QCM : Les Arcanes de la Création (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la notion d’arcane :

Un arcane est une opération hermétique réservée à la connaissance des initiés.
Un arcane désigne une opération publique dont les procédés sont accessibles à tous.
Le latin arcanus, signifiant « secret », est à l’origine du terme arcane.
Un arcane correspond à une croyance astrologique réservée aux initiés.
Le mot arcanus est lui-même issu de arca, qui signifie « coffre ».

Un arcane est une opération hermétique réservée à la connaissance des initiés. · Le latin arcanus, signifiant « secret », est à l’origine du terme arcane. · Le mot arcanus est lui-même issu de arca, qui signifie « coffre ».

Explication

L’arcane est une opération hermétique dont le secret est connu des initiés. Le latin arcanus signifie « secret » et vient de arca, « coffre » ; les procédés publics et l’astrologie ne définissent pas un arcane.

2. Parmi les propositions suivantes concernant l’alchimie, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La pratique alchimique associe des connaissances de la nature à des spéculations mystiques.
La magie constitue la définition propre de l’alchimie comme pratique de transformation.
L’alchimie porte sur l’observation des astres plutôt que sur la transformation matérielle.
L’alchimie étudie la nature et accompagne la capacité humaine à transformer la matière.
L’alchimie désigne principalement l’étude des astres et de leurs influences terrestres.

La pratique alchimique associe des connaissances de la nature à des spéculations mystiques. · L’alchimie étudie la nature et accompagne la capacité humaine à transformer la matière.

Explication

L’alchimie est une pratique de connaissance de la nature, issue de la chimie et de spéculations mystiques, qui accompagne la transformation de la matière. L’astrologie et la magie lui sont associées à tort par la croyance populaire.

3. Au sujet de l’arrivée de l’alchimie transmutatoire en Occident chrétien, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Aux XIIᵉ et XIIIᵉ siècles, l’alchimie transmutatoire entre en Occident chrétien.
Le but attribué à la transmutation est de changer les matériaux en or.
L’alchimie transmutatoire entre en Occident chrétien aux XIVᵉ et XVᵉ siècles.
L’alchimie transmutatoire arrive en Occident chrétien à l’époque antique.
La transmutation vise alors à changer les matériaux en argent métallique.

Aux XIIᵉ et XIIIᵉ siècles, l’alchimie transmutatoire entre en Occident chrétien. · Le but attribué à la transmutation est de changer les matériaux en or.

Explication

L’alchimie transmutatoire entre en Occident chrétien aux XIIᵉ et XIIIᵉ siècles avec pour but de changer les matériaux en or. Les siècles XIVᵉ et XVᵉ, l’Antiquité et l’argent ne correspondent pas aux repères indiqués.

4. Dans la conception alchimique de la matière, quelles sont les réponses exactes ?

La matière est conçue comme multiple, sans degrés communs de perfection.
L’or occupe la place du matériau parfait dans la conception alchimique.
Les degrés de la matière comprennent la perfection, la corruption et l’achèvement.
L’argent est considéré comme le matériau parfait dans la hiérarchie alchimique.
La matière est conçue comme une, répartie entre plusieurs degrés de perfection.

L’or occupe la place du matériau parfait dans la conception alchimique. · Les degrés de la matière comprennent la perfection, la corruption et l’achèvement. · La matière est conçue comme une, répartie entre plusieurs degrés de perfection.

Explication

La matière est considérée comme une et répartie entre des degrés de perfection, de corruption et d’achèvement ; l’or est le matériau parfait. Une matière multiple sans degrés communs et l’argent placé au sommet contredisent cette conception.

5. Concernant les mystères antiques :

L’initiation conduit le néophyte vers la révélation d’un savoir.
Le parcours initiatique concerne un néophyte conduit vers une révélation.
Après l’initiation, le savoir révélé doit être gardé secret.
Le néophyte est chargé de diffuser publiquement le savoir révélé.
Les mystères antiques sont des cultes religieux exigeant une initiation.

L’initiation conduit le néophyte vers la révélation d’un savoir. · Le parcours initiatique concerne un néophyte conduit vers une révélation. · Après l’initiation, le savoir révélé doit être gardé secret. · Les mystères antiques sont des cultes religieux exigeant une initiation.

