Littératie (OCDE, 2000) : aptitude à comprendre et utiliser l'information écrite dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité, en vue d’atteindre des buts personnels et d’étendre ses connaissances et ses capacités. Elle implique une autonomie dans la production et la réception de l’écrit en situation concrète.
Diffusion de l’écrit dans les cultures orales (Goody, 1979) : processus par lequel l’écrit s’intègre dans des sociétés traditionnellement orales, entraînant des mutations profondes des pratiques culturelles et cognitives. Goody souligne que l’écriture modifie les modes de pensée, permettant une capitalisation des connaissances et une transformation des façons de comprendre et d’agir sur le monde.
Impact de l’écrit sur les modes de pensée (Goody, 1979 ; 1993) : l’introduction de l’écrit entraîne une différenciation cognitive, notamment par la construction de textes complexes, la distanciation dans la pensée, et la capacité à réfléchir de manière abstraite. Goody insiste sur que l’écrit n’est pas une simple représentation de l’oral, mais une nouvelle forme de pensée.
Littératie universitaire : compétences avancées en lecture et écriture, nécessaires pour la maîtrise des savoirs académiques. Elle concerne la capacité à produire, comprendre et analyser des textes complexes, en lien avec des pratiques sociales et culturelles spécifiques à l’université.
Approche intégrative des pratiques langagières : conception qui considère la lecture, l’écriture et l’oral comme des pratiques interconnectées, dont les interactions favorisent le développement global des compétences langagières. Elle insiste sur la complémentarité et la synergie entre ces formes de langage dans l’apprentissage.
Valeurs ajoutées de la littératie en sciences de l’éducation (Hébert & Lépine, 2013) : la littératie dépasse la simple maîtrise technique de la lecture et de l’écriture, intégrant attitudes, connaissances et habiletés, dans une dynamique émancipatrice. Elle permet d’atteindre des objectifs personnels, professionnels et socioculturels, en favorisant l’appropriation de l’écrit dans divers contextes.
La définition de l’OCDE (2000) insiste sur la capacité à comprendre et utiliser l’écrit dans la vie quotidienne, en situation de production ou de réception, pour atteindre des buts personnels et développer ses connaissances.
Goody (1979) montre que la diffusion de l’écrit dans des sociétés orales entraîne des mutations culturelles et cognitives, en modifiant les modes de pensée, notamment par la capitalisation des connaissances et la différenciation cognitive.
La relation entre oral et écrit n’est pas dualiste mais hybride, avec des formes d’interactions et d’inversions possibles, notamment dans les usages numériques (Goody, 1993). La culture écrite gouverne souvent les pratiques langagières orales dans certains groupes sociaux, ce qui influence la réussite scolaire (Lahire, 1993).
La littératie universitaire requiert des compétences avancées en lecture et écriture, intégrant des pratiques sociales spécifiques, et dépasse la simple technique pour inclure des attitudes et des connaissances favorisant l’émancipation (Hébert & Lépine, 2013).
L’approche intégrative considère que la lecture, l’écriture et l’oral sont interdépendants, et que leur interaction est essentielle pour le développement global des compétences langagières et la construction de significations partagées.
La littératie, selon l’OCDE (2000), est une compétence essentielle qui va bien au-delà de la simple lecture-écriture, intégrant des pratiques langagières variées et influencée par l’histoire et la diffusion de l’écrit dans les sociétés orales, avec un impact profond sur les modes de pensée et la réussite scolaire.
L’histoire de l’écriture révèle une évolution dynamique où oral et écrit, autrefois opposés, se hybrident et s’interpénètrent, notamment à l’ère numérique, modifiant en profondeur leur relation avec la langue, la pensée et la réalité sociale.
La culture écrite et les pratiques sociales familiales façonnent profondément le rapport à l’écrit, influençant les attitudes scolaires et contribuant aux inégalités éducatives selon leur degré d’acculturation et de transmission dans les milieux sociaux.
Hybridation oral/écrit : Formes d’interaction où les pratiques langagières mêlent des éléments oraux et écrits, souvent gouvernées par la culture écrite, comme le souligne Lahire (1993). Elle désigne la coexistence ou la fusion de traits oraux et scripturaux dans une même pratique ou communication.
