QCM : Sociétés et histoire des Comores (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne l’expression créole réunionnaise « sevé mayé » dans les croyances décrites ?

Des cheveux coupés lors d’une cérémonie destinée à apaiser les ancêtres
Des cheveux enchevêtrés interprétés comme un souhait ancestral, parfois liés à l’élection de l’enfant
Des mèches offertes après un rêve où les ancêtres réclament à boire
Des cheveux associés à une maladie qui impose un séjour au temple

Des cheveux enchevêtrés interprétés comme un souhait ancestral, parfois liés à l’élection de l’enfant

Explication

L’expression « sevé mayé » désigne des cheveux enchevêtrés auxquels est attribuée une signification ancestrale, parfois celle d’une élection de l’enfant. L’offrande de cheveux appartient plutôt aux rituels de coupe et ne définit pas cette expression.

2. Quelle comparaison distingue les pratiques malgache et malbare rapportées pour la coupe des cheveux des enfants ?

Les mères malgaches coupent vers six mois à la cascade Niagara et jettent les cheveux à l’eau, tandis que les prêtres malbars coupent après un an dans le temple
Les mères malgaches coupent après un an à la cascade Niagara, tandis que les prêtres malbars coupent vers six mois dans le temple
Les mères malgaches coupent vers six mois dans le temple, tandis que les prêtres malbars coupent après un an à la cascade Niagara
Les mères malgaches coupent après un an dans le temple, tandis que les prêtres malbars coupent vers six mois à la cascade Niagara et jettent les cheveux à l’eau

Les mères malgaches coupent vers six mois à la cascade Niagara et jettent les cheveux à l’eau, tandis que les prêtres malbars coupent après un an dans le temple

Explication

La pratique malgache décrite a lieu vers six mois à la cascade Niagara, et les cheveux sont jetés à la rivière ou à la mer; la pratique malbare se déroule après un an dans le temple. L’âge et le lieu de la pratique malbare sont inversés dans une autre comparaison proposée.

3. Comment peut-on interpréter, dans ces croyances, un dérangement psychique associé aux cheveux maillés ?

Comme l’incorporation d’un esprit, en lien avec une maladie malice ou zesprit
Comme le signe que l’enfant doit être conduit à la cascade Niagara
Comme une conséquence d’un rituel de purification accompli trop tôt
Comme une réponse des ancêtres à une offrande de nourriture et de boisson

Comme l’incorporation d’un esprit, en lien avec une maladie malice ou zesprit

Explication

Les cheveux maillés peuvent être associés à une maladie malice ou zesprit, et le dérangement psychique peut être interprété comme l’incorporation d’un esprit. La cascade Niagara est liée à une pratique de coupe malgache, et non à cette interprétation du dérangement.

4. Dans quelle circonstance la coupe et l’offrande des cheveux peuvent-elles avoir lieu ?

Lorsque l’enfant atteint l’âge prévu pour une cérémonie au temple
Lorsque les parents décident de couper les mèches au moment d’un rite familial
Lorsque l’esprit donne son accord, que l’on suppose manifesté par des touffes qui se cassent d’elles-mêmes
Lorsque les cheveux deviennent enchevêtrés et sont reconnus comme un souhait ancestral

Lorsque l’esprit donne son accord, que l’on suppose manifesté par des touffes qui se cassent d’elles-mêmes

Explication

La coupe et l’offrande sont soumises à l’accord de l’esprit, supposé se manifester quand les touffes se cassent d’elles-mêmes. L’âge de l’enfant ou une décision parentale ne constitue pas le signe rapporté de cet accord.

5. Quelles îles composent l’archipel des Comores ?

Grande Comore, Anjouan, Mohéli et Mayotte
Anjouan, Réunion, Mayotte et Madagascar
Grande Comore, Zanzibar, Mohéli et Madagascar
Grande Comore, Anjouan, Zanzibar et Réunion

Grande Comore, Anjouan, Mohéli et Mayotte

Explication

L’archipel comprend Grande Comore, Anjouan, Mohéli et Mayotte, également désignées par leurs noms comoriens. Zanzibar, Madagascar et La Réunion sont des lieux voisins ou distincts, mais ne font pas partie de cet archipel.

6. À partir de quel siècle les Shiraziens venus du nord favorisent-ils le commerce dans l’archipel des Comores ?

À partir du XIVe siècle
À partir du XIe siècle
À partir du XVIe siècle
À partir du XIIIe siècle

À partir du XIIIe siècle

Explication

Le XIIIe siècle marque l’arrivée des Shiraziens venus du nord, qui favorisent le commerce dans l’archipel. Le XIVe siècle correspond plutôt au début du peuplement classique des Comores.

