QCM : Pensée éducative de la Chine antique (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À quelle période les documents écrits font-ils remonter approximativement l’histoire de l’éducation en Chine ?

À la dynastie Xia, entre le XXIIe et le XVIIe siècle avant notre ère
À la période des Royaumes combattants, entre le Ve et le IIIe siècle avant notre ère
À la dynastie Shang, entre le XVIIe et le XIe siècle avant notre ère
À la dynastie Zhou, entre le XIe et le VIIIe siècle avant notre ère

À la dynastie Xia, entre le XXIIe et le XVIIe siècle avant notre ère

Explication

Les documents écrits situent les origines de l’éducation chinoise sous la dynastie Xia, approximativement entre le XXIIe et le XVIIe siècle avant notre ère. La période Shang est postérieure et ne correspond donc pas à cette datation.

2. Sous les Xia, qui recevait l’instruction officielle dans le cadre des écoles liées à la hiérarchie administrative ?

Les enfants des familles marchandes des villes
Les descendants des familles nobles
Les jeunes issus des familles d’artisans locaux
Les enfants pauvres sélectionnés par les autorités

Les descendants des familles nobles

Explication

L’instruction officielle sous les Xia était réservée aux descendants des familles nobles, conformément à l’organisation sociale décrite. Des enfants pauvres pouvaient être sélectionnés mais cela ne définit pas le groupe auquel l’instruction officielle était destinée.

3. Quelle association entre les écoles et les niveaux administratifs est établie dans le Xueji du Liji ?

Le Shu relève de l’État, le Xiang du canton, le Xu de la province et le Xue de la famille
Le Shu relève de la famille, le Xiang du canton, le Xu de la province et le Xue de l’État
Le Shu relève de la famille, le Xiang de la province, le Xu du canton et le Xue de l’État
Le Shu relève du canton, le Xiang de la famille, le Xu de l’État et le Xue de la province

Le Shu relève de la famille, le Xiang du canton, le Xu de la province et le Xue de l’État

Explication

Le Xueji associe le Shu à la famille, le Xiang au canton, le Xu à la province et le Xue à l’État. Une confusion possible consiste à inverser les niveaux du Xiang et du Shu, mais leur rattachement respectif est bien le canton et la famille.

4. Quel rôle la Maison des ancêtres, appelée Mingtang, jouait-elle dans les lieux d’éducation des Xia, Shang et Zhou ?

Elle répartissait les écoles entre la famille, le canton, la province et l’État
Elle servait à l’apprentissage militaire et à la pratique du tir à l’arc
Elle désignait les écoles communes selon les appellations propres à chaque dynastie
Elle associait l’instruction des jeunes aux sacrifices rituels au Ciel, à la Terre et aux ancêtres

Elle associait l’instruction des jeunes aux sacrifices rituels au Ciel, à la Terre et aux ancêtres

Explication

Le Mingtang associait l’instruction des jeunes aux sacrifices rituels adressés au Ciel, à la Terre et aux ancêtres. La répartition des écoles par niveau administratif concerne plutôt le Shu, le Xiang, le Xu et le Xue.

5. Que désigne le Chengjun dans l’éducation de la haute antiquité ?

Un centre administratif chargé de l’instruction des descendants des familles nobles
Un espace réservé à l’apprentissage du tir à l’arc et à la formation militaire
Un lieu consacré à l’enseignement de la musique, présente dans le cérémonial
Une école provinciale destinée à l’étude des rites et des expériences des anciens

Un lieu consacré à l’enseignement de la musique, présente dans le cérémonial

Explication

Le Chengjun est un lieu d’enseignement musical, la musique occupant une place importante dans le cérémonial de la haute antiquité. Le tir à l’arc relève plutôt de la formation associée au Xu sous les Xia.

6. À quel âge les enfants entraient-ils dans la petite école pour y apprendre les petits arts ?

À quinze ans
À huit ans
À dix-huit ans
À treize ans

À treize ans

Explication

L’entrée à la petite école pour apprendre les petits arts avait lieu à treize ans dans le parcours scolaire général décrit. L’âge de huit ans correspondait à l’entrée au Shu, et non à celle de la petite école.

