QCM : Mers et océans dans la mondialisation (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un territoire dépend de plus en plus des mers et des océans pour ses activités et ses échanges. Quel processus décrit cette évolution ?

La maritimisation
La mondialisation
La littoralisation
L’extension des espaces maritimes

La maritimisation

Explication

La maritimisation désigne l’accroissement de la dépendance des territoires aux mers et aux océans. La littoralisation concerne la concentration sur les littoraux, tandis que la mondialisation est un processus plus général et que l’extension des espaces océaniques ne décrit pas cette dépendance.

2. Dans un pays, les habitants, les activités productives et les fonctions de commandement se concentrent de plus en plus sur le littoral. Quel phénomène observe-t-on ?

La maritimisation
L’intensification des échanges mondiaux
La littoralisation
La connexion des espaces maritimes

La littoralisation

Explication

La littoralisation correspond à la concentration des populations, des espaces productifs et des fonctions de commandement sur les littoraux. La maritimisation renvoie à la dépendance envers les mers, tandis que la connexion maritime et l’intensification des échanges désignent d’autres phénomènes.

3. Une entreprise expédie des marchandises entre deux continents et choisit le mode de transport qui assure la plus grande part de ces échanges. Quelle proportion est transportée par voie maritime ?

Environ 71 %
Environ 90 %
Environ 50 %
Environ 99 %

Environ 90 %

Explication

Le transport maritime assure 90 % du transport intercontinental des marchandises. Le chiffre de 99 % concerne le trafic des liaisons internet acheminé par les câbles sous-marins, tandis que 71 % correspond à la part de la surface du globe couverte par les espaces maritimes.

4. Une panne coupe une partie des câbles sous-marins reliant plusieurs pays à Internet. Quelle fonction de ces câbles est directement concernée ?

L’acheminement de 99 % du trafic des liaisons internet
Le transport de 90 % des marchandises entre continents
La concentration des activités productives sur les littoraux
L’accroissement du volume des échanges maritimes

L’acheminement de 99 % du trafic des liaisons internet

Explication

Les câbles sous-marins matérialisent le réseau internet mondial et acheminent 99 % du trafic des liaisons internet. Le transport des marchandises relève des navires, et la concentration littorale ainsi que la croissance des échanges maritimes sont d’autres phénomènes.

5. Un littoral de plusieurs centaines de kilomètres réunit plusieurs ports, dont un port de rang mondial, et relie un grand pays maritime à son arrière-pays. Comment nomme-t-on cet espace ?

Une façade maritime
Un arrière-pays terrestre
Un seuil maritime
Un port de rang mondial

Une façade maritime

Explication

Une façade maritime regroupe plusieurs ports sur un vaste espace littoral et sert d’interface avec l’arrière-pays. Le port isolé ne désigne pas cet ensemble, l’arrière-pays est la partie terrestre reliée et le détroit est un passage maritime.

6. Quelle caractéristique distingue la façade Asie-Pacifique par la concentration des grands ports mondiaux ?

Elle concentre 9 des 10 premiers ports mondiaux, dont 7 sont chinois.
Elle concentre 9 des 10 premiers ports mondiaux, autour de Rotterdam.
Elle concentre 7 des 10 premiers ports mondiaux, dont 9 sont chinois.
Elle concentre 9 des 10 premiers ports mondiaux, dont 7 sont japonais.

Elle concentre 9 des 10 premiers ports mondiaux, dont 7 sont chinois.

Explication

La façade Asie-Pacifique rassemble 9 des 10 premiers ports mondiaux, dont 7 ports chinois. Le chiffre de 7 concerne les ports chinois, les ports japonais ne correspondent pas à cette répartition et Rotterdam appartient à la Northern Range.

7. Un port accueille les plus grands porte-conteneurs et redistribue ensuite les marchandises vers des ports secondaires desservis par de plus petits navires. Quel rôle joue Djebel Ali dans cette organisation ?

