QCM : Patrimoine et enjeux géopolitiques (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux le patrimoine ?

Un ensemble de biens anciens appartenant à des institutions et destinés à être exposés au public
Un ensemble de biens matériels ou immatériels, culturels ou naturels, conservés comme traces d’une mémoire ou d’une histoire
Un ensemble de pratiques vivantes transmises au sein d’une communauté et sans biens matériels associés
Une sélection de monuments remarquables reconnus pour leur valeur artistique ou architecturale

Un ensemble de biens matériels ou immatériels, culturels ou naturels, conservés comme traces d’une mémoire ou d’une histoire

Explication

Le patrimoine réunit des biens matériels et immatériels, culturels ou naturels, individuels ou collectifs, transmis et conservés comme traces du passé, de l’identité ou de la mémoire. La définition ne se limite pas aux monuments et aux biens anciens.

2. Quand un groupe reconnaît certaines traces du passé comme emblématiques et leur attribue une valeur de bien commun à conserver et transmettre, quel processus met-il en œuvre ?

La conservation, qui restaure des objets sans leur attribuer de valeur collective
La patrimonialisation, qui transforme ces traces en biens communs à préserver et transmettre
La classification, qui organise des biens selon leur période ou leur fonction
La commémoration, qui rappelle un événement passé par des cérémonies publiques

La patrimonialisation, qui transforme ces traces en biens communs à préserver et transmettre

Explication

La patrimonialisation est le processus par lequel un groupe social reconnaît des traces du passé comme emblématiques et leur confère une valeur de bien commun. La conservation peut protéger des objets, mais elle ne désigne pas à elle seule cette reconnaissance collective.

3. Une collectivité valorise un site ancien pour attirer des visiteurs, promouvoir son territoire et affirmer son identité. Quel aspect de la patrimonialisation cette situation illustre-t-elle ?

Son rôle d’opération scientifique visant à dater les objets retrouvés sur le site
Son rôle d’enjeu social, politique et économique, notamment pour le tourisme et l’identité territoriale
Son rôle de mesure de conservation destinée à empêcher toute fréquentation du site
Son rôle de procédure juridique qui transfère la propriété du site à la collectivité

Son rôle d’enjeu social, politique et économique, notamment pour le tourisme et l’identité territoriale

Explication

La patrimonialisation peut servir la promotion touristique et territoriale ainsi que l’affirmation identitaire, ce qui en fait un enjeu social, politique et économique. La datation scientifique peut contribuer à l’étude d’un site, mais elle ne correspond pas à cet enjeu de valorisation.

4. Quelle évolution décrit le passage de la notion familiale du patrimoine à sa conception actuelle ?

D’un ensemble de biens immatériels, elle s’est restreinte aux objets juridiques transmis entre particuliers
D’un bien collectif reconnu par l’État, la notion est devenue un héritage réservé aux familles
D’une notion limitée aux biens naturels, elle s’est concentrée sur les monuments transmis par les familles
D’un héritage lié à la transmission familiale, la notion s’est étendue à des biens collectifs, matériels, naturels et immatériels

D’un héritage lié à la transmission familiale, la notion s’est étendue à des biens collectifs, matériels, naturels et immatériels

Explication

La notion, d’abord juridique et liée à la transmission familiale, s’est étendue à la collectivité et inclut aujourd’hui des biens matériels, naturels et immatériels. La conception familiale n’a pas remplacé la notion collective : elle en constitue le point de départ historique.

5. Quelle décision l’Assemblée constituante prend-elle en 1790 au sujet de certains biens du clergé et de la noblesse ?

Elle décide de restaurer les biens reconnus comme monuments historiques par François Guizot
Elle établit une liste internationale de sites ayant une valeur universelle exceptionnelle
Elle confie au ministère de la Culture le recensement des richesses artistiques françaises
Elle ordonne d’inventorier ceux qui présentent un intérêt national et une valeur historique ou artistique

Elle ordonne d’inventorier ceux qui présentent un intérêt national et une valeur historique ou artistique

Explication

En 1790, l’Assemblée constituante ordonne l’inventaire des biens du clergé et de la noblesse présentant un intérêt pour la nation et une valeur historique ou artistique. La mise en place d’un inventaire général par André Malraux intervient bien plus tard, en 1964.

