Fiche de révision : Les multiples visages du corps humain

Plan du Cours

  1. Rapports entre corps et personne
  2. Image du corps
  3. Corps dissocié de la personne
  4. Corps constituant de la personne
  5. Frontières corporelles et objets-frontières
  6. Valeurs du corps et greffes
  7. Modifications corporelles
  8. Corps communicant
  9. Validisme et handicap
  10. Homme réparé et augmenté
  11. Le corps mort
  12. Synthèse sur les représentations du corps

1. Rapports entre corps et personne

Notions clés & Définitions

  • Personne non-équivalente au corps : La personne ne se réduit pas à son corps, même si elle s’y exprime et s’y inscrit.
  • Corps partie de la personne : Le corps n’est qu’une portion de la personne, tout en jouant un rôle dans sa manière d’être au monde.
  • Frontières corporelles distinctes : Les frontières du corps ne coïncident ni dans l’espace ni dans le temps avec celles de la personne.

Points essentiels

  • Presque toutes les cultures considèrent que la personne n’est pas identifiée uniquement à son corps.
  • Le corps représente une partie de la personne tout en incorporant une part de la société.
  • Les frontières corporelles ne délimitent pas celles de la personne : la personne dure plus longtemps et va plus loin que le corps.
  • Quand on parle du corps, on parle toujours de la personne.

Astuce mémo

Personne ≠ corps : le corps est une “portion” (spatiale et temporelle), donc parler du corps revient à parler de la personne.

2. Image du corps

Notions clés & Définitions

  • Image du corps : L’image du corps désigne la représentation que le sujet se fait de son propre corps, organisée en plusieurs dimensions.
  • Forme du corps : La forme du corps correspond à la délimitation spatiale perçue, comme une limite précise et localisable du corps.
  • Contenu du corps : Le contenu du corps renvoie à un univers cohérent et familier où les sensations sont jugées prévisibles et reconnaissables.
  • Valeur du corps : La valeur du corps est le jugement social attaché aux attributs physiques, qui qualifie et hiérarchise ce que le corps “vaut” socialement.

Points essentiels

  • L’image du corps s’organise autour de la forme, du contenu, du savoir sur le corps humain (notamment biomédical) et de la valeur sociale de ses attributs physiques.
  • Les quatre composantes de l’image du corps varient avec le contexte social, culturel, relationnel et personnel.

Astuce mémo

Forme-Contenu-Savoir-Valeur : image du corps = F C S V.

3. Corps dissocié de la personne

Notions clés & Définitions

  • Relation au non-soi : Le corps noue une relation avec quelque chose qui n’est pas soi, relation qui varie selon les cultures.
  • Corps objet de transcendance : Le corps peut être conçu comme un support de dépassement, mettant l’être humain en contact avec le divin ou l’invisible.
  • Qi : Le qi est une force vitale dynamique présente chez les humains et aussi perçue dans l’ambiance, reliant corps et nature.

Points essentiels

  • En médecine chinoise, le qi exige un équilibre entre le yang actif et chaud et le yin passif et froid, tant pour le corps que pour les émotions.
  • Le qi est décrit comme l’énergie produite quand des polarités complémentaires et opposées s’accordent, avec une circulation fluide en mutation continue.
  • En acupuncture, des aiguilles perforent la peau pour agir sur des points des méridiens et rediriger le flux de qi afin de rétablir la santé.
  • Les nouvelles spiritualités (yoga, acupuncture, chamanisme, sophrologie, méditation, hypnose, lithothérapie, ostéopathie crânienne, naturopathie) instaurent de nouvelles relations au corps et peuvent modifier ses représentations.

Astuce mémo

Yang/feu = chaleur et passions ; Yin/froid = passivité et détachement : l’harmonie entre les deux produit le qi.

4. Corps constituant de la personne

Notions clés & Définitions

  • Condition humaine corporelle : La personne est comprise à travers son corps, car la condition humaine se manifeste et se définit corporellement.
  • Médecine des greffes : Approche où le corps greffé est traité comme autre que la personne qu’il incarnait, ce qui modifie sa valeur morale et renforce une valeur technique et parfois marchande.
  • Sujet hybride greffé : La personne greffée vit une position intermédiaire, ni identique à elle-même ni totalement assimilée à l’autre donneur.
  • Mémoire corporelle : La mémoire peut être associée aux expériences corporelles, notamment tactiles, qui réactivent des souvenirs lors de nouveaux contacts.

