QCM : Méthode de l’analyse harmonique (26 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objectif central de l’analyse harmonique ?

Repérer les mélodies et décrire leurs relations au sein du rythme
Identifier les tonalités et comprendre leurs relations au sein du timbre
Décrire les intervalles mélodiques sans tenir compte des accords
Identifier les accords et comprendre leurs relations au sein de la tonalité

Identifier les accords et comprendre leurs relations au sein de la tonalité

Explication

L’analyse harmonique porte sur l’identification des accords et sur les relations qu’ils entretiennent dans une tonalité. L’analyse d’une mélodie ou du rythme relève d’autres aspects de l’étude musicale.

2. Quel théoricien formalise la notion de dominante secondaire à la fin du XIXe siècle ?

Jean-Philippe Rameau
Hugo Riemann
Heinrich Schenker
François-Joseph Fétis

Hugo Riemann

Explication

Hugo Riemann formalise la notion de dominante secondaire à la fin du XIXe siècle, après qu’elle est apparue chez certains théoriciens. Rameau est une figure importante de la théorie harmonique, mais cette formalisation est attribuée à Riemann.

3. Comment définit-on un accord dans la conception harmonique présentée ici ?

Un ensemble de notes conjointes organisées autour d’une basse mobile
Un empilement de tierces au-dessus d’une note génératrice appelée fondamentale
Une succession de degrés mélodiques autour d’une note appelée tonique
Une superposition de quartes au-dessus d’une note appelée sensible

Un empilement de tierces au-dessus d’une note génératrice appelée fondamentale

Explication

Un accord est conçu comme un empilement de tierces construit au-dessus d’une fondamentale. Une superposition de quartes décrit une autre organisation d’intervalles, et non la définition donnée ici.

4. Dans un accord renversé, quelle relation existe entre la basse et la fondamentale ?

La basse est nécessairement la tierce de l’accord
La basse se trouve à l’octave de la fondamentale
La basse n’est pas la fondamentale de l’accord
La basse est la fondamentale de l’accord

La basse n’est pas la fondamentale de l’accord

Explication

Un accord est renversé lorsque sa basse n’est pas sa fondamentale. Lorsque la fondamentale se trouve à la basse, l’accord est à l’état fondamental.

5. Que précise le chiffrage intervallique d’un accord ?

La place de l’accord dans la tonalité à partir de sa fondamentale
La note génératrice et l’ordre des tierces de l’accord
Les intervalles entre la basse et les autres notes de l’accord
La succession des fonctions tonales dans une phrase musicale

Les intervalles entre la basse et les autres notes de l’accord

Explication

Le chiffrage intervallique exprime les intervalles entre la basse et les autres notes de l’accord, au moyen de chiffres arabes. Le chiffrage des fondamentales, lui, situe l’accord dans la tonalité.

6. À quoi sert le chiffrage des fondamentales en chiffres romains ?

À situer l’accord dans la tonalité et à faire apparaître la grammaire tonale
À indiquer les intervalles entre la basse et les notes supérieures de l’accord
À nommer la note génératrice sans établir de relation avec la tonalité
À préciser la disposition des voix dans une réalisation au clavier

À situer l’accord dans la tonalité et à faire apparaître la grammaire tonale

Explication

Les chiffres romains indiquent la place de l’accord dans la tonalité et mettent ainsi en évidence la grammaire tonale. Les intervalles mesurés depuis la basse relèvent du chiffrage intervallique.

7. Quelle fonction tonale procure un posé stable, contrairement à la dominante et à la sous-dominante ?

La dominante secondaire
La tonique
La sous-dominante
La dominante

La tonique

Explication

La tonique est la fonction de repos qui procure un posé stable, alors que la dominante et la sous-dominante produisent un posé instable. La dominante peut créer une tension, mais ne remplit pas ici la fonction de repos stable.

8. Dans une tonalité, quels degrés principaux correspondent respectivement à la tonique, à la sous-dominante et à la dominante ?

I, IV et V
V, IV et I
IV, I et V
I, V et IV

I, IV et V

Explication

Les degrés principaux sont I pour la tonique, IV pour la sous-dominante et V pour la dominante. Intervertir IV et V attribuerait à la dominante le degré principal de la sous-dominante.

9. Quelle succession de fonctions est indiquée comme peu fréquente ?

Sous-dominante vers dominante
Dominante vers tonique
Tonique vers sous-dominante
Dominante vers sous-dominante

Dominante vers sous-dominante

Explication

Les fonctions tonales peuvent se succéder dans différents sens, mais le mouvement de la dominante vers la sous-dominante est signalé comme peu fréquent. La succession sous-dominante–dominante fait partie du cycle fonctionnel courant.

