QCM : Liberté et contrôle de l’information (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un pays où la liberté d’expression et de la presse est officiellement proclamée, mais où des journalistes sont empêchés de publier, quelle distinction s’applique ?

La liberté est assurée dès lors que le public choisit les contenus.
La liberté proclamée n’est pas nécessairement respectée dans les faits.
La liberté dépend principalement du financement de la diffusion.
La liberté proclamée garantit le respect effectif de la presse.

La liberté proclamée n’est pas nécessairement respectée dans les faits.

Explication

Une liberté peut être proclamée sans être effectivement respectée. Confondre proclamation et application revient à croire que le principe suffit à garantir sa mise en œuvre ; financement et attentes du public relèvent d’autres formes de pouvoir.

2. Un gouvernement impose des règles juridiques aux médias, une entreprise menace de retirer son financement et des lecteurs réclament davantage de contenus conformes à leurs attentes. Quel pouvoir correspond à chaque pression, dans cet ordre ?

Pouvoir politique, pouvoir de l’opinion publique, pouvoir économique
Pouvoir de l’opinion publique, pouvoir économique, pouvoir politique
Pouvoir politique, pouvoir économique, pouvoir de l’opinion publique
Pouvoir économique, pouvoir politique, pouvoir de l’opinion publique

Pouvoir politique, pouvoir économique, pouvoir de l’opinion publique

Explication

Le pouvoir politique agit par des moyens juridiques, le pouvoir économique peut peser sur le financement de la diffusion et l’opinion publique exprime des attentes envers les contenus consommés. Attribuer le financement au politique confond les leviers, tandis que les attentes du public et les règles juridiques correspondent à des pouvoirs distincts.

3. Quelle chronologie retrace correctement les étapes de l’affaire Dreyfus, de la condamnation à la réhabilitation ?

Condamnation en 1894, découverte d’Esterhazy en 1896, « J’accuse ! » en 1898, réhabilitation en 1899, nouveau procès en 1906
Condamnation en 1894, « J’accuse ! » en 1896, découverte d’Esterhazy en 1898, nouveau procès en 1899, réhabilitation en 1906
Découverte d’Esterhazy en 1894, condamnation en 1896, « J’accuse ! » en 1898, nouveau procès en 1899, réhabilitation en 1906
Condamnation en 1894, découverte d’Esterhazy en 1896, « J’accuse ! » en 1898, nouveau procès en 1899, réhabilitation en 1906

Condamnation en 1894, découverte d’Esterhazy en 1896, « J’accuse ! » en 1898, nouveau procès en 1899, réhabilitation en 1906

Explication

Picquart découvre Esterhazy en 1896, puis Zola publie « J’accuse ! » en 1898 ; le nouveau procès a lieu en 1899 et la réhabilitation en 1906. Placer la découverte après Zola inverse les étapes, tandis que le verdict de 1899 n’est pas la réhabilitation.

4. Pendant une affaire judiciaire, des articles spéculatifs reprennent des préjugés et orientent les lecteurs vers une accusation, tandis que les demandes du public influencent les sujets traités. Quelle analyse distingue ces deux phénomènes ?

Les articles reflètent les demandes du public, tandis que les préjugés orientent les choix éditoriaux.
Les articles peuvent influencer l’opinion, tandis que les attentes du public orientent les sujets et leur traitement.
Les sujets sont orientés par les médias, tandis que l’opinion reste indépendante des articles.
Les attentes du public influencent l’opinion, tandis que les articles déterminent les sujets demandés.

Les articles peuvent influencer l’opinion, tandis que les attentes du public orientent les sujets et leur traitement.

Explication

Des articles spéculatifs, agressifs ou fondés sur des préjugés peuvent façonner l’opinion ; en retour, les attentes du public peuvent orienter les sujets et leur traitement. Inverser les deux influences, réduire les préjugés aux demandes du public ou séparer l’opinion des articles confond ces mécanismes.

5. Que désigne l’Agence France-Presse dans le marché de l’information ?

Un organisme public qui produit des commentaires éditoriaux pour le gouvernement
Une régie publicitaire qui vend directement des espaces aux annonceurs
Un fournisseur d’informations brutes, factuelles et vérifiées, auquel les médias s’abonnent
Un réseau de journaux financés par les dons et les abonnements de leurs lecteurs

Un fournisseur d’informations brutes, factuelles et vérifiées, auquel les médias s’abonnent

Explication

L’AFP fournit aux médias des informations brutes, factuelles et vérifiées, distribuées par abonnement. Une régie publicitaire, contrairement à l’AFP, organise la vente d’espaces publicitaires.

