Que consiste à faire l’analyse harmonique ?
Identifier les accords et comprendre leurs relations au sein de la tonalité.
Qu’est-ce qu’un accord en harmonie ?
Un empilement de tierces au-dessus d’une fondamentale.
Qu’est-ce qui distingue l’état fondamental du renversement d’un accord ?
À l’état fondamental, l’accord est réductible à une pile de tierces ; renversé, sa basse n’est pas sa fondamentale.
Que représente le chiffrage intervallique d’un accord ?
Les intervalles entre la basse et les autres notes de l’accord.
Que révèle le chiffrage des fondamentales en chiffres romains ?
Il situe l’accord dans la tonalité et met en évidence la grammaire tonale.
Quelle fonction tonale procure seule un posé stable ?
La tonique.
Quel posé caractérise les fonctions de dominante et de sous-dominante ?
Un posé instable.
Quels degrés principaux correspondent à la tonique, à la sous-dominante et à la dominante ?
I, IV et V, respectivement.
Quelle relation entre fonctions tonales est indiquée comme non fréquente ?
La relation de dominante vers sous-dominante.
À quels accords appartiennent les notes réelles ?
Aux accords du cadre harmonique.
Quelles sont les cinq principales notes mélodiques étrangères ?
La note de passage, le retard, l’appoggiature, la broderie et l’anticipation.
Qu’est-ce qu’un retard en musique ?
Une note d’un accord qui se prolonge dans l’accord suivant avant de se résoudre sur une note réelle.
Que crée le retard avant sa résolution ?
Une dissonance.
Sur quel degré et dans quel renversement se construit la sixte napolitaine ?
Sur le deuxième degré abaissé, au premier renversement.
En quoi consiste la tierce picarde dans une tonalité mineure ?
À majoriser un accord cadentiel de tonique en mineur.
Qu’est-ce qu’une dominante secondaire ?
La dominante d’un accord autre que la tonique.
Que montre directement la notation ?
L’accord visé.
Comment la notation monotonale interprète-t-elle une dominante secondaire ?
Comme un degré majorisé de la tonalité principale.
Quel centre tonal la modulation établit-elle ?
Un centre tonal secondaire pouvant concurrencer provisoirement la tonalité principale et contribuer fortement à la forme.
Quels critères, au-delà de la progression harmonique, permettent d’identifier une cadence ?
Son emplacement formel, son effet d’achèvement et ses critères harmoniques et mélodiques.
Où se place généralement une cadence et quelle sensation produit-elle ?
À la fin d’une unité phraséologique, d’une section ou d’une partie, elle produit une sensation d’achèvement.
Que délimite une cadence structurelle dans la forme musicale ?
Les niveaux supérieurs de la forme, notamment une section ou une partie.
Quel mouvement d’accords produit la cadence parfaite à l’état fondamental ?
V–I, préparé par une fonction sous-dominante ou pré-dominante.
Quels intervalles mélodiques accompagnent la cadence parfaite à la basse et au soprano ?
Une quinte descendante ou une quarte ascendante à la basse, et 7–1 ou 2–1 au soprano.
Sur quels degrés le soprano aboutit-il généralement dans une cadence parfaite non conclusive ?
Sur 3, ou plus rarement sur 5.
Quel renversement caractérise le cas le plus fréquent de cadence imparfaite ?
V–I6.
Sur quel accord aboutit la demi-cadence ?
Sur V, parfois orné d’un 6/4 de cadence.
Vers quel accord la basse monte-t-elle souvent dans une demi-cadence ?
Vers V par mouvement conjoint.
Que développe le chiffrage des accords associé à l’écoute ou à l’exécution au clavier ?
La finesse de l’écoute harmonique.
Comment la compréhension de l’harmonie et de la tonalité a-t-elle évolué ?
Elle a varié au cours de l’histoire.
Quelles données la compréhension de l’harmonie et de la tonalité intègre-t-elle ?
Des données théoriques d’origines diverses.
Qui formalise la notion de dominante secondaire ?
Hugo Riemann.
À quelle période Hugo Riemann formalise-t-il la dominante secondaire ?
À la fin du 19e siècle.
Quand la notion de dominante secondaire apparaît-elle chez certains théoriciens ?
Au cours du 19e siècle.
Quel est le chiffrage intervallique de do-mi-sol à l’état fondamental ?
5/3, souvent simplifié en 5.
Quel chiffrage complet le signe +4 abrège-t-il pour l’accord de septième de dominante ?
6/4/2.
Que désigne le signe + dans le chiffrage harmonique français ?
La sensible.
Que révèle le chiffrage intervallique d’un accord ?
Sa composition.
Que ne décrit pas le chiffrage intervallique d’un accord ?
Sa disposition.
Que sont les accords relatifs d’une triade ?
Des accords qui possèdent deux notes communes avec elle et peuvent représenter sa fonction tonale.
Quelle succession forme le cycle fonctionnel ?
Tonique–sous-dominante–dominante–tonique.
Quels degrés peuvent incarner les fonctions du cycle fonctionnel ?
Les degrés principaux ou relatifs.
Comment se déroule le retard en trois temps ?
Préparation par une note réelle, dissonance, puis résolution sur une note réelle.
Quel mouvement caractérise la broderie autour d’une note réelle ?
Un mouvement autour de cette note.
Comment l’appoggiature se résout-elle sur la note réelle ?
Conjointement.
Quel poids d’exécution reçoit l’appoggiature ?
Un poids plus fort.
Quels sons une tonalité peut-elle intégrer au-delà de son matériau diatonique ?
Des sons chromatiques.
Comment se chiffre généralement une dominante secondaire ?
, par exemple .
En notation monotonale majeure, à quoi équivaut ?
.
En notation monotonale, pourquoi écrit-on en majuscule le degré d’une dominante secondaire ?
Pour signaler son mode majeur.
Sur quoi reposent la plupart des modulations ?
Sur des accords pivots aux rôles ou fonctions différents dans les tonalités concernées.
Quel mouvement mélodique conduit la voix supérieure à la tonique pour un plein achèvement ?
Le mouvement sensible-tonique 7–1 ou le mouvement 2–1.
Entre quels niveaux hiérarchiques les cadences peuvent-elles se situer ?
De la sous-unité phraséologique à la pièce entière.
Sur quel degré la cadence plagale produit-elle un posé stable ?
Sur I, après un accord de fonction sous-dominante, le plus souvent IV à l’état fondamental.
Sur quel degré aboutit la cadence rompue là où une cadence parfaite était attendue ?
Sur VI ou un autre degré contenant 1.
Quand une cadence parfaite ou non conclusive peut-elle être élidée ?
Lorsque son posé final sur I ouvre aussi l’unité suivante.
Quelle cadence peut être confondue avec une cadence parfaite ou non conclusive élidée ?
Une demi-cadence.
Quand une cadence parfaite en tonalité de dominante peut-elle produire un effet de demi-cadence ?
Lorsqu’elle survient près du début et qu’elle est peu préparée tonalement.
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1. Quel est l’objectif central de l’analyse harmonique ?
2. Quel théoricien formalise la notion de dominante secondaire à la fin du XIXe siècle ?
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