★ À maîtriser
La consommation d’alcool n’était pas interdite pendant la Prohibition et la demande ne diminua pas ; davantage d’Américains burent qu’avant cette période.
La demande persistante d’alcool favorisa l’apparition de bars clandestins, alimentés par le bootlegging ; ce marché noir permit aux gangs de s’organiser, de se professionnaliser et de s’enrichir.
La Prohibition contribua à la création de la Mafia américaine et à l’essor de grandes organisations criminelles comptant des centaines de membres.
Compléments
À New York, le commissaire de police estimait à 30 000 le nombre de speakeasies pendant la Prohibition, contre 15 000 bars légaux auparavant.
La concurrence entre gangs pour contrôler le bootlegging provoqua des guerres violentes, marquées notamment par des fusillades et des attaques en voiture.
Interdiction → marché noir → enrichissement des gangs
★ À maîtriser
📌 Les Young Turks, jeunes gangsters souvent italiens ou juifs, acceptaient de coopérer entre origines ethniques pour gagner de l’argent, tandis que les Mustache Petes, gangsters italiens plus âgés et traditionalistes, privilégiaient les Siciliens.
Compléments
Arnold Rothstein, surnommé « The Brain », prêtait de l’argent aux gangsters contre intérêts et joua un rôle majeur dans le développement du crime organisé.
Les Young Turks considéraient les gangs comme des entreprises à hiérarchie stricte et privilégiaient le profit et la coopération interethnique, contrairement aux traditions des Mustache Petes.
La guerre de Castellammarese de 1931 permit aux Young Turks de l’emporter sur les Mustache Petes et sur leurs traditions.
Young Turks : coopération ; Mustache Petes : tradition sicilienne
★ À maîtriser
Compléments
Le massacre de la Saint-Valentin de 1929 exposa la violence des gangs à l’échelle nationale, indigna une partie du public et contribua à la tenue de la conférence d’Atlantic City.
Les Mustache Petes de New York, exclus de la conférence d’Atlantic City, refusèrent ses décisions, ce qui contribua à la guerre de Castellammarese de 1931.
★ À maîtriser
Compléments
Le gangster typique venait souvent d’une famille immigrée pauvre, mais était généralement né aux États-Unis ou y avait grandi dès son jeune âge.
Le parcours typique du gangster passait par l’adhésion adolescente à un gang ethnique, l’apprentissage auprès d’un mentor, puis une éventuelle succession à un poste de lieutenant ou de chef.
Les gangsters se présentaient comme des hommes d’affaires, portaient costumes et fedoras pour paraître respectables et pouvaient soutenir les pauvres par des dons.
La plupart des gangsters avaient une vie familiale stable et portaient souvent des armes ; les chefs étaient parfois protégés par plusieurs gardes du corps.
Les funérailles des chefs de gang reflétaient leur influence, notamment par le nombre de participants, de voitures et de fleurs.
★ À maîtriser
Pendant la Prohibition, le bootlegging constituait la principale source de revenus des gangsters ; certains possédaient aussi des speakeasies, parfois utilisés comme maisons closes.
Les principales activités étaient :
Les personnes corrompues pouvaient être :
Compléments
★ À maîtriser
À partir des années 1930, le maire Fiorello La Guardia, le gouverneur Herbert Lehman et le procureur spécial Thomas Dewey unirent leurs efforts contre les gangsters de New York ; Luciano fut emprisonné en 1936.
À Chicago, les gangs italiens du sud et les gangs irlandais du nord s’affrontèrent dans les « beer wars », déclenchées par l’assassinat de Dion O’Banion en 1924 et conclues en 1929 lorsque Capone affaiblit le gang de Bugs Moran.
Après le massacre de la Saint-Valentin de 1929, Al Capone contrôla le bootlegging de Chicago à travers son empire appelé l’Outfit ou Chicago Outfit.
Compléments
Après la guerre de Castellammarese, les gangsters italiens et juifs de New York conclurent une alliance pour partager le marché, ce qui affaiblit les gangs irlandais et leur fit perdre notamment le contrôle des docks à partir des années 1930.
Les gangs new-yorkais soutenaient des candidats par des contributions et recouraient aussi au bourrage des urnes, à l’intimidation des électeurs et à l’achat de votes.
Le maire William O’Dwyer, en fonction de 1945 à 1950, démissionna après une enquête révélant ses liens étroits avec le crime organisé.
★ À maîtriser
Quatre membres de la Mafia sicilienne arrivèrent à La Nouvelle-Orléans en 1869 et y fondèrent la Stoppagherra Society, qui élimina un gang rival et étendit ensuite ses branches à New York, San Francisco et Chicago.
En 1937, la Combination envoya Bugsy Siegel à Los Angeles pour coaliser les gangs ; la coalition contrôla ensuite les rackets, notamment les jeux d’argent, mais Siegel fut tué en 1947, soupçonné d’avoir détourné de l’argent de la Mafia.
Compléments
À la fin des années 1880, plus de 100 criminels italiens s’étaient installés à La Nouvelle-Orléans et avaient rejoint la Stoppagherra Society.
Les membres de la Stoppagherra Society contrôlaient le quartier italien et tiraient leurs revenus du vol, de l’extorsion et du meurtre ; ils tuèrent environ 60 personnes entre les années 1860 et 1880.
