★ À maîtriser
Compléments
Albert Camus publie L’Étranger en 1942.
L’asile de vieillards où résidait la mère de Meursault se trouve à Marengo, à quatre-vingts kilomètres d’Alger.
La mère de Meursault est entrée à l’asile trois ans avant sa mort, car son fils ne pouvait subvenir à ses besoins et elle avait besoin d’une garde.
Meursault explique qu’il rendait rarement visite à sa mère parce que ces visites lui prenaient son dimanche et exigeaient un long trajet en autobus.
★ À maîtriser
Meursault refuse de voir le corps de sa mère dans la bière et répond qu’il ne sait pas pourquoi.
Une dizaine d’amis de la mère de Meursault viennent veiller auprès de sa bière, et l’une des femmes pleure parce qu’elle était sa seule amie à l’asile.
Le directeur autorise Thomas Pérez, un vieil ami très proche de la mère de Meursault, à suivre le convoi funéraire.
Compléments
Le directeur indique que la mère de Meursault avait souvent exprimé à ses compagnons le souhait d’être enterrée religieusement et qu’il a pris les dispositions nécessaires.
Le directeur interdit aux pensionnaires d’assister aux enterrements, mais les autorise à veiller les défunts.
★ À maîtriser
Le directeur autorise Thomas Pérez à suivre le convoi parce que la mort de Mme Meursault l’a beaucoup affecté, mais lui interdit la veillée sur le conseil du médecin visiteur.
Le convoi est ordonné ainsi :
Compléments
À l’asile, Mme Meursault et Thomas Pérez étaient souvent plaisantés parce qu’ils ne se quittaient guère et qu’on appelait Pérez son fiancé.
Le curé de Marengo arrive en avance et le trajet à pied jusqu’à l’église du village doit durer au moins trois quarts d’heure.
À l’arrivée de Meursault dans la pièce, les vis de la bière sont enfoncées et quatre hommes en noir s’y trouvent.
Pérez suit le convoi, mais la veillée lui est refusée.
★ À maîtriser
Pendant la marche, le soleil et la chaleur accablent Meursault, qui sue et s’évente avec son mouchoir faute de chapeau.
Pérez, qui boite légèrement, perd du terrain lorsque la voiture accélère, puis coupe à plusieurs reprises à travers champs pour rejoindre le convoi.
Compléments
L’infirmière déléguée explique qu’une marche lente risque de provoquer une insolation, tandis qu’une marche trop rapide peut entraîner un chaud et froid dans l’église.
Près du village, Pérez rejoint le convoi en pleurant d’énervement et de peine ; ses larmes s’étalent sur son visage sans couler à cause de ses rides.
Après l’enterrement, Meursault se réjouit lorsque l’autobus entre dans Alger, car il pense qu’il pourra se coucher et dormir pendant douze heures.
Soleil accablant → marche pénible et risque d’insolation.
★ À maîtriser
Salamano et son épagneul vivent ensemble depuis huit ans et se ressemblent physiquement, mais ils se détestent.
Deux fois par jour, à onze heures et à six heures, Salamano promène son chien selon le même itinéraire ; il le bat et l’insulte quand le chien le fait trébucher, puis le chien recommence à le tirer.
Compléments
L’épagneul de Salamano perd presque tous ses poils à cause d’une maladie de peau et présente des plaques et des croûtes brunes.
Salamano explique son comportement envers son chien en disant : « Il est toujours là. »
Le chien tire Salamano, puis Salamano tire le chien.
★ À maîtriser
Raymond Sintès est le deuxième voisin de palier de Meursault ; il se dit magasinier, tandis que le quartier affirme qu’il vit des femmes.
Raymond demande à Meursault de rédiger une lettre destinée à faire revenir la femme afin de la punir ; Meursault accepte, écrit la lettre et la lit à voix haute à Raymond.
Compléments
Raymond raconte qu’il entretenait une femme à qui il versait vingt francs par jour pour la nourriture et payait trois cents francs de loyer par mois.
Raymond dit avoir découvert un billet de loterie dans le sac de cette femme et une indication du mont-de-piété prouvant qu’elle avait engagé deux bracelets.
Raymond reconnaît avoir battu cette femme jusqu’au sang après l’avoir quittée, et affirme qu’il ne la battait auparavant que « tendrement pour ainsi dire ».
★ À maîtriser
Compléments
Raymond invite Meursault à manger chez lui ; après que Meursault accepte de rédiger sa lettre, il le déclare son « vrai copain ».
Raymond nie être ivre et explique à l’agent qu’il tremble parce qu’il se trouve devant lui.
★ À maîtriser
Meursault accepte de témoigner pour Raymond et, selon celui-ci, il suffit de déclarer que sa maîtresse lui a manqué.
Le chien de Salamano disparaît pendant une promenade au Champ de Manœuvres, près des baraques foraines.
