QCM : Les fondements de l'énonciation linguistique — 9 questions

Questions et réponses du QCM

1. Selon Benveniste (1974), qu’est-ce que l’enonciation linguistique ?

L’ensemble des règles grammaticales qui régissent la formation des phrases dans une langue.
L’étude des systèmes de signes dans une langue, indépendamment de leur usage dans un contexte particulier.
L’analyse syntaxique et sémantique d’une phrase isolée, sans référence au contexte ou à l’acte de parole.
La mise en fonctionnement de la langue par un acte individuel d’utilisation, responsable de signes liés à la situation d’énonciation.

La mise en fonctionnement de la langue par un acte individuel d’utilisation, responsable de signes liés à la situation d’énonciation.

Explication

L’enonciation linguistique, selon Benveniste (1974), est la mise en marche de la langue par un acte individuel d’utilisation, responsable de signes liés à la situation concrète d’énonciation, ce qui correspond à l’option 2.

2. Selon Benveniste (1974), comment définit-on l’énonciation linguistique ?

Comme l’acte individuel d’utilisation de la langue responsable de la production de signes liés à une situation d’énonciation.
Comme la structure grammaticale fixe des énoncés sans rapport avec la situation.
Comme l’étude des phonèmes dans un contexte phonétique.
Comme la traduction de la langue en signes visuels.

Comme l’acte individuel d’utilisation de la langue responsable de la production de signes liés à une situation d’énonciation.

Explication

Benveniste (1974) insiste sur le fait que l’énonciation est un acte individuel de mise en fonctionnement de la langue, produisant des signes liés à une situation concrète.

3. Selon Benveniste (1966), qu'est-ce que le sujet de l’énonciation ?

Le locuteur qui produit un énoncé sans référence à la situation.
L'ensemble des marques grammaticales dans un énoncé.
L'acteur individuel responsable de la mise en marche de la langue dans une situation précise.
Une classe grammaticale exprimant la subjectivité dans la phrase.

L'acteur individuel responsable de la mise en marche de la langue dans une situation précise.

Explication

La réponse correcte est la deuxième, car Benveniste définit le sujet de l’énonciation comme l’acteur responsable de la mise en marche de la langue dans une situation spécifique, avec des marques de deixis. Les autres options évoquent des aspects incorrects ou trop généraux, comme la simple présence de marques grammaticales ou une conception trop abstraite.

4. Quel rôle jouent les déictiques personnels tels que “je” ou “tu” selon Jacobson (1960) ?

Ils sont des embrayeurs dont le sens dépend de la situation d’énonciation.
Ils sont des symboles fixes indépendants du contexte.
Ils représentent des catégories grammaticales sans valeur pragmatique.
Ils désignent uniquement des entités sociales spécifiques.

Ils sont des embrayeurs dont le sens dépend de la situation d’énonciation.

Explication

Jacobson (1960) décrit les déictiques personnels comme des shifters, dont le sens varie en fonction du contexte d’énonciation, ce qui est essentiel pour comprendre la pragmaticité du langage.

5. Quelle est la principale idée derrière la notion de polyphonie chez Bakhtine (1975) ?

Un énoncé contient plusieurs voix responsables, chacune portant un sens social distinct.
L’émetteur doit toujours produire un seul point de vue dans ses énoncés.
La langue ne permet pas de multiples interprétations dans un seul énoncé.
La polyphonie concerne uniquement la phonétique et non le contenu.

Un énoncé contient plusieurs voix responsables, chacune portant un sens social distinct.

Explication

Bakhtine (1975) introduit le concept de polyphonie pour souligner que tout énoncé peut inclure plusieurs voix ou perspectives, reflétant une pluralité sociale et argumentative.

6. Que décrit la théorie des opérations énonciatives (TOE) de Culioli (1991) ?

Elle analyse les mécanismes comme le repérage, la différenciation, et la co-énonciation dans la production des énoncés.
Elle exclut l’importance de la situation concrète dans l’analyse du langage.
Elle se concentre uniquement sur la syntaxe formelle sans référence au contexte.
Elle étudie uniquement la phonétique des énoncés.

Elle analyse les mécanismes comme le repérage, la différenciation, et la co-énonciation dans la production des énoncés.

Explication

La TOE met en avant des opérations spécifiques comme le repérage, la différenciation et la co-énonciation, indispensables pour analyser le fonctionnement de l’énonciation dans son contexte.

7. Selon Lansari (2019), comment la pragmatique conçoit-elle la signification ?

Comme un acte émanant d’une instance subjective et construit dans le contexte de l’interaction.
Comme une propriété fixe et universelle indépendante du contexte.
Comme une simple conséquence des règles grammaticales.
Comme une interprétation visuelle basée sur les signes non verbaux.

Comme un acte émanant d’une instance subjective et construit dans le contexte de l’interaction.

Explication

Lansari (2019) considère la pragmatique comme un acte subjectif, où la signification se construit dans le contexte interactif, intégrant la subjectivité de l’énonciateur.

8. Quelle distinction importante est faite entre modalités épistémique et appréciative ?

La modalité épistémique concerne la connaissance ou la croyance, tandis que la modalité appréciative exprime une évaluation ou un jugement.
La modalité épistémique concerne uniquement les questions, et la modalité appréciative uniquement les affirmations.
Les deux modalité représentent la même chose, avec des synonymes interchangeables.
La modalité épistémique est utilisée seulement dans le langage formel.

La modalité épistémique concerne la connaissance ou la croyance, tandis que la modalité appréciative exprime une évaluation ou un jugement.

Explication

La distinction repose sur le fait que la modalité épistémique concerne la connaissance ou la croyance de l’énonciateur, tandis que la modalité appréciative porte sur son jugement ou sa valeur subjective.

9. Quels verbes modaux sont souvent associés à la modalité déontique ?

Devoir et pouvoir, qui expriment la nécessité et la permission.
Aimer et détester, qui expriment l’émotion.
Vouloir et espérer, qui expriment le désir.
Se souvenir et oublier, qui concernent la mémoire.

Devoir et pouvoir, qui expriment la nécessité et la permission.

Explication

Les verbes devoir et pouvoir sont liés à la modalité déontique car ils expriment la nécessité, l’obligation ou la permission dans un cadre social ou moral.

Révisez avec les flashcards

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Enonciation — définition ?

Acte individuel de mise en marche de la langue dans un contexte précis.

Enonciation — définition?

Acte de produire un message dans un contexte précis

Sujet de l’énonciation — rôle ?

Acteur social qui produit un énoncé en interaction avec son environnement.

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