QCM : Les enjeux de la justice et de la légitimité — 9 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment peut-on mettre en pratique la volonté de se faire justice dans une situation d'injustice perçue par un individu ?

En acceptant passivement l'injustice sans tenter d'y réagir
En dénonçant l'injustice aux autorités compétentes sans agir personnellement
En agissant selon sa propre conscience pour réparer une injustice perçue, en dehors des lois en vigueur
En suivant strictement la loi, même si elle paraît injuste, pour respecter l'ordre établi

En agissant selon sa propre conscience pour réparer une injustice perçue, en dehors des lois en vigueur

Explication

La volonté de se faire justice consiste à agir selon sa propre conscience et ses valeurs morales pour réparer une injustice, ce qui peut impliquer des actions personnelles en dehors du cadre légal, comme Antigone qui décide d'enterrer son frère en dépit de l'interdiction.

2. Selon la définition, qu'est-ce que la volonté de se faire justice ?

Une démarche visant à faire appliquer la loi par l'État.
Un désir de rétablir le juste selon sa propre norme, sans autorité extérieure.
Le processus de jugement par un tribunal impartial.
Une revendication collective pour une réforme législative.

Un désir de rétablir le juste selon sa propre norme, sans autorité extérieure.

Explication

La volonté de se faire justice correspond à agir selon sa propre conception du juste, sans recourir à une autorité extérieure. Les autres options évoquent des démarches institutionnelles ou collectives, différentes de l'auto-revendication individuelle.

3. En quoi la vengeance et la justice diffèrent-elles principalement dans leur réponse à une injustice ?

La vengeance est toujours légitime, alors que la justice est souvent contestée.
La vengeance repose sur la loi positive, alors que la justice repose uniquement sur la morale individuelle.
La vengeance cherche à rétablir la paix sociale, alors que la justice se limite à punir le coupable.
La vengeance est impulsive et personnelle, tandis que la justice est impartiale et médiatisée par une autorité légitime.

La vengeance est impulsive et personnelle, tandis que la justice est impartiale et médiatisée par une autorité légitime.

Explication

La vengeance est une réaction impulsive et personnelle, souvent guidée par la douleur ou la colère, sans médiation d'une autorité neutre. La justice, en revanche, est une norme impartiale, appliquée par une autorité légitime, visant à rétablir un ordre équitable. La différence principale réside dans leur mode d’action et leur légitimité, ce qui est bien reflété dans la réponse A.

4. Quelle est une caractéristique principale de la justice morale personnelle ?

Elle est toujours conforme aux lois de l'État.
Elle repose sur une moralité individuelle ou un ordre moral supérieur.
Elle cherche à abolir toute loi morale.
Elle ne concerne que les institutions publiques.

Elle repose sur une moralité individuelle ou un ordre moral supérieur.

Explication

La justice morale personnelle est fondée sur un ordre moral supérieur ou une morale individuelle, souvent mise en avant dans des cas comme celui d’Antigone. Les autres choix minimisent ou déconnectent cette morale de la sphère individuelle ou morale personnelle.

5. Quel auteur ou personnage illustre le principe de privilégier un ordre moral supérieur aux lois de la cité ?

Platon, avec sa théorie des formes.
Antigone, dans la tragédie de Sophocle.
Socrate, par sa méthode dialectique.
Jean-Jacques Rousseau, avec le contrat social.

Antigone, dans la tragédie de Sophocle.

Explication

Antigone privilégie un ordre moral supérieur aux lois civiles, en agissant selon des principes familiaux et moraux. Les autres figures sont associées à d’autres notions de justice ou de philosophie morale, pas spécifiquement à cette idée.

6. Quelle situation illustre la critique de l'État dans le contexte de la justice ?

L’adoption d’un code civil en 1804.
Une révolte collective contre un pouvoir jugé corrompu et inéquitable.
L’application stricte des lois dans une démocratie.
La rédaction d’une Constitution nationale.

Une révolte collective contre un pouvoir jugé corrompu et inéquitable.

Explication

Une révolte contre un État jugé corrompu ou inéquitable illustre la critique de l'État, en remettant en question sa légitimité et son rôle dans la justice. Les autres exemples concernent la législation ou la constitution, qui renforcent plutôt la légitimité de l’État.

7. Qu'est-ce que l'injustice selon la revendication ?

Une expérience positive de reconnaissance de ses droits.
Une expérience négative provoquant un sentiment de violation ou de lésions des droits.
Une conformité parfaite avec les normes sociales.
Une absence totale de conflit moral.

Une expérience négative provoquant un sentiment de violation ou de lésions des droits.

Explication

L'injustice est vécue comme une expérience négative, une violation perçue des droits ou attentes, qui motive la revendication pour réparation. La conformité ou l'absence de conflit ne correspondent pas à cette définition.

8. Comment la revendication peut-elle naître d’un conflit entre ce qui est et ce qui devrait être ?

Lorsque la réalité correspond totalement aux attentes.
Lorsqu’un écart est perçu entre la situation réelle et une norme ou attente morale.
Quand la loi est strictement respectée.
Quand il n’y a pas de perception de injustice.

Lorsqu’un écart est perçu entre la situation réelle et une norme ou attente morale.

Explication

La revendication émerge souvent d’un écart entre la réalité (ce qui est) et la norme ou attente (ce qui devrait être), incitant à agir pour rectifier cette disparité. La conformité à la loi ou l’absence d'injustice n’engagent pas cette revendication.

9. Quel est le risque de la volonté de se faire justice selon certains penseurs ?

Elle peut renforcer la légitimité de l’État.
Elle peut conduire à l’anarchie ou à la justice subjective, hors de tout cadre légal.
Elle garantit une justice plus rapide et plus efficace.
Elle élimine toute forme de conflit social.

Elle peut conduire à l’anarchie ou à la justice subjective, hors de tout cadre légal.

Explication

Se faire justice soi-même peut mener à l’arbitraire ou à la violence, en dehors des cadres légaux, remettant en cause la stabilité sociale et la légitimité de la justice étatique.

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Vouloir se faire justice — définition ?

Revendication personnelle de réparation.

Vouloir se faire justice — définition?

Désir de rétablir la justice par soi-même.

Injustice — rôle ?

Provoque revendications pour réparation.

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