10. Dans une mélodie accompagnée, comment distingue-t-on une note réelle d’une note étrangère par rapport à l’accord en cours ?

La note réelle appartient à la tonalité, tandis que la note étrangère est toujours chromatique.
La note réelle se trouve sur un temps fort, tandis que la note étrangère se trouve sur un temps faible.
La note réelle appartient à l’accord, tandis que la note étrangère n’en fait pas partie.
La note réelle est dissonante, tandis que la note étrangère est consonante avec l’accord.

La note réelle appartient à l’accord, tandis que la note étrangère n’en fait pas partie.

Explication

La distinction repose sur l’appartenance à l’accord du cadre harmonique : la note réelle en fait partie, contrairement à la note étrangère. Une note étrangère peut appartenir à la tonalité et n’est pas définie par sa position rythmique.

11. Quels éléments forment la liste des principales notes mélodiques étrangères ?

La note de passage, le retard, l’appoggiature, la broderie et l’anticipation.
Le retard, la sensible, l’appoggiature, l’échappée et l’anticipation.
La note de passage, le retard, la broderie, la pédale et la sensible.
La note de passage, la pédale, l’appoggiature, la broderie et la cadence.

La note de passage, le retard, l’appoggiature, la broderie et l’anticipation.

Explication

Les principales notes mélodiques étrangères comprennent la note de passage, le retard, l’appoggiature, la broderie et l’anticipation. La pédale, la sensible et la cadence ne figurent pas dans cette liste.

12. Quel enchaînement caractérise le retard dans une succession d’accords ?

Une note du second accord apparaît avant son arrivée, puis se maintient comme consonance dans le premier accord.
Une note du premier accord se prolonge dans le suivant, devient dissonante, puis se résout sur une note réelle.
Une note du premier accord est remplacée avant le suivant, puis se résout par un saut vers une note étrangère.
Une note étrangère entoure une note réelle dans le premier accord, puis revient à cette note après le changement.

Une note du premier accord se prolonge dans le suivant, devient dissonante, puis se résout sur une note réelle.

Explication

Le retard prolonge dans l’accord suivant une note appartenant au premier accord, ce qui crée une dissonance avant sa résolution sur une note réelle. Une note apparaissant avant l’arrivée de son accord correspond plutôt à une anticipation.

13. Quelle construction définit une sixte napolitaine en mineur ?

Un accord sur le deuxième degré abaissé, présenté au premier renversement.
Un accord sur le premier degré, présenté au deuxième renversement.
Un accord sur le deuxième degré haussé, présenté à l’état fondamental.
Un accord sur le quatrième degré abaissé, présenté au premier renversement.

Un accord sur le deuxième degré abaissé, présenté au premier renversement.

Explication

La sixte napolitaine est construite sur le deuxième degré abaissé en mineur et se présente au premier renversement. Un accord sur le deuxième degré haussé ne correspond pas à cette définition.

14. Dans une cadence en mineur, que désigne la tierce picarde ?

La majorisation de l’accord de tonique cadentiel.
La substitution de l’accord de tonique par un accord napolitain.
La minorisation de l’accord de dominante cadentiel.
La majorisation de l’accord de sous-dominante cadentiel.

La majorisation de l’accord de tonique cadentiel.

Explication

La tierce picarde consiste à majoriser l’accord cadentiel de tonique dans une tonalité mineure. La modification concerne donc la tonique, et non la dominante ou la sous-dominante.

15. Dans une progression, comment définit-on une dominante secondaire ?

C’est la dominante principale qui confirme la tonique de la tonalité.
C’est la dominante d’un accord autre que la tonique.
C’est une sous-dominante qui prépare l’accord de dominante principale.
C’est un accord de tonique emprunté à une tonalité voisine.

C’est la dominante d’un accord autre que la tonique.

Explication

Une dominante secondaire est la dominante d’un accord autre que la tonique principale. La dominante principale, elle, vise la tonique et ne répond donc pas à cette définition.

16. Quelle différence oppose la notation V/X à la notation monotonale d’une dominante secondaire ?

V/X désigne une modulation achevée, tandis que la notation monotonale réserve la dominante à la tonique.
V/X indique directement l’accord visé, tandis que la notation monotonale exprime la dominante comme un degré majorisé.
V/X chiffre l’accord de résolution, tandis que la notation monotonale indique le renversement de la dominante.
V/X exprime la dominante comme un degré majorisé, tandis que la notation monotonale indique directement l’accord visé.

