QCM : Risques naturels et adaptation climatique — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle situation correspond à une crue rapide ?

Une pluie continue saturant progressivement les sols
Une montée des eaux liée au recouvrement du rivage
Des précipitations très intenses et soudaines
Un ruissellement limité par des sols perméables

Des précipitations très intenses et soudaines

Explication

Une crue rapide résulte de précipitations très intenses et soudaines. Une pluie continue qui sature progressivement les sols caractérise plutôt une crue lente.

2. Pourquoi l’imperméabilisation des sols et l’urbanisation dans les fonds de vallons aggravent-elles le risque d’inondation ?

L’une assèche les argiles et l’autre renforce les fondations
L’une ralentit le ruissellement et l’autre protège des débordements
L’une augmente le ruissellement et l’autre expose aux débordements
L’une favorise l’érosion côtière et l’autre diminue la valeur foncière

L’une augmente le ruissellement et l’autre expose aux débordements

Explication

L’imperméabilisation augmente le ruissellement, tandis que l’urbanisation en fond de vallon expose directement les constructions aux débordements. Ces deux mécanismes aggravent donc le risque par des voies différentes.

3. Quel document fixe des servitudes et des prescriptions dans les zones exposées aux inondations ?

La carte géologique communale des formations argileuses
L’état des risques remis à l’acquéreur
Le plan de prévention du risque inondation
Le diagnostic de performance énergétique du bien

Le plan de prévention du risque inondation

Explication

Le plan de prévention du risque inondation fixe les servitudes et les prescriptions applicables dans les zones inondables. L’état des risques informe sur les risques auxquels le bien est exposé, mais ne joue pas ce rôle réglementaire.

4. Quelle distinction décrit correctement l’érosion, le recul du trait de côte et la submersion ?

Les deux premiers augmentent la valeur foncière, la dernière rend les sols perméables
Les deux premiers font disparaître progressivement le rivage, la dernière le recouvre d’eau
Les deux premiers recouvrent temporairement le rivage, la dernière déplace les dunes
Les deux premiers résultent des argiles humides, la dernière provient des fondations

Les deux premiers font disparaître progressivement le rivage, la dernière le recouvre d’eau

Explication

L’érosion et le recul du trait de côte correspondent à une disparition progressive du rivage, tandis que la submersion correspond à son recouvrement par l’eau. Les autres propositions confondent les mécanismes littoraux avec des phénomènes terrestres ou leurs conséquences.

5. Quelle part approximative du littoral français est en recul ?

Environ 20 %
Environ 5 %
Environ 75 %
Environ 40 %

Environ 20 %

Explication

Environ 20 % du littoral français est en recul. Les autres pourcentages ne correspondent pas à l’ordre de grandeur indiqué.

6. Comment évoluent les argiles au cours d’une période sèche suivie d’une réhydratation ?

Elles gonflent pendant la sécheresse puis se rétractent lors de la réhydratation
Elles conservent leur volume pendant la sécheresse puis se fissurent avec l’humidité
Elles se rétractent pendant les deux phases en perdant progressivement leur volume
Elles se rétractent pendant la sécheresse puis gonflent lors de la réhydratation

Elles se rétractent pendant la sécheresse puis gonflent lors de la réhydratation

Explication

Le retrait correspond à la diminution de volume des argiles lorsqu’elles s’assèchent, tandis que le gonflement survient lorsqu’elles se réhydratent. Inverser ces deux phases constitue la confusion la plus fréquente.

7. Quel désordre peut être provoqué par le retrait-gonflement des argiles ?

Une saturation des sols par les pluies et une crue de vallée
Une hausse de la valeur foncière et une meilleure constructibilité
Une submersion durable et une disparition du rivage
Des fissures en façade et des déformations de plancher

Des fissures en façade et des déformations de plancher

Explication

Les variations de volume des argiles peuvent provoquer des fissures en façade, des déformations de plancher et des désordres structurels. La submersion et la disparition du rivage relèvent des risques littoraux, pas de ce phénomène géotechnique.

8. Quelle affirmation distingue correctement le coût des réparations et la sinistralité liés au retrait-gonflement des argiles ?

Les réparations coûtent souvent 10 000 à 30 000 €, tandis que la sinistralité augmente avec la répétition des sécheresses
Les réparations coûtent souvent 10 000 à 30 000 €, tandis que la sinistralité mesure la valeur des maisons
Les réparations coûtent souvent 1 000 à 3 000 €, tandis que la sinistralité diminue avec la répétition des sécheresses
Les réparations coûtent souvent 30 000 à 50 000 €, tandis que la sinistralité désigne la profondeur des fondations

Les réparations coûtent souvent 10 000 à 30 000 €, tandis que la sinistralité augmente avec la répétition des sécheresses

Explication

Les réparations liées à ce phénomène coûtent souvent entre 10 000 et 30 000 €, et la répétition des sécheresses augmente la fréquence des dommages, c’est-à-dire la sinistralité. La sinistralité ne mesure ni la dépense engagée ni la profondeur des fondations.