Un site de production d’hydrocarbures sans fonction de redistribution.
Un terminal de feedering destiné aux plus petits porte-conteneurs.
Un hub qui dessert des ports secondaires par feedering.
Un port secondaire alimenté par un hub régional.

Un hub qui dessert des ports secondaires par feedering.

Explication

Djebel Ali est un port de rang mondial qui accueille les plus grands porte-conteneurs et sert de hub pour les ports secondaires reliés par feedering. Un port secondaire reçoit la desserte du hub, tandis que le feedering est la redistribution vers ces ports.

8. Une entreprise organise ses échanges dans le golfe Arabo-Persique : elle exporte des hydrocarbures et fait transiter des marchandises en conteneurs. Quelle description correspond aux flux régionaux ?

Les hydrocarbures partent vers l’Asie et l’Europe, et les conteneurs y sont produits.
Les hydrocarbures partent vers l’Asie et l’Europe, et les conteneurs y transitent.
Les hydrocarbures partent vers l’Europe seule, et les conteneurs y transitent.
Les hydrocarbures partent vers l’Asie et l’Europe, et les conteneurs repartent vers leurs lieux de production.

Les hydrocarbures partent vers l’Asie et l’Europe, et les conteneurs y transitent.

Explication

Le golfe Arabo-Persique expédie des hydrocarbures vers l’Asie et l’Europe et sert aussi de zone de transit pour les produits conteneurisés. La production des conteneurs n’est pas le rôle indiqué, et les hydrocarbures ont bien les deux destinations citées.

9. Quel texte codifie le droit de la mer, et quand est-il entré en vigueur ?

La Convention de Montego Bay, entrée en vigueur en 1992
La Convention des Nations unies sur le climat, entrée en vigueur en 1994
La Convention de Montego Bay, entrée en vigueur en 1982
La Convention de Montego Bay, entrée en vigueur en 1994

La Convention de Montego Bay, entrée en vigueur en 1994

Explication

La Convention de Montego Bay codifie le droit de la mer; signée en 1982, elle est entrée en vigueur en 1994. L’année 1982 correspond à sa signature, la convention sur le climat est un autre texte et 1992 ne correspond pas à la date indiquée.

10. Deux États se font face de part et d’autre d’un bras de mer large de 360 km. Où passe la limite de leurs ZEE ?

À 200 km de chacune des rives
Au milieu du bras de mer
À 350 km de chaque rive
Le long de la rive de l’État le plus proche

Au milieu du bras de mer

Explication

Quand deux États sont séparés par un bras de mer de moins de 400 km, la limite de leurs ZEE passe au milieu; 360 km répond à cette condition. La distance de 200 km ne découle pas de la règle, 350 km est la distance théorique maximale de la ZEE et la longueur du littoral ne détermine pas la limite ici.

11. Un gouvernement revendique une ZEE plus vaste, cherche à exploiter une zone maritime située hors de celle-ci et veut surveiller un détroit très fréquenté. À quelles formes de convoitise ces actions correspondent-elles ?

Délimiter ses eaux territoriales, protéger les ports et réduire le trafic maritime
Contrôler les flux commerciaux, aménager des hubs et limiter les revendications maritimes
Étendre sa ZEE, exploiter des espaces hors de celle-ci et contrôler une voie stratégique
Exploiter sa ZEE, abandonner les espaces extérieurs et laisser libre le détroit

Étendre sa ZEE, exploiter des espaces hors de celle-ci et contrôler une voie stratégique

Explication

Les États cherchent à étendre leurs ZEE, à exploiter des espaces maritimes hors de leur ZEE et à contrôler des voies de passage stratégiques. La délimitation des eaux territoriales, la renonciation aux espaces extérieurs et l’aménagement de hubs ne reprennent pas ces trois formes de convoitise.

12. Une hausse durable des marchandises transportées par mer conduit à aménager un port relais qui redistribue les cargaisons vers des ports secondaires. Quelle interprétation correspond à ce phénomène ?

