Fiche de révision : Troubles anxieux : causes et traitements

Plan du Cours

  1. Troubles anxieux et fonctions défensives
  2. Névrose, conflit intrapsychique et culpabilité
  3. Angoisse aiguë et crise de panique
  4. Trouble panique et agoraphobie
  5. Anxiété généralisée et maladie des inquiétudes
  6. Phobies sociales et spécifiques
  7. Troubles somatiques et somatisation
  8. Trouble hypocondriaque et dysmorphophobie
  9. Trouble de conversion
  10. Traitement et soins infirmiers

1. Troubles anxieux et fonctions défensives

Notions clés & Définitions

  • Fonction défensive du symptôme : Le symptôme est une réponse qui sert à protéger le sujet contre une tension psychique trop forte liée à son rapport au monde.
  • Défenses psychiques : Les défenses sont des réactions du sujet face à l’angoisse, et leur forme dépend de son organisation psychique.
  • Rigidité défensive : Dans le trouble, les défenses perdent leur souplesse et enferment le fonctionnement, ce qui entretient les tensions et le symptôme.
  • Conflit intrapsychique : Le conflit intrapsychique naît de la médiation par la mémoire des événements extérieurs et génère une tension qui s’exprime par l’angoisse.
  • Angoisse et imminence : L’angoisse correspond à un sentiment d’imminence quand la réalité et l’objet de la menace restent difficiles à représenter.

Points essentiels

  • Tout phénomène pathologique aurait une valeur défensive dans la dynamique du sujet avec lui-même et le monde.
  • La tension devient intenable sans recours à des défenses, qui servent donc de limitation première.
  • Un évènement extérieur est toujours médiatisé par la mémoire, ce qui favorise l’apparition de conflits intrapsychiques.
  • Les défenses peuvent devenir sources de conflit et instaurer un cercle vicieux où le symptôme rigidifie le sujet.
  • Dans la névrose, l’articulation du conflit et du surmoi maintient un noyau d’anxiété visible lié à la souffrance.

Astuce mémo

Défense (psychique) = “anti-tension” : sans elle, explosion ; trop rigide, elle enferme et relance l’angoisse.

2. Névrose, conflit intrapsychique et culpabilité

Notions clés & Définitions

  • Névrose : La névrose est un trouble lié à un aménagement du moi, où un conflit ancien non résolu continue d’organiser le symptôme.
  • Culpabilité névrotique : La culpabilité névrotique correspond à une auto-accusation ressentie comme venant d’un surmoi trop sévère, alimentant angoisse et blocages.
  • Surmoi : Le surmoi est une instance de contrôle intérieur qui surveille et peut encourager des voies adaptées, mais aussi sanctionner par la culpabilité.

Points essentiels

  • Un symptôme en névrose a un sens et reflète un conflit lointain, infantile, resté non résolu.
  • En névrose, la sexualité infantile est présentée comme l’origine du conflit, avec censure par le surmoi des forces pulsionnelles.
  • La névrose traduit un dysfonctionnement du compromis entre principe de plaisir et principe de réalité, entraînant inadaptation sociale ou déséquilibre de personnalité.
  • Quand le surmoi est trop sévère, la culpabilité se traduit par auto-accusation qui inhibe l’action et par reproches qui renforcent la culpabilité.
  • La culpabilité stérilise l’action en se reliant à l’angoisse, et contribue à faire émerger des pathologies névrotiques.
  • Le noyau visible de souffrance dans les névroses est une anxiété/angoisse alimentée par le conflit entre désirs et interdits.

Astuce mémo

Surmoi trop dur = Moi accusé → culpabilité → angoisse → action freinée.

3. Angoisse aiguë et crise de panique

Notions clés & Définitions

  • Angoisse : L’angoisse est une expérience déstabilisante ressentie comme une menace difficile à identifier, avec une oppression corporelle associée.
  • Sentiment d’imminence : Le sentiment d’imminence correspond à l’impression que quelque chose de menaçant va survenir très bientôt, sans qu’on puisse en préciser la nature.
  • Crise d’angoisse aiguë : La crise d’angoisse aiguë survient brutalement et sans déclencheur clair, avec une montée rapide des sensations jusqu’à un paroxysme.
  • Attaque de panique : L’attaque de panique est un épisode d’angoisse aiguë caractérisé par une durée limitée et des signes physiques intenses liés au danger imminent.
  • Déréalisation et dépersonnalisation : La déréalisation et la dépersonnalisation décrivent des altérations du vécu du monde extérieur et du sentiment de soi pendant la crise.

