QCM : Travail et littérature (15 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel contexte explique que le roman du XIXe siècle s’empare du travail ?

Une société qui fait du travail un moyen d’observer ou d’inventer l’humanité
Une société marquée par la dénonciation de la souffrance dans les entreprises contemporaines
Une société transformée par la révolution industrielle et l’émergence d’organisations ouvrières en fin de siècle
Une société dominée par les conflits entre l’aristocratie et les serviteurs dans le théâtre

Une société transformée par la révolution industrielle et l’émergence d’organisations ouvrières en fin de siècle

Explication

La révolution industrielle et l’émergence d’organisations ouvrières donnent au travail une place importante dans le roman du XIXe siècle. La dénonciation de la souffrance en entreprise caractérise plutôt une littérature du début du XXIe siècle.

2. Quel enjeu caractérise la littérature du travail au début du XXIe siècle ?

Dénoncer la souffrance au travail et l’inhumanité du monde de l’entreprise
Montrer le travail comme un outil d’observation et d’invention de la société
Mettre en scène l’antagonisme entre le valet et l’aristocratie dans le théâtre
Décrire l’essor des organisations ouvrières lié à la révolution industrielle

Dénoncer la souffrance au travail et l’inhumanité du monde de l’entreprise

Explication

Au début du XXIe siècle, une littérature du travail dénonce la souffrance au travail et l’inhumanité du monde de l’entreprise. L’antagonisme entre maître et valet appartient plutôt au théâtre des XVIIe et XVIIIe siècles.

3. Quelle origine Alain Rey attribue-t-il au nom « travail » dans son dictionnaire historique paru en 1992 ?

Le latin « laborare », qui signifie « cultiver la terre »
Le latin « transformare », qui signifie « changer de forme »
Le grec « ergon », qui signifie « fabriquer un objet »
Le latin « tripaliare », qui signifie « tourmenter »

Le latin « tripaliare », qui signifie « tourmenter »

Explication

Alain Rey rattache le nom « travail » au latin « tripaliare », au sens de « tourmenter ». L’idée de transformation par l’effort constitue une autre dimension du travail, et non l’étymologie indiquée ici.

4. Quelle conception rend compte de la dualité du travail dès le Moyen Âge ?

Il oppose le travail manuel, associé au tourment, au travail intellectuel, associé à l’effort
Il évoque la souffrance par son étymologie et la transformation par l’effort
Il renvoie à la souffrance et exclut l’idée de transformation par l’effort
Il désigne la transformation par l’effort, tandis que la souffrance apparaît plus tard

Il évoque la souffrance par son étymologie et la transformation par l’effort

Explication

Le travail associe une dimension de souffrance liée à son étymologie et une dimension de transformation de l’objet, du corps et de soi par l’effort, attestée dès le Moyen Âge. Le réduire à la seule souffrance néglige cette seconde dimension.

5. Que font les Cyclopes pour obtenir les plantes qui poussent sur leur territoire ?

Ils sèment les champs, mais ne récoltent pas ce qui y pousse
Ils cultivent les plantes et les échangent contre du vin
Ils labourent les terres, mais laissent les semailles aux autres
Ils se contentent de ce qui pousse sans planter ni labourer

Ils se contentent de ce qui pousse sans planter ni labourer

Explication

Les Cyclopes ne plantent ni ne labourent et se contentent de ce qui pousse spontanément. L’idée qu’ils sèment les champs contredit directement cette absence de culture.

6. Que révèle l’absence de pain, de vin et de bateaux chez les Cyclopes ?

Une agriculture développée, mais une absence de pratiques artisanales
Un mode de vie fondé sur l’hospitalité et la circulation des biens
Une maîtrise des échanges maritimes, mais une production alimentaire limitée
Un défaut de transformation de la nature et de développement des échanges

Un défaut de transformation de la nature et de développement des échanges

Explication

L’absence de fabrication du pain, du vin et des bateaux symbolise le défaut de transformation de la nature et le faible développement des échanges. La maîtrise des échanges maritimes est contredite par l’absence de bateaux.

7. Dans le récit du mythe de Prométhée par Platon, quel rôle Épiméthée joue-t-il dans la vulnérabilité humaine ?

Il confie à Prométhée la distribution des attributs, qui protège l’homme des dangers naturels.
Il distribue les attributs d’adaptation aux animaux, laissant l’homme sans protection naturelle.
Il réserve les attributs d’adaptation à l’homme, laissant les animaux sans défense naturelle.
Il prive les animaux de leurs attributs pour que l’homme puisse les recevoir en partage.

Il distribue les attributs d’adaptation aux animaux, laissant l’homme sans protection naturelle.

Explication

Épiméthée attribue aux animaux les moyens de s’adapter, mais l’homme se retrouve dépourvu de protection naturelle. Le rôle de Prométhée dans le récit est distinct : il apporte ensuite le feu et les arts techniques.

8. Dans le mythe de Prométhée, que permet à l’humanité le feu volé à Héphaïstos ?

Il lui fournit une protection innée qui la dispense d’apprendre à transformer son environnement.
Il lui donne une autorité politique qui lui permet de gouverner les animaux et les dieux.
Il lui assure une force physique comparable à celle des animaux les mieux adaptés.
Il lui apporte les arts techniques et l’intelligence nécessaires pour s’adapter à la nature.

Il lui apporte les arts techniques et l’intelligence nécessaires pour s’adapter à la nature.

Explication

Le feu représente l’intelligence et la maîtrise des arts techniques, qui aident l’homme à s’adapter à la nature. Il ne constitue pas une protection naturelle innée, contrairement à une interprétation possible du mythe.

