QCM : Révolution française et Ancien Régime — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelles difficultés Louis XVI associe-t-il à la situation de la France ?

La crise agricole et les désaccords diplomatiques avec les monarchies européennes
Le manque de soldats et les rivalités commerciales avec les colonies
Le déficit financier et les abus du royaume, comme l’injustice et la corruption
La baisse démographique et les conflits religieux entre les ordres

Le déficit financier et les abus du royaume, comme l’injustice et la corruption

Explication

Louis XVI relie la crise française au déficit des finances ainsi qu’aux abus du royaume, notamment l’injustice et la corruption. La baisse démographique et les conflits religieux ne constituent pas les causes mentionnées ici.

2. Quelle mesure figure parmi les revendications du cahier de doléances du Tiers-État ?

L’augmentation de la dîme afin de soutenir les finances royales
Le maintien des droits seigneuriaux pour financer les provinces
L’abolition des privilèges, de la corvée et de la gabelle
La suppression de l’accès aux emplois ecclésiastiques pour les roturiers

L’abolition des privilèges, de la corvée et de la gabelle

Explication

Le cahier demande notamment l’abolition des privilèges, de la corvée et de la gabelle, ainsi que d’autres charges et juridictions. Le maintien des droits seigneuriaux contredit donc les revendications du Tiers-État.

3. Quelle égalité professionnelle le Tiers-État revendique-t-il en 1789 ?

La limitation des carrières ecclésiastiques aux familles privilégiées
La réservation des emplois publics aux représentants des trois ordres
L’attribution des fonctions militaires aux membres de la noblesse
L’accès de tous aux emplois civils, militaires et ecclésiastiques

L’accès de tous aux emplois civils, militaires et ecclésiastiques

Explication

Le Tiers-État réclame un accès égal à tous les emplois civils, militaires et ecclésiastiques. Réserver ces fonctions à certains ordres maintiendrait précisément les distinctions qu’il conteste.

4. Quelle organisation fiscale le Tiers-État souhaite-t-il instaurer ?

Des taxes négociées par les privilégiés, avec une participation limitée des représentants du peuple
Des impôts fixés par le roi à intervalles variables, avec maintien des exemptions traditionnelles
Des contributions décidées par les assemblées provinciales, avec des taux distincts selon l’ordre
Des impôts décidés par les États généraux réunis tous les cinq ans, avec égalité devant l’impôt

Des impôts décidés par les États généraux réunis tous les cinq ans, avec égalité devant l’impôt

Explication

Le Tiers-État veut que les États généraux décident des impôts, qu’ils soient réunis tous les cinq ans et que l’égalité devant l’impôt soit instaurée. Les autres propositions conservent une décision royale ou des différences fiscales entre groupes.

5. Comment les ordres sont-ils représentés aux États généraux en 1789 ?

Le Tiers-État est majoritaire dans les provinces, mais absent de l’assemblée nationale
Seuls le clergé et la noblesse sont représentés, avec une délégation populaire consultative
Les trois ordres disposent de délégations égales, composées du même nombre de députés
Les trois ordres sont présents, et les députés du Tiers-État sont les plus nombreux

Les trois ordres sont présents, et les députés du Tiers-État sont les plus nombreux

Explication

Les États généraux réunissent les trois ordres, tandis que le Tiers-État compte davantage de députés que le clergé et la noblesse. Une représentation en délégations parfaitement égales ne correspond donc pas à cette composition.

6. Quelle règle de vote est appliquée aux États généraux avant la formation de l’Assemblée nationale ?

Le vote par tête, comptant chaque député de manière individuelle
Le vote royal, permettant au souverain de trancher chaque désaccord
Le vote pondéré, attribuant deux voix aux députés du Tiers-État
Le vote par ordre, donnant une voix à chacun des trois ordres

Le vote par ordre, donnant une voix à chacun des trois ordres

Explication

Le vote se fait par ordre : chaque ordre dispose d’une voix collective. Le vote par tête aurait compté les députés individuellement, ce qui constitue précisément la confusion à éviter.

7. Pourquoi la majorité des députés du Tiers-État se constitue-t-elle en Assemblée nationale ?

Parce qu’elle obtient l’accord préalable des représentants étrangers
Parce qu’elle estime représenter 96 % de la nation
Parce qu’elle est chargée par le roi de rédiger les lois fiscales
Parce qu’elle reçoit une délégation officielle des cours de justice

Parce qu’elle estime représenter 96 % de la nation

Explication

La majorité des députés se proclame Assemblée nationale en considérant qu’elle représente 96 % de la nation. Cette décision ne repose pas sur une mission confiée par des représentants étrangers ou par les cours de justice.

8. Quel objectif politique l’Assemblée nationale poursuit-elle en voulant établir une Constitution ?

Mettre fin à la monarchie absolue en organisant le pouvoir par des règles fondamentales
Remplacer les États généraux par une administration directement contrôlée par le clergé
Renforcer l’autorité royale en supprimant les assemblées représentatives
Rétablir les privilèges des ordres afin de stabiliser la monarchie

Mettre fin à la monarchie absolue en organisant le pouvoir par des règles fondamentales

Explication

L’Assemblée nationale veut établir une Constitution pour mettre fin à la monarchie absolue. Une Constitution vise ici à encadrer le pouvoir, et non à renforcer l’autorité royale sans représentation.

