QCM : Liberté et déterminisme (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qu’une cause de soi dans la définition attribuée à Spinoza ?

Une chose dont l’existence commence par un événement extérieur à sa nature.
Une chose dont l’essence implique nécessairement l’existence et qui ne se conçoit qu’existante.
Une chose dont l’existence dépend d’une cause extérieure et dont l’essence reste contingente.
Une chose dont l’essence permet plusieurs états, dont celui de ne pas exister.

Une chose dont l’essence implique nécessairement l’existence et qui ne se conçoit qu’existante.

Explication

Une cause de soi est une chose dont l’essence implique nécessairement l’existence et qui ne peut se concevoir qu’existante. Une chose dont l’existence dépend d’une cause extérieure relève au contraire d’une causalité autre que celle de soi.

2. Dans l’analyse de Freud, quelle fonction le Surmoi exerce-t-il par rapport au Ça ?

Il produit les pulsions que le Ça cherche à satisfaire.
Il transforme les désirs conscients en décisions libres.
Il enregistre les causes extérieures qui déterminent les actes.
Il représente les instances qui empêchent les pulsions du Ça.

Il représente les instances qui empêchent les pulsions du Ça.

Explication

Le Ça porte les pulsions, tandis que le Surmoi représente les instances qui les empêchent. Confondre le Surmoi avec la source des pulsions inverse les rôles attribués à ces deux instances.

3. Une personne cherche une règle de conduite morale : quel critère correspond à l’impératif catégorique ?

Agir selon une maxime que l’on peut vouloir universelle.
Agir selon une règle que la loi autorise dans son pays.
Agir selon une maxime qui s’applique à soi, mais pas aux autres.
Agir selon une règle qui sert ses intérêts dans la situation présente.

Agir selon une maxime que l’on peut vouloir universelle.

Explication

L’impératif catégorique demande de choisir une maxime que l’on pourrait vouloir universelle. Une règle limitée à ses intérêts personnels ne satisfait pas ce critère d’universalisation.

4. Pourquoi l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen est-il évoqué comme une limite théorique à la liberté absolue ?

Parce qu’il encadre l’exercice de la liberté en posant des limites à son usage.
Parce qu’il affirme que chaque individu peut échapper à toute règle commune.
Parce qu’il définit la liberté comme la capacité de se donner sa propre maxime.
Parce qu’il distingue les choix intérieurs des actions réalisées dans le monde.

Parce qu’il encadre l’exercice de la liberté en posant des limites à son usage.

Explication

L’article 4 est évoqué comme une limite théorique à l’idée d’une liberté sans aucune contrainte. La capacité de se donner une maxime relève plutôt de la liberté morale et de l’impératif catégorique.

5. Comment la thèse attribuée à Spinoza explique-t-elle le sentiment humain d’être libre ?

Les humains se sentent libres parce qu’ils connaissent les causes de leurs décisions.
Les humains se sentent libres parce que leurs actions échappent aux chaînes de causes.
Les humains se sentent libres parce qu’ils ignorent les causes qui déterminent leurs actions.
Les humains se sentent libres parce que leurs désirs suppriment les causes extérieures.

Les humains se sentent libres parce qu’ils ignorent les causes qui déterminent leurs actions.

Explication

La thèse oppose le sentiment humain de liberté à l’ignorance des causes qui déterminent l’action. Connaître ces causes n’explique donc pas le sentiment de liberté : c’est leur ignorance qui le favorise.

6. Quelle thèse définit l’existentialisme de Sartre quant au rapport entre existence et essence ?

L’existence précède l’essence, et l’homme se définit par ses actes.
L’existence et l’essence sont simultanées, et les actes révèlent une nature immuable.
L’essence précède l’existence, et l’homme réalise une nature fixée d’avance.
L’essence se forme avant l’existence, puis les actes en expriment les possibilités.

L’existence précède l’essence, et l’homme se définit par ses actes.

Explication

Pour l’existentialisme, l’homme existe d’abord et se définit ensuite par ses actes. L’idée d’une nature humaine fixée d’avance correspond au rapport inverse entre essence et existence.

7. Pourquoi, selon la thèse présentée, l’être humain peut-il croire qu’il agit librement sans connaître ce qui détermine ses actes ?

Il peut observer ses actes, mais ne sait pas distinguer les pulsions des interdits sociaux.
Il agit sans éprouver de désirs, mais confond ses habitudes avec des décisions réfléchies.
Il connaît les causes de ses actes, mais ne reconnaît pas les désirs qui les accompagnent.
Il est conscient de ses désirs, mais ignore les causes réelles qui le poussent à agir.

Il est conscient de ses désirs, mais ignore les causes réelles qui le poussent à agir.

Explication

La conscience de ses désirs peut donner à l’être humain le sentiment d’être libre, alors qu’il ignore les causes réelles de son action. Connaître ses désirs ne signifie donc pas connaître ce qui les détermine.

8. Quelle distinction oppose la liberté absolue à la liberté relative ?

La liberté absolue suppose l’autonomie, tandis que la liberté relative désigne une soumission volontaire.
La liberté absolue exclut toute contrainte, tandis que la liberté relative s’exerce malgré des limites.
La liberté absolue dépend de la loi, tandis que la liberté relative repose sur le libre arbitre.
La liberté absolue concerne les choix intérieurs, tandis que la liberté relative concerne les actes publics.

La liberté absolue exclut toute contrainte, tandis que la liberté relative s’exerce malgré des limites.