Forme orale scripturale : Expression qui combine des caractéristiques de l’oral et de l’écrit, gouvernée par la culture écrite, où l’oral adopte des traits typiques de l’écrit, notamment dans ses formes, ses structures ou ses usages, comme l’indique Lahire (1993).
Exemples d’hybridation : Manifestations concrètes où oral et écrit se croisent ou s’influencent, telles que les SMS (code graphique, abrégé, symbolique) versus l’appel téléphonique (code phonique, oral traditionnel). Ces exemples illustrent la coexistence ou la vectorisation entre oral et écrit dans différentes pratiques contemporaines.
Rapports hybrides entre oral et écrit : Relations évolutives et souvent fluides dans les pratiques sociales, où l’oral peut s’écrire ou l’écrit peut s’oraliser, notamment dans les usages numériques ou dans la communication quotidienne, comme le montrent Lahire (1993) et les analyses modernes.
Vectorisation oral/écrit : Processus par lequel les formes orales et écrites s’interpénètrent ou se traduisent l’une dans l’autre selon les contextes, permettant une circulation fluide entre ces deux modes de communication dans les pratiques sociales et numériques.
Lahire (1993) insiste sur le fait que l’hybridation oral/écrit constitue une forme d’interaction où la culture écrite influence profondément les pratiques orales, notamment dans la société contemporaine où ces formes se mêlent de plus en plus.
La forme orale scripturale désigne une pratique où l’oral adopte des traits de l’écrit, gouvernée par la culture écrite, ce qui permet de comprendre comment certains groupes sociaux maîtrisent cette hybridation, en lien avec la réussite scolaire.
Les exemples d’hybridation tels que les SMS (code graphique) et les appels téléphoniques (code phonique) illustrent la coexistence et la vectorisation possible entre oral et écrit, notamment dans les usages numériques, où les formes peuvent s’inverser ou se compléter.
La relation entre oral et écrit n’est pas dualiste mais fluide, évolutive, et souvent hybride, comme le souligne Lahire (1993), avec une vectorisation qui peut s’inverser selon les contextes et les technologies.
La vectorisation permet de passer d’un mode à l’autre, notamment dans les pratiques numériques où l’écrit peut devenir oral (via la synthèse vocale) ou l’oral peut s’écrire (transcription, SMS).
L’hybridation oral/écrit désigne la coexistence et la fusion de traits oraux et scripturaux dans les pratiques sociales, gouvernée par la culture écrite, et caractérisée par une vectorisation qui permet une circulation fluide entre ces modes selon les contextes et les usages contemporains.
Bernstein (1975) : Codes langagiers — Modalités d’utilisation du langage caractérisées par deux types principaux : le code restreint, utilisé principalement dans les milieux défavorisés, avec un vocabulaire et une syntaxe limités, et le code élaboré, associé aux milieux favorisés, avec des significations explicites et une syntaxe précise. Ces codes influencent la manière dont les individus organisent leur discours et leur pensée, et jouent un rôle dans la réussite scolaire.
Bernstein (2007) : Styles langagiers — Variations du langage selon les situations : le discours horizontal, utilisé dans la vie quotidienne, basé sur des savoirs segmentés et une interaction immédiate ; et le discours vertical, propre à l’univers scolaire, structuré autour de la construction de savoirs disciplinaires avec une distance réflexive.
Bronckart (1996) : Langage décontextualisé — Usage du langage pour décrire, expliquer ou communiquer à distance, nécessitant une sémiotisation, par opposition au langage contextualisé qui reste lié à la situation immédiate et à l’interaction orale.
Bautier (2012) : Rapport au langage — Construction sociale et familiale du rapport au langage, qui influence la capacité des élèves à s’engager dans les apprentissages scolaires, notamment par la familiarité avec la langue écrite et orale en usage dans leur milieu de socialisation.
Lahire (2019) : Inégalités précoces — Disparités dans le rapport aux mots et aux livres dès l’enfance, qui jouent un rôle fondamental dans la différenciation sociale et scolaire, en particulier dans la construction des pratiques langagières et leur influence sur la réussite scolaire.
Street (1984) : Conceptions de la littératie — Dualité entre une conception autonome de l’alphabétisation, considérée comme un ensemble de compétences techniques indépendantes du contexte social, et une conception idéologique, qui voit la littératie comme dépendante des rapports de pouvoir et des pratiques sociales.