Points essentiels

  • Les greffes, devenues centrales dans les années 1960-1970, font évoluer le rapport au corps en questionnant ce qui reste de soi après modification.
  • Dans la greffe, le corps perd sa valeur morale antérieure et voit sa valeur technique augmenter, parfois jusqu’à une logique marchande.
  • Les blessures narcissiques désignent des atteintes vécues comme insupportables parce qu’elles endommagent l’image de soi.
  • La greffe des mains pose des difficultés spécifiques car elle est visible, provient d’un cadavre et n’est pas immédiatement fonctionnelle.
  • La greffe partielle du visage réalisée en 2005 sur Isabelle Dinoire soulève la question de la présence de l’autre dans la construction du soi.

Astuce mémo

Greffe = nouvelle image de soi : vue + origine + délais de fonction. (mains d’abord)

5. Frontières corporelles et objets-frontières

Notions clés & Définitions

  • Greffe : La greffe est une transformation médicale qui déplace la frontière entre ce que le corps incarne et ce qu’il devient, en faisant émerger une altérité au sein du vivant.
  • Objet-technique : L’objet-technique désigne la requalification du corps greffé en valeur surtout fonctionnelle et instrumentale, plus qu’en valeur morale.
  • Greffe des mains : La greffe des mains est un cas particulier de greffe qui met fortement en jeu la visibilité, la provenance et la mise en service progressive du greffon.
  • Sujet hybride : Le sujet hybride décrit la position identitaire de la personne greffée, à la fois non réductible à elle-même et distincte de l’autre donneur.

Points essentiels

  • Dans une greffe, le corps est médicalement traité comme autre que la personne qu’il incarnait, ce qui fait perdre une valeur morale et augmenter une valeur technique puis marchande.
  • La greffe des mains pose des problèmes spécifiques car elle est visible, provient d’un cadavre et n’est pas immédiatement fonctionnelle.
  • La personne greffée n’est ni totalement son ancien soi ni complètement l’autre, ce qui fragilise la construction de soi.
  • Toucher un objet mobilise des signes liés à des formes puis des souvenirs réactivés par le contact, ce qui rend la question de la mémoire du “nouveau” membre centrale.

Astuce mémo

Greffe des mains = visibilité + cadavre + délai : la frontière du soi se brouille.

6. Valeurs du corps et greffes

Notions clés & Définitions

  • Greffe d’organe : Une greffe d’organe est une intervention qui remplace un organe par un autre pour restaurer ou modifier une fonction corporelle.
  • Inscription du social sur les corps : L’inscription du social sur les corps désigne le fait que des pratiques collectives rendent certaines différences visibles et interprétables sur le corps.
  • Peau comme fabrication d’identité : La peau comme fabrication d’identité signifie que ses transformations et ses signes contribuent à produire une manière singulière d’exister.

Points essentiels

  • Dans la plupart des cas, le groupe cherche à repérer ou fabriquer une différence corporelle pour rendre le social lisible, justifié et socialement présent.
  • Agir sur la peau permet à l’individu de modifier son rapport au monde, en transformant l’angle de sa relation aux autres et aux situations.
  • La peau enveloppe et incarne la personne en la distinguant des autres ou en la reliant à eux selon les signes visibles utilisés.

Astuce mémo

Peau et greffe : on touche le corps, et le social devient lisible.

7. Modifications corporelles

Notions clés & Définitions

  • Hyperandrogénie : L’hyperandrogénie désigne un excès d’hormones masculines dans l’organisme, pouvant faire l’objet de contrôles dans le sport.
  • Médication anti-testostérone : La médication anti-testostérone est un traitement utilisé pour réduire le taux de testostérones produit naturellement par des sportives concernées par l’hyperandrogénie.
  • Dopage à l’envers : Le dopage à l’envers est une expression décrivant l’usage de médicaments non pour augmenter les performances, mais pour les réduire en baissant la testostérone.

Points essentiels

  • En avril 2018, la Fédération internationale d’athlétisme établit un règlement sur l’hyperandrogénie qui encadre l’excès d’hormones masculines chez certaines sportives.
  • Le règlement impose aux sportives concernées de prendre des médicaments afin de faire baisser le taux de testostérones produit naturellement par leur corps.
  • Le mécanisme est présenté comme un dopage à l’envers, visant à réduire les performances plutôt qu’à les augmenter.

