 et 1932 ?

Elles ne parviennent pas à récupérer les sommes prêtées à leurs clients
Elles financent des rachats d’actions qui font monter les cours
Elles ferment après avoir versé des aides publiques aux particuliers
Elles accumulent des stocks agricoles invendus dans leurs entrepôts

Elles ne parviennent pas à récupérer les sommes prêtées à leurs clients

Explication

Les banques font faillite parce que leurs clients ne peuvent pas rembourser les sommes empruntées. L’accumulation de stocks invendus concerne principalement les difficultés des agriculteurs, et non la cause directe des faillites bancaires.

14. Quelle évolution caractérise le commerce mondial entre la fin de 1929 et janvier 1931 ?

Il se contracte de 2,7 milliards de dollars à 1,2 milliard de dollars.
Il reste stable autour de 1,8 milliard de dollars pendant toute la période.
Il progresse de 1,2 milliard de dollars à 2,7 milliards de dollars.
Il diminue légèrement de 2,7 milliards de dollars à 1,8 milliard de dollars.

Il se contracte de 2,7 milliards de dollars à 1,2 milliard de dollars.

Explication

Le commerce mondial passe de 2,7 milliards de dollars fin 1929 à 1,8 milliard fin 1930, puis à 1,2 milliard en janvier 1931, ce qui montre une forte contraction. La baisse ne s’arrête donc pas à 1,8 milliard de dollars.

15. Qui est touché par le chômage de masse en 1932, lorsque le nombre de chômeurs atteint 1,4 million ?

Les banquiers, les dirigeants industriels et les grands investisseurs
Les employés publics, les commerçants et les propriétaires fonciers
Les ouvriers des usines et les travailleurs agricoles saisonniers
Les ouvriers, les ingénieurs, les banquiers et les employés

Les ouvriers, les ingénieurs, les banquiers et les employés

Explication

Le chômage de masse touche en 1932 les cols bleus comme les cols blancs : ouvriers, ingénieurs, banquiers et employés. Il ne se limite donc pas aux travailleurs manuels des usines.

16. Quel phénomène se produit en 1928 sous l’effet de la surproduction ?

Les cours des actions cessent de progresser sur Wall Street
Les premiers déséquilibres économiques apparaissent
La reconstruction européenne atteint son niveau le plus élevé
La consommation à crédit disparaît des pratiques des ménages

Les premiers déséquilibres économiques apparaissent

Explication

En 1928, la surproduction provoque les premiers déséquilibres économiques, révélant les limites de la prospérité. Les autres phénomènes ne constituent pas la conséquence indiquée de la surproduction à cette date.

17. Quelle politique Herbert Hoover applique-t-il face à l’explosion du chômage et de la pauvreté ?

Une politique de non-intervention de l’État
Une nationalisation des banques et des grandes entreprises
Un programme d’aides financières aux entreprises et aux particuliers
Une relance fondée sur une distribution générale de crédits publics

Une politique de non-intervention de l’État

Explication

Herbert Hoover choisit la non-intervention : l’État ne verse pas d’aide financière aux entreprises ni aux particuliers. Les programmes d’aides directes correspondent donc à une orientation différente de celle suivie par Hoover.

18. Quels éléments caractérisent la prospérité des États-Unis pendant les années 1920 ?

Le développement de l’agriculture, la diminution des salaires et la réduction des échanges commerciaux
La reconstruction européenne, la limitation du crédit et la contraction des industries lourdes
La baisse de la production industrielle, le recul des achats et la fermeture des usines automobiles
La production en masse, la consommation de masse et les industries de l’acier et de l’automobile

La production en masse, la consommation de masse et les industries de l’acier et de l’automobile

Explication

La prospérité américaine repose sur la production en masse, l’essor de la consommation de masse et le développement de l’acier et de l’automobile. La baisse de la production et des achats correspond plutôt à une situation de fragilité économique.

19. Pourquoi le coup de force des miliciens d’extrême droite échoue-t-il devant l’Assemblée nationale ?

L’armée intervient pour dissoudre les organisations et rétablir l’ordre autour du Parlement.
L’intervention de la police empêche les miliciens de s’imposer devant l’Assemblée nationale.
Une négociation avec les députés transforme la manifestation en accord politique durable.
Le retrait des miliciens désamorce spontanément la mobilisation avant toute intervention extérieure.

L’intervention de la police empêche les miliciens de s’imposer devant l’Assemblée nationale.

Explication

Les miliciens cherchent à s’imposer devant l’Assemblée nationale, mais l’intervention de la police fait échouer leur coup de force. Leur retrait spontané, une négociation parlementaire ou une intervention militaire ne correspondent pas au mécanisme décrit.

20. Comment définir la frénésie spéculative qui contribue à former une bulle financière ?

Une diminution des investissements destinée à stabiliser progressivement le prix des actions
Une accumulation d’achats d’actifs visant une revente rapide et un bénéfice élevé
Une politique de prêts publics orientée vers la reconstruction des économies européennes
Une hausse de la production industrielle répondant à une demande durable des consommateurs

Une accumulation d’achats d’actifs visant une revente rapide et un bénéfice élevé

Explication

La frénésie spéculative correspond à des achats massifs et compulsifs d’actifs dans l’espoir de les revendre rapidement avec un fort bénéfice, ce qui gonfle artificiellement leur valeur. Une baisse des investissements vise au contraire à limiter la spéculation plutôt qu’à créer une bulle.

21. Quel enchaînement contribue au dépôt de bilan de 76 000 entreprises pendant la crise américaine ?

La reprise des exportations et l’augmentation des investissements
La hausse des prêts disponibles et des dépenses des ménages
La privation de crédits bancaires et de liquidités
La multiplication des commandes publiques et des embauches industrielles

La privation de crédits bancaires et de liquidités

Explication

Privées de crédits bancaires et de liquidités, 76 000 entreprises ne peuvent plus financer leur activité et déposent le bilan. Une hausse des prêts ou des commandes publiques aurait au contraire facilité leur fonctionnement.

22. Combien d’actions sont mises en vente le 24 octobre 1929 à Wall Street ?

2 millions d’actions
4 millions d’actions
9 millions d’actions
13 millions d’actions

13 millions d’actions

Explication

Le 24 octobre 1929, 13 millions d’actions sont proposées à la vente. Les 9 millions correspondent aux ventes des 28 et 29 octobre, tandis que 2 à 4 millions désignent les rachats tentés par les banques.

23. Que désigne le jeudi noir du 24 octobre 1929 à Wall Street ?

Une intervention bancaire réussissant à stabiliser durablement le marché
Un effondrement général des cours étalé sur plusieurs années
Une panique provoquant des ventes massives sans acheteurs suffisants
Une reprise rapide des actions après une période de spéculation

Une panique provoquant des ventes massives sans acheteurs suffisants

Explication

Le jeudi noir correspond à la panique du 24 octobre, lorsque les vendeurs sont très nombreux et que les acheteurs manquent. L’effondrement général des cours désigne plutôt le krach dans son ensemble, et non cette seule journée.

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Sur quoi reposait la prospérité américaine des années 1920 ?

La production en masse, la consommation de masse, l'acier et l'automobile.

Quels secteurs industriels ont connu un développement aux États-Unis dans les années 1920 ?

Les industries de l'acier et de l'automobile.

Que s'est-il développé massivement en 1924 à Wall Street ?

La consommation à crédit.

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