QCM : Succession et famille romaine (64 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À Rome, une réforme instaure en 509 av. J.-C. un régime visant à empêcher qu’un seul homme concentre le pouvoir et rétablisse une tyrannie. Quel régime est mis en place ?

Le principat d’Auguste
La République romaine
L’Empire romain
La monarchie romaine

La République romaine

Explication

La République est instaurée en 509 av. J.-C. pour partager le pouvoir et prévenir le retour de la tyrannie d’un seul homme. La monarchie correspond à la période des rois, tandis que l’Empire et le principat d’Auguste commencent en 27 av. J.-C.

2. Dans une cité romaine, les citoyens réunis en assemblée votent une loi et élisent les magistrats. Quelle institution exerce ces fonctions ?

Les préteurs
Les magistratures
Le Sénat
Les comices

Les comices

Explication

Les comices réunissent les citoyens pour voter les lois et élire les magistrats. Le Sénat contrôle le trésor et conduit la politique étrangère, tandis que les magistrats sont des titulaires de fonctions publiques élus.

3. Quel titre le Sénat attribue-t-il à Octave en 27 av. J.-C., faisant de lui le premier empereur de Rome ?

Tarquin
Auguste
Consul
Dictateur

Auguste

Explication

En 27 av. J.-C., le Sénat attribue à Octave le titre d’Auguste, et Octave devient le premier empereur de Rome. Le consulat est une magistrature républicaine, tandis que Tarquin renvoie aux rois étrusques et que la dictature militaire caractérise une étape antérieure.

4. En 476, Odoacre dépose Romulus Augustule, dernier empereur siégeant en Italie, puis renvoie les insignes impériaux à Constantinople. Quel événement cette action marque-t-elle ?

La fondation de l’Empire romain par Octave
La fin de l’Empire romain d’Orient
La fin de l’Antiquité juridique sous Justinien
La fin officielle de l’Empire romain d’Occident

La fin officielle de l’Empire romain d’Occident

Explication

La déposition de Romulus Augustule et le renvoi des insignes à Constantinople marquent officiellement la fin de l’Empire romain d’Occident. L’Empire d’Orient subsiste, Justinien meurt en 565 et Octave devient empereur en 27 av. J.-C.

5. Un historien étudie une phase du droit romain antérieure à 150 av. J.-C., marquée par des règles largement non écrites et par l’autorité religieuse des pontifes. De quelle période s’agit-il ?

La période de codification justinienne
L’Ancien Droit Romain
La période classique
Le Bas Empire

L’Ancien Droit Romain

Explication

L’Ancien Droit Romain, jusqu’en 150 av. J.-C., est une période mal connue où le droit est principalement non écrit, secret et dominé par la religion. La période classique est plus tardive et le Bas Empire est caractérisé par la codification.

6. Des membres de la plèbe contestent le fait d’être jugés selon des règles qu’ils ne connaissent pas et font pression pour que le droit soit rendu public. Quel effet recherché correspond à la rédaction de la Loi des XII Tables ?

Créer des actions nouvelles adaptées aux litiges
Maintenir l’interprétation du droit réservée aux prêtres
Rendre les règles juridiques écrites et accessibles
Rassembler les lois impériales dans un code officiel

Rendre les règles juridiques écrites et accessibles

Explication

La pression de la plèbe conduit à inscrire les règles sur les XII Tables afin de rendre le droit public et accessible. Le secret sacerdotal caractérise la situation contestée, la création d’actions relève du prêteur et le rassemblement des lois impériales appartient à la codification tardive.

7. Quelle période du droit romain, de 150 av. J.-C. à 284 apr. J.-C., constitue son âge d’or et voit se développer un droit souple et complexe, notamment pour les relations commerciales ?

Le Bas Empire
La période classique
La période des XII Tables
L’Ancien Droit Romain

La période classique

Explication

La période classique, de 150 av. J.-C. à 284 apr. J.-C., est l’âge d’or du droit romain, devenu souple et complexe et apte à régir notamment les relations commerciales. L’Ancien Droit est obscur et religieux, tandis que le Bas Empire est marqué par la codification.

8. Un citoyen subit un préjudice dans un litige que les règles existantes ne prévoient pas clairement. Quel mécanisme le prêteur peut-il employer pour adapter le droit à cette situation ?

Appliquer les règles anciennes sans créer de recours
Compiler les lois impériales dans un recueil
Créer une nouvelle action pour défendre le citoyen
Faire voter une nouvelle loi par les comices

Créer une nouvelle action pour défendre le citoyen

Explication

Le prêteur adapte le droit aux besoins de la vie réelle en créant de nouvelles actions pour défendre les citoyens confrontés à une injustice ou à un litige. Le vote des lois relève des comices, tandis que la compilation des lois impériales caractérise le Bas Empire.

9. Un pater familias a un petit-fils né du mariage légitime de son fils et une arrière-petite-fille adoptée dans sa famille. Qui relève de sa patria potestas ?

Le petit-fils, mais pas l’arrière-petite-fille adoptée
L’arrière-petite-fille, mais pas le petit-fils
Aucun des deux, car ils sont issus de générations différentes
Les deux descendants, sans limite de génération

Les deux descendants, sans limite de génération

Explication

La patria potestas s’étend à tous les descendants sans limite de génération, qu’ils soient nés dans la famille ou adoptés. L’autorité limitée aux enfants directs confond génération et filiation, l’exclusion de l’adoptée méconnaît l’adoption, et l’exclusion des deux invente une limite générationnelle.