9. Quelle démarche constitue une prévention adaptée du retrait-gonflement des argiles pour un projet de construction ?

Consulter le risque littoral, déplacer le bâtiment vers le rivage et réduire les fondations
Repérer l’aléa, réaliser une étude G1 ou G2 et adapter le projet au sol
Attendre les premières fissures, puis remplacer les argiles et augmenter la hauteur des planchers
Imperméabiliser la parcelle, rapprocher les arbres des façades et évacuer les eaux vers le bâtiment

Repérer l’aléa, réaliser une étude G1 ou G2 et adapter le projet au sol

Explication

La prévention associe le repérage par carte du BRGM, une étude de sol G1 ou G2 et des adaptations portant notamment sur les fondations, les eaux pluviales et la végétation. La proposition concernant les arbres et l’évacuation des eaux inverse précisément plusieurs mesures préventives.

10. Quelle situation illustre le mieux un stress hydrique ?

Une baisse des nappes accompagnée de restrictions d’usage de l’eau
Une hausse des nappes accompagnée d’une extension des usages de l’eau
Une augmentation des précipitations accompagnée d’un risque accru d’inondation
Une amélioration de la ressource accompagnée d’une diminution des besoins agricoles

Une baisse des nappes accompagnée de restrictions d’usage de l’eau

Explication

Le stress hydrique se manifeste notamment par une diminution des nappes et des restrictions d’usage de l’eau. La baisse des nappes décrit l’évolution de la ressource, tandis que la restriction constitue une réponse à cette diminution.

11. Lors d’une sécheresse prolongée, quels effets sont directement concernés par la végétation urbaine ?

L’augmentation des espaces verts et l’amélioration du refroidissement urbain
La diminution du confort des occupants sans effet sur la chaleur urbaine
La hausse du refroidissement urbain sans modification du confort d’été
La dégradation des espaces verts et la réduction du refroidissement urbain

La dégradation des espaces verts et la réduction du refroidissement urbain

Explication

La sécheresse affecte les espaces verts, le confort d’été et le refroidissement urbain. Le confort d’été concerne les occupants, tandis que le refroidissement urbain désigne la limitation de la chaleur à l’échelle de la ville.

12. Quelle distinction caractérise correctement l’atténuation et l’adaptation climatiques ?

L’atténuation mesure les impacts, tandis que l’adaptation fixe les émissions
L’atténuation finance les bâtiments, tandis que l’adaptation analyse les températures
L’atténuation agit sur les causes, tandis que l’adaptation répond aux effets
L’atténuation répond aux effets, tandis que l’adaptation agit sur les causes

L’atténuation agit sur les causes, tandis que l’adaptation répond aux effets

Explication

L’atténuation cherche à réduire les causes du changement climatique, notamment les émissions, alors que l’adaptation vise à limiter ses effets. Confondre ces deux démarches revient à inverser leur objectif respectif.

13. Quel énoncé présente correctement les objectifs climatiques visés par la France et l’Union européenne ?

Atteindre la neutralité carbone en 2030 grâce à une sortie immédiate des énergies fossiles
Atteindre une baisse de 50 à 55 % en 2050 sans viser la neutralité carbone
Atteindre la neutralité carbone en 2050 grâce à une baisse progressive des émissions
Atteindre une stabilité des émissions en 2050 grâce au maintien des énergies fossiles

Atteindre la neutralité carbone en 2050 grâce à une baisse progressive des émissions

Explication

La trajectoire combine une neutralité carbone à l’horizon 2050, une réduction des émissions de 50 à 55 % et une sortie progressive des énergies fossiles. La baisse de 50 à 55 % correspond à une trajectoire d’émissions et non à la définition complète de l’objectif final.

14. Quelle action relève principalement de l’atténuation climatique ?

Installer des protections contre les inondations déjà plus fréquentes
Augmenter la capacité des centres de soins pendant les canicules
Adapter les horaires de travail aux épisodes de forte chaleur
Réduire le trafic routier et développer les énergies renouvelables

Réduire le trafic routier et développer les énergies renouvelables

Explication

La réduction du trafic routier et le développement des énergies renouvelables diminuent les émissions responsables du changement climatique. Les autres mesures répondent principalement aux conséquences déjà observées et relèvent donc de l’adaptation.

15. Pourquoi l’adaptation climatique reste-t-elle nécessaire même si les émissions diminuent rapidement ?

Parce que la baisse des émissions augmente mécaniquement les températures urbaines
Parce que l’inertie climatique prolonge certains effets pendant 10 à 40 ans
Parce que l’adaptation remplace les politiques de réduction des émissions
Parce que les impacts climatiques disparaissent après quelques années

Parce que l’inertie climatique prolonge certains effets pendant 10 à 40 ans

Explication

L’inertie climatique, estimée entre 10 et 40 ans, maintient certains effets du changement climatique malgré les efforts d’atténuation. L’adaptation vise donc à limiter les conséquences socio-économiques et environnementales déjà engagées.