6. Une communauté transmet une langue, des traditions et des savoir-faire. Quel élargissement historique de la notion patrimoniale cette situation illustre-t-elle ?

L’extension des Beaux-Arts aux patrimoines naturel et immatériel, dont les pratiques et les langues
La transformation des patrimoines immatériels en biens physiques conservés dans des musées
Le remplacement du patrimoine collectif par les biens transmis au sein d’une famille
Le passage des patrimoines naturels aux seuls monuments reconnus pour leur intérêt artistique

L’extension des Beaux-Arts aux patrimoines naturel et immatériel, dont les pratiques et les langues

Explication

La notion patrimoniale s’est élargie des Beaux-Arts aux patrimoines naturel et immatériel, notamment aux langues, traditions et savoir-faire. Les langues et les traditions relèvent de l’immatériel, contrairement aux bâtiments et autres biens physiques.

7. À quelle date l’UNESCO est-elle créée par l’ONU et s’engage-t-elle dans la protection du patrimoine culturel ?

En 1790, lors de l’inventaire des biens du clergé et de la noblesse
En 1964, lors de la décision d’établir l’inventaire général en France
En 1972, lors de l’établissement de la liste du patrimoine mondial
Le 16 novembre 1945

Le 16 novembre 1945

Explication

L’UNESCO est créée par l’ONU le 16 novembre 1945 et s’engage dans la protection du patrimoine culturel. L’année 1972 correspond à la convention du patrimoine mondial, et non à la création de l’organisation.

8. Quel changement la convention de l’UNESCO de 1972 introduit-elle pour le patrimoine mondial ?

Elle définit les monuments historiques comme une catégorie patrimoniale nationale
Elle crée l’UNESCO et lance son engagement en faveur du patrimoine culturel
Elle étend le patrimoine mondial aux chansons, danses et traditions vivantes
Elle établit une liste de sites emblématiques du patrimoine mondial

Elle établit une liste de sites emblématiques du patrimoine mondial

Explication

La convention du patrimoine mondial de l’UNESCO, adoptée en 1972, établit une liste de sites emblématiques. L’inclusion du patrimoine immatériel ou vivant dans le patrimoine mondial intervient en 2003.

9. Quel critère fondamental un bien doit-il satisfaire pour être éligible au patrimoine mondial de l’UNESCO ?

Être associé à une tradition vivante transmise par une communauté depuis plusieurs générations
Témoigner d’une valeur universelle exceptionnelle liée à l’histoire, à la science, à l’art ou à l’esthétique
Être un bien matériel ouvert au public et situé sur le territoire d’un État membre de l’ONU
Être menacé par un danger imminent pour pouvoir figurer sur une liste de protection

Témoigner d’une valeur universelle exceptionnelle liée à l’histoire, à la science, à l’art ou à l’esthétique

Explication

L’éligibilité repose sur une valeur universelle exceptionnelle en matière d’histoire, de science, d’art ou d’esthétique. Le fait qu’un bien soit menacé peut le faire relever du patrimoine en péril, mais ce n’est pas le critère fondamental d’éligibilité au patrimoine mondial.

10. Quel changement l’UNESCO apporte-t-elle en 2003 à la conception du patrimoine mondial ?

Elle crée une liste de monuments historiques définis par l’historien François Guizot
Elle l’élargit au patrimoine immatériel ou vivant, comme les pratiques, les chansons et les danses
Elle réserve le patrimoine mondial aux biens physiques présentant une valeur esthétique exceptionnelle
Elle limite la protection aux sites naturels menacés par le déclin de la faune et de la flore

Elle l’élargit au patrimoine immatériel ou vivant, comme les pratiques, les chansons et les danses

Explication

En 2003, l’UNESCO élargit le patrimoine mondial au patrimoine immatériel ou vivant, incluant notamment des pratiques traditionnelles, des chansons et des danses. Les biens physiques relèvent du patrimoine matériel et ne résument pas les formes de patrimoine concernées.

11. Quel rôle le trafic illégal d’antiquités a-t-il joué en Syrie et en Irak en 2015 ?

Il a contribué au financement de la guerre menée par DAECH.
Il a servi à financer des fouilles archéologiques contrôlées par l’ONU.
Il a financé la reconstruction de monuments détruits par la guerre.
Il a soutenu les échanges culturels entre les musées de la région.