10. Une fille se marie selon la forme cum manu avec un homme dont le père est encore vivant. Sous quelle puissance passe-t-elle ?

Sous celle de son beau-père
Sous celle de son père d’origine
Sous celle de son mari
Sous le mancipium d’un tiers

Sous celle de son beau-père

Explication

Avec un mariage cum manu, la fille entre dans la famille de son époux et passe sous la puissance de son mari ou, si celui-ci vit encore, de son beau-père. La rupture par émancipation est un autre mécanisme, et elle ne reste pas sous l’autorité de son père d’origine.

11. Un père accomplit volontairement un acte juridique formel pour mettre fin à sa puissance sur son enfant. Quelle conséquence successorale en découle ?

L’enfant perd ses droits successoraux automatiques envers son père
L’enfant passe sous la puissance d’un autre membre de la famille
L’enfant conserve ses droits successoraux automatiques envers son père
L’enfant perd tout lien avec l’ensemble de sa famille

L’enfant perd ses droits successoraux automatiques envers son père

Explication

L’émancipation rompt le lien juridique avec la famille d’origine et l’enfant n’hérite plus automatiquement de son père. Le maintien des droits successoraux méconnaît cette conséquence, tandis que le transfert sous une autre puissance et la rupture avec toute la famille ne définissent pas l’émancipation.

12. Un père soulève le nouveau-né qui a été déposé au sol devant lui. Quel effet ce geste produit-il ?

Il reconnaît solennellement l’enfant et fait commencer la patria potestas
Il fait entrer l’enfant dans la famille par adoption
Il place l’enfant sous le mancipium d’un tiers
Il exclut l’enfant de la famille et permet son abandon

Il reconnaît solennellement l’enfant et fait commencer la patria potestas

Explication

La susception est le geste par lequel le père soulève le nouveau-né, le reconnaît solennellement et le fait entrer dans la famille sous sa patria potestas. Le refus du geste entraîne l’exclusion, tandis que le mancipium concerne l’enfant recueilli et non cet acte de reconnaissance.

13. Un père refuse de soulever son nouveau-né lors de la cérémonie. Quel statut en résulte pour l’enfant ?

Il est reconnu dans la famille par sa seule naissance biologique
Il n’entre pas dans la famille et aucune patria potestas ne s’exerce sur lui
Il devient un enfant recueilli placé sous le mancipium
Il entre dans la famille sous la patria potestas de son père

Il n’entre pas dans la famille et aucune patria potestas ne s’exerce sur lui

Explication

Sans susception, l’enfant n’entre pas dans la famille et n’est pas soumis à la patria potestas de son père ; il peut être abandonné. La reconnaissance correspond au geste accompli, tandis que le mancipium concerne l’enfant recueilli par une autre personne.

14. Un passant recueille un enfant exposé. Quelle qualification juridique distingue cet enfant d’un esclave ?

Un descendant soumis à la patria potestas du passant
Un esclave placé sous la patria potestas de la personne qui l’a trouvé
Un enfant affranchi qui échappe à toute autorité juridique
Une personne libre placée sous le mancipium et qualifiée de causa mancipi

Une personne libre placée sous le mancipium et qualifiée de causa mancipi

Explication

L’enfant recueilli demeure libre, mais il n’est pas soumis à la patria potestas de la personne qui l’a trouvé : il relève du mancipium et est qualifié de causa mancipi. Le traiter comme un esclave confond sujétion et absence de liberté ; la patria potestas ne revient pas au passant.

15. Un père vend successivement le même fils à trois acheteurs. Quel effet la règle des XII Tables attache-t-elle à la troisième vente ?

Le fils passe sous la patria potestas du troisième acheteur
Le fils est libéré de l’autorité paternelle et le père perd sa patria potestas
Le fils est libéré dès la deuxième vente et le père conserve sa patria potestas
Le fils reste soumis à son père jusqu’à une quatrième vente

Le fils est libéré de l’autorité paternelle et le père perd sa patria potestas

Explication

Selon la loi des XII Tables, trois ventes successives du même fils le libèrent définitivement de l’autorité paternelle et font perdre au père sa patria potestas. Le seuil de deux ventes est erroné, et une quatrième vente n’est pas nécessaire.

16. Deux personnes sont soumises à la puissance d’un même pater familias, mais ne sont pas apparentées biologiquement. Quel lien de parenté les unit ?

La parenté par alliance
L’agnation
La cognation
La filiation biologique

L’agnation

Explication

L’agnation repose sur la soumission juridique actuelle à la puissance d’un même pater familias et se transmet par les hommes. La cognation désigne un lien biologique, la filiation suppose une relation de descendance et la parenté par alliance découle du mariage.

17. Une personne et sa cousine descendent d’un même auteur, leur parenté passant par la mère de l’une d’elles. De quel type de parenté s’agit-il ?

De l’agnation
De la puissance paternelle
De la parenté par alliance
De la cognation

De la cognation

Explication

La cognation est le lien biologique entre descendants d’un même auteur et peut passer par les hommes comme par les femmes. L’agnation dépend de l’autorité juridique commune, tandis que l’alliance découle du mariage et que la puissance paternelle désigne une autorité familiale.

