★ À maîtriser
Les cérémonies royales donnent au pouvoir une dimension religieuse, politique et juridique.
Les funérailles royales montrent que la mort du roi n’entraîne pas la disparition de la fonction royale, et le mannequin représentant son corps symbolise cette permanence.
Compléments
Lors d’une entrée royale, les bourgeois remettent les clés de la ville au roi pour reconnaître son autorité.
Les historiens du cérémonial, parfois appelés néo-cérémonialistes, étudient comment les cérémonies royales expriment le droit et le pouvoir au-delà de leur dimension symbolique.
L’ordo carolingien s’impose jusqu’en 1226.
L’ordo de Reims, daté de 1230, renforce le lien entre le baptême de Clovis et le sacre, notamment par la référence à la Sainte Ampoule.
L’ordo de 1270 introduit l’offrande de treize besants d’or, qui symbolise le lien entre le roi et le royaume.
Le corpus de 1484 permet de connaître plus précisément le déroulement du sacre.
Carolingien → Reims → 1250 → 1270 → 1364 → 1484
★ À maîtriser
Le sacre suit les étapes suivantes :
L’onction bénit et consacre religieusement le roi, et établit un lien symbolique avec le baptême de Clovis.
Compléments
Avant le sacre, le futur roi est encore un homme ordinaire qui va devenir une personne investie d’une fonction sacrée.
La présence des évêques, des grands et de la foule au sacre traduit la dimension divine du pouvoir et l’adhésion du royaume.
Les éperons et l’épée représentent la mission de justice du roi et la défense du royaume.
L’anneau symbolise l’alliance entre le roi et le royaume.
La couronne représente la dignité royale et le poids des responsabilités attachées à la fonction.
★ À maîtriser
📌 La souveraineté extérieure signifie que le roi ne reconnaît aucun pouvoir supérieur au sien, tandis que la souveraineté intérieure signifie qu’il exerce le pouvoir suprême sur son territoire et ses sujets.
Compléments
Au début du XVIIe siècle, sous Henri IV, Antoine Loisel affirme que « le roi de France ne tient que de Dieu et de l’épée ».
La formule d’Antoine Loisel exprime le refus par le roi de France de reconnaître une puissance terrestre supérieure, notamment la papauté dans les affaires temporelles et l’empereur du Saint-Empire.
À l’extérieur, le roi ne reconnaît aucun pouvoir supérieur ; à l’intérieur, il commande sur son territoire et ses sujets.
★ À maîtriser
📌 Au Moyen Âge, le pouvoir temporel est exercé par les rois et les princes, tandis que le pouvoir spirituel est exercé par l’Église dirigée par le pape.
Compléments
📌 Gélase distingue l’auctoritas, autorité morale et spirituelle, de la potestas, pouvoir politique des rois.
La papauté fonde ses prétentions à diriger l’Église sur la place particulière accordée à saint Pierre par le Christ dans les Évangiles.
Saint Bernard de Clairvaux développe la théorie des deux glaives au XIIe siècle.
Le glaive spirituel revient au pape ; le glaive temporel est confié aux princes.
★ À maîtriser
📌 La monarchie française affirme que le roi n’a pas de supérieur dans son royaume en matière temporelle, tandis que les sacrements, les baptêmes et les mariages relèvent de l’Église.
Compléments
Dès le XIIIe siècle, Saint Louis affirme l’autonomie du pouvoir politique par rapport au pape.
Dans la Somme théologique, saint Thomas d’Aquin affirme que, pour les matières touchant au bien civil, il vaut mieux obéir à la potestas séculière qu’à l’auctoritas spirituelle.
📌 Le titre de « roi très chrétien » (rex christianissimus) désigne un roi chrétien sans impliquer que le pape dirige les affaires politiques du royaume.
★ À maîtriser
Compléments
Philippe IV le Bel veut prélever un dixième des revenus du clergé, appelé « décimes », afin de financer les affaires politiques du royaume.
Philippe IV le Bel soutient que les royautés ont existé avant l’Église et que cette antériorité justifie l’autonomie du pouvoir politique.
Pour défendre la distinction entre politique et religion, Philippe IV le Bel invoque la formule du Nouveau Testament : « rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ».
En 1301, le conflit autour de l’arrestation et du jugement royal de Bernard Saisset, évêque de Pamiers, s’aggrave parce que les ecclésiastiques bénéficient d’une immunité les faisant relever des juridictions ecclésiastiques.
Décimes → États généraux → Unam Sanctam → Anagni
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1. Lors d’une séance au Parlement, le roi veut contraindre les magistrats à enregistrer un acte royal. De quelle cérémonie s’agit-il ?
2. Lors des funérailles d’un roi, un mannequin représente son corps. Quelle idée cette représentation exprime-t-elle ?
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Quelles dimensions les cérémonies royales donnent-elles au pouvoir ?
Une dimension religieuse, politique et juridique.
Qu’est-ce que le sacre royal ?
Une cérémonie religieuse conférant au roi une consécration divine et symbolisant une alliance entre le roi, Dieu et le royaume.
Que sont les regalia ?
Les objets symbolisant la royauté.
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