Explication

Les mystères antiques sont des cultes religieux initiatiques qui conduisent le néophyte à la révélation d’un savoir, dont il doit garder le secret. Sa diffusion publique ne correspond pas à l’obligation décrite.

6. Les rituels mithriaques se caractérisent par les éléments suivants :

Ces rituels sont réservés aux hommes, notamment aux guerriers.
Ces rituels atteignent leur apogée au IIIᵉ siècle après notre ère.
Leur apogée se situe au IIIᵉ siècle avant notre ère.
Les rituels mithriaques apparaissent au IIᵉ siècle de notre ère.
Les rituels mithriaques apparaissent au IIᵉ siècle avant notre ère.

Ces rituels sont réservés aux hommes, notamment aux guerriers. · Ces rituels atteignent leur apogée au IIIᵉ siècle après notre ère. · Les rituels mithriaques apparaissent au IIᵉ siècle avant notre ère.

Explication

Les rituels mithriaques apparaissent au IIᵉ siècle av. J.-C., culminent au IIIᵉ siècle apr. J.-C. et sont réservés aux hommes, notamment aux guerriers. Les inversions des ères pour leur apparition ou leur apogée sont incorrectes.

7. À propos de la création, quelles propositions sont exactes ?

La création désigne le processus créatif, tandis que l’œuvre en est l’auteur.
La création désigne à la fois un processus créatif et son résultat, l’œuvre.
La création peut concerner l’ontologie, la technique et le contenu.
La création concerne l’esthétique, mais pas l’ontologie ni la technique.
L’œuvre désigne l’acte de créer, tandis que le processus en est le résultat.

La création désigne à la fois un processus créatif et son résultat, l’œuvre. · La création peut concerner l’ontologie, la technique et le contenu.

Explication

La création désigne à la fois l’acte de créer et son résultat, l’œuvre, et touche notamment l’ontologie, la technique, l’esthétique et le contenu. L’œuvre n’est pas l’auteur, et le processus créatif ne se confond pas avec son résultat.

8. La création ex nihilo signifie :

Une création « à partir de rien », notamment associée à l’action divine.
Une création produite par le verbe divin après un délai séparant parole et action.
Une création divine où le verbe décrit l’action sans la réaliser.
Une création « à partir du monde », attribuée notamment au verbe créateur.
Une création opérée à partir d’une matière préexistante dans la pensée chrétienne.

Une création « à partir de rien », notamment associée à l’action divine.

Explication

Ex nihilo signifie « à partir de rien » et renvoie notamment à la création divine chrétienne par le verbe créateur. Dans cette pensée, Dieu dit et l’action se fait en même temps, non après un délai.

9. Concernant la dépendance ontologique dans la pensée chrétienne, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Dieu dépend ontologiquement de la créature dans la pensée chrétienne.
Le créateur divin n’est pas présenté comme dépendant de la créature.
La créature est présentée comme autonome à l’égard de Dieu.
La créature dépend ontologiquement de Dieu dans la pensée chrétienne.
La créature n’est pas autonome vis-à-vis de son créateur divin.

Le créateur divin n’est pas présenté comme dépendant de la créature. · La créature dépend ontologiquement de Dieu dans la pensée chrétienne. · La créature n’est pas autonome vis-à-vis de son créateur divin.

Explication

Dans la pensée chrétienne, la créature dépend de Dieu et n’est pas autonome vis-à-vis de son créateur. La dépendance n’est pas inversée : Dieu n’est pas présenté comme dépendant de la créature.

10. Dans l’art, quelle(s) proposition(s) décrit (décrivent) justement le rapport entre création et nature ?

La création artistique reproduit le vivant sans inventer de formes nouvelles.
La création transforme et invente des formes nouvelles en rapport avec le vivant.
L’artiste s’inspire de la nature et en produit une copie exacte et fidèle.
L’homme s’inspire de la nature et l’imite avec un réalisme variable.
La création artistique s’éloigne du vivant et exclut toute inspiration naturelle.

La création transforme et invente des formes nouvelles en rapport avec le vivant. · L’homme s’inspire de la nature et l’imite avec un réalisme variable.

Explication

Dans l’art, l’homme s’inspire de la nature et l’imite avec plus ou moins de réalisme, mais sa création n’est pas une copie exacte. Elle transforme et invente des formes nouvelles en rapport avec le vivant.