6. Quel événement déclenche une grève de 40 jours au Journal du Dimanche en 2023 ?

La nomination de Geoffroy Lejeune à sa direction
La demande d’un changement de ligne éditoriale
Le départ de journalistes vers la chaîne CNews
L’achat du journal par Daniel Kretinsky

La nomination de Geoffroy Lejeune à sa direction

Explication

La nomination de Geoffroy Lejeune à la direction du Journal du Dimanche entraîne une grève de 40 jours en 2023. L’intervention éditoriale de Daniel Kretinsky concerne d’autres rédactions et ne déclenche pas cette grève.

7. Quel rôle les blancs laissés dans les journaux pendant la Première Guerre mondiale remplissaient-ils ?

Permettre aux lecteurs d’ajouter des nouvelles locales aux éditions censurées
Masquer les horreurs du front et contribuer au maintien du moral à l’arrière
Signaler les articles rejetés par les rédactions pour manque de vérification
Remplacer les informations militaires par des messages de recrutement pour le front

Masquer les horreurs du front et contribuer au maintien du moral à l’arrière

Explication

Les espaces blancs dissimulaient des informations sur les horreurs du front et participaient ainsi au maintien du moral de la population à l’arrière. La propagande de recrutement relève d’une autre fonction et n’explique pas ces blancs.

8. À quel moment des journalistes transmettent-ils les affrontements de l’offensive du Têt, choquant l’opinion publique américaine ?

En mars 1968, après les violences contre un hameau.
En janvier 1968, lors de l’offensive du Têt.
En février 1968, après l’exécution d’un Vietcong.
En juin 1972, lors de la publication de « Napalm Girl ».

En janvier 1968, lors de l’offensive du Têt.

Explication

Les journalistes présents transmettent les affrontements du Têt en direct en janvier 1968, ce qui choque l’opinion publique américaine. L’exécution d’un Vietcong a lieu le mois suivant, en février 1968.

9. En quoi le journalisme embarqué au Yémen se distingue-t-il du reportage en Ukraine décrit dans le cours ?

Au Yémen, les journalistes peuvent dépendre d’une escorte militaire, tandis qu’en Ukraine ils peuvent s’appuyer sur un fixeur civil.
Au Yémen, les reporters sont aidés par un fixeur civil, tandis qu’en Ukraine ils dépendent d’une escorte militaire.
Au Yémen, les reporters portent des casques et des gilets pare-balles, tandis qu’en Ukraine ils risquent un enlèvement terroriste.
Au Yémen, les journalistes couvrent la guerre des drones à l’est, tandis qu’en Ukraine ils observent les destructions civiles.

Au Yémen, les journalistes peuvent dépendre d’une escorte militaire, tandis qu’en Ukraine ils peuvent s’appuyer sur un fixeur civil.

Explication

Au Yémen, les journalistes peuvent être escortés par l’armée officielle et constater les conséquences des combats pour les civils; en Ukraine, la couverture mentionnée s’appuie notamment sur un fixeur civil. Le distracteur qui inverse ces aides attribue à chaque contexte le dispositif décrit pour l’autre.

10. Pourquoi des belligérants ciblent-ils délibérément des journalistes dans les zones de conflit ?

Pour contraindre les médias à privilégier les communiqués militaires
Pour réduire la dépendance des reporters envers les fixeurs locaux
Pour empêcher la documentation des crimes de guerre et des bilans civils
Pour limiter la circulation des journalistes entre les zones de combat

Pour empêcher la documentation des crimes de guerre et des bilans civils

Explication

En ciblant les journalistes, des belligérants cherchent à empêcher que les crimes de guerre et les bilans civils soient documentés. Les restrictions d’accès aux zones de combat peuvent aussi créer des zones de silence, mais elles ne constituent pas le motif décrit ici.

11. Pourquoi la liberté de la presse peut-elle rester fragilisée même lorsqu’elle est proclamée ?

Parce que les entreprises privées déterminent le cadre juridique applicable aux médias.
Parce que les pouvoirs politique, économique et celui de l’opinion publique peuvent exercer des pressions sur l’information.
Parce que les médias sont tenus de privilégier les contenus financés par les pouvoirs publics.
Parce que les journalistes doivent obtenir l’accord des lecteurs avant de publier leurs enquêtes.

Parce que les pouvoirs politique, économique et celui de l’opinion publique peuvent exercer des pressions sur l’information.

Explication

La liberté proclamée ne garantit pas son respect, car les pouvoirs politique, économique et celui de l’opinion publique peuvent chercher à contrôler l’information. Le cadre juridique relève du pouvoir politique, et non des entreprises privées.

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Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Liberté et contrôle de l’information.

Quel contraste caractérise la liberté d’expression et de la presse ?

Elle est proclamée, mais son respect n’est pas toujours assuré.

Par quels moyens le pouvoir politique peut-il contrôler l’information ?

Par les moyens juridiques.

À quelle date Émile Zola publie-t-il « J’accuse ! » en une de L’Aurore ?

Le 13 janvier 1898.

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