QCM : Risques et géopolitique de l’environnement (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle situation correspond à la définition géographique du risque ?

Un territoire transformé par des activités sans menace identifiée
Une population exposée à un aléa en fonction de sa vulnérabilité
Une population vulnérable située loin de toute menace
Un phénomène dommageable observé dans un milieu inhabité

Une population exposée à un aléa en fonction de sa vulnérabilité

Explication

Le risque naît de la rencontre entre un aléa et une population ou un territoire vulnérable qui y est exposé. Un aléa observé sans population ou territoire vulnérable ne suffit donc pas à former un risque.

2. Quelle relation permet de définir le risque dans l’analyse géographique des dangers ?

Risque=Dommages+PreˊventionRisque = Dommages + Prévention
Risque=Aleˊa−VulneˊrabiliteˊRisque = Aléa - Vulnérabilité
Risque=Aleˊa+VulneˊrabiliteˊRisque = Aléa + Vulnérabilité
Risque=Population+TerritoireRisque = Population + Territoire

$$Risque = Aléa + Vulnérabilité$$

Explication

La notion de risque associe un aléa et la vulnérabilité d’une population ou d’un territoire, ce qui s’écrit Risque=Aleˊa+VulneˊrabiliteˊRisque = Aléa + Vulnérabilité. L’aléa pris isolément décrit une menace potentielle, mais pas encore un risque constitué.

3. Pourquoi un tremblement de terre situé dans une région inhabitée peut-il rester neutre du point de vue du risque ?

Parce qu’une région inhabitée ne peut pas connaître de phénomène géologique
Parce qu’un phénomène naturel devient automatiquement un événement prévisible
Parce qu’il ne rencontre pas de population ou de territoire vulnérable
Parce qu’un tremblement de terre ne peut pas provoquer de dommages matériels

Parce qu’il ne rencontre pas de population ou de territoire vulnérable

Explication

Un aléa est un phénomène potentiellement dommageable qui reste neutre lorsqu’il ne rencontre pas de vulnérabilité. L’absence de population ou de territoire exposé empêche donc la formation d’un risque humain caractérisé.

4. Deux villes sont exposées à un aléa comparable, mais la première possède des bâtiments fragiles et des moyens de secours limités : comment leurs niveaux de risque se comparent-ils ?

La première présente un risque plus élevé en raison de sa forte vulnérabilité
Les deux villes présentent un risque identique puisque l’aléa est comparable
La première présente un risque plus faible car ses dommages seraient mieux localisés
La seconde présente un risque plus élevé car ses secours sont mieux organisés

La première présente un risque plus élevé en raison de sa forte vulnérabilité

Explication

À aléa comparable, une forte vulnérabilité accroît le risque, car elle augmente la capacité d’une population à subir des dommages. La comparaison de l’aléa seul ne suffit donc pas à conclure que les deux villes ont le même risque.

5. Selon la projection présentée, quelles évolutions seraient associées à une hausse de 4 ∘C4\,^{\circ}\mathrm{C} de la température mondiale ?

Les sécheresses augmenteraient de 30 % et les cyclones seraient multipliés par 5
Les sécheresses seraient multipliées par 4 et les cyclones augmenteraient de 50 %
Les sécheresses seraient multipliées par 5 et les cyclones augmenteraient de 30 %
Les sécheresses et les cyclones diminueraient respectivement de 5 % et 30 %

Les sécheresses seraient multipliées par 5 et les cyclones augmenteraient de 30 %

Explication

Une hausse mondiale de 4 ∘C4\,^{\circ}\mathrm{C} est associée à une multiplication par 5 du nombre de sécheresses et à une augmentation de 30 % du nombre de cyclones. Les autres propositions inversent ou modifient ces deux valeurs.

6. Quelle situation illustre le mieux l’actualisation d’un risque en catastrophe ?

Une population réduit sa vulnérabilité grâce à des bâtiments adaptés
Une ville étudie les zones exposées avant l’arrivée d’un phénomène dangereux
Un cyclone frappe une région densément peuplée et endommage de nombreux biens
Un cyclone se forme au-dessus de l’océan sans toucher de population

Un cyclone frappe une région densément peuplée et endommage de nombreux biens

Explication

Une catastrophe correspond à l’actualisation d’un risque lorsqu’un événement touche un grand nombre de personnes et de biens. La formation d’un cyclone sans victimes ni dommages importants ne constitue donc pas une catastrophe.

