Fiche de révision : Maîtrise des Temps et Structures Textuelles

Plan du Cours

  1. Les deux systèmes de temps
  2. Accord du participe passé
  3. Confusions de conjugaison
  4. Phrase simple et phrase complexe
  5. Propositions indépendantes et subordonnées
  6. Juxtaposition, coordination et subordination
  7. Subordonnées relatives et complétives
  8. Interrogatives indirectes et circonstancielles
  9. Subordonnées infinitives et participiales
  10. Discours argumentatif
  11. Genre, type et tonalité

1. Les deux systèmes de temps

Notions clés & Définitions

  • Temps de référence : Les temps d’un récit s’organisent chronologiquement autour d’un temps de référence, qui sert de point d’ancrage aux autres formes verbales.
  • Temps de base : Les temps de base sont ceux des événements principaux, qui font avancer l’action dans le récit.
  • Système du présent : Le système du présent regroupe les temps ancrés dans l’énonciation, avec des événements reliés au « maintenant » du narrateur.
  • Système du passé : Le système du passé regroupe les temps coupés de l’énonciation, pour raconter des faits comme dans un récit.

Points essentiels

  • Les temps de base sont le passé simple et le passé composé pour les faits passés, et le présent (ou l’imparfait selon le plan) pour les actions rapportées au moment de référence.
  • Le passé simple sert à enchaîner des actions successives, tandis que l’imparfait cadre une action vue dans la durée ou en arrière-plan (simultanéité, description, habitude passée).
  • Le passé simple appartient au système du passé et donne une impression de distance, alors que le passé composé appartient au système du présent et donne une impression de proximité avec le narrateur.
  • Quand passé simple et passé composé coexistent dans un même texte, ils ne mettent pas en valeur l’action de la même façon : le passé simple est plus « coupé », le passé composé plus « ancré » dans l’énonciation.
  • Le système du présent regroupe notamment présent, futur, passé composé et imparfait, tandis que le système du passé regroupe notamment passé simple, imparfait, plus-que-parfait, futur dans le passé (conditionnel présent) et passé antérieur.

Astuce mémo

Passé simple = loin + action qui s’enchaîne ; imparfait = arrière-plan qui dure ; passé composé = près car lié au présent.

2. Accord du participe passé

3. Confusions de conjugaison

Notions clés & Définitions

  • Présent d’énonciation : Le présent d’énonciation situe ce qui est dit dans le moment même où l’on parle.
  • Présent de narration : Le présent de narration fait comme si une action du passé se déroulait au moment présent pour la rendre plus vivante.
  • Imparfait de description : L’imparfait de description sert à décrire une scène en montrant les éléments vus en cours de déroulement.
  • Conditionnel présent : Le conditionnel présent exprime une situation hypothétique ou incertaine, souvent liée à une condition.

Points essentiels

  • Le présent de narration est employé à la place d’un passé simple, en coupure avec le moment où parle le narrateur.
  • L’imparfait sert de second plan quand une action principale est au passé simple, avec une action perçue en cours.
  • À l’imparfait, on trouve aussi la description et les verbes d’état ou de perception, comme dans une scène « en déroulement ».
  • Le conditionnel présent peut exprimer une hypothèse soumise à une condition, par exemple avec un « Si… ».
  • Le conditionnel présent peut aussi marquer un futur dans le passé quand un narrateur rapporte ce qu’il pensait ou ce qui était annoncé.

Astuce mémo

Repère la fonction : énonciation = « au moment où je parle », narration = « passé rendu vivant », imparfait = « arrière-plan », conditionnel = « si… ou dans le passé ».

4. Phrase simple et phrase complexe

5. Propositions indépendantes et subordonnées

6. Juxtaposition, coordination et subordination

7. Subordonnées relatives et complétives

8. Interrogatives indirectes et circonstancielles

Notions clés & Définitions

  • Interrogatives indirectes : Subordonnées introduites par un mot interrogatif qui rapportent une question sans point d’interrogation et complètent un verbe de la principale.
  • Mots interrogatifs : Mots comme si, quel, qui, que, quoi, ce que, comment, où, pourquoi qui introduisent une interrogative indirecte.
  • Subordonnées circonstancielles : Subordonnées introduites par une conjonction ou locution conjonctive qui indiquent la relation de sens (temps, cause, but, etc.) avec la principale.
  • Subordonnant circonstanciel : Conjonction ou locution (quand, lorsque, comme, si bien que, pour que, etc.) qui ouvre une circonstancielle et précise le type de relation.