Il a contribué au financement de la guerre menée par DAECH.

Explication

En 2015, le trafic illégal d’antiquités a contribué au financement de la guerre menée par DAECH en Syrie et en Irak. La reconstruction de monuments peut être liée à des politiques patrimoniales, mais ce n’est pas le rôle attribué ici au trafic.

12. Entre 1926 et 1938, dans quel but Mussolini a-t-il fait mettre en valeur le forum de Rome ?

Pour transformer le forum en symbole de la coopération européenne.
Pour promouvoir le forum comme un lieu de pèlerinage religieux.
Pour montrer que l’Italie fasciste rompait avec l’héritage de Rome.
Pour présenter l’Italie fasciste comme un nouvel Empire romain.

Pour présenter l’Italie fasciste comme un nouvel Empire romain.

Explication

La mise en valeur du forum devait présenter l’Italie fasciste comme un nouvel Empire romain. L’idée d’une rupture avec l’héritage romain contredit cette référence politique à la grandeur antique.

13. Quel engagement 44 États ont-ils pris en signant la déclaration de Washington en 1998 ?

Rendre aux États allemands les œuvres confisquées par les armées alliées.
Restituer aux descendants des Juifs spoliés les œuvres volées par les nazis pendant la guerre.
Restituer aux musées européens les œuvres déplacées lors des guerres coloniales.
Transférer aux institutions internationales les œuvres d’origine contestée.

Restituer aux descendants des Juifs spoliés les œuvres volées par les nazis pendant la guerre.

Explication

La déclaration de Washington engageait les États signataires à restituer aux descendants des Juifs spoliés les œuvres volées par les nazis pendant la guerre. Les restitutions liées aux guerres coloniales relèvent d’un autre contexte historique.

14. Quelle restitution Athènes réclame-t-elle au British Museum ?

Les frises du Parthénon emportées par lord Elgin au XIXe siècle.
Les sculptures de l’Acropole emportées par les armées romaines.
Les manuscrits d’Athènes acquis par le musée au XXe siècle.
Les mosaïques de Delphes transférées par des archéologues britanniques.

Les frises du Parthénon emportées par lord Elgin au XIXe siècle.

Explication

Athènes réclame au British Museum les frises du Parthénon emportées par lord Elgin au XIXe siècle. Les mosaïques de Delphes ne sont pas les œuvres au cœur de cette revendication.

15. Quelle orientation le rapport Savoy-Sarr a-t-il proposée en 2018 concernant les œuvres africaines ?

Confier aux musées européens la gestion permanente des collections africaines.
Restituer aux États africains des œuvres volées lors des guerres coloniales.
Compenser financièrement les États africains sans restituer les œuvres.
Déplacer les œuvres africaines vers des institutions culturelles internationales.

Restituer aux États africains des œuvres volées lors des guerres coloniales.

Explication

En 2018, le rapport Savoy-Sarr a invité à restituer aux États africains des œuvres volées lors des guerres coloniales. Une compensation financière sans retour des œuvres ne correspond pas à cette orientation.

16. Depuis quelle année Venise est-elle inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO ?

Depuis 2001, pour la restauration de ses palais et de ses églises.
Depuis 1992, pour la biodiversité de sa lagune et ses paysages naturels.
Depuis 1975, pour ses échanges commerciaux et ses canaux historiques.
Depuis 1987, pour son histoire, son architecture et ses monuments.

Depuis 1987, pour son histoire, son architecture et ses monuments.

Explication

Venise est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987 en raison de son histoire, de son architecture et de ses monuments. La biodiversité de la lagune n’est pas le motif indiqué pour cette inscription.

17. Quel effet les bateaux de croisière ont-ils sur le patrimoine bâti de Venise ?

Ils dégradent les monuments, tandis que les rives et la lagune restent épargnées.
Ils stabilisent les fondations de la ville, mais accélèrent l’érosion des façades historiques.
Ils fragilisent les fondations de la ville, tandis que le tourisme de masse dégrade aussi monuments et rives.
Ils accélèrent l’érosion des rives, mais renforcent les fondations des bâtiments anciens.

Ils fragilisent les fondations de la ville, tandis que le tourisme de masse dégrade aussi monuments et rives.