7. Qu’est-ce qui distingue principalement un territoire d’un espace décrit de manière neutre ?

Le territoire se limite aux zones exposées à des aléas importants
Le territoire est approprié, aménagé et transformé par une société
Le territoire désigne un phénomène naturel sans représentations collectives
Le territoire correspond à une portion terrestre indépendante des pratiques sociales

Le territoire est approprié, aménagé et transformé par une société

Explication

Un territoire est un espace approprié par une société, aménagé, transformé et associé à des pratiques et des représentations. Le réduire à une portion terrestre neutre revient à le confondre avec la notion d’espace.

8. Comment définir la territorialisation ?

La disparition progressive des usages sociaux associés à un espace
La mesure de la capacité d’une population à subir des dommages
La transformation d’un aléa naturel en catastrophe majeure
Le processus par lequel une société s’approprie un espace

Le processus par lequel une société s’approprie un espace

Explication

La territorialisation désigne le processus d’appropriation d’un espace par une société. La disparition ou l’abandon de cette appropriation relève plutôt de la déterritorialisation.

9. Selon Magali Reghezza-Zitt, quelle caractéristique définit un territoire du risque ?

Ses habitants sont exposés à un aléa sans que leurs pratiques sociales soient concernées
Ses habitudes, ses représentations et son organisation sont conditionnées par le risque
Ses aménagements sont conçus pour supprimer toute possibilité de dommage
Son organisation dépend principalement de la distance qui le sépare des autres territoires

Ses habitudes, ses représentations et son organisation sont conditionnées par le risque

Explication

Pour Magali Reghezza-Zitt, un territoire du risque est façonné par des habitudes, des représentations et une organisation conditionnées par le risque. La simple exposition à un aléa ne suffit pas à caractériser cette construction territoriale.

10. Quelle définition décrit le mieux la résilience d’un territoire après un aléa ?

La capacité à transformer durablement son organisation spatiale
La capacité à déplacer les populations vers un autre territoire
La capacité à conserver ou retrouver ses principales caractéristiques
La capacité à empêcher toute manifestation future de l’aléa

La capacité à conserver ou retrouver ses principales caractéristiques

Explication

La résilience désigne le maintien ou le retour aux principales caractéristiques d’un système après un aléa. La transformation durable du territoire relève davantage de l’adaptation que de la résilience.

11. À Malatya, quelle population a principalement bénéficié des aides publiques après le séisme ?

Les propriétaires, tandis que les locataires touchés en ont été exclus
Les habitants récemment arrivés, tandis que les anciens résidents ont attendu
Les locataires, tandis que les propriétaires ont reçu des aides limitées
Les entreprises locales, tandis que les ménages ont reçu des logements transitoires

Les propriétaires, tandis que les locataires touchés en ont été exclus

Explication

Les aides publiques ont surtout bénéficié aux propriétaires à Malatya, alors que les locataires formaient la majorité des personnes touchées. L’idée d’une priorité accordée aux locataires inverse donc la situation décrite.

12. Quelle catastrophe a frappé La Nouvelle-Orléans le 29 août 2005 ?

L’ouragan Katrina, qui a détruit plus de 80 % de la ville
Un tsunami, qui a submergé les espaces situés sous le niveau marin
Un séisme majeur, qui a détruit près de la moitié de la ville
Une inondation fluviale, qui a touché les quartiers les plus élevés

L’ouragan Katrina, qui a détruit plus de 80 % de la ville

Explication

L’ouragan Katrina a atteint La Nouvelle-Orléans le 29 août 2005 et a détruit plus de 80 % de la ville. Les autres réponses attribuent à la catastrophe un phénomène différent ou modifient ses effets.

13. Quelle succession caractérise la reconstruction de Malatya après le séisme ?

Une évacuation définitive, une reconstruction rurale, puis un retour progressif des habitants
Une reconstruction urbaine immédiate, une aide privée, puis une réorganisation administrative
Des logements transitoires, une réorganisation des solidarités, puis une recomposition urbaine
Une restauration des infrastructures, une relocalisation nationale, puis une réduction des solidarités

Des logements transitoires, une réorganisation des solidarités, puis une recomposition urbaine

Explication

La reconstruction de Malatya associe d’abord des logements transitoires, puis une réorganisation des solidarités locales et enfin une recomposition des espaces urbains. Les autres séquences introduisent des étapes qui ne correspondent pas au processus décrit.