18. Quel élément forme le mariage romain entre les futurs époux ?

La célébration d’un rite religieux
L’accord de leurs chefs de famille
L’échange de leurs consentements
Le transfert de la femme sous la manus

L’échange de leurs consentements

Explication

Le mariage romain se forme par l’échange des consentements des futurs époux. Une cérémonie religieuse peut accompagner certaines formes traditionnelles, tandis que l’accord des pères relève des exigences de l’Ancien droit et que la manus concerne le statut de l’épouse.

19. Sous l’Ancien droit, Lucius est encore soumis à la patria potestas et souhaite épouser Julia. Quels consentements sont requis pour leur mariage ?

Celui du père de Julia et celui de Lucius
Celui du pater de Lucius et celui de Julia
Celui du pater de Lucius et celui du père de Julia
Celui de Lucius et celui de Julia

Celui du pater de Lucius et celui du père de Julia

Explication

Sous l’Ancien droit, il faut le consentement du pater du futur époux s’il est encore sous la patria potestas, ainsi que celui du père de la future épouse. Exiger seulement l’un de ces accords omet l’autre consentement familial requis; ne retenir que les époux confond la formation consensuelle et les exigences de l’Ancien droit.

20. Après son adoption, quel statut juridique et successoral reçoit l’adopté dans sa nouvelle famille ?

Les droits de sa famille d’origine
Des droits juridiques, mais pas les droits successoraux
Les mêmes droits que les enfants de sang
Des droits successoraux, mais pas les droits juridiques

Les mêmes droits que les enfants de sang

Explication

L’adopté intègre la nouvelle famille avec les mêmes droits successoraux et juridiques que les enfants de sang. Un statut partiel ou le maintien des droits dans la famille d’origine méconnaît cette égalité, et la perte d’autonomie concerne l’adrogation d’un sui iuris.

21. Un garçon est encore soumis à la patria potestas de son père; un autre pater familias veut l’accueillir dans sa famille avec l’accord des deux chefs. Quelle procédure convient ?

L’adrogatio
L’adoptio
L’émancipation
L’addictio

L’adoptio

Explication

L’adoptio transfère une personne déjà soumise à la puissance d’un père d’une patria potestas à une autre, avec l’accord des deux chefs de famille. L’adrogation concerne un sui iuris indépendant; l’émancipation libère de la puissance paternelle et l’addictio désigne l’attribution prononcée dans le déroulement de l’adoptio.

22. Un pater familias indépendant est adrogé par un autre chef de famille. Quelle conséquence s’ensuit pour son statut, ses descendants et son patrimoine ?

Il conserve son autonomie et transmet ses descendants et son patrimoine au nouvel pater
Il transfère son patrimoine, mais laisse descendants et autonomie sous son autorité
Il perd son autonomie et fait passer descendants et patrimoine sous l’autorité du nouvel pater
Il perd son autonomie, mais conserve ses descendants et son patrimoine sous sa puissance

Il perd son autonomie et fait passer descendants et patrimoine sous l’autorité du nouvel pater

Explication

L’adrogation concerne un sui iuris : il perd son autonomie et ses descendants ainsi que son patrimoine passent sous l’autorité du nouvel pater familias. La procédure ne concerne pas un simple dépendant, et elle ne préserve ni l’autonomie ni la séparation des descendants et des biens.

23. Lors d’une adoptio, l’adoptant déclare le futur adopté comme son fils devant le prêteur; personne ne conteste. Quel acte permet au prêteur de prononcer l’attribution à l’adoptant ?

La sortie de la famille d’origine
La validation par les comices curiates
L’addictio
L’accord des deux chefs de famille

L’addictio

Explication

Après la sortie du futur adopté de sa famille d’origine, l’adoptant le déclare son fils devant le prêteur; en l’absence de contestation, le prêteur prononce l’attribution par addictio. L’accord des chefs organise le transfert, la sortie est une étape préalable et les comices curiates interviennent dans l’adrogation.

24. À l’époque archaïque, une femme n’est pas mariée lorsque son père meurt. Sous quelle autorité juridique se trouve-t-elle ?

Sous la manus d’un époux absent
Sous la patria potestas de son père défunt
Sous la tutelle d’un membre de la famille agnatique
Sous la tutelle d’un membre de sa famille cognatique

Sous la tutelle d’un membre de la famille agnatique

Explication

Lorsque le père meurt et que sa fille n’est pas mariée, elle relève de la tutelle d’un membre de la famille agnatique. La patria potestas suppose l’autorité du père, la manus concerne une épouse mariée cum manu, et la cognation désigne un lien naturel de parenté.

25. Au décès d’un pater familias, ses héritiers directs conservent l’héritage en communauté. Quel droit chacun détient-il sur le patrimoine ?

Un droit déterminé par sa parenté cognatique
Un droit correspondant à sa part de l’héritage
Un droit sur la totalité du patrimoine familial
Un droit de gestion réservé au tuteur masculin

Un droit correspondant à sa part de l’héritage

Explication

Les héritiers directs vivent en communauté sur l’héritage, et le droit de chacun correspond à sa part du patrimoine. L’attribution de la totalité à chacun confond les droits individuels avec la masse successorale commune.

26. Deux fils sont soumis à la puissance paternelle du même grand-père, mais l’un est ensuite émancipé. Quel lien de parenté juridique peut être rompu par cette émancipation ?

La parenté successorale
La cognation
L’agnation
La cognatio servilis

L’agnation

Explication

L’agnation repose sur la puissance paternelle commune et peut être rompue par l’émancipation du fils. La cognation, elle, est fondée sur les liens biologiques, qui ne disparaissent pas du fait de cette émancipation.

