★ À maîtriser
Les principales sources de la sculpture grecque sont : les sculptures conservées, originales ou copies romaines souvent fragmentaires, les textes de Pline l’Ancien et de Pausanias, les inscriptions, notamment les signatures sur les bases
La sculpture grecque était entièrement polychrome, contrairement à la tradition qui l’imaginait blanche, notamment depuis Winckelmann ; cette prise de conscience s’est imposée au début du XIXe siècle.
Compléments
La sculpture grecque, souvent imaginée blanche, était polychrome.
★ À maîtriser
📌 La ronde-bosse est une sculpture installée dans l’espace et visible de tous les côtés, tandis que le relief est lié à un fond et comprend le haut-relief et le bas-relief.
📌 Le haut-relief se caractérise par des volumes saillants, tandis que les volumes du bas-relief sont engagés à moitié dans le fond.
Compléments
La ronde-bosse est presque toujours fixée sur une base par des tenons de plomb et placée en hauteur.
La fonte à cire perdue consiste à recouvrir un modèle de cire d’argile, puis à remplacer la cire par du métal en fusion.
Les marbres les plus utilisés proviennent de :
La ronde-bosse occupe l’espace ; le relief s’engage dans un fond.
★ À maîtriser
Les genres sculpturaux comprennent :
La sculpture grecque représente aussi :
Compléments
Les kouroi et les korai sont notamment des offrandes à l’époque archaïque, tandis que les reliefs votifs apparaissent à partir du Ve siècle.
La sculpture honorifique représente notamment des bienfaiteurs et des rois hellénistiques à partir du IVe siècle.
★ À maîtriser
Compléments
Le métier de sculpteur se transmet souvent au sein de familles et d’écoles liées à un maître, et des collaborations entre artistes sont attestées, comme celles de Critios et Nésiotès ou de Praxitèle et du peintre Nicias.
À la suite de l’interdiction de 317 av. n. è., des séries de stèles peintes apparaissent à Démétrias, en Thessalie, fondée en 294 av. n. è., signalant une nouvelle géographie de la production hellénistique.
480, 317, puis 88 et 69 av. n. è. : ruptures successives.
★ À maîtriser
Le style dédalique, au VIIe siècle av. n. è., est influencé par le Proche-Orient et l’Égypte, et ses origines sont probablement situées en Crète et dans les Cyclades.
Après 620 av. n. è., les kouroi nus et les korai vêtues apparaissent sous influence égyptienne, tandis que la sculpture évolue du gigantisme vers la grandeur nature et d’une stylisation décorative vers un traitement plus complexe de la musculature.
Le style archaïque du VIe siècle av. n. è. se caractérise par des écoles régionales, un fort épanouissement sous Pisistrate et le sourire archaïque des figures.
Compléments
Le style dédalique produit notamment des statues anthropomorphes rigides, de face ou de profil, et des chaudrons de bronze sur trépieds ornés de protomés de griffons.
La Dame d’Auxerre, statuette en calcaire haute de 75 cm datée vers 630 av. n. è., est une œuvre emblématique du style dédalique conservée au Louvre.
Les productions archaïques comprennent les kouroi, les korai, les moschophoroi, ainsi que des reliefs narratifs et funéraires ; la stèle d’Aristion, vers 510 av. n. è., représente un hoplite de profil identifié par une inscription.
★ À maîtriser
Compléments
Les artistes associés au style sévère comprennent Critios et Nésiotès, Callimaque et Myron, auteur du Discobole en bronze vers 450 av. n. è., connu par des copies romaines en marbre.
L’Aurige de Delphes, vers 470 av. n. è., représente un conducteur de char au moment du tour d’honneur.
Le Poséidon du cap Artémision, vers 470 av. n. è., a été découvert au large de l’Eubée.
Le Guerrier A de Riace date d’environ 460 av. n. è. et le Guerrier B, légèrement plus tardif, appartient à la même découverte au large des côtes calabraises.
★ À maîtriser
Le style classique dit parthénonien, vers 450–430 av. n. è., est contemporain de la construction du Parthénon et dominé par le canon de Polyclète, où la tête représente un septième du corps.
Phidias a réalisé les statues chryséléphantines d’Athéna Parthénos et de Zeus à Olympie, œuvres perdues reconstituables grâce aux copies, aux monnaies et aux descriptions antiques, notamment celle de Pausanias.
Compléments
📌 Le Guerrier A de Riace, vers 460 av. n. è., conserve la gravité du style sévère, tandis que le Guerrier B, vers 440 av. n. è., appartient pleinement au style parthénonien et adopte une attitude plus posée.
★ À maîtriser
Le style maniériste, vers 430–370 av. n. è., se manifeste notamment dans les sculptures de l’Érechthéion et la balustrade du sanctuaire d’Athéna Nikè.
Le maniérisme développe les figures féminines vêtues, souples, dynamiques et sensuelles, avec des drapés mouillés, comme dans Nikè détachant sa sandale, datée vers 420–410 av. n. è.
Le second classicisme, vers 370–330 av. n. è., est associé notamment à Céphisodote, Scopas et Praxitèle ; l’Hermès portant Dionysos enfant et l’Aphrodite de Cnide, vers 350 av. n. è., sont des œuvres attribuées à Praxitèle, qui marque la première grande statue féminine nue.
Lysippe de Sicyone, portraitiste officiel d’Alexandre le Grand, établit un canon où la tête représente un huitième du corps, contre un septième chez Polyclète.
Compléments
Les premiers bustes-portraits de personnalités, comme celui de Périclès, apparaissent durant la période maniériste et sont ensuite développés par Lysippe et à l’époque hellénistique.
L’Apoxyomène représente un athlète se nettoyant avec un strigile ; son original en bronze est perdu et l’œuvre est notamment connue par une copie romaine en marbre.
Polyclète : tête au 1/7 ; Lysippe : tête au 1/8.
★ À maîtriser
📌 Le style hellénistique, vers 330–30 av. n. è., n’est pas un style unitaire, mais rassemble plusieurs écoles et tendances qui reprennent et réélaborent souvent des modèles classiques et maniéristes.
Le portrait hellénistique représente notamment des rois hellénistiques, des magistrats romains, des philosophes et des écrivains ; l’identification dépend parfois d’inscriptions, de types iconographiques connus ou de comparaisons avec les monnaies.
Les reliefs hellénistiques prolongent la tradition parthénonienne par des frises mythologiques, comme la gigantomachie du Grand Autel de Pergame, et représentent aussi des scènes de la vie quotidienne, notamment des jeux, concours et compétitions.
Compléments
L’Aphrodite de Milo, découverte à Mélos en 1820 et datée de la fin du IIe siècle av. n. è., reprend la tradition classique avec des drapés hérités du maniérisme.
Le Pugiliste des Thermes, vers 330 av. n. è., représente la souffrance physique, contrairement aux pugilistes souriants des périodes archaïque et classique.
Canons de proportions
| Sculpteur | Proportion de la tête | Période |
|---|---|---|
| Polyclète | 1/7 du corps | Style parthénonien |
| Lysippe | 1/8 du corps | Second classicisme |
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2. Quelle distinction permet de différencier la ronde-bosse du relief ?
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Quelles sources permettent d’étudier la sculpture grecque ?
Les sculptures conservées, les textes de Pline l’Ancien et de Pausanias, ainsi que les inscriptions.
Qu’est-ce qui distingue la ronde-bosse du relief ?
La ronde-bosse est visible de tous les côtés, tandis que le relief est lié à un fond.
Comment se distingue le haut-relief du bas-relief ?
Le haut-relief présente des volumes saillants, tandis que ceux du bas-relief sont engagés à moitié dans le fond.
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