Les codes langagiers de Bernstein (1975) déterminent la manière dont les élèves construisent leur discours et leur pensée, influençant leur réussite scolaire. Le code restreint, privilégié dans les milieux défavorisés, limite l’usage de vocabulaire et de syntaxe, ce qui peut entraver la maîtrise du langage scolaire basé sur le code élaboré.
Bernstein (2007) distingue deux styles langagiers : le discours horizontal, caractéristique de la communication quotidienne, et le discours vertical, propre à l’univers scolaire, qui exige une organisation du discours plus structurée, réflexive et distante.
Le langage décontextualisé (Bronckart, 1996) est essentiel dans l’apprentissage scolaire, car il permet de décrire, expliquer et réfléchir sur le monde, en s’éloignant des contextes immédiats. La maîtrise de ce langage est souvent liée aux codes élaborés et à la réussite scolaire.
La construction du rapport au langage (Bautier, 2012) se forme dès la famille, où les pratiques langagières influencent la capacité des enfants à participer aux apprentissages. Un déficit dans ce rapport peut creuser les inégalités, notamment dans l’accès aux savoirs écrits.
Les inégalités précoces (Lahire, 2019) se manifestent dès l’enfance dans la relation aux mots et aux livres, façonnant des différences dans la production langagière et influant sur la réussite scolaire ultérieure.
La conception autonome (Street, 1984) voit la littératie comme un ensemble de compétences techniques, tandis que la conception idéologique insiste sur son lien avec les contextes sociaux et les rapports de pouvoir, soulignant l’importance des pratiques sociales dans l’apprentissage du langage.
Les inégalités linguistiques à l’école sont profondément enracinées dans les différences de codes et styles langagiers issus des pratiques familiales et sociales, influençant la réussite scolaire et la construction du rapport au langage.
Rapport au langage comme construit social et familial (Bautier, 2012) : La manière dont les individus se familiarisent avec le langage dépend des pratiques langagières et des interactions dans leur milieu familial et social, influençant leur attitude et leur rapport à la langue des savoirs à l’école.
Attitudes scolaires sous-tendues par le rapport à la langue des savoirs (Bautier, 2012) : Les représentations et pratiques langagières acquises dans le contexte familial façonnent la manière dont les élèves abordent et s’approprient la langue utilisée dans le cadre scolaire, impactant leur réussite.
Langage oral attendu à l’école comme forme scripturale et lettrée (Bourdieu & Passeron, 1970) : La conception scolaire du langage oral valorise une forme qui se rapproche des caractéristiques de l’écrit, notamment la systématicité, la distanciation et la métalangue, pour favoriser la réussite dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.
Aptitude au second degré et conscience systématique du langage (Bourdieu & Passeron, 1970) : La capacité à prendre du recul par rapport à ses propres pratiques langagières, à analyser et à maîtriser la langue de manière réflexive, constitue une compétence essentielle pour accéder aux savoirs scolaires.
Fonction métalinguistique et communication à distance (Bourdieu & Passeron, 1970) : La maîtrise de la langue permet de parler sur la langue elle-même (métalangage) et d’établir une communication à distance, notamment dans les contextes écrits ou décontextualisés, en utilisant des formes linguistiques spécifiques.
Le rapport au langage se construit principalement à partir des pratiques familiales et sociales (Bautier, 2012). Ces pratiques déterminent les attitudes scolaires, notamment la capacité à mobiliser un langage décontextualisé, métalinguistique et à distance, qui sont valorisées dans l’école (Bourdieu & Passeron, 1970).
La conception scolaire du langage oral valorise une forme scripturale, c’est-à-dire une oralité qui possède des traits proches de l’écrit, comme la systématicité, la distanciation et la capacité à prendre du recul sur ses propres pratiques (Bourdieu & Passeron, 1970). Cela explique en partie les inégalités liées aux différences culturelles et sociales dans la maîtrise de ces formes.
La distinction entre le langage oral « contextuel » et « décontextualisé » est centrale pour comprendre les attentes scolaires. Le langage décontextualisé, qui permet la communication à distance et la métalangue, est une compétence clé pour la réussite scolaire et la maîtrise des savoirs (Bronckart, 1996).