Points essentiels

  • L’anxiété correspond à l’anticipation d’une menace future, tandis que l’angoisse est toujours accompagnée d’une réponse physique d’oppression ou de constriction.
  • Dans le 1er cas de figure, la crise d’angoisse apparaît de façon brutale, soudaine et inopinée, sans situation déclenchante, et dure 20 à 60 minutes.
  • L’acmé de la crise survient en quelques minutes avec la sensation d’un danger imminent, souvent associée à la peur de mourir ou de devenir fou, avec déréalisation et dépersonnalisation.
  • Les signes somatiques typiques incluent pâleur, sensation d’étouffement, palpitations/tachycardie, constrictions thoraciques, vertiges, sueurs, tremblements, bouche sèche, nausées et vomissements.
  • Le 2e cas de figure décrit des crises moins intenses avec des somatisations anxieuses sans substrat organique, et la plainte somatique exige un diagnostic différentiel pour éliminer une cause.
  • En diagnostic différentiel, une oppression thoracique peut évoquer une crise d’angor, et des mesures tensionnelles citées pour ce contexte incluent 19/8.

Astuce mémo

Panique = brutal + sans déclencheur + 20–60 min; angoisse = imminence + oppression (déréalisation/dépersonnalisation possibles).

4. Trouble panique et agoraphobie

Notions clés & Définitions

  • Trouble panique : Le trouble panique se caractérise par la répétition d’attaques de panique inattendues, suivies d’une peur persistante de leur retour.
  • Anxiété anticipatoire : L’anxiété anticipatoire correspond à la crainte permanente d’avoir une nouvelle attaque, qui s’installe entre les crises sur des semaines ou des mois.
  • Anxiété secondaire de type agoraphobique : L’anxiété agoraphobique secondaire naît de la peur de refaire une crise et conduit à des comportements d’évitement et d’isolement.

Points essentiels

  • Pour poser le diagnostic de trouble panique, il faut avoir eu 4 à 5 attaques de panique sur un mois.
  • L’anxiété anticipatoire est une peur d’avoir peur qui maintient l’inquiétude entre les crises, sans certitude sur le moment du prochain épisode.
  • L’anxiété secondaire agoraphobique entraîne des conduites d’évitement car le patient cherche à se rassurer en restant dans un environnement contrôlé.
  • Dans 1/3 des cas, l’anxiété de type agoraphobique s’installe vraiment, et dans 2/3 des cas un changement de comportement survient sans véritable agoraphobie.
  • Le trouble panique s’associe dans 50% des cas à des épisodes dépressifs avec un risque suicidaire important et, dans 30% des cas, à un abus de toxiques, médicaments et alcool.

Astuce mémo

Attaques inattendues → peur d’avoir peur (anxiété anticipatoire) → évitement et isolement (agoraphobie secondaire).

5. Anxiété généralisée et maladie des inquiétudes

Notions clés & Définitions

  • Trouble anxieux généralisé : Trouble anxieux où l’inquiétude est diffuse et durable, sans se rattacher clairement à un déclencheur précis.
  • Maladie des inquiétudes : Nom décrivant le trouble anxieux généralisé, caractérisé par une inquiétude constante qui perturbe la vie quotidienne.
  • Anxiété floue flottante : Anxiété ressentie comme vague et persistante, avec un contenu mental mal défini plutôt qu’un objet clairement identifié.
  • Durée supérieure à 6 mois : Critère temporel selon lequel les symptômes doivent durer plus de 6 mois pour caractériser le trouble anxieux généralisé.

Points essentiels

  • La prévalence du trouble anxieux généralisé est estimée entre 5 et 10% de la population générale.
  • Le trouble est plus fréquent chez les femmes avec un ratio d’environ 2 femmes pour 1 homme.
  • La symptomatologie doit durer plus de 6 mois et gêner le fonctionnement social et familial du sujet.
  • Le trouble se manifeste par une inquiétude permanente, sans objet précis, avec une anxiété dite floue et flottante.
  • Parfois, un évènement précis peut être retrouvé comme séparation ou deuil.

Astuce mémo

TAG = Inquiétude pendant 6 mois : si c’est durable et flou, c’est le “maladie des inquiétudes”.

6. Phobies sociales et spécifiques

Notions clés & Définitions

  • Phobie : Maladie de la peur où une confrontation à un objet ou une situation redoutée déclenche presque systématiquement une peur intense, avec évitement et retentissement.
  • Phobies sociales : Phobie centrée sur la relation aux autres, avec une peur intense du jugement lors d’actions comme parler, échanger des regards ou manger.
  • Éréutophobie : Phobie sociale caractérisée par une peur marquée de rougir, associée à des sentiments de honte et de culpabilité.
  • Phobie spécifique : Phobie limitée à un objet précis ou à une situation déterminée, comme certains animaux ou des moyens de transport.