★ À maîtriser
Compléments
Frank Costello, Benjamin Siegel et Meyer Lansky virent dans les casinos du Nevada une occasion de contrôler de nouveaux rackets.
L’ouverture échoua pour trois raisons :
Après une fermeture de deux semaines, le Flamingo rouvrit en mars 1947 et son activité devint florissante.
En 1940, le Nevada était le seul État américain où les jeux d’argent étaient légaux, après leur légalisation en mars 1931.
Benjamin « Bugsy » Siegel supervisa à Las Vegas la construction du Flamingo, hôtel-casino financé par la Mafia et le National Crime Syndicate, qui ouvrit le 26 décembre 1946.
L’ouverture du Flamingo fut un échec : l’hôtel était inachevé, le mauvais temps immobilisa les avions des célébrités invitées et les rares clients gagnèrent fortement aux tables, entraînant la fermeture du casino après deux semaines et des pertes de plusieurs centaines de milliers de dollars.
Le Flamingo rouvrit en mars 1947 et devint rentable ; la construction, initialement estimée à 1 million de dollars, en coûta finalement 6 millions, alimentant les soupçons de détournement contre Siegel.
Le budget du Flamingo explose → Lansky, Costello et Luciano soupçonnent Siegel.
★ À maîtriser
Après la guerre des Castellammarese de 1931, Louis « Lepke » Buchalter et Jacob « Gurrah » Shapiro créèrent Murder, Inc. comme escadron d’exécution ; Buchalter dirigeait les membres juifs et Albert Anastasia les membres italiens.
Pour un contrat, des chefs de gangs transmettaient leur cible à Buchalter et Shapiro, qui chargeaient des tueurs de l’assassiner sans nécessairement leur révéler son nom ni celui du commanditaire.
Les membres de Murder, Inc. recevaient un salaire de 250 dollars par mois et une prime de 1 000 à 5 000 dollars par meurtre, selon l’importance et le pouvoir de la victime.
Le 23 octobre 1935, deux tueurs de Murder, Inc. abattirent Dutch Schultz dans les toilettes d’un restaurant et tuèrent également ses deux gardes du corps, après que Lucky Luciano eut ordonné l’assassinat.
Compléments
Murder, Inc. utilisait surtout les armes suivantes : des pistolets, des cordes, des couteaux, des pics à glace, enfoncés dans l’oreille jusqu’au cerveau
Après la coopération d’Abe « Kid Twist » Reles avec les autorités, plusieurs membres de Murder, Inc. furent arrêtés et condamnés à mort ; Reles mourut en novembre 1941 en tombant du sixième étage d’un hôtel le jour où il devait témoigner contre Anastasia.
Une boutique de bonbons de Brooklyn sert de quartier général à une organisation de tueurs.
★ À maîtriser
La Mafia, aussi appelée « La Cosa Nostra », naquit en Sicile et devint puissante après l’unification de l’île à l’Italie en 1860, dans un contexte de faiblesse du gouvernement italien.
Les cinq familles de New York étaient :
Compléments
La Mafia sicilienne cherchait à protéger les Siciliens et leur patrimoine culturel contre les autorités italiennes, tout en extorquant de l’argent aux riches.
Sous Benito Mussolini, la répression de la Mafia en Sicile poussa, dans les années 1920, entre 500 et 1 000 mafieux à émigrer aux États-Unis, tandis que plus de 1 200 membres furent emprisonnés en Italie.
Masseria tombe, Maranzano prend le pouvoir, puis Luciano élimine Maranzano.
📌 Pour devenir un « made man » de la Mafia américaine, un candidat devait être un homme blanc d’origine italienne, de préférence sicilienne, tandis que les associés n’étaient soumis à aucune condition d’origine ethnique.
📌 Les règles mafieuses comprenaient l’omertà, l’obéissance au boss, le secret des affaires familiales, l’interdiction des conflits entre membres et l’obligation mensuelle de verser un tribut au boss.
Du Don aux associés, la hiérarchie descend en étages, mais seuls certains sont des « made men ».
★ À maîtriser
Compléments
La Mafia contrôlait notamment les syndicats des Teamsters et de la construction, ainsi que des casinos à Las Vegas et les docks de New York, où elle extorquait les entreprises en retenant leurs marchandises.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Mafia aida les autorités fédérales à protéger le port de New York contre un éventuel sabotage allemand et encouragea les habitants à signaler toute activité suspecte, en rupture avec l’omertà.
Depuis 1950, aucune guerre entre les familles mafieuses américaines n’a eu lieu, et la Mafia continue notamment de pratiquer le racket, les jeux illégaux, la prostitution, le trafic de drogue, l’extorsion, le racket du travail et le meurtre.
L’omerta impose le silence, mais la Mafia coopère avec les autorités contre le sabotage allemand.
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1. Concernant la consommation d’alcool pendant la Prohibition, quelles propositions sont exactes ?
2. La demande persistante d’alcool pendant la Prohibition a favorisé :
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Qu’est-ce qui n’était pas interdit pendant la Prohibition ?
La consommation d’alcool.
Comment la demande d’alcool évolua-t-elle pendant la Prohibition ?
Elle ne diminua pas.
Quel rôle la demande persistante d’alcool joua-t-elle pendant la Prohibition ?
Elle favorisa l’apparition de bars clandestins alimentés par le bootlegging.
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