Quels termes militaires Rimbaud emploie-t-il dans les deux quatrains ?
« Mitraille » et « bataillons ».
À quelles images les « crachats rouges » associent-ils la mitraille ?
Au sang des blessures et à une personnification écœurante de la mitraille.
Quel bruit le verbe « sifflent » évoque-t-il dans le poème de Rimbaud ?
Le bruit des canons.
Que souligne l’expression « tout le jour » dans le poème de Rimbaud ?
La durée de la guerre.
Que met en contraste le rouge du sang et le ciel bleu chez Rimbaud ?
Le rouge du sang contraste avec la sérénité du ciel.
Que représente le « Roi » sans nom dans le poème de Rimbaud ?
Il représente le pouvoir et désigne Napoléon III.
Quelle attitude Rimbaud attribue-t-il à Napoléon III envers ses soldats ?
Il les méprise.
Comment le registre épique des six premiers vers est-il détourné ?
L’ampleur de la bataille accentue l’horreur de la mort plutôt que la grandeur guerrière.
Que souligne l’hyperbole « cent milliers d’hommes » ?
La masse indéterminée des soldats.
Comment la guerre personnifiée traite-t-elle les soldats dans le poème ?
Elle les broie et les réduit à un « tas fumant ».
Quel commentaire l’apposition « Pauvres morts ! » fait-elle entendre dans les vers 7 et 8 ?
Un commentaire plaintif et lyrique du poète.
Comment le poète s’adresse-t-il à la Nature personnifiée ?
Il la tutoie et lui attribue la création « saintement » des hommes.
Que suggère la tournure « Il est un Dieu » dans le poème ?
Elle met en doute l’authenticité de cette divinité.
À quel dieu renvoient les attributs de la divinité évoquée ?
Au dieu chrétien.
Que souligne le parallélisme entre le Roi qui « raille » et Dieu qui « rit » ?
Le mépris des deux figures envers les hommes.
Comment Dieu est-il présenté face aux malheurs humains ?
Comme indifférent.
À quelles actions Dieu limite-t-il ses gestes dans le poème ?
Rire et dormir dans le bercement des chants.
Qui sont les mères du dernier tercet du poème ?
Les mères des « pauvres morts » et, plus largement, des soldats.
Comment la longue phrase retarde-t-elle la proposition principale « Il est un Dieu » ?
Elle la fait suivre les quatrains introduits par « Tandis que ».
À quel moment le motif du réveil de Dieu est-il révélé ?
Au dernier vers.
Qu’est-ce qui réveille Dieu dans le poème ?
Le « gros sou » donné par les mères affligées.
Que dénoncent particulièrement le réveil de Dieu et le don des mères ?
La religion, avec une violence particulière.
Quels procédés métriques rendent perceptible l’indignation de Rimbaud ?
Les rejets et contre-rejets, le déséquilibre des alexandrins et la quasi-absence de césures marquées.
Quand le poème passe-t-il de l’épique au pathétique et au lyrique ?
Lorsque le poète plaint les morts et s’adresse à la Nature.
Que désignent les uniformes « écarlates ou verts » chez Rimbaud ?
Les armées française et allemande, respectivement.
Quels sons et répétitions produisent des harmonies imitatives dans le poème de Rimbaud ?
L’allitération en [f] et en [r], la répétition de « ail » et les monosyllabes.
Qu’évoquent les harmonies imitatives du poème de Rimbaud ?
Le chant de bataille, les cris de souffrance et les coups de fusil.
Quel lien la rime « raille » et « mitraille » établit-elle ?
Elle associe ironiquement le mépris royal à la violence de la guerre.
Quel procédé constitue l’expression « une folie épouvantable » ?
Un pléonasme ironique.
Qu’insiste à souligner l’expression « une folie épouvantable » ?
La folie de la guerre.
À quoi le poète oppose-t-il la Nature associée à l’été, à la joie et au ciel bleu ?
Au « tas fumant » des morts et à la guerre.
Quelle divinité le poème présente-t-il comme seule digne d’être divinisée ?
La Nature.
Quel rôle la Nature joue-t-elle face à la religion dans le poème ?
Elle en devient le contre-pied.
Dans quelle œuvre Rimbaud reprend-il l’hymne à la Nature ?
Dans « Sensation ».
Quels attributs identifient le Dieu évoqué comme le dieu chrétien ?
Les autels, les calices et les hosannahs.
Quel vocabulaire les nappes damassées, l’encens et les calices d’or composent-ils ?
Un vocabulaire du luxe.
Quelle rime renforce le vocabulaire du luxe dans le poème ?
La rime entre « or » et « s’endort ».
À quelle image l’endormissement de Dieu dans les chants rapproche-t-il son apparence ?
À celle d’un enfant.
Que soulignent le vieux bonnet noir et le sou unique des mères ?
La pauvreté des mères.
À quoi le mouchoir qui enveloppe l’offrande associe-t-il le don des mères ?
À leurs larmes.
Que met en relief la paronomase « mères ramassées » chez Rimbaud ?
La posture repliée des mères dans la douleur ou la soumission.
Quelles causes suscitent l’indignation de Rimbaud dans la conclusion ?
La guerre et la religion.
Quelle valeur Rimbaud attribue-t-il à la Nature dans la conclusion ?
Un principe de vie et de joie.
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1. Quels termes illustrent le vocabulaire militaire employé par Rimbaud dans les deux quatrains pour dénoncer la guerre ?
2. Comment les actions attribuées à Dieu caractérisent-elles son rapport aux malheurs humains ?
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