Explication

Les bateaux de croisière fragilisent les fondations de Venise, alors que le tourisme de masse dégrade aussi les monuments et érode les rives et la lagune. L’idée que ces bateaux stabilisent les fondations inverse leur effet.

18. Quelles mesures la municipalité de Venise utilise-t-elle ou prévoit-elle pour limiter les effets du tourisme ?

Des portiques de contrôle, des subventions aux navires de croisière et une taxe annuelle pour les résidents.
Des quotas d’accès aux monuments, des taxes sur les hôtels et une interdiction des bateaux de transport local.
Des portiques de contrôle, des taxes de 2,5 à 10 € par touriste et une limitation des bateaux de croisière dans la lagune.
Des taxes de 2,5 à 10 € sur les croisiéristes et une extension des zones d’accostage dans la lagune.

Des portiques de contrôle, des taxes de 2,5 à 10 € par touriste et une limitation des bateaux de croisière dans la lagune.

Explication

Venise recourt à des portiques de contrôle, prévoit des taxes de 2,5 à 10 € par touriste et limite les bateaux de croisière dans la lagune. Étendre les zones d’accostage irait à l’encontre de la limitation prévue pour ces bateaux.

19. Quel bilan la mise en tourisme du patrimoine peut-elle avoir pour les centres historiques ?

Elle peut accroître les recettes des musées, tout en préservant les habitants de toute hausse des prix.
Elle peut financer l’entretien du patrimoine, tout en accroissant les inégalités et en affectant les habitants.
Elle peut financer l’entretien du patrimoine, tout en réduisant les inégalités et en favorisant les habitants.
Elle peut accroître les inégalités, tout en supprimant les besoins de financement de l’entretien patrimonial.

Elle peut financer l’entretien du patrimoine, tout en accroissant les inégalités et en affectant les habitants.

Explication

La mise en tourisme peut produire des bénéfices qui financent l’entretien, mais elle peut aussi accroître les inégalités et affecter les habitants des centres historiques. Elle ne garantit donc pas une réduction des inégalités au bénéfice des résidents.

20. Quel effet la muséification peut-elle produire dans certains quartiers de Paris ?

Elle déplace les monuments vers la périphérie et réduit l’attrait touristique de la capitale.
Elle disperse les activités culturelles et fait baisser les prix dans les quartiers centraux.
Elle fige les quartiers, renchérit les prix et peut transformer l’espace en parc d’attraction à ciel ouvert.
Elle accélère la construction de logements sociaux et renforce la diversité des commerces locaux.

Elle fige les quartiers, renchérit les prix et peut transformer l’espace en parc d’attraction à ciel ouvert.

Explication

La muséification peut figer les quartiers, faire monter les prix et donner à l’espace urbain l’apparence d’un parc d’attraction à ciel ouvert. La hausse des prix est donc un effet possible, contrairement à l’idée d’une baisse des prix.

21. Comment la patrimonialisation peut-elle accentuer les inégalités urbaines ?

La rénovation des quartiers populaires peut réduire la valeur des logements et favoriser le maintien de leurs habitants.
La réhabilitation des centres historiques peut écarter des habitants par la gentrification, tandis que des quartiers populaires peuvent être démolis.
La protection des monuments peut répartir les équipements de façon égale entre les quartiers centraux et périphériques.
La mise en valeur du patrimoine peut empêcher les transformations urbaines et garantir l’accès au logement pour tous.

La réhabilitation des centres historiques peut écarter des habitants par la gentrification, tandis que des quartiers populaires peuvent être démolis.

Explication

La gentrification de centres historiques réhabilités peut écarter des habitants, et la démolition de quartiers populaires constitue un autre mécanisme d’inégalité. Une protection patrimoniale ne garantit donc pas à elle seule un accès égal au logement.

22. Quel événement marque le début de la guerre au Mali en 2012 ?

L’affrontement de groupes islamistes et de combattants touaregs contre les autorités locales et les institutions culturelles.
La destruction de lieux de culte par des groupes armés opposés aux forces internationales et aux combattants touaregs.
L’intervention de forces internationales contre des groupes touaregs alliés à l’État malien et aux autorités régionales.
L’affrontement de groupes islamistes et de combattants touaregs contre l’État malien et ses soutiens internationaux.

L’affrontement de groupes islamistes et de combattants touaregs contre l’État malien et ses soutiens internationaux.

Explication

La guerre commence en 2012 avec l’affrontement de groupes islamistes et de combattants touaregs contre l’État malien et ses soutiens internationaux. La lutte contre les institutions culturelles ne décrit pas les forces opposées au début du conflit.

23. Quels acteurs participent à la reconstruction patrimoniale au Mali ?

Des acteurs nationaux et locaux, dont l’État malien, sans intervention d’associations ni de partenaires internationaux.
Des acteurs locaux et des fondations privées, tandis que l’État malien et les organisations internationales ne participent pas.
Des acteurs internationaux, nationaux et locaux, dont l’UNESCO, des États, des fondations, des associations et les services culturels maliens.
Des acteurs internationaux et nationaux, dont l’UNESCO et des États, tandis que les services culturels locaux restent à l’écart.

Des acteurs internationaux, nationaux et locaux, dont l’UNESCO, des États, des fondations, des associations et les services culturels maliens.

Explication

La reconstruction mobilise des partenaires internationaux, nationaux et locaux, notamment l’UNESCO, des États, des fondations, des associations, l’État malien et ses services culturels. Elle ne se limite donc pas aux acteurs privés ou aux seules autorités locales.

24. Au Mali, quel objectif la reconstruction du patrimoine poursuit-elle au-delà de la restauration matérielle ?

Renforcer le contrôle militaire, déplacer les lieux de culte et centraliser les collections dans les institutions nationales.
Préserver les monuments les plus visibles, laisser les habitants à l’écart et confier la réconciliation aux seuls acteurs locaux.
Contribuer à la paix, réaffirmer la présence de l’État, rouvrir des lieux de culte et des bibliothèques, et réconcilier les habitants.
Relancer le tourisme, remplacer les bibliothèques détruites et transférer la gestion des villes aux organisations internationales.

Contribuer à la paix, réaffirmer la présence de l’État, rouvrir des lieux de culte et des bibliothèques, et réconcilier les habitants.

Explication

La reconstruction vise aussi à construire la paix, réaffirmer la présence de l’État, rouvrir des lieux de culte et des bibliothèques, et réconcilier des habitants divisés par la guerre. La réduction de cet objectif à la relance touristique ne rend pas compte de ces finalités sociales et politiques.

25. Quelle mesure marque la mise en place d’une politique publique française du patrimoine en 1830 ?

L’extension de la protection aux immeubles et mobiliers privés d’intérêt public.
La création des secteurs sauvegardés dans les centres-villes historiques.
La création de l’inspection des monuments historiques.
La répartition des compétences patrimoniales entre les collectivités territoriales.

La création de l’inspection des monuments historiques.

Explication

En 1830, la France met en place une politique publique du patrimoine en créant l’inspection des monuments historiques. Les secteurs sauvegardés sont créés plus tard, en 1962.

26. Un immeuble privé est classé au titre de la loi française de 1913 : quelle conséquence s’applique à ses travaux ?

Sa destruction, sa restauration ou sa modification nécessite l’accord de l’État.
Son entretien est contrôlé par l’État, mais sa restauration reste libre pour le propriétaire.
Sa modification nécessite l’accord de la région, tandis que sa destruction relève du département.
Sa restauration nécessite l’accord de la commune, mais sa destruction relève du propriétaire.

Sa destruction, sa restauration ou sa modification nécessite l’accord de l’État.

Explication

La loi de 1913 étend la sauvegarde aux biens privés d’intérêt public et soumet la destruction, la restauration ou la modification d’un bien classé à l’accord de l’État. Le contrôle ne relève donc pas de la seule commune.

27. Quel changement institutionnel les lois de décentralisation de 1983 introduisent-elles dans la politique patrimoniale française ?

Elles répartissent les compétences patrimoniales entre les communes, les départements et les régions.
Elles transfèrent les compétences patrimoniales des collectivités territoriales à l’État central.
Elles répartissent les compétences patrimoniales entre l’État, les fondations privées et les entreprises.
Elles confient la politique patrimoniale aux communes, sans rôle pour les départements ni les régions.

Elles répartissent les compétences patrimoniales entre les communes, les départements et les régions.