Les flux signalent l’activité des territoires et peuvent favoriser la création de hubs
Les hubs révèlent une baisse des échanges et remplacent les ports secondaires
Les flux indiquent le nombre de passagers et conduisent à fermer les ports relais
Les flux mesurent la puissance militaire et entraînent surtout l’installation de bases navales

Les flux signalent l’activité des territoires et peuvent favoriser la création de hubs

Explication

Les flux de marchandises maritimes sont un indicateur de l’activité des États et des territoires et peuvent entraîner des aménagements tels que des hubs. Les confondre avec la puissance navale ou le trafic de passagers change ce qu’ils mesurent; présenter le hub comme une réponse à la baisse des échanges contredit le rôle d’aménagement évoqué.

13. Grâce à des possessions réparties dans tous les océans, quel rang la France occupe-t-elle pour la superficie de sa ZEE, et quelle est cette superficie ?

La deuxième, avec 8,5 millions de km²
La première, avec 10,2 millions de km²
La deuxième, avec 10,2 millions de km²
La troisième, avec 10,2 millions de km²

La deuxième, avec 10,2 millions de km²

Explication

Les possessions françaises réparties dans tous les océans lui donnent la deuxième ZEE mondiale, d’une superficie de 10,2 millions de km². La première place confond rang et superficie, 8,5 millions de km² sous-estime l’étendue, et la troisième place attribue un rang erroné.

14. Pour diversifier l’exploitation de ses espaces maritimes, un responsable français envisage deux nouveaux secteurs de développement. Lesquels correspondent aux orientations recherchées par la France ?

Les énergies marines renouvelables et la construction navale
Les énergies marines renouvelables et l’aquaculture
La logistique portuaire et la construction navale
La pêche traditionnelle et l’aquaculture

Les énergies marines renouvelables et l’aquaculture

Explication

La France cherche à développer l’exploitation de ses espaces maritimes grâce aux énergies marines renouvelables et à l’aquaculture. La pêche traditionnelle relève d’une activité existante, tandis que la construction navale et la logistique portuaire sont d’autres composantes de l’économie bleue, pas les deux orientations citées ici.

15. Une analyse montre que l’essentiel de la ZEE française provient de territoires ultramarins. Quelle part approximative cela représente-t-il, et quelle présence océanique en découle ?

96 %, avec une présence dans les océans Atlantique et Pacifique
96 %, avec une présence dans les océans Atlantique et Arctique
60 %, avec une présence dans les océans Indien et Pacifique
96 %, avec une présence dans les océans Indien et Pacifique

96 %, avec une présence dans les océans Indien et Pacifique

Explication

La ZEE française dépend à 96 % des possessions ultramarines et assure une présence dans les océans Indien et Pacifique. L’Atlantique et l’Arctique substituent des océans incorrects, et 60 % minore la part ultramarine.

16. Dans une comparaison des forces navales, quel profil correspond à la marine de guerre française ?

La septième au monde, avec une flotte sous-marine et ses navires associés
La septième au monde, avec un porte-avions sans flotte associée
La sixième au monde, avec un porte-avions et sa flotte associée
La septième au monde, avec un porte-avions et sa flotte associée

La septième au monde, avec un porte-avions et sa flotte associée

Explication

La marine de guerre française est la septième au monde et comprend un groupe aéronaval formé d’un porte-avions et de sa flotte associée. Le sixième rang modifie son classement, la flotte sous-marine confond deux types de forces et le porte-avions sans flotte associée décrit incomplètement le groupe aéronaval.

17. En évaluant l’intérêt stratégique des îles Éparses pour la France, quelle combinaison d’avantages leur possession procure-t-elle ?

Une ZEE plus vaste que celle de la métropole, des ressources et le contrôle du canal de Suez
Une ZEE plus restreinte que celle de la métropole, des ressources et le contrôle du canal du Mozambique
Une ZEE plus vaste que celle de la métropole, sans ressources ni contrôle d’une voie maritime
Une ZEE plus vaste que celle de la métropole, des ressources et le contrôle du canal du Mozambique

Une ZEE plus vaste que celle de la métropole, des ressources et le contrôle du canal du Mozambique

Explication

La possession des îles Éparses donne à la France une ZEE plus vaste que le territoire métropolitain, des ressources et une position de contrôle sur le canal du Mozambique. Le canal de Suez relève d’une autre région, une ZEE plus restreinte inverse le rapport indiqué, et l’absence de ressources ou de contrôle maritime écarte deux avantages établis.

