QCM : Les fondements de la morale et de l’éthique — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle différence distingue le mieux une obligation d’une contrainte morale ?

L’obligation dépend d’un prix social, tandis que la contrainte dépend d’un remords intérieur
L’obligation concerne seulement les lois pénales, tandis que la contrainte concerne seulement la morale privée
L’obligation s’adresse à la raison et peut être acceptée librement, tandis que la contrainte repose sur une menace
L’obligation repose sur la peur, tandis que la contrainte repose sur une adhésion libre

L’obligation s’adresse à la raison et peut être acceptée librement, tandis que la contrainte repose sur une menace

Explication

L’obligation est présentée comme un commandement légitime adressé à la raison et accepté par volonté. La contrainte, au contraire, s’impose de l’extérieur par la menace et pousse à obéir par peur.

2. Quel sentiment moral apparaît lorsqu’on ne respecte pas un devoir, même sans sanction légale ?

La flatterie
Le remords
L’indifférence
La curiosité

Le remords

Explication

Le remords est défini comme le sentiment moral qui surgit quand un devoir n’est pas respecté. Il montre que le devoir n’est pas seulement une pression extérieure.

3. Selon la position d’Épicure présentée ici, d’où naissent les impératifs moraux ?

D’une émotion purement individuelle sans lien social
D’une loi naturelle identique en tout temps
D’un ordre divin immuable
De l’organisation sociale et de l’utilité commune

De l’organisation sociale et de l’utilité commune

Explication

Épicure relie la justice et les règles morales à l’organisation de la vie sociale et à leur utilité. Elles ne sont pas posées comme des réalités absolues indépendantes des hommes.

4. Quel critère guide d’abord l’évaluation morale selon Épicure ?

La simple ancienneté de la règle
La conformité à une tradition immuable
La sensibilité, à partir de la douleur et du bien-être
Le prestige social, à partir de la réputation

La sensibilité, à partir de la douleur et du bien-être

Explication

La sensibilité est la faculté qui permet de juger ce qui est bon ou mauvais à partir de la douleur et du bien-être. C’est pourquoi les jugements moraux varient selon les expériences vécues.

5. Que soutient le relativisme moral attribué à Épicure ?

Tous les devoirs sont identiques dans toutes les sociétés
Il n’existe pas de devoirs universels, car les jugements varient selon les sensibilités et l’utilité sociale
Les jugements moraux sont vrais seulement lorsqu’ils sont anciens
La morale dépend uniquement de la peur de la sanction

Il n’existe pas de devoirs universels, car les jugements varient selon les sensibilités et l’utilité sociale

Explication

Le relativisme moral affirme que les jugements moraux varient selon les individus et les sociétés. Chez Épicure, ils dépendent de la sensibilité et de l’utilité reconnue collectivement.

6. Pourquoi le cours associe-t-il la vertu au bonheur chez Épicure ?

Parce que la vertu remplace toute recherche du plaisir
Parce que la vertu n’a qu’une valeur politique
Parce que la vertu rend possible le bonheur et que le bonheur rend possible la vertu
Parce que le bonheur est indépendant de la vertu

Parce que la vertu rend possible le bonheur et que le bonheur rend possible la vertu

Explication

Le bonheur est présenté comme le souverain bien, lié à la vertu. Le cours insiste sur une dépendance réciproque : l’un rend l’autre possible.

7. Dans le jugement moral, quel élément est jugé prioritairement ?

L’intention de l’agent plutôt que le seul résultat de l’action
Le nombre de témoins présents
La durée matérielle de l’acte
Le coût financier de l’action

L’intention de l’agent plutôt que le seul résultat de l’action

Explication

Le cours insiste sur l’évaluation de l’intention, égoïste ou désintéressée, plutôt que sur le simple bilan des effets. Un acte peut donc être moralement bien ou mal jugé selon la disposition de l’agent.

8. Quelle contradiction pratique apparaît quand on veut la vérité pour tous mais mentir pour soi ?

On montre que toutes les intentions sont identiques
On réclame une règle universelle tout en demandant une exception personnelle
On refuse toute règle commune au profit du hasard
On prouve que la morale dépend uniquement du droit

On réclame une règle universelle tout en demandant une exception personnelle

Explication

La contradiction pratique vient du fait de vouloir bénéficier d’une règle pour tous tout en s’en exemptant soi-même. Le cours en fait un indice fort d’immoralité.