📌 La fourrière garde les chiens trois jours à la disposition de leurs propriétaires, puis en fait ce qu’elle veut.
Compléments
Raymond raconte à Meursault que sa maîtresse lui a donné une gifle et qu’il l’a alors battue.
Salamano craint que les agents prennent son chien et l’informe que la fourrière ne l’a pas retrouvé.
Salamano avait demandé ce chien à un camarade après la mort de sa femme et l’avait nourri au biberon lorsqu’il était très jeune.
Le chien disparaît → Salamano craint de le perdre définitivement.
★ À maîtriser
📌 Meursault répond que changer de vie ne l’intéresse pas, car il estime que toutes les vies se valent et que la sienne ne lui déplaît pas.
📌 Meursault accepte d’épouser Marie si elle le souhaite, tout en lui disant qu’il ne l’aime sans doute pas et que le mariage n’a aucune importance pour lui.
Compléments
Le patron propose à Meursault de partir à Paris pour installer un bureau qui traiterait directement avec les grandes compagnies et lui permettrait aussi de voyager une partie de l’année.
Meursault explique avoir perdu ses ambitions lorsqu’il a dû abandonner ses études, car il a compris qu’elles n’avaient pas d’importance réelle.
Marie dit qu’elle aime Meursault sans doute à cause de son étrangeté, mais qu’elle pourrait un jour en être dégoûtée pour les mêmes raisons.
Salamano révèle que, dans le quartier, certains le jugent mal parce qu’il a placé sa mère à l’asile, mais qu’il estime que Meursault l’aimait beaucoup.
Le patron valorise l’ambition ; Meursault affirme que toutes les vies se valent.
★ À maîtriser
Raymond avertit Meursault qu’il a été suivi toute la journée par un groupe d’Arabes, dont le frère de son ancienne maîtresse, et lui demande de le prévenir s’il en voit un près de la maison.
Au commissariat, Meursault témoigne que la maîtresse de Raymond lui a manqué et Raymond s’en tire avec un avertissement.
Le jour de la sortie, Meursault et Marie voient un groupe d’Arabes près d’un bureau de tabac ; Raymond reconnaît parmi eux l’homme qu’il désigne comme son type.
Compléments
Raymond invite Meursault à passer le dimanche dans le cabanon de son ami, près d’Alger, et Meursault accepte en indiquant qu’il avait déjà promis sa journée à Marie.
Raymond affirme que l’histoire est finie et remarque que les Arabes ne les suivent pas lorsqu’ils partent vers l’arrêt d’autobus.
Meursault, Marie et Raymond prennent l’autobus pour rejoindre la plage, puis traversent un plateau couvert de pierres jaunâtres et d’asphodèles blanches.
Témoignage → invitation au cabanon → rencontre avec les Arabes.
★ À maîtriser
Sur la plage, Raymond et Masson affrontent deux Arabes : Raymond frappe son adversaire, Masson frappe l’autre, puis Raymond est blessé au bras et à la bouche par un couteau.
À la source, Raymond donne son revolver à Meursault après que celui-ci lui a demandé de ne pas tirer sur l’Arabe.
Revenu seul près de la source, Meursault s’avance vers l’Arabe et tire une première fois, puis quatre fois sur son corps inerte.
Compléments
Bagarre, revolver confié, retour seul, coup de feu puis quatre autres
★ À maîtriser
Compléments
📌 Si Meursault ne choisit pas d’avocat, la justice en désigne un d’office.
★ À maîtriser
L’avocat apprend que l’enquête sur la vie privée de Meursault a relevé son apparente insensibilité lors de l’enterrement de sa mère et considère ce fait comme un argument possible pour l’accusation.
Lors d’un interrogatoire, Meursault précise qu’il a tiré une première fois, puis quatre autres fois après quelques secondes.
Le juge d’instruction insiste sur le délai entre le premier et le deuxième coup de revolver, puis sur le fait que Meursault a tiré sur un corps à terre.
Compléments
Meursault explique à son avocat que, le jour de l’enterrement de sa mère, la fatigue et le sommeil l’ont empêché de prendre pleinement conscience de ce qui se passait.
Meursault refuse que son avocat prétende qu’il a dominé ses sentiments naturels pendant l’enterrement, car il juge cette affirmation fausse.
📌 Le juge affirme sa foi en Dieu et attend de Meursault du repentir, tandis que Meursault nie croire en Dieu et dit éprouver plutôt de l’ennui que du véritable regret.
Après le premier interrogatoire marqué par l’insistance religieuse du juge, les rencontres deviennent plus cordiales et se limitent surtout à préciser les déclarations ou à discuter les charges avec l’avocat.
L’instruction de Meursault dure onze mois.
★ À maîtriser
Compléments
Au parloir, deux grilles séparent les visiteurs des prisonniers par un espace de huit à dix mètres.