11. Concernant l’originalité artistique :

Une création trop peu originale peut être jugée banale par son public.
Une œuvre peu originale risque surtout d’être qualifiée d’excentrique.
Une création excessivement originale paraît généralement banale aux observateurs.
Une création trop originale est généralement considérée comme équilibrée.
L’originalité artistique est valorisée dans l’appréciation d’une création.

Une création trop peu originale peut être jugée banale par son public. · L’originalité artistique est valorisée dans l’appréciation d’une création.

Explication

Une création trop peu originale peut paraître banale, mais elle ne risque pas surtout d’être jugée excentrique. Une création excessivement originale peut être jugée excentrique, plutôt que banale ou équilibrée, et n’est pas nécessairement novatrice. L’originalité artistique est valorisée.

12. Quelle définition caractérise l’imagination et son rapport au virtuel ?

L’imagination permet de concevoir ce qui existe déjà dans le réel.
L’imagination donne accès au virtuel, c’est-à-dire à ce qui pourrait être.
L’imagination se limite à reproduire fidèlement les objets présents.
L’imagination écarte les possibilités qui ne sont pas réalisées.
Le virtuel désigne ce qui pourrait être, même si cela n’existe pas.

L’imagination donne accès au virtuel, c’est-à-dire à ce qui pourrait être. · Le virtuel désigne ce qui pourrait être, même si cela n’existe pas.

Explication

L’imagination conçoit ce qui n’existe pas et ouvre ainsi l’accès au virtuel, entendu comme ce qui pourrait être. Elle ne se réduit donc ni à reproduire le réel ni à écarter les possibles.

13. Un penseur distingue la condition humaine et son pouvoir créateur. Parmi les propositions suivantes, laquelle (lesquelles) est (sont) exacte(s) ?

L’imagination contribue au pouvoir créateur attribué à l’homme.
La technè humaine désigne la capacité de recevoir passivement la nature.
Vis-à-vis de la nature, l’homme est présenté comme son créateur autonome.
Dans la pensée religieuse, l’homme peut être considéré comme une créature.
Le prométhéisme associe l’homme à une condition dépourvue de création.

L’imagination contribue au pouvoir créateur attribué à l’homme. · Dans la pensée religieuse, l’homme peut être considéré comme une créature.

Explication

L’homme est pensé comme créature dans la perspective religieuse et vis-à-vis de la nature, mais comme créateur par la technè et l’imagination. Le prométhéisme est associé à cette capacité créatrice, et non à sa disparition.

14. Dans la conception antique de l’inspiration artistique :

Les artistes sont considérés comme les auteurs autonomes de leurs œuvres.
Le Banquet de Platon illustre cette conception de l’inspiration.
La conception antique attribue à l’artiste une création entièrement autonome.
Les Muses sont décrites comme recevant les œuvres dictées par l’artiste.
Les artistes sont présentés comme composant sous la dictée des Muses.

Le Banquet de Platon illustre cette conception de l’inspiration. · Les artistes sont présentés comme composant sous la dictée des Muses.

Explication

Dans cette conception, les Muses inspirent ou dictent l’œuvre, tandis que l’artiste n’en est pas le créateur autonome. Le Banquet de Platon en constitue un exemple.

15. Concernant les fureurs à la Renaissance, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les fureurs correspondent à un délire divin qui s’empare de l’homme.
Les fureurs désignent un délire humain qui maintient l’homme à son niveau.
Les fureurs se limitent aux formes poétique et amoureuse.
Les fureurs décrivent un état qui prive l’homme de tout ravissement.
Les fureurs peuvent être poétique, prophétique, amoureuse ou mystérique.

Les fureurs correspondent à un délire divin qui s’empare de l’homme. · Les fureurs peuvent être poétique, prophétique, amoureuse ou mystérique.

Explication

Les fureurs sont un délire divin qui s’empare de l’homme, l’élève et le ravit ; elles comprennent les formes poétique, prophétique, amoureuse et mystérique. Elles ne se limitent donc pas à deux formes.

16. À propos de la conception kantienne du génie, quelles propositions sont exactes ?

Selon Kant, le génie concerne l’art plutôt que le domaine scientifique.
Le génie kantien se distingue par l’exemplarité de ses productions artistiques.
L’abscondité désigne l’impossibilité d’expliquer rationnellement la production de l’œuvre.
Pour Kant, le génie est un talent donné qui se caractérise par l’originalité.
L’exclusivité du génie kantien concerne son application au champ artistique.