Points essentiels

  • Une interrogative indirecte correspond à une interrogation directe, mais n’a jamais de point d’interrogation car elle dépend du verbe de la principale.
  • L’interrogative indirecte est introduite par un mot interrogatif et sert de complément essentiel du verbe de la principale, en COD ou COI.
  • Une subordonnée circonstancielle a pour fonction d’être un complément circonstanciel et peut généralement être déplacée dans la phrase.
  • La subordonnée circonstancielle commence par un subordonnant (conjonction ou locution conjonctive) qui marque la relation de sens entre la principale et la subordonnée.
  • Le type de circonstance (temps, cause, but, conséquence, hypothèse, condition, concession, opposition) dépend du subordonnant choisi.

Astuce mémo

Indirecte = question sans ? ; Circonstancielle = déplaçable et repérable par le “quand/si/pour que/puisque/si bien que…” du subordonnant.

9. Subordonnées infinitives et participiales

Notions clés & Définitions

  • Subordonnée infinitive : Une proposition subordonnée dont le noyau est un verbe à l’infinitif, avec un sujet propre.
  • Subordonnée participiale : Une proposition subordonnée dont le noyau est un participe, qui exprime surtout le temps ou la cause.
  • Sujet du noyau verbal : Le noyau à l’infinitif ou au participe a un sujet, même s’il n’y a pas de verbe conjugué.

Points essentiels

  • Dans une infinitive ou une participiale, l’infinitif ou le participe est le noyau de la proposition et le support du sens verbal.
  • Le noyau à l’infinitif ou au participe a toujours son propre sujet dans la phrase.
  • Une participiale exprime la cause ou le temps, selon la relation avec la principale.
  • Exemple d’infinitive : J’entends les enfants chanter.
  • Exemple de participiale : Le vent s’étant levé, les feuilles des arbres chantent.

Astuce mémo

Infinitif : on vise l’action (entendre + chanter) ; Participiale : arrière-plan (cause ou temps : s’étant levé).

10. Discours argumentatif

Notions clés & Définitions

  • Argumentation : Type de discours dont l’objectif est de défendre une opinion pour convaincre un destinataire.
  • Énonciateur : Personne qui porte l’opinion dans le texte, en tenant compte de la réaction du destinataire.
  • Destinataire : Personne à qui l’énonciateur s’adresse et qu’il cherche à convaincre dans le discours.
  • Thèse : Opinion soutenue par l’énonciateur sur un thème, présentée comme le point de vue à défendre.
  • Argument et exemple : L’argument apporte une idée pour prouver la thèse et l’exemple fournit un fait concret pour l’illustrer.

Points essentiels

  • Un discours argumentatif vise à convaincre en imposant une opinion, donc il faut identifier l’énonciateur et le(s) destinataire(s).
  • Pour être efficace, l’énonciateur anticipe la contre-argumentation du destinataire afin de le toucher ou l’émouvoir.
  • Le thème correspond au sujet général du texte, tandis que la thèse est le point de vue défendu par l’énonciateur sur ce thème.
  • Les arguments prouvent la thèse et les exemples sont des faits concrets qui les rendent plus compréhensibles et plus convaincants.
  • Les marques de subjectivité s’observent via les modalisateurs, qui ajoutent des nuances à l’opinion.
  • En rédaction, une argumentation comporte presque toujours une introduction et une conclusion, avec une progression d’arguments et des connecteurs logiques pour la cohérence.

Astuce mémo

Thèse = opinion ; Arguments = preuves ; Exemples = preuves en concret ; Connecteurs = rails de la logique.

11. Genre, type et tonalité

Notions clés & Définitions

  • Genre du texte : Le genre regroupe les textes selon leur forme générale, et comprend souvent des sous-genres à l’intérieur de chaque catégorie.
  • Type de discours : Le type de discours désigne la façon dont le texte présente l’information, comme narration, description, explication, argumentation ou injonction.
  • Tonalité du texte : La tonalité (ou registre) correspond à l’effet recherché ou produit sur le destinataire, comme comique, dramatique, lyrique ou pathétique.

Points essentiels

  • Le genre, le type et la tonalité ne doivent pas être confondus pour répondre correctement aux questions et consignes sur un texte ou une rédaction.
  • Un texte se classe par son genre (forme générale) : roman, nouvelle, théâtre, poésie, lettres, contes, autobiographie, avec des sous-genres possibles.
  • Un même texte peut contenir plusieurs types de discours, par exemple narratif et argumentatif, combinés dans un seul écrit.
  • Les tonalités se repèrent par l’effet produit : comique fait rire, humoristique fait sourire, dramatique maintient le suspense ou fait peur, pathétique inspire la pitié, tragique provoque terreur et désespoir.