La distance entre les grilles oblige les visiteurs et les prisonniers à parler très fort.
📌 La plupart des détenus arabes et leurs familles se parlent à voix basse, contrairement aux autres conversations qui s’entrecroisent à voix forte dans le parloir.
Les voix fortes des visiteurs contrastent avec le murmure des familles arabes.
★ À maîtriser
📌 Au début de sa détention, le narrateur pense encore comme un homme libre, notamment en imaginant la plage, puis, après quelques mois, il n’a plus que des pensées de prisonnier.
Le gardien-chef explique au narrateur que la privation de liberté, y compris celle liée aux femmes, constitue précisément la punition de l’emprisonnement.
Pour tuer le temps, le narrateur reconstitue mentalement sa chambre en inventoriant ses meubles, les objets qu’ils portent et leurs détails, ce qui finit par occuper des heures.
📌 En prison, les jours paraissent longs à vivre mais se confondent au point de perdre leur nom, tandis que les mots « hier » et « demain » conservent un sens pour le narrateur.
Compléments
Le narrateur attend la promenade quotidienne et la visite de son avocat, et s’accommode du reste de son temps en prison.
À son entrée en prison, le narrateur est privé de ses cigarettes ; après avoir d’abord souffert de ne plus fumer, il s’y habitue et la privation cesse d’être une punition pour lui.
Dans les derniers mois de sa détention, le narrateur dort de seize à dix-huit heures par jour et consacre les six heures restantes aux repas, aux besoins naturels, à ses souvenirs et à la lecture d’un fait divers.
Le fait divers lu par le narrateur raconte qu’un voyageur revenu riche après vingt-cinq ans est assassiné par sa mère et sa sœur, qui se suicident après la révélation de son identité.
Les pensées libres rendent les murs sensibles ; l’habitude transforme ensuite les pensées en pensées de prisonnier.
★ À maîtriser
À l’ouverture de l’audience, les jurés sont tirés au sort, le président pose des questions, l’acte d’accusation est lu, puis l’huissier appelle les témoins.
Interrogé sur la raison pour laquelle il a placé sa mère à l’asile, le narrateur répond qu’il manquait d’argent pour la faire garder et soigner.
Le procureur présente le bain, le cinéma et la liaison de Meursault avec Marie au lendemain de la mort de sa mère comme des indices de son insensibilité.
Le procureur relie l’enterrement de la mère et le meurtre en accusant Meursault d’avoir enterré sa mère avec un cœur de criminel.
Compléments
L’affaire du narrateur est inscrite à la dernière session de la cour d’assises, qui doit se terminer avec le mois de juin, et son avocat prévoit des débats de deux ou trois jours.
Un journaliste annonce au narrateur que son affaire a été montée en épingle parce que l’été est une saison creuse pour les journaux et que son histoire, avec celle d’un parricide, mérite leur intérêt.
Les témoins appelés sont :
Le président affirme qu’il dirigera les débats avec impartialité et objectivité, et que le jury rendra sa sentence dans un esprit de justice.
Le directeur de l’asile témoigne que la mère de Meursault se plaignait de lui, qu’elle lui reprochait son placement à l’asile et qu’il avait été calme à l’enterrement.
Le directeur rapporte que Meursault n’a pas voulu voir sa mère, n’a pas pleuré, est parti sans se recueillir sur sa tombe et ignorait son âge.
Le concierge témoigne que Meursault avait fumé, dormi et pris du café au lait lors de la veillée de sa mère.
Pour le procureur, le café proposé par un étranger pouvait être accepté, mais un fils devait le refuser devant le corps de sa mère.
Thomas Pérez ne peut pas dire si Meursault a pleuré à l’enterrement, car sa propre peine l’empêchait de voir.
Céleste qualifie le crime de Meursault de malheur et le décrit comme un homme qui ne parle pas pour ne rien dire.
Le procureur interprète l’aide de Meursault à Raymond, son témoignage au commissariat et son absence d’intervention lors de la gifle comme des signes de complicité avec un souteneur.
Le procureur affirme que Meursault a tué pour des raisons futiles afin de régler une affaire de mœurs impliquant Raymond.
Les témoins racontent des faits ; le procureur les transforme en jugement moral.
★ À maîtriser
Le procureur soutient que Meursault a prémédité le meurtre et annonce vouloir le démontrer par les faits puis par la psychologie de l’accusé.
Dans sa plaidoirie, l’avocat de Meursault le déclare coupable tout en présentant des excuses, tandis que le procureur affirme sa culpabilité sans excuses.
Compléments
Selon le récit du procureur, Meursault a écrit la lettre avec Raymond pour attirer la maîtresse de celui-ci et la livrer à ses mauvais traitements.