Astuce mémo

Hyperandrogénie = excès de “mâle hormone” → règlement = baisser la testostérone avec médicaments (dopage à l’envers).

8. Corps communicant

Notions clés & Définitions

  • Communauté sourde : La communauté sourde désigne un groupe partageant une langue des signes et des pratiques sociales qui structurent une manière de penser et d’être au monde.
  • Validocentrisme : Le validocentrisme est une attitude qui prend le corps valide comme référence et dévalorise, voire nie, des normes corporelles alternatives.
  • Pairémulation : La pairémulation est la transmission d’expériences par des personnes handicapées autonomes à d’autres en demande d’autonomie afin de renforcer droits et possibilités.

Points essentiels

  • L’argument culturel défend que la communication des sourds repose sur une langue de signes corporels et produit aussi une façon spécifique de se situer au monde.
  • L’argument naturel oppose la transformation de la condition à des tentatives absurdes de changer ce qui relève de caractéristiques (comme vouloir rendre un homme une femme ou un noir blanc).
  • Le validocentrisme peut se manifester par la destruction des corps différents, l’assimilation forcée à un modèle valide et des discriminations menant à une mise en inégalité.
  • La pairémulation vise à renforcer la conscience des personnes handicapées sur leurs possibilités, leurs droits et leurs devoirs.
  • Le pair-accompagnement en France regroupe conseil, soutien et accompagnement, éducation (agir sur l’habitus), dimensions thérapeutiques (réduction du souffrance) et persuasive (modifier conduites et représentations).

Astuce mémo

Sourds = signes; Valides = norme imposée; Pairs = expérience qui circule (Signe → Norme → Pair)

9. Validisme et handicap

Notions clés & Définitions

  • Validisme : Le validisme est une idéologie d’oppression qui classe les corps handicapés comme moins valables car ils ne correspondent pas aux normes médicales de validité.
  • Pair-accompagnement : Le pair-accompagnement regroupe des actions relationnelles par lesquelles des personnes handicapées conseillent et soutiennent pour produire des changements pratiques, éducatifs, thérapeutiques et persuasifs.

Points essentiels

  • Le validocentrisme peut se manifester par des atteintes aux corps différents (par exemple eugénisme) et par des politiques d’assimilation forçant la ressemblance au modèle valide.
  • Dans le validocentrisme, les différences corporelles reçoivent des significations uniquement à partir du corps valide présenté comme normalité et origine.
  • Le validocentrisme s’exprime aussi par une discrimination directe ou indirecte, en traitant comme normal un traitement différencié qui produit inégalités ou infériorité.
  • En rééducation, le corps différent est souvent conçu surtout comme un « moins » à corriger, avec des techniques du corps valido-normées visant le rapprochement aux usages valides.
  • Le validocentrisme peut relayer des scénarios et représentations où la présence en fauteuil ou une mauvaise vision ne sont pas considérées comme allant de soi.
  • La pairémulation vise à renforcer l’autonomie en combinant transmission d’expériences et prise de conscience des droits et devoirs, selon le dispositif décrit par Gardien (2016).

10. Homme réparé et augmenté

Notions clés & Définitions

  • Médecine d’amélioration : La médecine d’amélioration vise à transformer l’humain au-delà de la réparation, en posant la possibilité d’un nouvel être augmenté, notamment via des pratiques biomédicales.
  • Homme réparé : L’homme réparé désigne un corps dont l’objectif biomédical est de retrouver fonctionnalité et efficacité en se rapprochant le plus possible des usages du corps valide.
  • Homme augmenté : L’homme augmenté correspond à une transformation destinée à augmenter les capacités, ce qui ouvre la question d’un être posthumain et de nouveaux usages du corps.

Points essentiels

  • La médecine d’amélioration pose la présence du posthumain en s’appuyant sur des transformations non strictement thérapeutiques, comme le détournement d’agents médicamenteux et le dopage sportif.
  • Le détournement d’agents médicaux cité inclut Ritalin® et Provigil® par des étudiants américains pour réviser et des exosquelettes biomécaniques utilisés par des militaires aux États-Unis.
  • Les pratiques projectives mentionnées regroupent la sélection génétique des enfants à naître, la “guerre contre le vieillissement” et la chirurgie esthétique non réparatrice.
  • Le schéma réparé versus augmenté est aussi illustré par l’écart sportif évoqué entre performances de concurrents handicapés et valides, questionnant la nature organico-mécanique des performances.