Explication

La liberté absolue implique l’absence de toute contrainte ou opposition, alors que la liberté relative demeure possible malgré certaines limites. La référence à la loi ne définit pas la différence entre ces deux formes de liberté.

9. Que désigne la liberté morale ?

La capacité d’exécuter ses choix sans obstacle extérieur.
La faculté de l’âme à se définir.
La faculté de traiter autrui comme un moyen utile.
La possibilité d’agir dans les limites fixées par la loi.

La faculté de l’âme à se définir.

Explication

La liberté morale est définie comme la faculté de l’âme à se définir. L’action dans les limites de la loi caractérise la liberté civile, et non la liberté morale.

10. Quelle formule célèbre Sartre emploie-t-il dans L’existentialisme est un humanisme pour exprimer la condition humaine ?

L’homme est condamné à être libre.
L’homme est libéré de toute responsabilité.
L’homme est destiné à suivre sa nature.
L’homme est déterminé par un ordre extérieur.

L’homme est condamné à être libre.

Explication

Dans L’existentialisme est un humanisme, Sartre formule l’idée que « l’homme est condamné à être libre ». Dire que l’homme est déterminé par un ordre extérieur contredit cette formule et la responsabilité qui l’accompagne.

11. Dans la morale kantienne, comment faut-il considérer autrui ?

Comme un sujet auquel les règles morales ne s’appliquent pas.
Comme un moyen utile, dès lors que l’objectif poursuivi est moral.
Comme un partenaire dont la valeur dépend de son utilité sociale.
Comme une fin en soi, et non simplement comme un moyen.

Comme une fin en soi, et non simplement comme un moyen.

Explication

La morale kantienne demande de considérer autrui comme une fin, et non seulement comme un moyen. Le fait qu’un objectif soit jugé moral ne justifie pas de réduire une personne à son utilité.

12. Pour Sartre, pourquoi l’homme reste-t-il responsable de ses actes après avoir été jeté dans le monde ?

Les circonstances extérieures choisissent ses actes et portent sa responsabilité.
Une nature humaine fixe détermine ses actes et en assume la justification.
Une valeur universelle prescrit sa conduite et répond de ses décisions.
Aucune valeur ni aucun ordre extérieur ne justifie sa conduite à sa place.

Aucune valeur ni aucun ordre extérieur ne justifie sa conduite à sa place.

Explication

L’homme est responsable de ce qu’il fait, car aucune valeur ou aucun ordre extérieur ne peut justifier sa conduite à sa place. L’idée que les circonstances choisissent ses actes déplacerait cette responsabilité vers une cause extérieure.

13. Une personne a choisi de prendre la parole, et rien ne l’empêche de le faire : quelle notion de liberté décrit cette absence d’obstacle ?

La liberté négative, comprise comme l’absence d’obstacle à la réalisation d’un choix.
La liberté civile, comprise comme la faculté de définir sa propre volonté.
La liberté positive, comprise comme la capacité de se déterminer soi-même.
La liberté de volonté, comprise comme la réalisation extérieure d’un choix.

La liberté négative, comprise comme l’absence d’obstacle à la réalisation d’un choix.

Explication

La liberté négative correspond à l’absence d’obstacle dans la réalisation de ses choix. La capacité de se déterminer soi-même désigne plutôt la liberté positive.

14. Quelle situation illustre le mieux la liberté positive ?

Une personne bénéficie d’un droit de circulation.
Une personne agit sans rencontrer d’obstacle extérieur.
Une personne exerce une activité autorisée par la loi.
Une personne se détermine elle-même dans ses choix.

Une personne se détermine elle-même dans ses choix.

Explication

La liberté positive est la capacité de se déterminer soi-même. Agir sans obstacle illustre plutôt la liberté négative.

15. Une personne prend intérieurement une décision, puis cherche à la mettre en œuvre dans le monde : quelle distinction s’applique ?

La décision relève de la liberté d’action, et sa réalisation relève de la liberté de volonté.
Les deux relèvent de la liberté de volonté, puisqu’elles partent d’une intention.
La décision relève de la liberté de volonté, et sa réalisation relève de la liberté d’action.
Les deux relèvent de la liberté d’action, puisqu’elles conduisent à un choix concret.

La décision relève de la liberté de volonté, et sa réalisation relève de la liberté d’action.

Explication

La liberté de volonté est intérieure et concerne la détermination des choix, tandis que la liberté d’action est extérieure et permet de les réaliser. La confusion entre les deux consiste à attribuer la réalisation extérieure à la volonté.

16. Si une personne invoque une nature humaine fixée d’avance pour expliquer sa conduite, quelle réponse correspond à la règle existentialiste de Sartre ?

Une nature humaine innée détermine les actes avant toute existence.
Une essence commune permet de prévoir les actes de chaque personne.
Aucune nature humaine donnée ne détermine d’avance sa conduite.
Une valeur extérieure fixe la conduite en fonction de l’essence humaine.

Aucune nature humaine donnée ne détermine d’avance sa conduite.

Explication

Puisque l’existence précède l’essence, aucune nature humaine donnée et figée ne peut expliquer d’avance la conduite. Invoquer une essence innée revient à supposer précisément le type de nature fixée que Sartre récuse.

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Que désigne la liberté absolue ?

L’absence de toute contrainte ou opposition.

Comment s’exerce la liberté relative ?

Malgré des limites.

Qu’est-ce que la liberté morale ?

La faculté de l’âme à se définir.

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