9. Dans la Genèse, quelles peines sont imposées à la femme et à l’homme après la faute d’Adam et Ève ?

La femme est condamnée à porter des armes, tandis que l’homme doit protéger les récoltes.
La femme est condamnée à bâtir des abris, tandis que l’homme doit chasser pour se nourrir.
La femme cultive un sol maudit, tandis que l’homme endure les peines de l’accouchement.
La femme endure les peines de l’accouchement, tandis que l’homme cultive un sol maudit.

La femme endure les peines de l’accouchement, tandis que l’homme cultive un sol maudit.

Explication

Après la faute, la Genèse associe la peine de l’accouchement à la femme et la culture d’un sol maudit à l’homme. La confusion entre ces deux peines inverse les rôles qui leur sont attribués.

10. Quelles expressions de la Genèse soulignent la souffrance liée au travail ?

« Au prix des récoltes » et « à l’ombre de ton visage ».
« À force de prières » et « à la lumière de ton visage ».
« À force de peines » et « à la sueur de ton visage ».
« À force de repos » et « à la joie de ton visage ».

« À force de peines » et « à la sueur de ton visage ».

Explication

Les formules « à force de peines » et « à la sueur de ton visage » mettent l’accent sur la souffrance associée au travail. Les autres propositions remplacent cette peine par des idées de prière, de récolte, de repos ou de joie.

11. Quelle place Les Raboteurs de parquet de Gustave Caillebotte occupe-t-il dans la représentation du travail ?

L’œuvre compte parmi les premières représentations du prolétariat urbain.
L’œuvre compte parmi les premières représentations des ouvriers agricoles saisonniers.
L’œuvre compte parmi les premières représentations des ateliers d’artistes parisiens.
L’œuvre compte parmi les premières représentations de la noblesse rurale.

L’œuvre compte parmi les premières représentations du prolétariat urbain.

Explication

Le tableau de Caillebotte est présenté comme l’une des premières représentations du prolétariat urbain. Il ne porte pas principalement sur la noblesse rurale ou les travaux agricoles.

12. Comment Caillebotte met-il en valeur l’effort physique des raboteurs dans son tableau ?

Par des poses immobiles, des tons sombres et un éclairage théâtral qui accentuent le décor de l’appartement.
Par des contours flous, des couleurs vives et une lumière uniforme qui détachent les outils des ouvriers.
Par des formes idéalisées, une palette chaude et un éclairage atténué qui dissimulent leur fatigue.
Par le réalisme, une palette froide et un traitement de la lumière qui soulignent leur musculature et leur transpiration.

Par le réalisme, une palette froide et un traitement de la lumière qui soulignent leur musculature et leur transpiration.

Explication

Le réalisme, la palette froide et le traitement de la lumière rendent visibles la musculature et la transpiration des travailleurs. Une représentation idéalisée qui dissimule leur fatigue irait à l’encontre de cette mise en valeur de l’effort.

13. Dans L’Assommoir, qu’espère Gervaise obtenir grâce au travail ?

Se libérer de toute activité professionnelle et vivre sans contraintes
Gagner une reconnaissance artistique et quitter le monde ouvrier
Assurer à sa famille une grande richesse et une ascension sociale rapide
Échapper à la misère et accéder à un confort matériel modeste

Échapper à la misère et accéder à un confort matériel modeste

Explication

Gervaise voit dans le travail un moyen de sortir de la misère et d’atteindre un confort modeste. L’idée d’une grande richesse et d’une ascension rapide dépasse cet espoir limité.

14. Dans « Le monologue de l’employé », quel effet produit la répétition de « je gagne ma vie » ?

Elle traduit son ambition de rompre avec les habitudes professionnelles
Elle souligne l’enthousiasme de l’employé face à une carrière changeante
Elle donne au quotidien une tonalité monotone et rassurante
Elle met en avant l’incertitude matérielle qui caractérise son existence

Elle donne au quotidien une tonalité monotone et rassurante

Explication

La répétition fait entendre un quotidien régulier, à la fois monotone et rassurant. Elle ne présente pas l’existence de l’employé comme incertaine, mais insiste sur le retour de la même formule.

15. Quelle opposition distingue la condition de l’employé chez Ponge de l’espoir de Gervaise chez Zola ?

Chez Ponge, l’employé rejette la régularité au profit d’une vie ambitieuse ; chez Zola, Gervaise renonce au travail
Chez Ponge, le confort régulier accompagne une servitude sans objectif explicite ; chez Zola, le travail nourrit l’espoir d’un meilleur confort
Chez Ponge, le travail promet une ascension matérielle ; chez Zola, le confort enferme Gervaise dans une servitude sans objectif
Chez Ponge, la pauvreté pousse l’employé à chercher un logement ; chez Zola, l’aisance rend le travail inutile

Chez Ponge, le confort régulier accompagne une servitude sans objectif explicite ; chez Zola, le travail nourrit l’espoir d’un meilleur confort

Explication

Chez Ponge, la régularité et le confort de l’employé contrastent avec une existence sans but explicite, rapprochée de la condition de serf ; chez Zola, le travail fait espérer à Gervaise une amélioration matérielle. L’inversion proposée attribue à Ponge l’espoir de progrès associé à Gervaise.

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Que permet d’observer ou d’inventer le travail dans la littérature ?

La société et l’humanité.

Quel genre littéraire s’empare du travail au XIXe siècle ?

Le roman.

Quelles transformations marquent la société représentée par le roman du travail au XIXe siècle ?

La révolution industrielle et l’émergence d’organisations ouvrières en fin de siècle.

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