La sociolinguistique de Bernstein (1975, 2007) distingue deux styles langagiers : le discours horizontal (vie quotidienne, contextualisé) et le discours vertical (savoirs disciplinaires, décontextualisé), soulignant l’importance de la maîtrise du langage décontextualisé pour l’accès aux savoirs.
La culture langagière familiale influence fortement le rapport au langage et peut constituer un facteur d’inégalités scolaires, notamment lorsque les pratiques familiales restent trop centrées sur l’oral contextuel, en opposition avec les attentes de l’école (Bautier, 2012 ; Lahire, 2019).
Le rapport au langage, façonné par le contexte familial et social, conditionne la capacité des élèves à maîtriser un langage décontextualisé, métalinguistique et systématique, essentiel pour leur réussite scolaire et leur accès aux savoirs.
Code restreint (Bernstein, 1975) : usage minimaliste lexical et syntaxique, caractérisé par une simplicité dans la construction du discours, souvent utilisé par les enfants de milieux défavorisés. Il exploite peu les possibilités linguistiques et privilégie la communication immédiate et contextuelle.
Code élaboré (Bernstein, 1975) : langage avec significations explicites, syntaxe précise et structurée, permettant une communication décontextualisée. Il favorise la réflexion, la systématicité et la distanciation par rapport à la situation immédiate.
Styles langagiers (Bernstein, 2007) : variantes du langage selon les situations sociales, distinguant notamment le discours horizontal (vie quotidienne, savoirs segmentés) et le discours vertical (savoirs disciplinaires, construction de connaissances dans l’écrit). Ces styles reflètent des modes de pensée et des attentes différentes.
Relation avec la réussite scolaire : le code élaboré est fortement associé à la réussite scolaire, car il correspond aux exigences de l’école, notamment en termes de distanciation, de systématicité et de précision dans le langage (Bernstein, 2007).
Caractéristiques du code restreint : utilisation minimale du vocabulaire et de la syntaxe, discours souvent contextuel, orienté vers la communication immédiate et pratique. Il privilégie la simplicité et la proximité avec la situation concrète.
Caractéristiques du code élaboré : significations explicites, syntaxe précise, capacité à décontextualiser le discours, à penser de manière abstraite et à élaborer des discours structurés. Il favorise la réflexion et la construction de savoirs.
Variabilité selon les situations : Bernstein (2007) souligne que les styles langagiers ne sont pas fixes mais varient selon les contextes sociaux et scolaires, avec une prédominance du style vertical dans le cadre scolaire, qui exige un langage plus élaboré.
Relation entre codes et inégalités : la maîtrise du code élaboré est souvent liée à un contexte familial favorisé, ce qui peut expliquer en partie les inégalités scolaires, car certains élèves sont moins familiarisés avec ce style linguistique.
Les styles langagiers de Bernstein, notamment le code restreint et le code élaboré, reflètent des modes de pensée et des pratiques sociales différentes, influençant directement la réussite scolaire et les inégalités éducatives selon le contexte social et familial.
Le langage décontextualisé, en permettant la communication hors du contexte immédiat, constitue une compétence fondamentale pour la pensée abstraite et la réussite scolaire, en lien étroit avec les codes langagiers élaborés.
Les pratiques langagières familiales jouent un rôle central dans la socialisation au langage, influençant directement le rapport des enfants à l’écrit et à l’oral, et contribuant ainsi aux inégalités scolaires selon leur nature et leur diversité.
Inégalités précoces dans le rapport aux mots et aux livres (Lahire, 2019) : Disparités qui apparaissent dès la petite enfance, notamment dans la manière dont les enfants accèdent, manipulent et valorisent les mots et les livres, influençant leur réussite scolaire future. Lahire souligne que « les enfants vivent au même moment dans la même société, mais pas dans le même monde », ce qui traduit ces différences précoces.
Différences dans la production langagière des enfants à l’école maternelle (Florin, 1985) : Variations observées chez les enfants en fonction de leur milieu social, avec des enfants qui parlent beaucoup, moyennement ou pas du tout, formant la catégorie des « petits parleurs » considérés par l’institution comme représentatifs de leur rapport au langage et à l’écrit.
Définition et impact des « petits parleurs » en classe : Enfants qui, à l’école maternelle, produisent peu de langage ou utilisent un langage peu élaboré, ce qui peut limiter leur participation et leur réussite scolaire. Leur faible production langagière est souvent perçue comme un indicateur de difficultés potentielles dans l’apprentissage de la lecture et de l’écrit.