18. Lors d’une négociation sur les îles Éparses, quelle position la France adopte-t-elle concernant Tromelin et les autres demandes d’annexion ?

Accepter le principe d’une cogestion de Tromelin avec Madagascar et refuser toute autre annexion
Refuser la cogestion de Tromelin avec Maurice et accepter d’autres annexions
Accepter le principe d’une cogestion de Tromelin avec Maurice et refuser toute autre annexion
Accepter le principe d’une cogestion de toutes les îles avec Maurice et refuser toute autre annexion

Accepter le principe d’une cogestion de Tromelin avec Maurice et refuser toute autre annexion

Explication

La France a accepté le principe d’une cogestion de Tromelin avec Maurice, tout en refusant toute autre annexion concernant les îles Éparses. Étendre la cogestion à toutes les îles confond son périmètre, Madagascar n’est pas le partenaire mentionné, et accepter d’autres annexions inverse la position française.

19. Un stock de poissons vit dans la colonne d’eau à différentes profondeurs, et non seulement près de la surface. Quelle caractéristique décrit ces espèces pélagiques ?

Elles vivent près de la surface et certains stocks se renouvellent difficilement.
Elles vivent dans la colonne d’eau et certains stocks se renouvellent difficilement.
Elles vivent dans la colonne d’eau et leurs stocks se renouvellent facilement.
Elles vivent sur les fonds marins et certains stocks se renouvellent difficilement.

Elles vivent dans la colonne d’eau et certains stocks se renouvellent difficilement.

Explication

Les espèces pélagiques occupent la colonne d’eau, et certains de leurs stocks sont surexploités et se renouvellent difficilement. Les espèces des fonds sont benthiques, la surface ne résume pas l’ensemble de la colonne d’eau, et un renouvellement facile contredit le constat sur certains stocks.

20. Une entreprise veut exploiter des minerais sur les fonds marins au-delà des juridictions nationales. Quel cadre institutionnel encadre cette exploitation selon la Convention de Montego Bay ?

L’État du pavillon des navires encadre cette exploitation.
L’Autorité internationale des fonds marins encadre cette exploitation.
L’entreprise exploitante encadre elle-même cette exploitation.
L’État riverain compétent encadre cette exploitation.

L’Autorité internationale des fonds marins encadre cette exploitation.

Explication

Au-delà des juridictions nationales, l’exploitation des fonds marins est encadrée par l’Autorité internationale des fonds marins. L’appropriation nationale de la haute mer est exclue, la compétence d’un État riverain ne s’étend pas à ces fonds, et la liberté de circulation ne régit pas leur exploitation.

21. Depuis les lignes de base d’un État côtier, une zone maritime se trouve à 150 milles marins. Quel droit caractérise la ZEE dans cette zone ?

La compétence exclusive sur l’ensemble des activités.
Le droit d’exploiter les ressources à partir de 200 milles marins.
La compétence sur les eaux territoriales jusqu’à 150 milles marins.
Le droit d’exploiter les ressources marines.

Le droit d’exploiter les ressources marines.

Explication

Dans la ZEE, l’État côtier a le droit d’exploiter les ressources, jusqu’à une distance théorique maximale de 200 milles marins mesurée depuis les lignes de base. La compétence exclusive caractérise les eaux territoriales, 200 milles constituent un maximum et non un minimum, et la mesure ne part pas de la côte.

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Qu’est-ce que la maritimisation ?

L’accroissement de la dépendance des territoires aux mers et aux océans.

Qu’est-ce que la littoralisation ?

La concentration des espaces productifs, des populations et des fonctions de commandement sur les littoraux.

Quelle part du transport intercontinental des marchandises le transport maritime assure-t-il ?

90 %.

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