14. Pourquoi les atolls de Tuvalu, de Kiribati et des Maldives sont-ils particulièrement vulnérables à la montée des eaux ?

Parce qu’ils se trouvent loin des littoraux et des événements climatiques
Parce qu’ils disposent de nombreuses plaines intérieures facilement aménageables
Parce qu’ils sont de petite taille et présentent une faible altitude
Parce qu’ils sont vastes et dominés par de hauts reliefs volcaniques

Parce qu’ils sont de petite taille et présentent une faible altitude

Explication

La petite taille et la faible altitude de ces atolls les exposent fortement aux submersions et à la montée des eaux. Des reliefs élevés ou de vastes espaces intérieurs réduiraient au contraire cette vulnérabilité.

15. Quelle combinaison de mesures peut aider les populations à s’adapter à la montée des eaux ?

Construire des digues, surélever les bâtiments, restaurer les mangroves et relocaliser des habitants
Élargir les ports, déplacer les mangroves, réduire les digues et maintenir les logements bas
Construire des barrages intérieurs, bétonner les récifs, déplacer les plages et fermer les villages
Développer les routes côtières, assécher les lagons, supprimer les récifs et densifier les rivages

Construire des digues, surélever les bâtiments, restaurer les mangroves et relocaliser des habitants

Explication

Les stratégies envisagées comprennent les digues, la surélévation des bâtiments, la restauration des mangroves et des récifs, ainsi que la relocalisation. Les autres combinaisons détruisent plusieurs protections naturelles ou ne correspondent pas aux mesures d’adaptation mentionnées.

16. Quelle évolution démographique les migrations environnementales pourraient-elles atteindre d’ici 2050 ?

Plus de 2 milliards de personnes, principalement en Afrique australe
Environ 100 millions de personnes, principalement en Europe occidentale
Jusqu’à 500 millions de personnes, principalement en Amérique du Nord
Jusqu’à 1 milliard de personnes, principalement en Asie du Sud-Est

Jusqu’à 1 milliard de personnes, principalement en Asie du Sud-Est

Explication

Les migrations environnementales pourraient concerner jusqu’à 1 milliard de personnes d’ici 2050, avec une concentration attendue en Asie du Sud-Est. Les autres estimations et régions ne correspondent pas à cette projection.

17. Que désigne le terme « mobilités » en géographie ?

Les déplacements temporaires ou définitifs des populations dans l’espace
Les changements de régime politique dans les territoires habités
Les échanges commerciaux réalisés entre plusieurs régions du monde
Les transformations physiques des paysages après une catastrophe

Les déplacements temporaires ou définitifs des populations dans l’espace

Explication

Les mobilités correspondent aux déplacements temporaires ou définitifs des populations dans l’espace. Les changements politiques, les transformations paysagères et les échanges commerciaux relèvent d’autres phénomènes.

18. Quel déplacement constitue une migration environnementale ?

Le départ d’une population provoqué par la dégradation de son environnement
Le déplacement d’étudiants vers une université située dans une autre ville
Le trajet quotidien d’un salarié entre son domicile et son emploi
Le voyage d’une famille vers une station balnéaire pour ses vacances

Le départ d’une population provoqué par la dégradation de son environnement

Explication

Une migration environnementale est liée à une transformation ou à une dégradation de l’environnement qui pousse une population à se déplacer. Un voyage touristique ou un trajet quotidien peut constituer une mobilité, sans relever de cette catégorie.

19. Quelle relation entre déterritorialisation et reterritorialisation décrit le déplacement après un risque ?

La perte d’une appropriation territoriale, puis une nouvelle appropriation dans un autre espace
La protection d’un territoire exposé, puis la restauration de ses infrastructures de transport
La concentration des populations dans une ville, puis leur retour vers leur lieu d’origine
La création d’un territoire, puis son abandon avant tout déplacement de population

La perte d’une appropriation territoriale, puis une nouvelle appropriation dans un autre espace

Explication

La déterritorialisation correspond à la perte ou à l’abandon d’une appropriation territoriale, tandis que la reterritorialisation désigne une nouvelle appropriation dans un autre espace. Les autres réponses confondent ces notions avec la protection, la concentration ou la restauration.

20. Quel effet les mobilités peuvent-elles avoir sur l’exposition aux risques ?

Elles peuvent réduire l’exposition, mais aussi concentrer les populations dans des espaces exposés
Elles diminuent l’exposition des populations et renforcent systématiquement les infrastructures de transport
Elles empêchent les déplacements après une catastrophe et isolent les territoires les plus fragiles
Elles déplacent les risques vers les campagnes sans modifier la vulnérabilité des transports

Elles peuvent réduire l’exposition, mais aussi concentrer les populations dans des espaces exposés

Explication

Les mobilités peuvent éloigner certaines populations des zones dangereuses, mais elles peuvent aussi les concentrer dans des espaces exposés et fragiliser les transports. Elles ne produisent donc pas un effet uniforme de réduction des risques.

21. Quelle caractéristique distingue principalement une ville d’un simple regroupement de population ?

Elle associe densité bâtie, fonctions de commandement et diversité des activités
Elle correspond à un espace dépourvu de fonctions culturelles et économiques
Elle se définit par une faible densité et une spécialisation résidentielle marquée
Elle rassemble des habitants dispersés autour d’une activité agricole dominante

Elle associe densité bâtie, fonctions de commandement et diversité des activités

Explication

Une ville combine une population agglomérée, une densité bâtie, des fonctions de commandement et une grande diversité d’activités et de richesses. Un espace agricole dispersé ne correspond donc pas à cette définition urbaine.

22. Quelle idée caractérise l’anthropocène ?

Les villes constituent les principaux agents du changement environnemental à toutes les échelles
Les transformations environnementales résultent principalement de phénomènes naturels indépendants
Les activités humaines ont transformé la planète au point de former une nouvelle ère
Les sociétés ont cessé d’influencer les équilibres physiques de la planète

Les activités humaines ont transformé la planète au point de former une nouvelle ère

Explication

L’anthropocène désigne l’idée que l’ensemble des activités humaines a profondément transformé la planète et ouvert une nouvelle ère. L’accent spécifique mis sur le rôle moteur des villes relève plutôt de l’urbanocène.

23. Quelle notion met l’accent sur le rôle moteur des villes dans les changements environnementaux à toutes les échelles ?

La métropolisation
La périurbanisation
L’urbanocène
L’anthropocène

L’urbanocène

Explication

L’urbanocène considère les villes et l’urbanisation comme les principaux agents du changement environnemental à toutes les échelles. L’anthropocène renvoie plus largement à l’ensemble des activités humaines.

24. Pourquoi les capitales nordiques mettent-elles en avant leur exemplarité environnementale ?

Pour renforcer leur attractivité et participer à la compétition entre métropoles
Pour réduire leur population et limiter leur influence dans les réseaux urbains
Pour remplacer leurs fonctions économiques par des activités exclusivement résidentielles
Pour éviter toute comparaison avec les autres villes européennes

Pour renforcer leur attractivité et participer à la compétition entre métropoles

Explication

Les capitales nordiques utilisent leur exemplarité environnementale comme une ressource d’attractivité, de métropolisation et de compétition interurbaine. Cette stratégie vise donc à accroître leur rayonnement plutôt qu’à réduire leur influence.

25. Quel aménagement correspond le mieux à la définition d’un écoquartier ?

Un quartier concentrant les logements sans prévoir d’espaces publics ni de gestion des déchets
Un quartier misant sur la construction dense sans prendre en compte la qualité de vie
Un quartier associant transports doux, espaces verts, économies d’énergie et mixité sociale
Un quartier privilégiant les voitures individuelles et séparant strictement les fonctions urbaines

Un quartier associant transports doux, espaces verts, économies d’énergie et mixité sociale

Explication

Un écoquartier cherche à réduire l’impact environnemental tout en améliorant la qualité de vie grâce à plusieurs leviers complémentaires, dont les transports doux, les espaces verts et la mixité sociale. Un quartier pensé sans espaces publics ni gestion des déchets ne répond pas à cette logique.

26. À Bordeaux, quels effets la piétonisation et les aménagements cyclables peuvent-ils produire ?

Ils réservent les quais aux fonctions commerciales et écartent les usages récréatifs
Ils remplacent les déplacements actifs par une organisation fondée sur les véhicules motorisés
Ils maintiennent les pratiques de déplacement tout en réduisant la fréquentation des espaces publics
Ils transforment les mobilités, les usages urbains et le rapport des habitants à leur corps

Ils transforment les mobilités, les usages urbains et le rapport des habitants à leur corps

Explication

À Bordeaux, ces aménagements modifient les usages de la ville, les mobilités et la manière dont les habitants expérimentent leur corps dans l’espace urbain. Ils ne se limitent donc pas à une transformation esthétique des quais ou des rues.