V/X indique directement l’accord visé, tandis que la notation monotonale exprime la dominante comme un degré majorisé.

Explication

La notation V/X précise directement l’accord visé par la dominante secondaire, alors que la notation monotonale la traite comme un degré majorisé de la tonalité principale. Cette dernière ne sert pas à indiquer le renversement de l’accord.

17. Quel changement caractérise une modulation au cours d’un passage musical ?

Une note chromatique survient, ce qui suffit à remplacer durablement le centre tonal principal.
Un accord cadentiel est majorisé, ce qui transforme chaque accord suivant en nouveau centre tonal.
Une dominante secondaire apparaît, mais le centre tonal reste nécessairement inchangé et sans effet formel.
Un centre tonal secondaire s’établit, peut concurrencer provisoirement le centre principal et contribuer à la forme.

Un centre tonal secondaire s’établit, peut concurrencer provisoirement le centre principal et contribuer à la forme.

Explication

La modulation établit un centre tonal secondaire susceptible de concurrencer provisoirement la tonalité principale et de contribuer fortement à la forme. La présence d’une note chromatique, à elle seule, ne suffit pas à établir un nouveau centre tonal.

18. Quels éléments faut-il considérer pour identifier une cadence plutôt qu’une simple progression harmonique ?

La répétition d’un motif et son contraste avec les autres motifs de la pièce
Son emplacement formel, l’effet d’achèvement et des critères harmoniques et mélodiques
La succession des accords et leur durée, sans tenir compte de leur place dans la forme
La présence d’une basse conjointe et d’un mouvement mélodique descendant

Son emplacement formel, l’effet d’achèvement et des critères harmoniques et mélodiques

Explication

L’identification d’une cadence combine sa place dans la forme, son effet auditif d’achèvement et des critères harmoniques et mélodiques. Une progression d’accords ne suffit donc pas à la caractériser si l’on néglige ces autres aspects.

19. Quelle fonction distingue une cadence structurelle d’une cadence qui clôt une sous-unité ?

Elle termine une sous-unité sans contribuer à la division des grandes sections
Elle marque une arrivée mélodique sur la tonique à la fin d’une phrase
Elle délimite des niveaux supérieurs de la forme, comme une section ou une partie
Elle signale un changement de tonalité au moyen d’un accord de dominante

Elle délimite des niveaux supérieurs de la forme, comme une section ou une partie

Explication

Une cadence structurelle délimite des niveaux supérieurs de la forme musicale, notamment une section ou une partie. Une cadence limitée à la clôture d’une sous-unité n’assure pas cette fonction formelle plus large.

20. Où une cadence se trouve-t-elle généralement et quel effet auditif produit-elle ?

Au début d’une unité phraséologique, d’une section ou d’une partie, elle annonce une sensation d’attente
Après chaque accord important, elle produit une sensation de mouvement continu
À la fin d’une unité phraséologique, d’une section ou d’une partie, elle donne une sensation d’achèvement
Au milieu d’une unité phraséologique, d’une section ou d’une partie, elle crée une sensation de reprise

À la fin d’une unité phraséologique, d’une section ou d’une partie, elle donne une sensation d’achèvement

Explication

La cadence se place généralement à la fin d’une unité phraséologique, d’une section ou d’une partie et suscite une impression d’achèvement. Un emplacement au début signale plutôt une fonction d’ouverture ou d’annonce que la clôture décrite ici.

21. Quel ensemble de caractéristiques correspond à une cadence parfaite ?

V–I avec un accord renversé, préparation sous-dominante, basse ascendante et soprano aboutissant sur 3
V–I à l’état fondamental, préparation sous-dominante ou pré-dominante, basse de quinte descendante ou quarte ascendante et soprano de 7–1 ou 2–1
IV–I à l’état fondamental, préparation dominante et soprano aboutissant généralement sur 3
Arrivée sur V après une basse souvent conjointe, avec un posé instable et un éventuel 6/4 de cadence

V–I à l’état fondamental, préparation sous-dominante ou pré-dominante, basse de quinte descendante ou quarte ascendante et soprano de 7–1 ou 2–1

Explication

La cadence parfaite associe V–I à l’état fondamental, une préparation sous-dominante ou pré-dominante et les mouvements caractéristiques de basse et de soprano indiqués. Un V–I dont l’un des accords est renversé correspond plutôt à la cadence imparfaite.