27. Quel lien de parenté romain est fondé sur la naissance et les liens biologiques, y compris entre personnes non libres ?

La tutelle agnatique
La cognation
L’agnation
Le legitimum matrimonium

La cognation

Explication

La cognation désigne le lien naturel de parenté biologique établi par la naissance, y compris sous la forme de la cognatio servilis entre personnes non libres. L’agnation dépend plutôt de la puissance paternelle commune.

28. Deux citoyens romains de même rang social disposent du conubium. Quelle forme d’union peuvent-ils contracter selon les conditions du mariage légitime ?

Un concubinatus
Un legitimum matrimonium
Une union de rang inférieur sans effet de droit
Un mariage cum manu sans conubium

Un legitimum matrimonium

Explication

Le legitimum matrimonium est réservé aux citoyens romains qui ont le conubium et sont de même rang social. Le concubinat est une union honorable de rang inférieur, tandis que le mariage cum manu décrit un effet juridique du mariage et non un substitut au conubium.

29. Une union romaine est honorable, mais ne produit pas d’effets de droit ; les enfants qui en naissent sont rattachés à leur mère. De quelle union s’agit-il ?

Du mariage sine manu
Du mariage cum manu
Du concubinat
Du legitimum matrimonium

Du concubinat

Explication

Le concubinat est une union honorable de rang inférieur qui ne produit aucun effet de droit, et les enfants qui en naissent ne sont rattachés qu’à leur mère. Le mariage légitime et ses formes cum manu ou sine manu ne correspondent pas à cette caractérisation.

30. Deux fiancés romains rompent unilatéralement leurs fiançailles. Quelle conséquence civile la personne délaissée peut-elle obtenir en justice du seul fait de cette rupture ?

Une indemnité correspondant aux dépenses des préparatifs
L’exécution forcée de la promesse de mariage
Une indemnité fixée selon la durée des fiançailles
Aucune indemnité pour la rupture des fiançailles

Aucune indemnité pour la rupture des fiançailles

Explication

Les fiançailles ne créent pas d’obligation civile de se marier et leur rupture unilatérale ne permet pas de réclamer des indemnités. L’exécution forcée confond promesse et mariage, tandis que les dépenses ou la durée ne fondent pas ici une action en indemnisation.

31. Un fils dépendant et ses descendants mâles appelés à succéder au chef de famille souhaitent se marier. Quel consentement familial demeure exigé ?

Celui du chef de famille pour l’enfant dépendant, sans accord des descendants successeurs
Celui de la mère et l’accord des descendants mâles appelés à lui succéder
Celui du chef de famille pour l’enfant dépendant et l’accord des descendants mâles appelés à lui succéder
Celui des futurs époux, sans consentement familial supplémentaire

Celui du chef de famille pour l’enfant dépendant et l’accord des descendants mâles appelés à lui succéder

Explication

Le consentement du chef de famille reste exigé pour ses enfants dépendants, avec l’accord des descendants mâles appelés à lui succéder. L’avis moral de la mère ne le remplace pas, et le consentement des seuls futurs époux n’efface pas cette règle familiale.

32. Deux personnes sont présentées comme mariées, mais l’une n’a jamais exprimé de volonté libre de s’unir. Quel est l’effet de cette absence totale de consentement ?

L’union est valide si le chef de famille y a consenti
L’union existe mais peut être annulée pour vice du consentement
L’union est valide si les formalités du mariage ont été accomplies
L’union est inexistante faute de volonté libre

L’union est inexistante faute de volonté libre

Explication

Le consentement mutuel des futurs époux est indispensable à la validité du mariage, et l’absence totale de volonté libre rend l’union inexistante. L’accord familial ou les formalités ne remplacent pas ce consentement, tandis que la notion de vice suppose ici à tort une union déjà formée.

33. Deux personnes consentent mutuellement à se marier, mais l’une ne possède pas l’aptitude juridique à contracter de justes noces. Quelle condition de validité fait défaut ?

Le consentement mutuel des deux époux
L’accord du chef de famille des deux époux
Le conubium des deux époux
L’absence de parenté en ligne collatérale

Le conubium des deux époux

Explication

Le conubium désigne l’aptitude juridique à contracter de justes noces, et les deux époux doivent le posséder. Le consentement est leur volonté mutuelle : il ne remplace donc pas le conubium, pas plus que l’accord familial ou l’absence d’un empêchement particulier.

34. Un homme envisage d’épouser sa petite-fille. Quelle règle s’applique à cette union en ligne directe ?

Le mariage peut être autorisé selon le degré de parenté collatérale
Le mariage est prohibé à l’infini entre ascendants et descendants
Le mariage dépend de la persistance des liens agnatiques civils
Le mariage est prohibé uniquement entre parents et enfants immédiats

Le mariage est prohibé à l’infini entre ascendants et descendants

Explication

L’interdiction du mariage en ligne directe s’étend à l’infini entre ascendants et descendants, notamment entre un grand-père et sa petite-fille. La limiter aux relations immédiates ou la conditionner aux liens agnatiques confond cette règle avec d’autres distinctions de parenté.

35. Une personne émancipée souhaite épouser une personne avec laquelle elle a un lien de parenté par le sang interdit. Quelle conséquence l’émancipation a-t-elle sur cet empêchement ?

L’empêchement disparaît avec la rupture des liens agnatiques
L’empêchement concerne les liens agnatiques, mais pas ceux du sang
L’empêchement subsiste malgré l’émancipation
L’empêchement subsiste uniquement si les personnes restent dépendantes

L’empêchement subsiste malgré l’émancipation

Explication

Les interdictions matrimoniales s’étendent à la cognation et subsistent après l’émancipation, car celle-ci ne rompt pas les liens du sang. Faire disparaître l’empêchement avec les liens agnatiques confond parenté civile et parenté cognatique.

36. Un mari répudie sa femme pour un motif autre que l’adultère, la tentative d’assassinat des enfants par avortement ou l’empoisonnement. Quel risque encourt-il ?

La perte des biens hérités par son épouse
Des sanctions pénales
La dissolution du mariage sans autre conséquence
Une sanction pénale réservée au cas d’adultère

Des sanctions pénales

Explication

Le mari peut divorcer pour adultère, tentative d’assassinat des enfants par avortement ou empoisonnement ; une répudiation hors de ces cas expose à des sanctions pénales. La perte des biens hérités relève des rapports patrimoniaux du mariage cum manu, et l’adultère fait partie des motifs admis.

37. Une femme mariée n’est pas sous la puissance paternelle de son père et acquiert un domaine pendant son mariage. À qui appartient-il en propre ?

Au mari en raison du mariage
À la femme qui l’a acquis
Aux deux époux en indivision
À la dot, qui comprend les acquisitions

À la femme qui l’a acquis

Explication

Lorsque la femme n’est pas sous la patria potestas de son père, chaque époux conserve en propre les biens acquis pendant le mariage. Attribuer le domaine au mari confond mariage et transfert de propriété ; le rattacher à la dot confond deux catégories de biens ; l’indivision suppose un régime qui n’est pas énoncé ici.

38. À l’époque classique, deux époux envisagent de s’offrir un objet de faible valeur à titre de cadeau d’usage. Quel traitement s’applique à ce don ?

Il devient automatiquement un bien propre du mari
Il est interdit comme toute donation entre époux
Il est admis comme une donation de valeur importante
Il relève de l’exception admise pour les dons modestes

Il relève de l’exception admise pour les dons modestes

Explication

À l’époque classique, les dons manuels de faible valeur et les cadeaux d’usage font exception à l’interdiction générale des donations entre époux. L’interdiction sans exception néglige cette tolérance ; l’admission des dons importants élargit indûment l’exception ; le statut de bien propre ne découle pas de cette règle.

39. À l’époque classique, une clause du contrat de mariage stipule qu’aucun époux ne pourra divorcer sans l’accord de l’autre. Quelle en est la conséquence juridique ?

La clause est valable et impose un accord des deux époux
La clause réserve au mari le pouvoir de divorcer seul
La clause rend le mariage nul dès sa conclusion
La clause est nulle et chacun peut divorcer unilatéralement

La clause est nulle et chacun peut divorcer unilatéralement

Explication

À l’époque classique, chacun des époux peut divorcer unilatéralement et toute clause contraire est nulle. Considérer l’accord mutuel comme obligatoire méconnaît cette nullité ; réserver ce pouvoir au mari exclut à tort l’épouse ; la clause ne rend pas le mariage nul dès l’origine.

40. À l’époque classique, quelle évolution caractérise la famille romaine ?

La famille devient plus patriarcale et la famille cognatique recule
La famille devient plus individualiste et la famille agnatique progresse
La famille devient plus restreinte et les deux formes disparaissent
La famille devient plus individualiste et la famille cognatique progresse

La famille devient plus individualiste et la famille cognatique progresse

Explication

À l’époque classique, la famille devient plus individualiste et plus restreinte, tandis que la famille cognatique gagne du terrain aux dépens de la famille agnatique. La progression agnatique inverse cette évolution ; le renforcement patriarcal va à son encontre ; la disparition des deux formes n’est pas affirmée.

41. Quelle réalité établit la filiation maternelle selon la formule « Mater semper certa est » ?

La conception établit l’identité de la mère
La susceptio établit l’identité de la mère
Le mariage légitime établit l’identité de la mère
L’accouchement établit l’identité de la mère

L’accouchement établit l’identité de la mère

Explication

La filiation maternelle repose sur l’accouchement, fait biologique qui fonde la formule « Mater semper certa est ». Le mariage légitime relève de la présomption de paternité ; la conception ne remplace pas le fait de l’accouchement ; la susceptio concerne l’accueil de l’enfant par le père.

42. Un enfant naît d’un mariage légitime, mais il est établi que le mari était absent au moment légal de la conception. Que devient la présomption de paternité ?

Elle s’applique malgré l’absence du mari à la conception
Elle est écartée par la seule absence de la mère
Elle s’applique même sans mariage légitime
Elle est écartée par l’absence du mari à la conception

Elle est écartée par l’absence du mari à la conception

Explication

La présomption exige un mariage légitime, mais l’absence du mari au moment légal de la conception suffit à l’écarter. La maintenir malgré cette absence néglige l’exception prévue ; l’étendre hors mariage légitime supprime sa condition ; l’absence de la mère n’est pas le critère indiqué.

43. À la naissance d’un enfant dans un mariage légitime, le père le prend dans ses bras et le soulève de terre. Quel effet produit ce geste de susceptio ?

Il manifeste le rejet de l’enfant hors de la famille
Il confirme seulement la présomption de paternité sans intégrer l’enfant
Il accueille l’enfant dans la famille et déclenche la patria potestas
Il confère à la mère l’autorité juridique sur l’enfant

Il accueille l’enfant dans la famille et déclenche la patria potestas

Explication

Par la susceptio, le père accueille l’enfant dans la famille et déclenche la patria potestas en le prenant et en le soulevant de terre. La réduire à une simple confirmation de paternité omet l’intégration familiale ; le rejet est le contraire du geste d’accueil ; l’acte ne confère pas d’autorité à la mère.

44. Un pater familias a un fils né de son mariage, une fille adoptée et un petit-fils. Lesquels sont soumis à sa patria potestas ?

Le fils et la fille adoptée
La fille adoptée et le petit-fils
Les trois descendants
Le fils et le petit-fils

Les trois descendants

Explication

La patria potestas s’étend aux filles et aux garçons, qu’ils soient nés du mariage ou adoptés, ainsi qu’aux petits-enfants. Exclure les enfants adoptés, les filles ou les petits-enfants méconnaît l’une de ces catégories.

45. Un fils soumis à la patria potestas conclut de lui-même un contrat portant sur de l’argent et des biens. Quel est son statut juridique en cette matière ?

Sui iuris, avec capacité juridique personnelle patrimoniale
Sui iuris, sans capacité juridique personnelle patrimoniale
Alieni iuris, sans capacité juridique personnelle patrimoniale
Alieni iuris, avec capacité juridique personnelle patrimoniale

Alieni iuris, sans capacité juridique personnelle patrimoniale

Explication

L’enfant soumis à la puissance paternelle est alieni iuris et n’a pas de capacité juridique personnelle en matière d’argent et de biens. Le statut sui iuris lui attribuerait à tort une indépendance juridique patrimoniale.

46. Un père constitue un pécule au profit de son fils, qui en tire librement des gains. À qui les biens du pécule appartiennent-ils juridiquement ?

Aux héritiers du père, comme dans une succession
Au père, malgré la gestion libre du fils
Au fils, dès qu’il réalise des gains
Au fils, dès la constitution du pécule

Au père, malgré la gestion libre du fils

Explication

Le pécule permet au fils de faire fructifier librement un patrimoine constitué à son profit, mais les biens restent juridiquement ceux du père. La liberté de gestion ne transfère donc pas la propriété au fils.

47. Du vivant d’un homme, une adrogation entraîne une transmission de biens. Quelle règle distingue cette succession entre vifs de la succession ouverte par décès ?

L’héritier reçoit des biens et supporte les dettes personnelles de l’adrogé
L’héritier reçoit des biens sans supporter les dettes personnelles de l’adrogé
L’héritier reçoit des biens au décès et supporte les dettes du défunt
L’héritier reçoit la possession des biens sans être désigné comme héritier

L’héritier reçoit des biens sans supporter les dettes personnelles de l’adrogé

Explication

La succession entre vifs se produit du vivant des personnes, notamment lors d’une adrogation, et l’héritier ne supporte pas les dettes personnelles de l’adrogé. La prise en charge des dettes caractérise la succession à cause de mort.

48. À la mort d’une personne, son héritier recueille ses biens. Quelle obligation accompagne cette succession à cause de mort ?

Recevoir la possession sans devenir héritier
Payer les dettes du défunt
Écarter les dettes personnelles du défunt
Attendre une adrogation pour recueillir les biens

Payer les dettes du défunt

Explication

La succession à cause de mort s’ouvre au décès : l’héritier recueille les biens et doit payer les dettes du défunt. L’absence de prise en charge des dettes concerne la succession entre vifs.

49. En l’absence de testament, quel ordre successoral établissent les XII Tables ?

Les enfants, les héritiers légitimes, puis les cognats
Les sui, les gentiles, puis l’agnat le plus proche
Les sui, les cognats, puis l’agnat le plus proche
Les sui, l’agnat le plus proche, puis les gentiles

Les sui, l’agnat le plus proche, puis les gentiles

Explication

La succession ab intestat selon les XII Tables suit trois ordres : les sui, l’agnat le plus proche, puis les gentiles. Placer les gentiles avant l’agnat inverse les deux derniers ordres, tandis que les cognats relèvent d’un autre cadre.

50. Au décès d’un homme, sa fille non mariée et son épouse mariée cum manu étaient directement soumises à sa patria potestas. Comment sont-elles classées dans la succession ab intestat ?

Comme sui, l’épouse recevant une part inférieure à celle d’un enfant
Comme cognates, l’épouse recevant une part égale à celle d’un enfant
Comme sui, l’épouse recevant une part égale à celle d’un enfant
Comme agnates, l’épouse recevant une part égale à celle d’un enfant

Comme sui, l’épouse recevant une part égale à celle d’un enfant

Explication

Les sui sont les personnes directement soumises à la puissance du défunt lors de son décès, notamment sa fille non mariée et son épouse cum manu; cette épouse reçoit une part égale à celle d’un enfant. Les exclure ou les classer parmi les parents par le sang méconnaît leur lien juridique avec le défunt.

51. Quelle influence contribue à la transformation de la famille romaine entre le IVe et le VIe siècle ?

La seule continuité des coutumes romaines républicaines
L’influence du christianisme et des coutumes médiévales occidentales
La seule influence des coutumes celtiques et germaniques
L’influence du christianisme et des coutumes hellénistiques et orientales

L’influence du christianisme et des coutumes hellénistiques et orientales

Explication

Entre le IVe et le VIe siècle, la famille romaine se transforme sous l’influence combinée du christianisme et des coutumes hellénistiques et orientales. La continuité républicaine, les coutumes médiévales occidentales et les coutumes celtiques ou germaniques ne correspondent pas à ces influences.