27. Dans une approche géographique, que comprend l’environnement ?

Un cadre physique étudié sans tenir compte des constructions sociales qui le transforment
Un ensemble de paysages considérés indépendamment des ressources et des activités humaines
Un système planétaire physique anthropisé comprenant ressources, risques et représentations sociales
Un espace naturel séparé des sociétés, de leurs aménagements et de leurs perceptions

Un système planétaire physique anthropisé comprenant ressources, risques et représentations sociales

Explication

L’environnement géographique comprend la planète comme système physique anthropisé, avec ses paysages, ressources, risques, aménagements et représentations sociales. Il ne se réduit donc pas à une nature indépendante des sociétés.

28. Que cherche à étudier la géopolitique ?

Les conflits entre acteurs en tenant compte de leurs différentes échelles d’action
La description des espaces sans examiner les rapports de pouvoir entre les acteurs
L’organisation des milieux naturels en dehors des décisions prises par les sociétés
La répartition des paysages physiques sans analyser les rivalités territoriales

Les conflits entre acteurs en tenant compte de leurs différentes échelles d’action

Explication

La géopolitique étudie les conflits entre acteurs selon une approche multiscalaire. La simple description des espaces relève davantage d’une démarche géographique générale et ne suffit pas à constituer une analyse géopolitique.

29. À quel moment l’environnement devient-il un objet géopolitique ?

Lorsque les risques naturels sont observés indépendamment des décisions d’aménagement
Lorsque les ressources sont étudiées sans conflit concernant leur accès ou leur gestion
Lorsque les paysages sont décrits sans qu’aucun acteur ne formule de revendication
Lorsque des acteurs se disputent les limites d’espaces à protéger, habiter ou aménager

Lorsque des acteurs se disputent les limites d’espaces à protéger, habiter ou aménager

Explication

L’environnement devient géopolitique quand des acteurs s’opposent au sujet des limites et des usages d’espaces à protéger, habiter ou aménager. Une simple observation des paysages ou des risques ne suffit pas à faire apparaître cette dimension conflictuelle.

30. Dans quelle situation la protection de l’environnement devient-elle un instrument de pouvoir territorial ?

Lorsque des associations sensibilisent le public aux espèces menacées
Lorsque des acteurs s’en servent pour renforcer leur contrôle sur un espace
Lorsque des habitants développent des usages agricoles sur un espace protégé
Lorsque des scientifiques mesurent les effets d’une pollution sur un territoire

Lorsque des acteurs s’en servent pour renforcer leur contrôle sur un espace

Explication

La protection environnementale peut être mobilisée comme prétexte par certains acteurs afin d’imposer leur pouvoir et d’affermir leur contrôle territorial. La sensibilisation du public, en revanche, relève d’une action d’information et ne constitue pas en elle-même une prise de contrôle politique.

31. Quelle distinction caractérise le passage de l’exploitation des ressources à la gestion des milieux dans le cas de l’eau en Australie ?

La première protège les écosystèmes, tandis que la seconde favorise l’extraction intensive des ressources disponibles
La première organise les usages sociaux de l’eau, tandis que la seconde réserve l’eau aux activités industrielles
La première privilégie l’utilisation des ressources, tandis que la seconde considère le fonctionnement environnemental des milieux
La première repose sur des mesures scientifiques, tandis que la seconde s’appuie principalement sur des décisions militaires

La première privilégie l’utilisation des ressources, tandis que la seconde considère le fonctionnement environnemental des milieux

Explication

L’exploitation des ressources vise leur utilisation, alors que la gestion des milieux intègre le fonctionnement environnemental des espaces concernés. L’opposition entre protection et extraction intensive inverse donc le sens de cette évolution.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 58 flashcards sur Risques et géopolitique de l’environnement.

Qu'est-ce que le risque en géographie ?

Une situation d’exposition à une menace appelée aléa selon la vulnérabilité.

Quelle est la formule qui définit le risque ?

Risque = Aléa + Vulnérabilité.

Qu'est-ce qu'un aléa ?

Un phénomène potentiellement dommageable neutre sans vulnérabilité.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Risques et géopolitique de l’environnement.

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