Explication

En 1983, les lois de décentralisation répartissent les compétences patrimoniales entre les communes, les départements et les régions. Elles n’attribuent donc pas ces compétences aux seuls acteurs privés.

28. Quels éléments et acteurs sont au cœur de la patrimonialisation du bassin minier ?

La sauvegarde des terrils, des cités ouvrières et des chevalements, avec la mobilisation des anciens mineurs et des collectivités.
La restauration des gares, des canaux et des usines, avec l’action des entreprises et des syndicats nationaux.
La transformation des friches en logements, avec la participation des promoteurs et des administrations régionales.
La protection des paysages agricoles et des forêts, avec la mobilisation des associations environnementales et des agriculteurs.

La sauvegarde des terrils, des cités ouvrières et des chevalements, avec la mobilisation des anciens mineurs et des collectivités.

Explication

La patrimonialisation repose sur la sauvegarde des terrils, des cités ouvrières et des chevalements, ainsi que sur la mobilisation des anciens mineurs et des collectivités. La transformation des friches en logements relève d’une autre démarche et ne décrit pas les éléments patrimoniaux mis en avant ici.

29. Quel objectif de la patrimonialisation associe l’attractivité du bassin minier à l’engagement de ses habitants ?

Développer l’industrie extractive, accroître les recettes locales et confier la protection du patrimoine aux seuls experts.
Renforcer les échanges commerciaux, préserver les emplois miniers et faire des collectivités les uniques gardiennes du patrimoine.
Attirer touristes et investisseurs, renforcer la fierté locale et faire des habitants des ambassadeurs vigilants de leur patrimoine.
Attirer de nouveaux résidents, remplacer les activités culturelles et confier la promotion du territoire aux entreprises.

Attirer touristes et investisseurs, renforcer la fierté locale et faire des habitants des ambassadeurs vigilants de leur patrimoine.

Explication

La patrimonialisation cherche à attirer des touristes et des investisseurs, tout en renforçant la fierté des habitants et leur rôle d’ambassadeurs et de citoyens vigilants. Le maintien de l’extraction minière ne fait pas partie de ces objectifs de reconversion patrimoniale.

30. Que reconnaît l’inscription de 2010 du repas gastronomique des Français au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO ?

Un savoir-faire agricole lié à la production d’ingrédients caractéristiques des régions françaises.
Une pratique sociale coutumière qui célèbre des moments importants de la vie des individus et des groupes.
Un ensemble de recettes régionales destiné à préserver les techniques culinaires des chefs professionnels.
Une tradition festive réservée aux célébrations publiques organisées par les institutions françaises.

Une pratique sociale coutumière qui célèbre des moments importants de la vie des individus et des groupes.

Explication

L’inscription reconnaît une pratique sociale coutumière qui célèbre des moments importants de la vie individuelle et collective. Elle porte sur une pratique sociale, et non sur un ensemble de recettes ou sur un savoir-faire agricole.

31. Comment la promotion de la gastronomie française peut-elle renforcer l’influence de la France à l’étranger ?

En favorisant les exportations alimentaires, elle remplace les échanges culturels par des accords commerciaux.
En uniformisant les cuisines étrangères, elle étend directement les règles culinaires françaises à l’international.
En diffusant l’image et l’influence culturelle françaises, elle participe au soft power et à la gastronodiplomatie.
En limitant les contacts diplomatiques, elle protège les traditions françaises de toute influence extérieure.

En diffusant l’image et l’influence culturelle françaises, elle participe au soft power et à la gastronodiplomatie.

Explication

La promotion gastronomique diffuse à l’étranger l’image de la France et son influence culturelle, ce qui contribue au soft power et à la gastronodiplomatie. La réduction des relations diplomatiques contredit au contraire l’idée d’utiliser la gastronomie comme vecteur d’influence.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 81 flashcards sur Patrimoine et enjeux géopolitiques.

Qu’est-ce que le patrimoine ?

L’ensemble de biens matériels ou immatériels, individuels ou collectifs, transmis et conservés comme traces du passé.

Qu’est-ce que la patrimonialisation ?

Le processus par lequel un groupe reconnaît des traces du passé comme emblématiques et leur attribue une valeur de bien commun.

Quels trois enjeux la patrimonialisation représente-t-elle ?

Un enjeu social, politique et économique.

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