16. Quel aménagement réduit à la fois les îlots de chaleur et le ruissellement urbain ?

Végétaliser les espaces et désimperméabiliser les sols pour favoriser l’infiltration
Remplacer les noues par des surfaces minérales et augmenter le stockage souterrain
Imperméabiliser les sols et accélérer l’évacuation de l’eau vers les réseaux
Réduire l’ombrage et canaliser les eaux pluviales vers les voiries

Végétaliser les espaces et désimperméabiliser les sols pour favoriser l’infiltration

Explication

La végétalisation et la désimperméabilisation réduisent les îlots de chaleur et favorisent l’infiltration locale de l’eau. L’imperméabilisation produit l’effet inverse en renforçant le ruissellement.

17. Quelle combinaison correspond à une conception bioclimatique cohérente ?

Apports solaires d’hiver, masques d’été, parois lourdes et ventilation traversante
Apports solaires constants, parois légères et renouvellement d’air exclusivement mécanique
Apports solaires d’été, vitrages ombragés en hiver, parois légères et ventilation limitée
Orientation indifférente, parois lourdes sans ventilation et protections solaires permanentes

Apports solaires d’hiver, masques d’été, parois lourdes et ventilation traversante

Explication

La conception bioclimatique recherche les apports solaires en hiver, leur limitation en été, l’inertie des parois lourdes et une ventilation naturelle efficace. Les masques solaires d’été ne poursuivent donc pas le même objectif que les apports solaires d’hiver.

18. Selon le calendrier prévu par la loi Climat et Résilience, quel logement doit faire l’objet d’une interdiction progressive de location en premier ?

Un logement classé G à partir de 2034
Un logement classé E à partir de 2028
Un logement classé F à partir de 2025
Un logement classé G à partir de 2025

Un logement classé G à partir de 2025

Explication

Le calendrier prévoit l’interdiction progressive de louer les logements classés G en 2025, puis F en 2028 et E en 2034. Le gel des loyers constitue une mesure distincte qui concerne déjà les logements classés F ou G.

19. Quelle association entre dispositif et objectif est correcte ?

La RE2020 finance les rénovations, tandis que le ZAN fixe les émissions des logements
La RE2020 interdit les locations énergivores, tandis que le ZAN organise les aides aux travaux
La RE2020 fixe des seuils d’énergie et de carbone, tandis que le ZAN réduit l’artificialisation
La RE2020 réduit l’artificialisation, tandis que le ZAN mesure le confort d’été des bâtiments

La RE2020 fixe des seuils d’énergie et de carbone, tandis que le ZAN réduit l’artificialisation

Explication

La RE2020 encadre les performances énergétiques et carbone des bâtiments et intègre un indicateur de confort d’été. Le ZAN vise la réduction de l’artificialisation des sols, et non la réglementation énergétique des logements.

20. Dans une démarche de résilience immobilière, quelle séquence d’actions correspond le mieux au rôle du professionnel de l’immobilier ?

Valoriser les équipements renouvelables, puis évaluer les risques et transmettre les diagnostics aux acquéreurs
Informer sur les qualités esthétiques du bien, puis promouvoir ses solutions passives sans analyser ses contraintes
Évaluer les risques et la performance, informer sur les documents requis, puis valoriser les qualités résilientes du bien
Évaluer la valeur marchande, puis présenter le bien comme résilient sans détailler ses diagnostics environnementaux

Évaluer les risques et la performance, informer sur les documents requis, puis valoriser les qualités résilientes du bien

Explication

Le professionnel commence par examiner les risques naturels et la performance énergétique, transmet les informations liées à l’ERP, au DPE, au PLU et au PPRI, puis met en avant les caractéristiques résilientes du bien. La valorisation ne remplace donc pas l’évaluation et la transmission des contraintes réglementaires et techniques.

21. Quelle distinction décrit correctement l’information et la valorisation d’un bien résilient par le professionnel immobilier ?

Informer revient à estimer le prix du bien, tandis que valoriser consiste à établir ses diagnostics énergétiques et naturels
Informer revient à promouvoir les solutions renouvelables, tandis que valoriser consiste à communiquer les contraintes du PLU et du PPRI
Informer revient à transmettre les contraintes et diagnostics, tandis que valoriser consiste à mettre en avant les qualités résilientes du bien
Informer revient à présenter les atouts esthétiques, tandis que valoriser consiste à signaler les risques naturels aux acquéreurs

Informer revient à transmettre les contraintes et diagnostics, tandis que valoriser consiste à mettre en avant les qualités résilientes du bien

Explication

L’information porte sur les contraintes et les diagnostics, notamment ceux liés aux risques et à la performance énergétique. La valorisation vise ensuite à souligner les qualités résilientes et les solutions passives ou renouvelables, et non à produire les diagnostics eux-mêmes.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 33 flashcards sur Risques naturels et adaptation climatique.

Quelles sont les trois formes d'inondations principales ?

Les crues lentes, les crues rapides et le ruissellement urbain.

Qu'aggrave le risque d'inondation dans les fonds de vallons ?

L'imperméabilisation des sols et l'urbanisation.

Sur quoi repose la prévention professionnelle du risque d'inondation ?

Un état des risques à jour, le plan de prévention, des prescriptions constructives et l'information des acquéreurs ou locataires.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Risques naturels et adaptation climatique.

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