Selon Kant, le génie concerne l’art plutôt que le domaine scientifique. · Le génie kantien se distingue par l’exemplarité de ses productions artistiques. · L’abscondité désigne l’impossibilité d’expliquer rationnellement la production de l’œuvre. · Pour Kant, le génie est un talent donné qui se caractérise par l’originalité. · L’exclusivité du génie kantien concerne son application au champ artistique.

Explication

Kant caractérise le génie comme un talent donné, original et exemplaire, dont la production est absconde et difficile à transmettre. Son exclusivité tient au fait qu’il concerne l’art et non la science.

17. Dans la conception romantique du génie :

Chez Schiller, Goethe et Victor Hugo, la création affirme le « Moi » artistique.
L’artiste romantique affirme son « Moi » en se conformant aux règles héritées.
L’artiste romantique crée en effaçant l’affirmation de son « Moi ».
Le génie romantique produit de nouvelles règles au lieu de suivre les anciennes.
Le génie romantique reçoit ses règles toutes faites sans en produire de nouvelles.

Chez Schiller, Goethe et Victor Hugo, la création affirme le « Moi » artistique. · Le génie romantique produit de nouvelles règles au lieu de suivre les anciennes.

Explication

Dans le romantisme, le génie ne suit pas les règles établies mais en produit de nouvelles, et l’artiste affirme son « Moi » par la création. La conformité aux règles héritées ne caractérise donc pas cette conception.

18. Concernant la création artistique par le travail, quelles propositions sont exactes ?

La création par le travail reconnaît le rôle de l’effort dans la production artistique.
La technique est écartée de la production artistique fondée sur le travail.
La création par le travail reconnaît l’importance de la technique artistique.
La création par le travail attribue l’œuvre à une force supérieure inspiratrice.
La maîtrise de la matière participe à la création artistique par le travail.

La création par le travail reconnaît le rôle de l’effort dans la production artistique. · La création par le travail reconnaît l’importance de la technique artistique. · La maîtrise de la matière participe à la création artistique par le travail.

Explication

La création par le travail reconnaît l’effort, la maîtrise de la matière et la technique dans la production artistique. L’attribution de l’œuvre à une force supérieure caractérise plutôt la création par inspiration.

19. Comment se développe la maîtrise artistique ?

La maîtrise artistique se développe par l’inspiration et l’improvisation sans entraînement.
La maîtrise artistique progresse par la répétition sans correction des productions.
La maîtrise artistique s’acquiert par la correction, sans répétition ni entraînement.
La maîtrise artistique se développe par le travail et le perfectionnement continu.
La maîtrise artistique dépend d’un talent donné plutôt que d’un apprentissage.

La maîtrise artistique se développe par le travail et le perfectionnement continu.

Explication

La maîtrise artistique se développe par le travail, le perfectionnement continu, l’entraînement, la répétition et la correction. Elle ne se réduit donc ni à l’inspiration seule ni à une progression sans pratique.

20. Pour Aristote, l’art et la nature entretiennent quel rapport ?

Selon Aristote, l’artiste doit respecter des règles dans sa pratique artistique.
Pour Aristote, l’art vise l’affirmation de l’artiste contre les règles héritées.
Pour Aristote, l’art se définit par l’absence de critères applicables à l’artiste.
L’imitation réglée de la nature caractérise la conception aristotélicienne de l’art.
Pour Aristote, le but de l’art est d’imiter la nature et la réalité.

Selon Aristote, l’artiste doit respecter des règles dans sa pratique artistique. · L’imitation réglée de la nature caractérise la conception aristotélicienne de l’art. · Pour Aristote, le but de l’art est d’imiter la nature et la réalité.

Explication

Pour Aristote, l’art a pour but d’imiter la nature et la réalité, et l’artiste doit respecter des règles et des critères. L’affirmation contre les règles héritées relève plutôt de la conception romantique.

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Que désigne un arcane, dont le secret est réservé aux initiés ?

Une opération hermétique.

Qu’est-ce que l’alchimie ?

Une pratique de connaissance de la nature qui accompagne la transformation humaine de la matière.

À quels siècles l’alchimie transmutatoire entre-t-elle en Occident chrétien ?

Aux XIIᵉ et XIIIᵉ siècles.

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