22. Dans une cadence parfaite non conclusive, quelle caractéristique du soprano contribue au posé instable ?

Il aboutit sur V après une progression dont la basse monte conjointement
Il aboutit sur 1 par mouvement 7–1 après V–I à l’état fondamental
Il aboutit généralement sur 3, ou plus rarement sur 5, plutôt que sur 1
Il aboutit sur 1 après IV–I, ce qui crée un posé stable

Il aboutit généralement sur 3, ou plus rarement sur 5, plutôt que sur 1

Explication

Dans la cadence parfaite non conclusive, le soprano aboutit généralement sur 3, parfois sur 5, et le posé demeure instable malgré V–I à l’état fondamental. Une arrivée du soprano sur 1 caractérise plutôt la cadence parfaite conclusive.

23. Une unité phraséologique se termine par V–I, mais l’un des accords est renversé et le posé paraît instable ; de quel type de cadence s’agit-il ?

D’une cadence imparfaite, souvent réalisée sous la forme V–I6
D’une cadence plagale, qui aboutit sur I après un accord sous-dominant
D’une cadence parfaite, qui conserve un posé stable à l’état fondamental
D’une demi-cadence, qui aboutit sur V après une basse souvent conjointe

D’une cadence imparfaite, souvent réalisée sous la forme V–I6

Explication

La cadence imparfaite est un posé instable ou imparfaitement stable produit par V–I lorsque l’un des deux accords est renversé ; V–I6 en est le cas fréquent. Une cadence parfaite exige au contraire que les deux accords soient à l’état fondamental.

24. Une phrase se termine sur V après une basse qui monte souvent conjointement vers cet accord ; quelle cadence décrit cette arrivée ?

Une demi-cadence, qui peut comporter un 6/4 de cadence avant son arrivée sur V
Une cadence parfaite, qui arrive sur I après un V à l’état fondamental
Une cadence imparfaite, qui conclut par V–I avec un accord renversé
Une cadence rompue, qui évite l’arrivée attendue sur I au profit de VI

Une demi-cadence, qui peut comporter un 6/4 de cadence avant son arrivée sur V

Explication

La demi-cadence forme un posé instable sur V et la basse monte souvent conjointement vers cet accord ; un 6/4 de cadence peut le précéder. Une cadence rompue évite plutôt l’arrivée attendue sur I et se pose sur VI ou un autre degré contenant 1.

25. Une cadence parfaite se termine sur I, qui constitue aussi le début de la phrase suivante ; comment décrit-on cette situation ?

La cadence est interrompue, car le posé sur I appartient à une seule unité
La cadence est élidée, car le posé sur I clôt une unité et ouvre la suivante
La cadence est imparfaite, car le posé sur I suit nécessairement un accord renversé
La cadence est plagale, car le posé sur I ouvre automatiquement l’unité suivante

La cadence est élidée, car le posé sur I clôt une unité et ouvre la suivante

Explication

Une cadence parfaite ou non conclusive est élidée lorsque son posé final sur I clôt l’unité précédente et commence aussi la suivante. Si ce posé appartient à une seule unité, il n’y a pas cette superposition des fonctions de clôture et d’ouverture.

26. Une cadence parfaite dans la tonalité de la dominante intervient près du début et a été peu préparée tonalement ; quel effet peut-elle produire ?

Un effet de demi-cadence, malgré la présence de critères techniques de cadence parfaite
Un effet de cadence rompue, puisque l’arrivée se fait sur la tonique de la dominante
Un effet de cadence plagale, puisque la dominante remplace la fonction sous-dominante
Un effet de cadence élidée, puisque toute cadence proche du début ouvre une autre unité

Un effet de demi-cadence, malgré la présence de critères techniques de cadence parfaite

Explication

Une cadence parfaite dans la tonalité de la dominante peut être perçue comme une demi-cadence si elle survient près du début et est peu préparée tonalement, même si ses critères techniques sont réunis. La cadence élidée désigne plutôt le cas où un posé sur I clôt une unité et commence la suivante.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 58 flashcards sur Méthode de l’analyse harmonique.

Que consiste à faire l’analyse harmonique ?

Identifier les accords et comprendre leurs relations au sein de la tonalité.

Qu’est-ce qu’un accord en harmonie ?

Un empilement de tierces au-dessus d’une fondamentale.

Qu’est-ce qui distingue l’état fondamental du renversement d’un accord ?

À l’état fondamental, l’accord est réductible à une pile de tierces ; renversé, sa basse n’est pas sa fondamentale.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Méthode de l’analyse harmonique.

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