9. Quel est le rapport entre vertu et bonheur dans la morale présentée ici ?

La vertu vaut seulement pour la vie publique
Le bonheur est le souverain bien et dépend de la vertu
Le bonheur est un obstacle à la vertu
La vertu est inutile si le bonheur est atteint

Le bonheur est le souverain bien et dépend de la vertu

Explication

Le texte affirme que le bonheur est le bien suprême et qu’il est lié à la vertu. On ne peut pas être heureux sans être vertueux, selon cette perspective.

10. Pourquoi les remords sont-ils difficiles à expliquer si la morale n’était qu’un calcul d’intérêt personnel ?

Parce qu’ils n’apparaissent que devant un tribunal
Parce qu’ils concernent uniquement les fautes légales
Parce qu’ils montrent un conflit intérieur avec un devoir dépassant l’intérêt propre
Parce qu’ils prouvent que toute action est motivée par la récompense

Parce qu’ils montrent un conflit intérieur avec un devoir dépassant l’intérêt propre

Explication

Les remords témoignent d’une tension entre l’intérêt personnel et un devoir ressenti intérieurement. Ils soutiennent l’idée qu’il existe plus qu’un simple calcul d’avantages.

11. Quel principe caractérise une règle morale universalisable ?

Elle doit être appliquée seulement quand elle est utile
Elle doit dépendre des coutumes locales
Elle doit pouvoir valoir pour tous sans exception personnelle
Elle doit varier selon les avantages de chacun

Elle doit pouvoir valoir pour tous sans exception personnelle

Explication

La morale examinée ici exige qu’une maxime puisse devenir une loi valable pour tous. L’idée d’exception personnelle est précisément ce qui la contredit.

12. Quel trait distingue l’intention moralement bonne dans ce cadre ?

Elle maximise le plaisir personnel
Elle cherche d’abord la réputation de l’agent
Elle suit seulement l’émotion du moment
Elle est désintéressée et vise le bien d’autrui

Elle est désintéressée et vise le bien d’autrui

Explication

L’intention désintéressée est centrale dans l’évaluation morale du cours. Une aide accomplie pour sa gloire ou son avantage reste moralement suspecte.

13. Que signifie traiter l’humanité comme une fin en soi ?

Utiliser les autres dès que cela permet un bon résultat
Évaluer chaque individu selon son utilité économique
Réserver la morale aux personnes influentes
Respecter chaque personne comme un être doué de raison et de dignité

Respecter chaque personne comme un être doué de raison et de dignité

Explication

Chez Kant, l’humanité renvoie à tout être de raison qu’il faut respecter comme une personne. Cela exclut de traiter autrui comme un simple moyen.

14. Pourquoi le mensonge d’une fausse promesse est-il condamné moralement ?

Parce qu’il provoque toujours une sanction juridique
Parce qu’il est seulement mal vu dans les conflits
Parce qu’il suppose une exception pour soi tout en réclamant la vérité pour tous
Parce qu’il concerne uniquement les intentions faibles

Parce qu’il suppose une exception pour soi tout en réclamant la vérité pour tous

Explication

Le mensonge est immoral car il cherche à profiter d’une exception personnelle alors que la règle de vérité doit valoir universellement. Cette incohérence détruit la moralité de la maxime.

15. Quelle critique Benjamin Constant adresse-t-il à un devoir absolu de dire la vérité ?

Qu’il est fondé sur la seule sympathie
Qu’il interdit toute forme de justice
Qu’il peut rendre la société impossible dans des cas extrêmes
Qu’il dépend uniquement des conséquences heureuses

Qu’il peut rendre la société impossible dans des cas extrêmes

Explication

Constant soutient qu’un devoir sans exception de dire vrai peut devenir insoutenable dans certaines situations extrêmes. L’exemple vise le cas où la vérité livrerait une personne à des assassins.

16. Pourquoi la morale kantienne est-elle dite formaliste ?

Parce qu’elle ne prévoit pas d’exception aux devoirs inconditionnels
Parce qu’elle hiérarchise les devoirs selon les circonstances
Parce qu’elle choisit les actes selon leurs effets
Parce qu’elle renonce à toute règle morale

Parce qu’elle ne prévoit pas d’exception aux devoirs inconditionnels

Explication

Le formalisme kantien tient au caractère strict et universel des devoirs, sans exception liée au contexte. Le cours souligne justement la difficulté que cela crée dans les dilemmes.