Astuce mémo

Genre = forme, Type = façons de dire, Tonalité = effet : G-T-T pour ne jamais mélanger.

Tableaux de synthèse

Valeur du passé simple vs passé composé (récit)

TempsSystèmeEffet
passé simplepasséactions plus lointaines, avec recul (distance)
passé composéprésentactions plus proches, ancrées dans l’énonciation (proximité)
passé simple et passé composédans un même texte, pas mise en valeur identique

Natures/emplois clés des temps cités

RepèreTempsFonction principale
Système du passépassé simple / imparfaitpremier plan (passé simple) / arrière-plan (imparfait)
Système du présentprésent / futur / passé composéancrage dans l’énonciation
Valeurs du présentprésent de narrationremplace un passé simple pour rendre “vivant”
Valeurs de l’imparfaitimparfait de descriptionaction vue en cours + description
Valeurs du conditionnel présentconditionnel présenthypothèse/incertitude (souvent avec “Si…”)

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre imparfait et passé simple: l’imparfait sert d’arrière-plan (description/habitude/second plan) tandis que le passé simple fait avancer l’action en successions.
  2. Croire que le passé simple et le passé composé “mettent la même action en valeur” quand ils coexistent: ils n’ont pas le même effet de distance/proximité par rapport à l’énonciation.
  3. Utiliser un point d’interrogation dans une interrogative indirecte: elle dépend de la principale et n’en comporte jamais.
  4. Prendre une subordonnée circonstancielle pour une complétive: la circonstancielle a une fonction de complément circonstanciel et commence par un subordonnant déplaçable.
  5. Oublier que l’infinitive et la participiale ont un noyau avec un sujet propre (même sans verbe conjugué).
  6. Se tromper d’accord du participe passé: avec “avoir”, on accorde seulement si le COD est placé avant (“le participe” avec le COD, pas “le sujet”).
  7. Mélanger genre/type/tonalité: genre = forme, type de discours = façon de présenter l’info, tonalité = effet produit.

Checklist Examen

  1. Repérer le temps de référence et classer les temps du texte dans le système du présent ou du système du passé.
  2. Identifier les temps de base : passé simple / passé composé pour les faits de premier plan, et présent ou imparfait pour les actions rapportées au moment de référence.
  3. Distinguer passé simple vs imparfait : actions successives au passé simple, arrière-plan (description/habitude) à l’imparfait.
  4. Distinguer passé simple vs passé composé : distance (passé simple, système du passé) et proximité/ancrage (passé composé, système du présent).
  5. Savoir reconnaître les valeurs : présent d’énonciation, présent de narration, présent de vérité générale, présent pour le passé récent/futur proche/répétition/duratif.
  6. Savoir utiliser/identifier les valeurs de l’imparfait : action vue dans son déroulement, description, répétition/habitude passée, commentaires du narrateur.
  7. Savoir reconnaître les valeurs du conditionnel présent : hypothèse/incertitude (souvent avec “Si…”) et futur dans le passé.
  8. Pour l’accord du participe passé : distinguer forme verbale (avec auxiliaire) vs adjectif qualificatif, puis appliquer la règle “être” / “avoir” selon la place du COD.
  9. Reconnaître les confusions de conjugaison dans les formes : -ai/-ais, -rais/-rai, et présent d’indicatif vs présent du subjonctif.
  10. En analyse de phrase : compter les propositions avec les verbes-noyaux, puis classer subordonnées relatives, complétives/interrogatives indirectes, et circonstancielles.
  11. En interrogatives indirectes : vérifier qu’un mot interrogatif introduit la subordonnée et que la phrase dépend d’un verbe de la principale sans “?”.
  12. Identifier situation et organisation d’une argumentation : énonciateur/destinataire, thèse, arguments, exemples, puis repérer les marques de subjectivité (modalisateurs) et connecteurs logiques.
  13. Classer un passage : genre du texte, type(s) de discours présents (narratif, descriptif, explicatif, argumentatif, injonctif) et tonalité (comique/humoristique/dramatique/pathétique/tragique/lyrique).

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Maîtrise des Temps et Structures Textuelles avec 22 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Dans un récit, quel rôle joue le temps de référence ?

2. Quelle opposition correspond le mieux à la distinction entre passé simple et passé composé dans un récit ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Maîtrise des Temps et Structures Textuelles avec 22 flashcards interactives.

Systèmes de temps — définition ?

Organisation chronologique des temps dans un récit.

Temps de référence — rôle ?

Point d’ancrage pour organiser les autres temps.

Temps de base — exemples ?

Passé simple, passé composé, présent.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches