QCM : Verbe, temps et modalisation (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans la phrase « Les élèves rangent les livres », comment la voix active présente-t-elle le sujet ?

Comme le complément qui précise le bénéficiaire de l’action
Comme celui qui subit l’action exprimée par le verbe
Comme l’élément qui désigne le moment de l’action
Comme celui qui accomplit l’action exprimée par le verbe

Comme celui qui accomplit l’action exprimée par le verbe

Explication

À la voix active, le sujet est présenté comme l’agent qui fait l’action du verbe. La confusion possible est avec la voix passive, où le sujet est présenté comme celui qui subit l’action.

2. Dans la phrase « Le colis est porté par Lina », quel rôle la voix passive attribue-t-elle au sujet « le colis » ?

Il accomplit l’action exprimée par le verbe
Il précise la manière dont l’action se déroule
Il désigne l’agent qui réalise l’action
Il subit l’action exprimée par le verbe

Il subit l’action exprimée par le verbe

Explication

À la voix passive, le sujet subit l’action exprimée par le verbe. Le présenter comme l’agent correspondrait à la caractéristique de la voix active.

3. En transformant « Le jardinier taille les haies » à la voix passive, quelle transformation faut-il effectuer ?

« Le jardinier » devient complément d’objet, « les haies » devient complément d’agent et le verbe se forme avec avoir
« Les haies » devient sujet, « le jardinier » disparaît et le verbe reste à sa forme simple
« Le jardinier » reste sujet, « les haies » devient complément d’agent et le verbe se forme avec être
« Les haies » devient sujet, « le jardinier » devient complément d’agent et le verbe se forme avec être

« Les haies » devient sujet, « le jardinier » devient complément d’agent et le verbe se forme avec être

Explication

Le COD « les haies » devient le sujet, tandis que le sujet « le jardinier » devient complément d’agent; le verbe prend une forme composée avec l’auxiliaire être. L’auxiliaire avoir ne correspond pas à la transformation passive décrite ici.

4. À quoi servent les modes verbaux ?

À traduire l’état d’esprit du locuteur et sa manière d’envisager un fait
À préciser la personne qui accomplit l’action et le nombre des participants
À distinguer le sujet grammatical du complément lié au verbe
À situer systématiquement l’action dans une période passée ou future

À traduire l’état d’esprit du locuteur et sa manière d’envisager un fait

Explication

Les modes traduisent l’état d’esprit de celui qui parle et la façon dont il envisage le fait. La personne et le nombre relèvent plutôt des variations de certaines formes verbales.

5. Quelle distinction permet de différencier les modes personnels des modes impersonnels ?

Les modes personnels varient en personne, contrairement aux modes impersonnels
Les modes personnels expriment le passé, contrairement aux modes impersonnels
Les modes impersonnels varient en personne, contrairement aux modes personnels
Les modes impersonnels expriment un ordre, contrairement aux modes personnels

Les modes personnels varient en personne, contrairement aux modes impersonnels

Explication

Les modes personnels présentent des variations de personne, tandis que les modes impersonnels n’en présentent pas. L’idée que les modes impersonnels varient en personne inverse précisément cette distinction.

6. Un locuteur présente un fait comme réel, réalisable ou hypothétique; quel mode correspond à ces valeurs et combien de temps compte-t-il ?

L’infinitif, qui compte deux temps
L’indicatif, qui compte dix temps
Le subjonctif, qui compte quatre temps
L’impératif, qui compte deux temps

L’indicatif, qui compte dix temps

Explication

L’indicatif exprime le réel, le réalisable et l’hypothèse, et il compte dix temps. Le subjonctif compte quatre temps, mais il exprime notamment le possible, le doute et le souhait.

7. Dans « Je souhaite qu’elle réussisse », quel mode exprime le souhait et combien de temps possède-t-il ?

L’impératif, qui possède deux temps
L’indicatif, qui possède dix temps
Le participe, qui possède deux temps
Le subjonctif, qui possède quatre temps

Le subjonctif, qui possède quatre temps

Explication

Le subjonctif exprime notamment le souhait, le possible et le doute, et possède quatre temps. L’indicatif compte dix temps et exprime plutôt le réel, le réalisable et l’hypothèse.

8. À l’indicatif, quels repères temporels les temps permettent-ils de distinguer ?

L’action achevée, l’action en cours et l’ordre
La personne, le nombre et le genre
Le présent, le passé et le futur
Le réel, le possible et le souhait

Le présent, le passé et le futur

Explication

Les temps de l’indicatif situent un fait dans le présent, le passé ou le futur. Le réel, le possible et le souhait décrivent des valeurs associées aux modes, non les repères temporels demandés.

9. Dans une phrase, quelle opposition de sens distingue généralement un temps simple d’un temps composé ?

Le temps simple présente une action en cours de réalisation et le temps composé une action achevée
Le temps simple présente une action achevée et le temps composé une action en cours de réalisation
Le temps simple situe le fait au présent et le temps composé le situe au passé
Le temps simple exprime un souhait et le temps composé exprime un ordre

Le temps simple présente une action en cours de réalisation et le temps composé une action achevée

Explication

Les temps simples présentent une action en cours de réalisation, tandis que les temps composés présentent une action achevée. L’inversion de ces deux valeurs constitue une confusion fréquente.

10. Quelle distinction sépare le repentir du remords ?

Le repentir vise une offense subie et nourrit l’hostilité, tandis que le remords exprime une tristesse liée au passé regretté.
Le repentir désigne l’angoisse d’avoir mal agi, tandis que le remords exprime le regret d’une faute et le désir de la réparer.
Le repentir exprime une tristesse liée au passé regretté, tandis que le remords désigne le souvenir tenace d’une offense subie.
Le repentir associe le regret d’une faute au désir de la réparer, tandis que le remords mêle angoisse et honte d’avoir mal agi.

Le repentir associe le regret d’une faute au désir de la réparer, tandis que le remords mêle angoisse et honte d’avoir mal agi.

Explication

Le repentir comprend le regret d’une faute et une volonté de réparation, alors que le remords est une angoisse mêlée de honte. Confondre le repentir avec le remords inverse précisément ces deux valeurs.

11. Une personne se rappelle avec tristesse un passé qu’elle regrette, tandis qu’une autre reste hostile à quelqu’un qui l’a offensée : quels sentiments éprouvent-elles respectivement ?

La première éprouve de la rancune et la seconde de la nostalgie.
La première éprouve du repentir et la seconde du remords.
La première éprouve de la nostalgie et la seconde de la rancune.
La première éprouve du remords et la seconde du repentir.

La première éprouve de la nostalgie et la seconde de la rancune.

Explication

La nostalgie est une tristesse liée au regret obsédant du passé, tandis que la rancune conserve le souvenir d’une offense avec hostilité. La rancune ne désigne donc pas le regret d’un passé personnel.

12. Dans « Je vous explique la règle en ce moment », quelle valeur a le présent du verbe « explique » ?

Il présente une action habituelle qui se répète dans le temps.
Il situe l’action au moment où le locuteur parle.
Il introduit une action passée dans un récit raconté au présent.
Il énonce une vérité générale valable indépendamment du moment de parole.

Il situe l’action au moment où le locuteur parle.

Explication

Le présent d’énonciation exprime un fait qui se déroule au moment où l’on parle ou écrit. Le présent de narration s’insère plutôt dans un récit situé dans le passé.

13. Dans « Chaque été, Léa séjourne chez ses grands-parents », quelle valeur porte le présent de « séjourne » ?

Il marque une action qui se répète à intervalles réguliers.
Il présente une action passée achevée dont les effets persistent.
Il annonce une action qui se produira dans un futur proche.
Il décrit une action qui se déroule au moment où l’on parle.

Il marque une action qui se répète à intervalles réguliers.

Explication

Le présent d’habitude signale une action répétée, comme le séjour qui revient chaque été. Le présent d’énonciation situerait plutôt l’action au moment même où le locuteur parle.

14. Dans « À midi, nous avons terminé le rapport », que présente le passé composé ?

Une action passée achevée ou antérieure au moment de parole.
Une action située au moment où le locuteur formule sa phrase.
Une action passée en cours dont la durée demeure indéterminée.
Une action répétée qui constitue une habitude présente.

Une action passée achevée ou antérieure au moment de parole.

Explication

Le passé composé exprime une action passée achevée ou antérieure au moment où l’on parle ou écrit. Une action passée en cours est plutôt présentée à l’imparfait.

15. Dans un récit au passé courant, quelle répartition des rôles peut-on donner au passé composé et à l’imparfait ?

Le passé composé décrit le décor et l’imparfait présente les faits de premier plan.
Le passé composé marque l’antériorité à un autre fait passé et l’imparfait marque l’action achevée.
Le passé composé exprime une habitude passée et l’imparfait une succession d’actions ponctuelles.
Le passé composé présente les faits de premier plan et l’imparfait les faits secondaires ou le décor.

Le passé composé présente les faits de premier plan et l’imparfait les faits secondaires ou le décor.

Explication

Dans cet emploi, le passé composé peut remplacer le passé simple pour les faits de premier plan, tandis que l’imparfait installe l’arrière-plan. Inverser ces rôles attribuerait au passé composé la fonction descriptive de l’imparfait.

16. Dans « La pluie tombait depuis des heures lorsque le train arriva », quelle représentation de l’action exprime « tombait » ?

Une action passée répétée à plusieurs reprises dans le récit.
Une action passée en cours et de durée indéterminée.
Une action passée antérieure à un autre fait passé.
Une action passée achevée, ponctuelle et délimitée.

Une action passée en cours et de durée indéterminée.

Explication

L’imparfait présente une action passée en cours d’accomplissement et de durée indéterminée. Une action achevée et ponctuelle relèverait plutôt du passé simple.

17. Dans « Le village était silencieux et les habitants se couchaient tôt », quelles fonctions l’imparfait remplit-il ?

Il présente un fait antérieur à une autre action passée.
Il exprime une condition liée à une principale au conditionnel.
Il enchaîne des actions ponctuelles et marque leur achèvement.
Il décrit le cadre et exprime une habitude passée.

Il décrit le cadre et exprime une habitude passée.

Explication

L’imparfait sert à décrire le cadre ou les personnages et à exprimer des habitudes passées. La succession d’actions ponctuelles correspond plutôt à des emplois du passé simple.

18. Dans « Elle reconnut la maison qu’elle avait habitée enfant », quelle relation temporelle exprime « avait habitée » ?

Le fait d’habiter se déroule en même temps que la reconnaissance, sans antériorité marquée.
Le fait d’habiter survient après la reconnaissance, comme sa conséquence.
Le fait d’habiter est antérieur à la reconnaissance, autre fait passé.
Le fait d’habiter est présenté comme une action ponctuelle achevée au premier plan.

Le fait d’habiter est antérieur à la reconnaissance, autre fait passé.

Explication

Le plus-que-parfait marque un fait passé antérieur à un autre fait passé, ici l’habitation avant la reconnaissance. L’imparfait seul ne marquerait pas explicitement cette antériorité.

19. Dans un récit écrit et soutenu, quelle caractérisation correspond au passé simple ?

Temps de référence du récit au passé, il présente des actions achevées ponctuelles ou limitées, répétées ou successives.
Temps de référence du récit au passé, il présente des actions en cours et installe le décor ou les habitudes.
Temps employé surtout dans la conversation, il marque un fait passé dont les effets se prolongent au présent.
Temps qui marque l’antériorité à un autre fait passé et situe les actions à l’arrière-plan.

Temps de référence du récit au passé, il présente des actions achevées ponctuelles ou limitées, répétées ou successives.

Explication

Le passé simple est le temps de référence du récit au passé dans la langue écrite et soutenue, et il peut exprimer des actions achevées ponctuelles ou limitées, répétées ou successives. La description du décor et des actions en cours correspond plutôt à l’imparfait.

20. Dans « Tu rangeras ta chambre avant le dîner », quelle valeur le futur simple exprime-t-il principalement ?

Un fait imaginaire envisagé sous condition
Une action achevée avant un autre moment futur
Un ordre adressé à l’interlocuteur
Une action incertaine dans le présent

Un ordre adressé à l’interlocuteur

Explication

Le futur simple peut servir à formuler un ordre, comme dans cette consigne adressée à l’interlocuteur. Une action achevée avant un autre moment futur relèverait plutôt du futur antérieur.

21. Dans « À cette heure, Léa aura terminé son examen », quelle interprétation du futur antérieur est possible ?

Une demande polie adressée à Léa
Une supposition portant sur la situation présente
Une action simultanée à un autre événement futur
Un projet dont la réalisation est certaine

Une supposition portant sur la situation présente

Explication

Le futur antérieur peut exprimer une supposition, ici au sujet de l’état d’avancement de Léa. Un projet présenté comme certain correspond davantage à une valeur possible du futur simple.

22. Un journaliste écrit : « Le ministre annoncerait sa démission demain », sans présenter l’information comme confirmée. Quelle valeur le conditionnel présent prend-il ici ?

Une action future achevée avant une autre
Une action future considérée comme certaine
Un fait incertain dans un contexte présent
Un ordre donné à un interlocuteur

Un fait incertain dans un contexte présent

Explication

Le conditionnel présent peut présenter un fait comme incertain dans un contexte présent, notamment lorsque l’information n’est pas confirmée. Le futur simple pourrait situer l’annonce dans l’avenir, mais ne marque pas ici cette même réserve.

23. Dans « Hélas, le train est déjà parti », quel rôle joue « hélas » ?

Il introduit une condition à la réalisation du départ.
Il indique le sentiment de l’énonciateur à propos de son énoncé.
Il désigne la personne responsable du départ du train.
Il précise le moment où le train est parti.

Il indique le sentiment de l’énonciateur à propos de son énoncé.

Explication

« Hélas » révèle le sentiment de l’énonciateur envers le fait annoncé et joue donc un rôle de modalisateur. Il ne situe pas l’événement dans le temps : c’est « déjà » qui contribue à cette indication.

24. Dans « Il est certainement parti », quelle caractéristique explique que « certainement » soit un modalisateur ?

C’est un temps verbal qui présente une action imaginaire.
C’est un verbe qui exprime le doute de l’énonciateur.
C’est un adverbe qui exprime la certitude de l’énonciateur.
C’est un adjectif qui évalue négativement le départ.

C’est un adverbe qui exprime la certitude de l’énonciateur.

Explication

« Certainement » est un adverbe de certitude, catégorie de mots pouvant modaliser un énoncé. Un verbe de doute constituerait aussi un modalisateur, mais ce n’est pas la nature du mot employé ici.

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Que fait le sujet dans une phrase à la voix active ?

Il fait l’action exprimée par le verbe.

Que subit le sujet dans une phrase à la voix passive ?

L’action exprimée par le verbe.

Que devient le COD lors du passage de la voix active à la voix passive ?

Le sujet.

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