52. Dans une famille du Bas-Empire, quelle conception décrit l’autorité exercée sur les enfants ?

Une puissance relevant principalement de la mère seule
Une puissance exercée conjointement par les deux parents
Une puissance relevant principalement du père seul
Une puissance exercée par les membres du clan étendu

Une puissance exercée conjointement par les deux parents

Explication

Au Bas-Empire, l’autorité familiale est conçue comme la puissance conjointe des deux parents, contrairement à l’ancienne conception centrée sur le père seul. Le pouvoir exclusif de la mère et l’autorité du clan ne décrivent pas cette évolution.

53. Un père surprend sa fille en flagrant délit d’adultère sous son toit. Quelle exception ancienne subsiste alors concernant son pouvoir sur elle ?

Il ne peut la tuer dans aucune circonstance prévue par l’exception
Il peut la tuer si l’adultère est découvert hors de son toit
Il peut la tuer dans cette circonstance précise
Il peut la tuer pour toute faute commise dans la maison

Il peut la tuer dans cette circonstance précise

Explication

L’ancien droit de vie ou de mort disparaît, mais une exception limitée permet au père de tuer sa fille surprise en flagrant délit d’adultère sous le toit paternel. Un pouvoir général pour toute faute ou une exception hors du toit étend la règle, tandis que nier toute exception l’écarte.

54. En 410 ap. J.-C., une femme doit-elle encore avoir un tuteur pour agir juridiquement ?

Non, car la majorité des fils supprime aussi la tutelle des femmes
Non, la constitution de Théodose la rend pleinement capable sans tuteur
Oui, car la constitution de Constance maintient la tutelle féminine
Oui, car elle dispose de capacité mais demeure sous tutelle

Non, la constitution de Théodose la rend pleinement capable sans tuteur

Explication

La constitution de Théodose de 410 rend toutes les femmes pleinement capables juridiquement et les dispense de tuteur. Constance est associé à une définition de la famille, et l’âge de majorité des fils est une règle distincte.

55. Un fiancé rompt unilatéralement ses fiançailles sans justification dans le contexte du Bas-Empire. Quelle conséquence juridique correspond à l’évolution du mariage ?

Il perd automatiquement la totalité de la dot de son épouse
Il peut rompre sans conséquence patrimoniale
Il doit établir une faute grave de son fiancé
Il s’expose à des sanctions financières

Il s’expose à des sanctions financières

Explication

Les fiançailles acquièrent une importance juridique et leur rupture unilatérale injustifiée est sanctionnée financièrement. L’absence de conséquence méconnaît cette évolution, tandis que la faute grave concerne le divorce et que la perte de la dot vise d’autres sanctions matrimoniales.

56. Deux époux souhaitent divorcer par accord mutuel, sans faute grave de l’un ou de l’autre. Quelle règle s’applique ?

Le divorce est toléré si un conjoint a commis une faute grave reconnue
Le divorce est toléré dès que les deux époux y consentent
Le divorce est toléré si les époux justifient une simple mésentente
Le divorce par accord mutuel est combattu et n’est pas toléré dans ce cas

Le divorce par accord mutuel est combattu et n’est pas toléré dans ce cas

Explication

Le divorce par accord mutuel est combattu et n’est toléré que lorsqu’un conjoint a commis une faute grave reconnue par la loi, comme un crime, un empoisonnement ou une trahison. Le consentement seul et la simple mésentente ne remplissent pas cette condition.

57. Un mari veut vendre un bien constitué par la dot de son épouse. Quel pouvoir possède-t-il sur cette dot ?

Il peut vendre le capital, mais doit remettre les revenus à son épouse
Son épouse en détient l’usufruit, mais le capital reste aliénable
Il en détient la pleine propriété et peut la vendre
Il en détient l’usufruit, mais la dot est inaliénable

Il en détient l’usufruit, mais la dot est inaliénable

Explication

Le mari ne détient que l’usufruit de la dot, c’est-à-dire les revenus, tandis que celle-ci est soustraite à sa libre disposition et devient inaliénable. La pleine propriété ou la vente du capital confond l’usufruit avec le droit de disposer du bien.

58. Dans un litige du Bas-Empire, un parent par le sang et un parent lié par l’ancienne autorité civile revendiquent une place fondée sur la parenté. Quel principe détermine la priorité ?

La cognation fondée sur le sang prime l’agnation fondée sur l’autorité civile.
L’agnation fondée sur l’autorité civile prime la cognation fondée sur le sang.
La parenté civile prime lorsque le lien du sang est éloigné.
La cognation et l’agnation conservent une priorité équivalente.

La cognation fondée sur le sang prime l’agnation fondée sur l’autorité civile.

Explication

Au Bas-Empire, la cognation fondée sur le sang l’emporte définitivement sur l’agnation fondée sur les liens civils d’autorité. La priorité de l’agnation inverse cette évolution, tandis que l’égalité des liens ou la priorité selon leur proximité ne correspond pas au principe établi.

59. Un enfant est adopté par une personne qui n’est pas son ascendant. Quel effet cette adoption a-t-elle sur ses liens avec sa famille d’origine et sur son statut à l’égard du nouvel adoptant ?