7. Quelle fonction la sélection des jeunes les plus brillants remplissait-elle dans le gouvernement de l’État ?

Les préparer à devenir administrateurs après une formation académique avancée
Les préparer à devenir officiers militaires grâce à l’apprentissage du tir à l’arc
Les former à diriger les sacrifices destinés au Ciel, à la Terre et aux ancêtres
Les charger de régulariser les cours d’eau et d’établir les ordres de gouvernement

Les préparer à devenir administrateurs après une formation académique avancée

Explication

La sélection permettait aux jeunes les plus brillants de recevoir une formation académique avancée en vue de devenir administrateurs. La préparation aux sacrifices est liée aux rites, mais ne constitue pas la fonction attribuée à cette sélection.

8. Selon quel rythme saisonnier les sacrifices rituels étaient-ils célébrés au cours de l’année ?

En suivant les douze ordonnances mensuelles, appelées yueling
En suivant les neuf étapes rituelles des grandes familles
En suivant les quatre saisons déterminées par les récoltes
En suivant les vingt-quatre souffles saisonniers, appelés jieqi

En suivant les vingt-quatre souffles saisonniers, appelés jieqi

Explication

Les sacrifices avaient lieu toute l’année en accord avec les vingt-quatre souffles saisonniers, ou jieqi. Les yueling sont des ordonnances mensuelles visant à harmoniser les activités humaines avec la nature, et non le rythme de célébration des sacrifices.

9. En quoi le rôle des ancêtres dans les sacrifices diffère-t-il de celui des ordonnances mensuelles promulguées au Mingtang ?

Les ancêtres servent d’intermédiaires entre les vivants et le cosmos, tandis que les ordonnances accordent les activités humaines aux rythmes naturels.
Les ancêtres fixent les activités selon les saisons, tandis que les ordonnances relient les vivants au cosmos par le sacrifice.
Les ancêtres président les rencontres des princes, tandis que les ordonnances célèbrent les sacrifices familiaux au Ciel et à la Terre.
Les ancêtres enseignent les souffles saisonniers, tandis que les ordonnances transmettent aux jeunes la révérence envers leurs aïeux.

Les ancêtres servent d’intermédiaires entre les vivants et le cosmos, tandis que les ordonnances accordent les activités humaines aux rythmes naturels.

Explication

Les ancêtres sont considérés comme des intermédiaires entre les vivants et le cosmos, alors que les ordonnances mensuelles visent à harmoniser les activités humaines avec la nature et les souffles saisonniers. L’idée que les ancêtres fixent le calendrier saisonnier leur attribue la fonction des ordonnances.

10. Quel effet le programme des quatre enseignements confucéens cherche-t-il à produire en associant connaissances, action, loyauté et sincérité ?

Préparer les élèves aux rites, aux sacrifices, à la musique et à la danse
Développer la mémoire, la maîtrise des archives, l’écriture et le calcul
Répartir les élèves entre les fonctions administratives, militaires et rituelles
Former la pensée, la conduite, les relations avec autrui et la parole

Former la pensée, la conduite, les relations avec autrui et la parole

Explication

Ces enseignements associent le wen aux connaissances, le xing à l’action, le zhong à la position envers autrui et le xin au langage adressé aux autres. La préparation aux rites et à la musique relève d’autres éléments du programme éducatif décrit.

11. Pour organiser un enseignement national centré sur la musique, quelles matières le Dasiyue devrait-il enseigner ?

Les connaissances littéraires, la loyauté et la fidélité à la parole
La vertu de la musique, le langage musical et la danse musicale
La danse des plumes, la flûte traversière et les rites funéraires
Les trois vertus, les six arts et les lois administratives

La vertu de la musique, le langage musical et la danse musicale

Explication

Le Dasiyue, Grand Officier de la musique également responsable de l’éducation nationale, enseigne la vertu, le langage et la danse musicale. La danse des plumes et la flûte traversière relèvent plutôt de l’enseignement du Yueshi.

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À quelle dynastie les documents écrits font-ils remonter l’histoire de l’éducation en Chine ?

À la dynastie Xia.

Selon le Xueji 学记 du Liji, de qui relève le Shu 塾 ?

De la famille.

À quelles activités la Maison des ancêtres Mingtang 明堂 associe-t-elle l’instruction des jeunes ?

Aux sacrifices rituels au Ciel, à la Terre et aux ancêtres.

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