17. Que mesure le calcul utilitariste des plaisirs et des peines ?

La beauté extérieure de l’action
La conformité à une tradition
L’intensité et la durée des plaisirs ou des souffrances produites
Le seul statut social de l’agent

L’intensité et la durée des plaisirs ou des souffrances produites

Explication

L’utilitarisme compare les conséquences en évaluant les plaisirs et les peines selon leur intensité et leur durée. Il ne s’agit donc pas d’un simple plaisir immédiat.

18. Quel rôle joue la sympathie dans l’utilitarisme ?

Elle interdit de prendre en compte la souffrance
Elle remplace toute règle morale par l’habitude
Elle impose de privilégier seulement ses proches
Elle relie le bien personnel au bien des autres

Elle relie le bien personnel au bien des autres

Explication

La sympathie fait souffrir avec les autres et se réjouir avec eux, ce qui élargit le calcul moral. Elle empêche de réduire l’évaluation au seul intérêt individuel.

19. Comment l’utilitarisme traite-t-il un conflit entre deux devoirs ?

En choisissant toujours le devoir le plus ancien
En refusant toute comparaison
En appliquant une règle absolue sans exception
En comparant les conséquences probables de chaque option

En comparant les conséquences probables de chaque option

Explication

L’utilitarisme départage les devoirs par l’évaluation des conséquences, surtout celles qui sont les plus probables. C’est ce qui le rend plus souple que la morale kantienne.

20. Dans quel cas le mensonge peut-il être admis comme exception utilitariste à la véracité ?

Lorsqu’il évite une douleur ou un malheur plus grand
Lorsqu’il flatte une personne importante
Lorsqu’il est pratiqué par habitude
Lorsqu’il permet de contourner toute règle sociale

Lorsqu’il évite une douleur ou un malheur plus grand

Explication

Le mensonge par humanité est admis s’il permet d’éviter un mal plus important. Le devoir de dire vrai reste la règle, mais il peut céder face à un bilan de souffrance moindre.

21. Quelle limite centrale fragilise le calcul utilitariste ?

L’incertitude sur les conséquences réelles des actions
L’existence d’un devoir formel unique
L’impossibilité de sentir la souffrance
La disparition de toute hiérarchie morale

L’incertitude sur les conséquences réelles des actions

Explication

Le cours souligne qu’on ne connaît pas toutes les conséquences, seulement les plus probables. Cette incertitude rend le calcul moral fragile.

22. Pourquoi l’exemple de l’immunité collective pose-t-il un problème moral ?

Parce qu’il refuse de considérer la souffrance
Parce qu’il repose sur un impératif catégorique
Parce qu’il peut sacrifier une minorité pour protéger la majorité
Parce qu’il interdit toute action publique

Parce qu’il peut sacrifier une minorité pour protéger la majorité

Explication

L’exemple montre qu’une logique utilitariste peut accepter un risque pour les plus fragiles si le bien-être global augmente. Cela révèle la tension entre bilan collectif et protection des personnes.

23. Que montre le dilemme du tramway sur nos jugements moraux ?

Que les réponses varient selon la manière dont le cas est présenté
Que la morale dépend uniquement du hasard
Que le sacrifice d’une personne est toujours refusé
Que tout le monde applique strictement la même règle

Que les réponses varient selon la manière dont le cas est présenté

Explication

Les réponses diffèrent entre la déviation du tramway et le fait de pousser une personne, ce qui montre l’absence de certitudes morales stables. Le même raisonnement ne reçoit pas la même acceptation selon la situation.

24. Quelle conclusion Ogien tire-t-il des jugements observés dans les expériences de type tramway ?

Les individus refusent toute réflexion morale
Les individus suivent toujours la même hiérarchie de devoirs
Les individus ne sont ni exclusivement déontologistes ni exclusivement conséquentialistes
Les individus sont exclusivement conséquentialistes

Les individus ne sont ni exclusivement déontologistes ni exclusivement conséquentialistes

Explication

Ogien conclut que les personnes ne se laissent pas enfermer dans une seule doctrine morale. Les jugements changent selon les circonstances et appellent une réflexion continue.

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Morale — définition ?

Ensemble de règles sur ce que chacun doit faire ou éviter.

Devoir — rôle ?

Impératif moral présenté comme un commandement nécessaire.

Obligation — légitimité ?

Commandement légitime adressé à la raison, accepté librement.

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