Priorités de l’éducation prioritaire pour réduire les inégalités : Ensemble de mesures visant à garantir l’acquisition du socle commun, notamment en renforçant l’enseignement de l’oral, en créant un environnement bienveillant et exigeant, et en adaptant les pratiques pédagogiques pour favoriser l’inclusion des enfants issus de milieux défavorisés.
Importance de l’oral dans la refondation de l’éducation prioritaire : Reconnaissance que le développement de compétences orales dès le cycle 1 est essentiel pour réduire les inégalités, car il constitue une base pour l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et pour l’intégration sociale et scolaire des enfants.
Les inégalités précoces se manifestent dès la petite enfance dans le rapport aux mots et aux livres, influençant la trajectoire scolaire (Lahire, 2019). Ces différences sont liées aux pratiques langagières familiales, aux ressources culturelles et à la socialisation langagière.
La production langagière à l’école maternelle varie selon le milieu social, avec une distinction claire entre enfants qui parlent beaucoup, moyennement ou peu, ce qui influence leur capacité à participer aux activités langagières et à développer leur compétence en lecture (Florin, 1985).
La catégorie des « petits parleurs » désigne ces enfants à faible production langagière, souvent perçus comme à risque de difficultés scolaires, notamment dans l’apprentissage de la lecture. Leur faible participation peut renforcer les inégalités scolaires.
La refondation de l’éducation prioritaire met l’accent sur la maîtrise de l’oral, considéré comme un levier pour réduire les inégalités. Les priorités incluent l’enseignement explicite des compétences orales, la création d’un environnement scolaire bienveillant et la valorisation des pratiques langagières familiales.
La politique éducative vise à intégrer l’oral dans la pédagogie dès le début de la scolarité, car le développement de compétences orales est un facteur clé pour l’égalité des chances et la réussite scolaire (Bautier, 2012 ; Lahire, 2019).
Les inégalités précoces dans le rapport aux mots et aux livres, dès la petite enfance, jouent un rôle déterminant dans la réussite scolaire, et leur réduction passe par une valorisation renforcée de l’oral dans l’éducation prioritaire.
| Critère | Littératie (OCDE, 2000) | Histoire de l’écriture (Goody, 1979, 1993) | Culture écrite et pratiques sociales (Bautier, 2012) |
|---|---|---|---|
| Définition | Capacité à comprendre et utiliser l’écrit dans la vie quotidienne | Évolution des systèmes d’écriture, mutations culturelles | Pratiques, représentations et usages liés à l’écrit dans une société |
| Objectifs | Autonomie, développement personnel et social | Analyser l’impact historique et social de l’écrit | Comprendre l’influence des pratiques familiales et sociales |
| Relation oral/écrit | Interconnexion, approche intégrative | Hybridation, inversions dans les usages numériques | Influence des pratiques familiales sur la maîtrise de l’écrit |
| Impact | Transformation des modes de pensée, réussite scolaire | Capitalisation des connaissances, différenciation cognitive | Inégalités scolaires, rapport au langage et à l’écrit |
| Critère | Approche intégrative (Hébert & Lépine, 2013) | Relation oral/écrit (Goody, 1993) |
|---|---|---|
| Définition | Pratiques langagières interconnectées pour le développement global | Coexistence et hybridation oral/écrit, influence numérique |
| Objectifs | Favoriser la synergie entre lecture, écriture, oral | Comprendre la fluidité et la complexité des rapports |
| Valeur ajoutée | Appropriation émancipatrice, compétences transversales | Dépasser le dualisme, analyser les inversions modernes |
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1. Selon l'OCDE (2000), qu'est-ce que la littératie ?
2. Quel auteur a analysé les mutations culturelles et cognitives liées à la diffusion de l’écrit dans les sociétés orales, notamment en soulignant ses impacts sur la pensée et la capitalisation des connaissances?
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Littératie — définition ?
Capacité à comprendre et utiliser l’écrit dans la vie quotidienne.
Diffusion de l’écrit — rôle ?
Transforme pratiques culturelles et cognitives, modifiant modes de pensée.
Histoire de l’écriture — objet ?
Étude de l’évolution des systèmes d’écriture et leur contexte.
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