Astuce mémo

Réparer = revenir au valide ; Augmenter = dépasser le valide (posthumain).

11. Le corps mort

Notions clés & Définitions

  • Corps mort : Le corps mort désigne le cadavre pris dans un processus social de prise en charge, souvent rendu invisible tant qu’il est en putréfaction.
  • Toilette mortuaire : La toilette mortuaire est un rite de passage qui permet de préparer le corps du défunt et reste accessible aux personnes non spécialisées.
  • Soins palliatifs : Les soins palliatifs regroupent des prises en charge visant à accompagner la fin de vie en mobilisant la dignité et le soulagement des souffrances.
  • Dignité humaine : La dignité humaine est un principe invoqué dans les cadres juridiques liés à la mort, notamment pour guider l’accès aux soins et les décisions en fin de vie.

Points essentiels

  • Au XXe siècle, l’allongement de l’espérance de vie en contexte occidental fait de la mort un enjeu majeur, visible dans l’évolution des lois de bioéthique liées à la dignité et aux fins de vie.
  • Ces lois renvoient notamment à l’accès aux soins palliatifs et au droit à l’euthanasie, ainsi qu’à une injonction récurrente à faire un travail de deuil ou de mémoire.
  • Ce qui est « invisibilisé » n’est pas la mort elle-même, mais les corps morts en voie de putréfaction pris en charge par un personnel spécialisé.
  • La prise en charge des corps en putréfaction se fait dans des lieux où les « profanes » sont bannis.
  • La toilette mortuaire, contrairement à cette mise à distance, demeure praticable par des personnes non spécialisées.
  • Le traitement du corps en contexte de mort n’est jamais uniquement utilitaire ou décoratif : il exprime aussi un ordre social attribuant des statuts aux individus.

Astuce mémo

Mort “invisible” = la putréfaction cachée ; mort “visible” = la toilette accessible.

12. Synthèse sur les représentations du corps

Notions clés & Définitions

  • Représentation du corps : Représentation du corps : façon pour une personne et un groupe de comprendre ce que signifie le corps et ce qu’il exprime dans le monde social.
  • Culture : Culture : ensemble de références partagées qui organise la lecture des corps et oriente ce qu’une société juge cohérent ou problématique.
  • Identité : Identité : manière dont la personne se conçoit et se rapporte au monde, ce qui influence sa compréhension du corps.

Points essentiels

  • Lire les corps et ce qu’ils sont censés révéler dans une culture sert à comprendre comment cette culture inscrit son ordre ou décèle son désordre.
  • Aucune société humaine ne traite le corps comme une simple chose privée strictement individuelle, même quand elle le croit.
  • Dans plusieurs cultures, le corps est pensé comme un produit semi-fini à achever par un travail de fabrication.
  • La manière dont une personne voit et comprend le monde détermine aussi la façon dont elle se représente son corps.
  • Les représentations du corps combinent des dimensions sociales et des dimensions personnelles.

Astuce mémo

Ordre/Désordre : lire le corps, c’est lire la culture; Semi-fini : le corps se “fabrique” dans le social.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1514-1564André Vésale, médecin anatomiste (repère biographique)
1909Robert Hertz met en évidence la symbolique de la prééminence de la main droite
1980Étude de Yvonne Verdier à Minot (Bourgogne) sur le comportement lors des règles
années 1960 et 1970Nouvelle ère des greffes, avec interrogation du rapport au corps
2005Greffe partielle du visage réalisée sur Isabelle Dinoire
2016Gardien (2016) : liberté corporelle, validocentrisme et pairémulation
avril 2018Règlement de la Fédération internationale d’athlétisme sur l’hyperandrogénie
2019Caster Semenya jugée “biologiquement un homme” par les instances sportives

Tableaux de synthèse

Deux représentations du corps

ReprésentationVision du corpsVision de la personne
DissociéeCorps comme machine biochimique ; vocabulaire anatomique isolé ; corps-barrièrePersonne comme “disparue”/découpée, patient sur le modèle de la possession (“mon corps”)
Constituante (holistique)Aucune coupure dedans/dehors ; corps lieu d’expression et de confrontation ; relation au non-soiPersonne comme globale/nœud de relations : “Je ne suis pas seul dans mon corps”