7. Quel rôle les Arabes ont-ils joué dans l’évolution politique et religieuse de l’archipel des Comores ?

Ils ont contribué à l’islamisation de l’archipel et à son organisation en sultanats.
Ils ont introduit un système tribal matrilinéaire lié à l’héritage africain.
Ils ont développé le commerce maritime et établi les premiers comptoirs shiraziens.
Ils ont favorisé l’installation des premiers immigrants venus d’Indonésie.

Ils ont contribué à l’islamisation de l’archipel et à son organisation en sultanats.

Explication

Les apports arabes ont contribué à l’islamisation des Comores et à leur organisation politique en sultanats. Le développement du commerce est plutôt associé aux Shiraziens venus du nord à partir du XIIIe siècle.

8. Quand la France a-t-elle reconnu l’indépendance de trois îles des Comores, tandis que Mayotte restait française ?

En 1974, lors du référendum d’autodétermination
En 2011, lors du changement de statut de Mayotte
En 1961, lorsque Moroni est devenue capitale
Le 6 juillet 1975

Le 6 juillet 1975

Explication

La reconnaissance de l’indépendance de Grande Comore, d’Anjouan et de Mohéli date du 6 juillet 1975, Mayotte demeurant française. Le référendum de 1974 correspond au vote sur l’autodétermination, et non à la reconnaissance de l’indépendance.

9. En quoi la filiation comorienne combine-t-elle des héritages différents tout en associant des rôles distincts aux femmes et aux hommes ?

Elle associe deux héritages patrilinéaires, avec les hommes assurant la matrifocalité et les femmes transmettant le nom aux enfants.
Elle associe deux héritages matrilinéaires, avec les femmes transmettant le nom et les hommes assurant la matrifocalité familiale.
Elle associe les héritages matrilinéaire bantou et patrilinéaire arabo-perse, avec une femme liée à la matrifocalité et un homme transmettant son nom aux enfants.
Elle associe les héritages patrilinéaire bantou et matrilinéaire arabo-perse, avec un homme lié à la matrifocalité et une femme transmettant son nom aux enfants.

Elle associe les héritages matrilinéaire bantou et patrilinéaire arabo-perse, avec une femme liée à la matrifocalité et un homme transmettant son nom aux enfants.

Explication

La filiation comorienne réunit un héritage matrilinéaire bantou et un héritage patrilinéaire arabo-perse ; la femme est associée à la matrifocalité, tandis que l’homme transmet son nom aux enfants. L’inversion des héritages bantou et arabo-perse confond les deux apports culturels.

10. Quel effet social le grand mariage peut-il produire, malgré les critiques liées à son coût ?

Il peut réduire les écarts sociaux en interdisant les dépenses cérémonielles.
Il peut remplacer la cérémonie religieuse et supprimer le versement de la dot.
Il peut renforcer la cohésion et favoriser la redistribution sociales.
Il peut garantir l’accès à la propriété et répartir les terres entre les familles.

Il peut renforcer la cohésion et favoriser la redistribution sociales.

Explication

En mobilisant des échanges et des contributions, le grand mariage peut renforcer les liens sociaux et favoriser la redistribution. Son coût est toutefois critiqué parce qu’il peut appauvrir les familles, et non parce qu’il interdit les dépenses cérémonielles.

11. Un époux ayant accompli le grand mariage souhaite exercer une influence dans la vie collective de son village. Quelle nouvelle possibilité ce rite lui ouvre-t-il ?

Devenir chef héréditaire du village et transmettre automatiquement cette fonction à ses enfants
Obtenir la responsabilité de redistribuer les terres et de fixer les contributions des familles
Recevoir la charge de cadi et diriger les cérémonies religieuses organisées dans son village
Atteindre le rang social le plus élevé et prendre part aux affaires du village en exprimant son avis en public

Atteindre le rang social le plus élevé et prendre part aux affaires du village en exprimant son avis en public

Explication

Le grand mariage permet à l’époux d’accéder au septième et plus haut échelon social, ce qui l’autorise à participer aux affaires du village et à s’exprimer publiquement. Il ne lui confère pas la fonction religieuse de cadi, qui intervient notamment lors du petit mariage.

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Que peuvent demander les ancêtres malgaches en rêve à leurs descendants ?

De la nourriture et de la boisson.

Que signifie le sevé mayé, ou cheveux maillés, dans la croyance réunionnaise ?

Un souhait ancestral, parfois associé à l’élection de l’enfant.

Quand la coupe et l’offrande des cheveux sont-elles autorisées ?

Avec l’accord de l’esprit, manifesté par des touffes qui se cassent d’elles-mêmes.

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