QCM : Le rapport au savoir à l'ère numérique — 10 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que signifie ici l’externalisation cognitive ?

Le transfert de certaines fonctions mentales vers des outils numériques
Le remplacement du langage par des images
La transformation des données en savoir scientifique
L’apprentissage entièrement guidé par un enseignant

Le transfert de certaines fonctions mentales vers des outils numériques

Explication

L’externalisation cognitive désigne le fait de déléguer à des outils numériques certaines activités de mémoire ou de traitement. Le cours insiste sur le fait que cela réduit la sollicitation directe du cerveau.

2. Que caractérise principalement un rapport au savoir négatif ?

Une opposition systématique à toute forme d’école
Une difficulté passagère à mémoriser des faits scolaires
Une absence totale de capacité intellectuelle
Une relation à la connaissance qui ne produit ni sens ni plaisir dans l’apprentissage

Une relation à la connaissance qui ne produit ni sens ni plaisir dans l’apprentissage

Explication

Le rapport au savoir négatif est défini par l’absence de sens et de plaisir dans l’activité d’apprentissage. Il ne s’agit pas d’un déficit global d’intelligence, mais d’une relation problématique à la connaissance.

3. Quelle progression correspond au passage de l’information au savoir ?

Information, connaissance déclarative, connaissance sémantique, puis savoir
Donnée brute, puis opinion, puis croyance, puis habitude
Fait, puis récit, puis intuition, puis jugement
Savoir, puis information, puis mémoire, puis compétence

Information, connaissance déclarative, connaissance sémantique, puis savoir

Explication

L’information devient connaissance lorsque le sens est compris, puis le savoir correspond à un ensemble de connaissances structurées et reconnues. La connaissance sémantique est donc un niveau plus élaboré que la connaissance déclarative.

4. Que désigne la fragmentation du savoir en ligne ?

Une organisation du savoir en blocs fermés et indépendants
Une dispersion des informations en fragments reliés par des liens qu’il faut recomposer mentalement
Une disparition des disciplines scolaires
Une diminution du nombre de sources disponibles

Une dispersion des informations en fragments reliés par des liens qu’il faut recomposer mentalement

Explication

Le savoir en ligne est décrit comme dispersé en morceaux reliés par des hyperliens, ce qui oblige à recomposer mentalement une synthèse. Sans cette recomposition, la vue d’ensemble reste difficile.

5. Dans la thèse du « oui », que change le numérique dans l’apprentissage ?

Les savoirs deviennent inutiles au profit de l’intuition
Les opérations mentales restent les mêmes, mais les modes de transmission changent
La culture de référence disparaît au profit d’un apprentissage purement technique
Le cerveau humain change de structure grâce aux écrans

Les opérations mentales restent les mêmes, mais les modes de transmission changent

Explication

La thèse du « oui » affirme que l’apprentissage repose toujours sur les mêmes opérations mentales et la même culture de référence, tandis que les supports et les modes de transmission évoluent. Elle ne suppose pas une transformation démontrée du cerveau.

6. Pourquoi le savoir est-il dit incertain à l’ère numérique ?

Parce que les sciences ont cessé de produire de nouveaux résultats
Parce que les textes numériques sont toujours incomplets
Parce que toute connaissance devient fausse dès qu’elle est mise en ligne
Parce que les connaissances se transforment et qu’Internet mêle facilement savoir scientifique et savoir vulgaire

Parce que les connaissances se transforment et qu’Internet mêle facilement savoir scientifique et savoir vulgaire

Explication

Le savoir est jugé incertain parce qu’il évolue sans cesse et parce qu’Internet rend difficile le tri entre le scientifique et le vulgaire. La co-construction des contenus accentue aussi cette instabilité.

7. Quelle capacité correspond le mieux au scanning ?

Maintenir une concentration exclusive sur une seule tâche longue
Conserver toutes les informations sans sélection
Repérer rapidement des informations pertinentes pour éviter la surcharge
Découvrir un sujet par hasard sans intention de départ

Repérer rapidement des informations pertinentes pour éviter la surcharge

Explication

Le scanning est défini comme une capacité de repérage et de tri rapide d’informations pertinentes. Il s’appuie sur une capture attentionnelle et sert à éviter la surcharge cognitive.

8. Quel risque du numérique sur l’apprentissage est mis en avant de façon récurrente ?

Une impossibilité totale d’apprendre sans support papier
Une surcharge cognitive qui favorise la confusion entre information et connaissance
Une baisse automatique du niveau scolaire dans toutes les disciplines
Une disparition complète de toute forme de mémoire

Une surcharge cognitive qui favorise la confusion entre information et connaissance

Explication

Le numérique est présenté comme pouvant provoquer une surcharge cognitive, ce qui brouille la distinction entre information et connaissance. Le problème central n’est pas l’absence d’accès, mais l’excès et la difficulté de tri.

9. Quelle opposition résume les deux thèses sur apprendre aujourd’hui ou comme hier ?

Une explication globale par la technologie contre une explication par l’effort personnel
Une lecture macrosociologique contre une lecture psychologique
Une thèse du maintien des logiques d’apprentissage contre une thèse de transformation par le numérique
Une théorie de l’inné contre une théorie du hasard

Une thèse du maintien des logiques d’apprentissage contre une thèse de transformation par le numérique

Explication

Le cours oppose une thèse selon laquelle le numérique ne change pas fondamentalement l’apprentissage à une thèse selon laquelle il ouvre de nouvelles modalités cognitives. C’est bien l’enjeu central de cette partie.

10. Comment le rapport au savoir est-il défini dans ce cours ?

Comme une relation subjective à la connaissance et au sens qu’elle prend pour la personne
Comme un ensemble fixe de compétences scolaires mesurables par des tests
Comme une disposition innée qui détermine la réussite scolaire
Comme une simple accumulation d’informations disponibles en ligne

Comme une relation subjective à la connaissance et au sens qu’elle prend pour la personne

Explication

Le rapport au savoir est présenté comme une relation subjective entre une personne et la connaissance, liée au sens qu’elle lui donne et à sa manière d’apprendre. Il ne se réduit ni à un stock d’informations ni à une disposition innée.

Révisez avec les flashcards

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Rapport au savoir — définition ?

Relation subjective à la connaissance et à l’apprentissage.

Rapport au savoir négatif — enjeu ?

Absence de sens et de plaisir dans l’apprentissage.

Deux thèses sur apprendre — différence ?

Hier : mêmes opérations mentales, aujourd’hui : nouvelles modalités.

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