9. Quelle succession d’événements caractérise la mobilisation parisienne de juillet 1789 ?

Le peuple s’arme, prend la Bastille, puis le roi retire ses troupes et rappelle Necker
Les députés prennent la Bastille, puis le roi dissout l’Assemblée et rappelle les troupes
Le peuple attaque les châteaux, puis le roi renforce ses troupes et éloigne Necker
Les paysans désarment Paris, puis le roi maintient ses troupes et renvoie Necker

Le peuple s’arme, prend la Bastille, puis le roi retire ses troupes et rappelle Necker

Explication

La population parisienne s’arme, prend la Bastille, puis Louis XVI retire ses troupes et rappelle Necker. L’attaque des châteaux par les paysans appartient à la Grande Peur, qui constitue un autre épisode.

10. À quelle date la prise de la Bastille a-t-elle lieu ?

Le 26 août 1789
Le 20 juin 1789
Le 4 août 1789
Le 14 juillet 1789

Le 14 juillet 1789

Explication

La prise de la Bastille se produit le 14 juillet 1789. Le 4 août correspond à l’abandon des privilèges, tandis que le 26 août renvoie à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

11. Quel événement déclenche la réaction paysanne appelée Grande Peur ?

La prise de la Bastille par les Parisiens, qui entraîne une attaque des arsenaux ruraux
Une rumeur sur des brigands payés par des nobles, qui pousse les paysans à attaquer des châteaux
Le renvoi de Necker, qui conduit les paysans à défendre les représentants du clergé
Une décision royale d’augmenter les impôts, qui provoque une insurrection dans les villes

Une rumeur sur des brigands payés par des nobles, qui pousse les paysans à attaquer des châteaux

Explication

La Grande Peur naît d’une rumeur annonçant l’arrivée de brigands payés par des nobles, ce qui pousse les paysans à se défendre et à attaquer des châteaux. La prise de la Bastille relève d’une insurrection parisienne et ne constitue pas le déclencheur direct de cette réaction rurale.

12. Quel texte les députés votent-ils le 26 août 1789 ?

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen
Le serment du Jeu de paume établissant l’Assemblée nationale
Le règlement organisant la réunion quinquennale des États généraux
Le décret abolissant les privilèges de la noblesse et du clergé

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen

Explication

Le 26 août 1789, les députés votent la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. L’abandon des privilèges correspond au 4 août, tandis que le serment du Jeu de paume est antérieur.

13. Pourquoi la confiscation des biens du clergé, notamment de ses terres, est-elle décidée pendant la Révolution française ?

Pour contribuer à résoudre les difficultés financières du royaume
Pour réorganiser les diocèses selon les nouveaux départements
Pour permettre l’élection des évêques par les citoyens
Pour imposer aux prêtres une fidélité religieuse au pape

Pour contribuer à résoudre les difficultés financières du royaume

Explication

La confiscation des biens du clergé vise à fournir des ressources afin de répondre aux problèmes financiers du royaume. Elle ne correspond pas à la redécoupe administrative des diocèses, qui relève d’une autre mesure de la Constitution civile du clergé.

14. Quelle modification territoriale la Constitution civile du clergé apporte-t-elle à l’organisation religieuse ?

Elle confie les diocèses aux autorités militaires locales
Elle rattache les diocèses aux anciennes provinces du royaume
Elle fait coïncider les diocèses avec les départements
Elle regroupe les paroisses autour des principaux monastères

Elle fait coïncider les diocèses avec les départements

Explication

La Constitution civile du clergé redécoupe les diocèses afin de les faire correspondre aux départements. Le texte ne rétablit pas les anciennes provinces et ne fonde pas l’organisation religieuse sur les monastères ou l’armée.

15. Comment la Constitution civile du clergé modifie-t-elle la désignation des prêtres et des évêques ?

Ils sont désignés par les assemblées paroissiales sans intervention civique
Ils sont choisis par les évêques puis validés par les départements
Ils sont nommés par le roi après approbation du pape
Ils sont élus par les citoyens plutôt que confirmés par le pape

Ils sont élus par les citoyens plutôt que confirmés par le pape

Explication

La Constitution civile du clergé prévoit que les prêtres et les évêques soient élus par les citoyens, et non plus confirmés par le pape. La confusion avec une nomination royale ou une validation ecclésiastique maintient des autorités qui ne correspondent pas à cette réforme.

16. Comment sont appelés les membres du clergé selon leur attitude face au serment exigé par la Constitution civile du clergé ?

Les prêtres qui jurent sont des assermentés, ceux qui refusent sont des réfractaires
Les prêtres qui jurent sont des constitutionnels, ceux qui refusent sont des diocésains
Les prêtres qui jurent sont des réfractaires, ceux qui refusent sont des assermentés
Les prêtres qui jurent sont des séculiers, ceux qui refusent sont des réguliers

Les prêtres qui jurent sont des assermentés, ceux qui refusent sont des réfractaires

Explication

Les prêtres acceptant le serment sont appelés jureurs ou assermentés, tandis que ceux qui le refusent sont dits réfractaires. Les autres termes proposés désignent des catégories qui ne reposent pas sur l’acceptation de ce serment.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 32 flashcards sur Révolution française et Ancien Régime.

Pourquoi Louis XVI dit-il que la France est en difficulté ?

À cause du déficit financier et des abus comme l'injustice et la corruption.

Qu'attend Louis XVI des États généraux ?

Qu'ils l'aident à résoudre le déficit financier et les abus du royaume.

Que réclame le cahier de doléances du Tiers-État ?

L'abolition des privilèges, corvée, gabelle, droits seigneuriaux, dîme et justices seigneuriales.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Révolution française et Ancien Régime.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM