QCM : Sociétés et risques majeurs — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle relation entre aléa et enjeu permet de caractériser une situation de risque ?

L’aléa mesure les dommages subis et l’enjeu décrit leur probabilité
L’aléa correspond au territoire concerné et l’enjeu à son éloignement
L’aléa désigne le danger potentiel et l’enjeu les personnes ou biens exposés
L’aléa désigne les personnes exposées et l’enjeu le phénomène dangereux

L’aléa désigne le danger potentiel et l’enjeu les personnes ou biens exposés

Explication

L’aléa est le phénomène dangereux susceptible de se produire, tandis que l’enjeu regroupe les personnes et les biens exposés. Confondre les deux notions inverse leurs définitions respectives.

2. Dans quelle situation un risque majeur est-il défini ?

Un phénomène naturel se produit dans une région sans population ni biens exposés
Un territoire éloigné d’un aléa accueille des personnes et des biens non concernés
Une population et des biens sont exposés à un danger naturel ou technologique sur un territoire
Une activité humaine transforme un territoire sans créer de danger identifiable

Une population et des biens sont exposés à un danger naturel ou technologique sur un territoire

Explication

Le risque majeur résulte de la rencontre entre un aléa naturel ou technologique et des populations ou biens exposés. Un phénomène dangereux sans enjeux humains ou matériels ne constitue pas la même situation de risque.

3. Quels espaces sont particulièrement associés à la ceinture de feu du Pacifique ?

Les Andes, l’Amérique du Nord, le Japon et l’Indonésie
Les littoraux tropicaux, les deltas asiatiques et les îles coralliennes
Les régions semi-désertiques d’Afrique, d’Asie centrale et d’Australie
Les plaines européennes, les bassins méditerranéens et les marges atlantiques

Les Andes, l’Amérique du Nord, le Japon et l’Indonésie

Explication

La ceinture de feu du Pacifique regroupe notamment les Andes, l’Amérique du Nord, le Japon et l’Indonésie, où les risques sismiques et volcaniques sont importants. Les littoraux tropicaux sont davantage associés à l’exposition aux cyclones.

4. Quelle association entre phénomène naturel et espace exposé est correcte ?

Les cyclones concernent les régions polaires et les sécheresses les fossés d’effondrement
Les cyclones touchent les régions semi-désertiques et les sécheresses concernent les littoraux tropicaux
Les cyclones touchent les littoraux tropicaux et les sécheresses concernent les régions semi-désertiques
Les cyclones se concentrent dans les Andes et les sécheresses affectent les zones volcaniques

Les cyclones touchent les littoraux tropicaux et les sécheresses concernent les régions semi-désertiques

Explication

Les cyclones tropicaux affectent particulièrement les littoraux des régions tropicales, tandis que les sécheresses touchent surtout les espaces semi-désertiques. Les autres associations déplacent ces phénomènes vers des milieux qui ne leur correspondent pas.

5. Quelle caractéristique définit un risque technologique ?

Il désigne une variation climatique affectant les régions tropicales et semi-désertiques
Il résulte d’un danger engendré par une activité humaine, comme l’industrie ou les transports
Il décrit une exposition humaine à un danger sans préciser son origine
Il correspond à un phénomène naturel dangereux lié aux mouvements des plaques tectoniques

Il résulte d’un danger engendré par une activité humaine, comme l’industrie ou les transports

Explication

Un risque technologique est produit par des activités humaines, notamment industrielles, agricoles, énergétiques ou liées aux transports. Un phénomène naturel relève d’un autre type de risque, même s’il peut aussi exposer des populations.

6. Pourquoi l’explosion de Deepwater Horizon est-elle classée parmi les catastrophes technologiques ?

Elle a été provoquée par une activité pétrolière et a causé onze morts ainsi qu’une marée noire
Elle a résulté d’un cyclone tropical et a submergé plusieurs littoraux du golfe du Mexique
Elle a été provoquée par un séisme sous-marin et a déclenché un tsunami sur plusieurs côtes
Elle a été causée par une sécheresse et a entraîné une pénurie énergétique régionale

Elle a été provoquée par une activité pétrolière et a causé onze morts ainsi qu’une marée noire

Explication

L’explosion du 20 avril 2010 s’est produite sur une plate-forme pétrolière, une installation liée à une activité humaine, et a provoqué onze décès ainsi qu’une importante marée noire. Le séisme sous-marin est associé au tsunami de 2004 en Indonésie, non à Deepwater Horizon.

7. Quelle ampleur caractérise la pollution pétrolière de Deepwater Horizon ?

Environ 507 millions de litres de pétrole ont pollué plus de 2 000 kilomètres de littoral
Environ 50 millions de litres de pétrole ont touché près de 200 kilomètres de littoral
Environ 2 000 millions de litres de pétrole ont pollué moins de 24 kilomètres de littoral
Environ 507 milliards de litres de pétrole ont recouvert 24 000 kilomètres de littoral

Environ 507 millions de litres de pétrole ont pollué plus de 2 000 kilomètres de littoral

Explication

La marée noire a répandu environ 507 millions de litres de pétrole, pollué plus de 2 000 kilomètres de littoral et dépassé 24 000 km². Les autres estimations modifient fortement les ordres de grandeur réels de la catastrophe.

8. Quels espaces sont les plus exposés aux risques majeurs à l’échelle mondiale ?

Les littoraux et les espaces urbanisés fortement peuplés
Les espaces agricoles éloignés des villes et des côtes
Les déserts arides où les activités humaines restent limitées
Les régions montagneuses faiblement peuplées et isolées

Les littoraux et les espaces urbanisés fortement peuplés

Explication

La concentration des populations et des activités sur les littoraux et dans les villes augmente l’exposition aux risques majeurs. Les autres espaces peuvent être concernés, mais ils ne concentrent pas les effectifs humains les plus importants.

9. Comment l’étalement urbain peut-il accroître la vulnérabilité d’un territoire ?

En renforçant les dispositifs de secours dans les quartiers nouvellement bâtis
En éloignant les constructions des secteurs soumis aux aléas naturels
En réduisant la concentration des activités dans les zones urbaines exposées
En installant des populations dans des espaces auparavant évités pour leur dangerosité

En installant des populations dans des espaces auparavant évités pour leur dangerosité

Explication

L’étalement urbain augmente la vulnérabilité lorsqu’il occupe des espaces autrefois laissés inoccupés parce qu’ils étaient dangereux. Éloigner les constructions des zones à risque aurait au contraire tendance à réduire l’exposition.

10. Quel bilan le cyclone Jeanne a-t-il provoqué à Haïti en 2004, comparativement à la Floride ?

Un bilan humain comparable dans les deux territoires, malgré des dégâts matériels différents
1 316 morts, 1 097 disparus et 3 000 blessés en Floride, contre aucune victime à Haïti
1 316 morts, 1 097 disparus et 3 000 blessés à Haïti, contre aucune victime en Floride
Aucune victime à Haïti, tandis que la Floride comptait 1 316 morts et 3 000 blessés

1 316 morts, 1 097 disparus et 3 000 blessés à Haïti, contre aucune victime en Floride

Explication

Le cyclone Jeanne a causé un bilan humain très lourd à Haïti, alors qu’aucune victime n’était recensée en Floride. Cette différence illustre la vulnérabilité plus forte d’un territoire disposant de moyens limités.

11. Pourquoi les pays en voie de développement sont-ils souvent plus vulnérables face aux risques ?

Parce qu’ils bénéficient de systèmes d’alerte et de secours plus développés que les pays riches
Parce qu’ils concentrent davantage de richesses dans des infrastructures fortement protégées
Parce qu’ils sont davantage exposés en raison de leur situation géographique, quel que soit leur équipement
Parce qu’ils disposent de moyens insuffisants pour informer, sécuriser, secourir et soigner les populations

Parce qu’ils disposent de moyens insuffisants pour informer, sécuriser, secourir et soigner les populations

Explication

La vulnérabilité s’explique notamment par des moyens limités pour prévenir les populations, sécuriser les bâtiments et organiser les secours et les soins. La localisation peut jouer un rôle, mais elle n’explique pas à elle seule les écarts de vulnérabilité.

12. Quelle définition correspond au développement durable formulé par Gro Harlem Brundtland en 1987 ?

Un développement qui répond aux besoins présents sans compromettre ceux des générations futures
Un développement qui satisfait les besoins actuels en augmentant les inégalités sociales
Un développement qui privilégie la croissance économique avant la protection des ressources
Un développement qui réserve les ressources naturelles aux générations futures

Un développement qui répond aux besoins présents sans compromettre ceux des générations futures

Explication

Le développement durable articule la satisfaction des besoins actuels avec la préservation de la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. Il ne se réduit donc ni à la croissance économique ni à la conservation des ressources sans usage présent.

13. Quels objectifs le développement durable cherche-t-il à concilier ?

La croissance économique, l’exploitation des ressources et la réduction des dépenses publiques
La performance économique, la protection de l’environnement et la prise en compte des individus
La prospérité des entreprises, l’urbanisation rapide et la sécurisation des échanges
La protection de l’environnement, la limitation des activités et la priorité aux générations futures

La performance économique, la protection de l’environnement et la prise en compte des individus

Explication

Le développement durable repose sur l’articulation des dimensions économique, environnementale et sociale. Les autres propositions privilégient certains objectifs ou opposent la protection de l’environnement au développement humain.