Le procureur affirme que Meursault a provoqué sur la plage les adversaires de Raymond, puis lui a demandé son revolver après que Raymond eut été blessé.
Pendant les plaidoiries, l’avocat demande à Meursault de se taire et l’affaire se déroule sans qu’il puisse réellement intervenir.
★ À maîtriser
Le procureur soutient que l’intelligence de Meursault et sa connaissance de la valeur des mots prouvent qu’il savait ce qu’il faisait.
Le procureur reproche à Meursault de n’avoir jamais exprimé de regrets pendant l’instruction et affirme que son absence d’âme et de principes moraux le retranche de la société.
Le procureur assimile le fait de tuer moralement sa mère au meurtre d’un père et demande la tête de Meursault, qu’il juge également coupable du meurtre que la cour jugera le lendemain.
Le président annonce à Meursault qu’il aura la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français.
Compléments
Le procureur présente les quatre tirs supplémentaires comme la preuve que Meursault a achevé l’Arabe posément et de façon réfléchie.
Meursault explique au président qu’il n’avait pas eu l’intention de tuer l’Arabe et que son acte était dû au soleil.
L’avocat de Meursault le présente comme un travailleur régulier, fidèle à son employeur, compatissant et soutien de sa mère, puis demande les circonstances atténuantes en invoquant une minute d’égarement.
Le procureur fait du vide de l’âme une charge ; l’avocat y lit un honnête homme.
Après sa condamnation, Meursault refuse pour la troisième fois de recevoir l’aumônier et cherche à savoir s’il peut échapper à l’exécution.
Meursault juge disproportionné qu’une décision issue d’un jugement potentiellement différent produise des effets aussi certains que le mur de sa cellule.
L’espoir d’évasion ouvre une issue imaginaire ; la mécanique impose une certitude.
★ À maîtriser
📌 Meursault oppose la guillotine, qui n’offre aucune chance et dont le fonctionnement doit être souhaité par le condamné, à une peine laissant une possibilité de survie.
Compléments
Meursault propose une combinaison chimique qui tuerait le condamné neuf fois sur dix, à condition que celui-ci connaisse cette probabilité.
Meursault croyait que l’accès à la guillotine exigeait de monter sur un échafaud et des marches, croyance qu’il relie à ce qu’il avait appris sur la Révolution de 1789.
Une chance de survie, même infime, rendrait la peine moins implacable.
★ À maîtriser
La guillotine est posée à même le sol, au niveau de l’homme qui marche vers elle, et sa mécanique tue avec précision.
Meursault passe ses nuits à attendre l’aube, car il sait que les gardiens viennent à ce moment pour l’exécution.
Pour supporter l’attente, Meursault envisage d’abord le rejet de son pourvoi et accepte l’idée de mourir, puis s’autorise à considérer l’hypothèse d’une grâce et doit contenir sa joie.
Compléments
L’échafaud imaginé en hauteur s’oppose à la machine posée au sol.
★ À maîtriser
Meursault refuse de recevoir l’aumônier parce qu’il ne croit pas en Dieu et considère cette question comme sans importance.
Meursault refuse la consolation religieuse et dit à l’aumônier qu’il ne veut pas perdre le peu de temps qui lui reste à parler de Dieu.
Compléments
📌 Meursault distingue la condamnation prononcée par la justice des hommes de la notion de péché invoquée par l’aumônier, qu’il ne dit pas comprendre.
★ À maîtriser
📌 Meursault affirme que la mort rend égaux tous les hommes, qui sont tous condamnés à mourir, et rejette ainsi l’idée que la condamnation à mort le sépare radicalement des autres.
Compléments
Meursault saisit l’aumônier par le col, crie et déverse sur lui sa colère avant que les gardiens ne les séparent.
Après son emportement, Meursault retrouve le calme et éprouve la paix de la nuit dans sa cellule.
Meursault souhaite qu’il y ait beaucoup de spectateurs à son exécution et qu’ils l’accueillent avec des cris de haine.
La colère contre l’aumônier → l’apaisement et l’ouverture à l’indifférence du monde.
Teste tes connaissances sur L’Étranger : Raymond et Meursault avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Après avoir reçu le télégramme annonçant la mort de sa mère, quelle incertitude Meursault exprime-t-il ?
2. Pourquoi la mère de Meursault était-elle entrée à l’asile trois ans avant sa mort ?
Mémorisez les concepts clés de L’Étranger : Raymond et Meursault avec 10 flashcards interactives.
Que révèle le télégramme reçu par Meursault sur le décès de sa mère ?
Il annonce sa mort sans préciser si elle a eu lieu aujourd’hui ou la veille.
Pourquoi Meursault refuse-t-il de voir le corps de sa mère dans la bière ?
Il ne sait pas pourquoi.
En quelle année Albert Camus publie-t-il *L’Étranger* ?
En 1942.
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