Il perd ses liens civils d’origine, mais conserve ses droits successoraux dans sa famille de naissance.
Il perd ses liens civils et successoraux d’origine et passe sous la puissance absolue du nouvel adoptant.
Il conserve ses liens civils et successoraux d’origine et n’est pas soumis à une puissance paternelle absolue.
Il conserve ses liens successoraux d’origine, mais passe sous la puissance absolue du nouvel adoptant.

Il conserve ses liens civils et successoraux d’origine et n’est pas soumis à une puissance paternelle absolue.

Explication

Hors adoption plénière par un ascendant, l’adoption ne rompt plus automatiquement les liens civils et successoraux avec la famille d’origine et ne soumet plus l’adopté à la puissance absolue d’un nouveau père. La rupture totale et la puissance absolue étendent à tort l’exception de l’adoption plénière.

60. Un enfant né hors mariage n’est ni adultérin ni incestueux, ses parents pouvaient juridiquement se marier lors de sa conception et il consent tacitement à sa légitimation. Laquelle des conditions de la légitimation par mariage subséquent est satisfaite ?

Les conditions permettent la légitimation par mariage subséquent.
La naissance hors mariage empêche la légitimation par mariage subséquent.
Le mariage doit avoir été impossible lors de la conception pour permettre la légitimation.
Seul un consentement exprès de l’enfant permet la légitimation.

Les conditions permettent la légitimation par mariage subséquent.

Explication

La légitimation par mariage subséquent est possible si le mariage était juridiquement possible lors de la conception ou de la naissance et si l’enfant y consent au moins tacitement; les enfants adultérins et incestueux en sont exclus. Exiger un consentement exprès méconnaît le seuil prévu, tandis que la naissance hors mariage ou l’impossibilité du mariage ne constituent pas ici des obstacles.

61. Dans les Novelles 118 et 127, quel fondement Justinien retient-il pour la succession ab intestat, et comment organise-t-il l’appel des héritiers ?

La cognation fonde quatre classes appelées successivement, chacune après l’absence de la précédente.
La cognation fonde trois classes appelées successivement, chacune après l’absence de la précédente.
La cognation fonde quatre classes appelées simultanément, sans priorité entre elles.
L’agnation fonde quatre classes appelées successivement, chacune après l’absence de la précédente.

La cognation fonde quatre classes appelées successivement, chacune après l’absence de la précédente.

Explication

Justinien fonde la succession ab intestat sur la cognation et répartit les héritiers en quatre classes successives, chacune n’étant appelée qu’en l’absence d’héritier de la classe antérieure. L’agnation reprend l’ancien fondement, l’appel simultané supprime la priorité, et trois classes ne respectent pas le nombre établi.

62. Un défunt laisse une fille vivante et deux petits-enfants issus d’un fils prédécédé. Comment ces descendants se partagent-ils la succession ?

La fille reçoit une part et les petits-enfants se partagent la part de leur père.
La fille reçoit toute la succession, car les petits-enfants ne représentent pas leur père.
La fille et chacun des petits-enfants reçoivent une part égale par tête.
Les petits-enfants reçoivent toute la succession, car la fille est écartée par son sexe.

La fille reçoit une part et les petits-enfants se partagent la part de leur père.

Explication

Les descendants de générations différentes héritent par souche avec représentation : les petits-enfants se partagent la part qu’aurait reçue leur père, et la fille hérite dans la première classe. Le partage égal par tête ignore la représentation, tandis que l’exclusion des petits-enfants ou de la fille contredit les règles applicables aux descendants.

63. Une personne décède sans descendant et laisse des parents de même degré dans les lignes paternelle et maternelle, ainsi qu’un frère germain. Comment répartit-on la succession entre les deux lignes ascendantes ?

Une moitié revient à la ligne paternelle et l’autre à la ligne maternelle.
La totalité revient au frère germain, qui exclut les ascendants.
Deux tiers reviennent à la ligne paternelle et un tiers à la ligne maternelle.
La totalité revient à la ligne paternelle, considérée comme prioritaire.

Une moitié revient à la ligne paternelle et l’autre à la ligne maternelle.

Explication

À défaut de descendants, les ascendants et les frères et sœurs germains relèvent de la deuxième classe; lorsque les deux branches ascendantes sont représentées, la succession se divise en deux moitiés entre elles. Le partage par lignes n’est ni inégal ni réservé à la ligne paternelle, et le frère germain n’exclut pas les ascendants selon la règle indiquée.

64. Un héritier qui ignore si les dettes du défunt dépassent la valeur des biens recueillis fait établir un inventaire officiel. À quoi sert cette démarche ?

Renoncer à la succession tout en conservant les biens inventoriés.
Limiter sa responsabilité pour les dettes à la valeur des biens hérités.
Supprimer les dettes du défunt dès que l’inventaire est établi.
L’obliger à payer toutes les dettes sur son patrimoine personnel.

Limiter sa responsabilité pour les dettes à la valeur des biens hérités.

Explication

L’acceptation sous bénéfice d’inventaire limite les dettes dont l’héritier répond à la valeur des biens hérités, protégeant ainsi son patrimoine personnel. L’inventaire n’efface pas les dettes, ne rend pas la responsabilité illimitée et ne constitue pas une renonciation à la succession.

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Mémorisez les réponses avec 100 flashcards sur Succession et famille romaine.

En quelle année la République romaine est-elle instaurée ?

En 509 av. J.-C.

Quels sont les trois piliers du gouvernement républicain romain ?

Les magistratures, les comices et le Sénat.

En quelle année le Sénat attribue-t-il à Octave le titre d’Auguste ?

En 27 av. J.-C.

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