14. Comment la gestion des risques doit-elle être intégrée à l’aménagement durable des territoires ?

Par des interventions limitées aux secours après la survenue des catastrophes
Par des constructions éloignées des villes sans dispositifs de surveillance
Par une priorité donnée au développement économique avant l’évaluation des dangers
Par des politiques combinant prévision, prévention et protection

Par des politiques combinant prévision, prévention et protection

Explication

L’aménagement durable doit anticiper les risques, réduire la vulnérabilité et protéger les populations grâce à la prévision, la prévention et la protection. Se concentrer sur les secours après la catastrophe intervient trop tard pour limiter efficacement les dommages.

15. Quelle définition décrit le mieux la prévention des risques face à une catastrophe naturelle ou technologique ?

Elle mesure l’intensité d’un phénomène avant d’en prévoir les conséquences
Elle coordonne les secours mobilisés après le déclenchement d’une catastrophe
Elle reconstruit les infrastructures endommagées après le passage d’une catastrophe
Elle regroupe des actions destinées à limiter les conséquences d’une catastrophe

Elle regroupe des actions destinées à limiter les conséquences d’une catastrophe

Explication

La prévention rassemble les mesures prises en amont pour réduire les effets possibles d’une catastrophe. Les secours correspondent à l’intervention organisée après son déclenchement, et non à la prévention.

16. Quelle combinaison correspond aux principaux éléments de la prévention japonaise des risques ?

Normes parasismiques, assurance individuelle, secours militaires et fermeture des frontières
Plans d’urgence, normes parasismiques, information, communications et reconstruction
Évacuation improvisée, aide internationale, reconstruction privée et surveillance locale
Information scolaire, interdiction de construire, réparation rapide et déplacement des habitants

Plans d’urgence, normes parasismiques, information, communications et reconstruction

Explication

La prévention japonaise associe des mesures de protection des bâtiments, d’organisation des populations, de communication et de reconstruction. Les autres combinaisons remplacent plusieurs de ces éléments par des dispositifs qui ne constituent pas les principaux piliers mentionnés.

17. Pourquoi les pays développés sont-ils généralement moins vulnérables aux catastrophes ?

Ils connaissent précisément la date et l’intensité de chaque catastrophe à venir
Ils réservent leurs moyens d’intervention aux zones présentant les plus faibles risques
Ils disposent de dispositifs qui réduisent l’exposition et améliorent la préparation
Ils empêchent les phénomènes naturels dangereux de se produire sur leur territoire

Ils disposent de dispositifs qui réduisent l’exposition et améliorent la préparation

Explication

La cartographie, les normes de construction, les périmètres de sécurité, l’alerte et les plans de secours réduisent généralement la vulnérabilité. Les progrès de la prévention n’offrent toutefois pas une connaissance exacte de chaque catastrophe ni un contrôle des phénomènes naturels.

18. Quel ordre de grandeur décrit l’économie moyenne permise par un euro investi dans la réduction des risques et la préparation ?

Entre huit et douze euros mobilisés après les catastrophes
Entre deux et trois euros mobilisés après les catastrophes
Entre quatre et sept euros mobilisés après les catastrophes
Entre dix et quinze euros mobilisés après les catastrophes

Entre quatre et sept euros mobilisés après les catastrophes

Explication

L’investissement préventif d’un euro permet en moyenne d’économiser entre quatre et sept euros de fonds nécessaires après une catastrophe. Les autres fourchettes ne correspondent pas à l’estimation donnée par la Commission européenne en 2017.

19. Pourquoi la garantie contre un aléa naturel ne peut-elle pas être totale ?

Les normes de construction ne peuvent réduire aucun dommage lié aux aléas naturels
Les politiques de prévention concernent principalement les risques technologiques
La prévision précise des aléas naturels demeure impossible malgré les progrès scientifiques
Les systèmes d’alerte ne fonctionnent que lorsque la catastrophe est déjà terminée

La prévision précise des aléas naturels demeure impossible malgré les progrès scientifiques

Explication

La connaissance scientifique progresse, mais elle ne permet pas de prévoir avec précision tous les aléas naturels, ce qui limite nécessairement la garantie. Les normes et les alertes peuvent réduire les conséquences, et la prévention concerne aussi les risques naturels.

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Quelle différence existe-t-il entre un aléa et un enjeu ?

Un aléa est un phénomène dangereux, un enjeu désigne les personnes et biens exposés.

Qu'est-ce que le risque majeur ?

L'exposition d'une population et de biens à un danger créé par un aléa sur un territoire.

Pourquoi un séisme dans un désert peu peuplé présente-t-il moins de risques ?

Parce que la population et les biens exposés y sont moins nombreux.

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