Réparer vs augmenter

NotionObjectifLogique biomédicale associée
Homme réparéRetrouver fonctionnalité et efficacité en se rapprochant du valideTransformation “thérapeutique”/réparatrice visant le rapprochement aux usages valides
Homme augmentéDépasser les capacités, ouvrir au posthumainTransformations non strictement thérapeutiques : détournement d’agents, dopage, pratiques projectives (sélection génétique, guerre contre le vieillissement,…

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre frontières du corps et frontières de la personne : le corps ne coïncide ni dans l’espace ni dans le temps avec la personne.
  2. Réduire l’image du corps à l’apparence : elle inclut forme, contenu, savoir (biomédical) et valeur sociale, variables selon le contexte.
  3. Croire que la biomédecine “voit” la personne : dans la représentation dissociée, le vocabulaire anatomique et l’appel par les organes marquent la séparation de la personne.
  4. Confondre validocentrisme, validisme et eugénisme : le validocentrisme décrit une attitude/référence valide, le validisme une idéologie d’oppression, l’eugénisme n’en est qu’une expression possible.
  5. Mélanger pairémulation et rééducation : la pairémulation vise conscience des droits/devoirs et autonomie par transmission d’expériences, alors que la rééducation dominante tend à reproduire des usages valides.
  6. Assimiler greffe des mains à une simple question technique : elle engage visibilité, provenance (cadavre) et délais de mise en service, donc la frontière du soi.
  7. Penser que les “modifications corporelles” se limitent aux actions individuelles (maquillage, épilation) alors que le cours inclut aussi prothèses et greffes (définition élargie).

Checklist Examen

  1. Définir “personne non équivalente au corps” et expliquer pourquoi “parler du corps, c’est toujours parler de la personne”.
  2. Lister les 4 composantes de l’image du corps (forme, contenu, savoir, valeur) et donner l’idée selon laquelle elles varient selon contexte social, culturel, relationnel et personnel.
  3. Expliquer ce que la représentation dissociée fait au patient : modèle de possession (“mon corps”), vocabulaire anatomique autonome, corps-barrière et contenu sensible absent.
  4. Exposer la représentation constituante/holistique : absence de coupure dedans/dehors, corps nœud de relations, relation au non-soi et corps objet de transcendance (ex. qi/yin-yang, acupuncture).
  5. Définir greffe comme transformation médicale qui déplace la frontière soi/non-soi et fait émerger une altérité au sein du vivant.
  6. Décrire le mécanisme axiologique de la greffe : perte de valeur morale antérieure et accroissement de valeur technique (objet), parfois jusqu’à une logique marchande.
  7. Rappeler pourquoi la greffe des mains est un cas particulier : visibilité, provenance (cadavre) et non-fonctionnalité immédiate, avec fragilisation de la construction de soi.
  8. Donner les catégories de greffes (autogreffe, xénogreffe, allogreffe) et expliquer “médecine de l’identité” ainsi que le rôle de la mémoire corporelle via le toucher.
  9. Décrire l’encadrement de l’hyperandrogénie (avril 2018) : règlement, obligation de médicaments pour baisser la testostérone et présentation comme “dopage à l’envers”.
  10. Expliquer le corps communicant selon E. T. Hall (kinésique, proxémie, chronémiques) et articuler la question du corps sexué/gender (modes 1-3 et exemple Semenya/catégorisation sportive).
  11. Présenter la représentation du handicap (corps présent-absent, liminalité/statut intermédiaire) et relier validocentrisme/validisme à discrimination, assimilation forcée et rééducation valido-normée.
  12. Expliquer le corps mort : invisibilisation de la putréfaction, rôle social des lieux et du personnel spécialisé, toilette mortuaire comme rite accessible, et articulation avec dignité/soins palliatifs/euthanasie.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Les multiples visages du corps humain avec 24 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle affirmation décrit le mieux le rapport entre la personne et le corps ?

2. Pourquoi peut-on dire que parler du corps revient aussi à parler de la personne ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Les multiples visages du corps humain avec 24 flashcards interactives.

Corps — définition ?

Partie matérielle de la personne, distincte mais liée à elle.

Personne non-équivalente au corps — rôle ?

La personne ne se réduit pas à son corps, qui est une portion temporelle et spatiale.

Corps partie de la personne — rôle ?

Il participe à l’expression et à l’être au monde de la personne.

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