Points essentiels

  • La phobie se définit par une peur très intense, souvent incontrôlable, déclenchée quasi immédiatement, qui entraîne des évitements et un handicap lié à l’anticipation anxieuse.
  • Les phobies ne mettent pas la vie en danger mais dégradent la qualité de vie et tendent à devenir chroniques une fois installées.
  • Les phobies sociales débutent le plus souvent entre 15 et 30 ans et touchent environ 4,7 % de la population, avec une prévalence féminine.
  • Les phobies sociales s’accompagnent de peur du jugement et peuvent conduire à l’évitement, puis à un retrait et une forme d’isolement social.
  • Les phobies spécifiques concernent environ 11,6 % de la population avec une prévalence féminine et portent sur un objet ou une situation précise comme rongeurs, reptiles, araignées, avions ou ascenseurs.

Astuce mémo

Social = peur du jugement; Spécifique = peur d’un objet précis.

7. Troubles somatiques et somatisation

8. Trouble hypocondriaque et dysmorphophobie

Notions clés & Définitions

  • Trouble hypocondriaque : Trouble d’anxiété lié à la maladie où le sujet interprète des sensations comme le signe d’une affection grave, malgré l’absence de justification médicale solide.
  • Anxiété liée à la maladie : Forme clinique centrée sur la crainte excessive d’être atteint d’une maladie sérieuse, alimentée par des interprétations non fiables des symptômes.
  • Interprétation irréaliste : Mécanisme qui consiste à donner aux symptômes physiques une signification inexacte ou exagérée, orientée vers l’hypothèse d’une maladie grave.
  • Crainte invalidante : Conséquence où la peur devient handicapante et continue même après des examens et explorations destinés à rassurer le sujet.
  • Symptômes disproportionnés : Caractéristique où l’intensité des symptômes perçus est hors de proportion avec la gravité réelle de l’affection concernée.

Points essentiels

  • La prévalence est estimée à 4 à 9% dans la population générale et à 3 à 13% chez les patients suivis en médecine générale.
  • Le trouble repose sur une interprétation erronée ou irréaliste des symptômes/sensations physiques qui conduit à la crainte d’une maladie grave.
  • La peur persiste et reste invalidante malgré les examens et explorations effectués pour rassurer la personne.
  • Les symptômes sont souvent perçus comme disproportionnés par rapport à la gravité réelle de l’affection.

9. Trouble de conversion

Notions clés & Définitions

  • Trouble de symptôme neurologique fonctionnel : Le trouble correspond à l’expression de conflits psychiques sous forme de symptômes neurologiques sans cause organique mise en évidence.
  • Conflit psychique inconscient : Il s’agit d’un conflit non conscient qui se manifeste indirectement par des symptômes somatiques, sans que la personne en comprenne les fondements psychologiques.
  • Symptômes de conversion : Les symptômes peuvent porter sur la motricité volontaire, la sensibilité et la perception, parfois avec des signes évoquant des convulsions ou un trouble de conscience.
  • Épisode de conversion : L’épisode survient souvent brutalement, peut être déclenché par un événement stressant, et peut rester bref avant de s’espacer ou de se répéter.

Points essentiels

  • Le trouble de conversion est un mécanisme inconscient où un conflit psychique s’exprime symboliquement par un symptôme somatique, dont la personne ne peut pas contrôler l’apparition.
  • Les symptômes se développent souvent brutalement et leur apparition peut être liée à un événement stressant.
  • Les manifestations typiques incluent un déficit apparent de motricité volontaire ou de fonctions sensorielles (paralysie/faiblesse, perte de sensibilité, cécité, surdité, aphonie, difficultés de déglutition, rétention urinaire).
  • Le trouble peut être constitué d’un seul épisode ou de plusieurs épisodes répétés et peut devenir chronique, avec des épisodes généralement courts.
  • Le traitement repose sur des antidépresseurs, anxiolytiques ± sédatifs, hypnotiques et antalgiques, et sur la psychothérapie.

10. Traitement et soins infirmiers

Notions clés & Définitions

  • Traitement médicamenteux : Ensemble des médicaments utilisés quand c’est indiqué, incluant antidépresseurs, anxiolytiques, parfois sédatifs, hypnotiques et antalgiques.
  • Psychothérapie : Prise en charge non médicamenteuse visant à aider le patient à comprendre et exprimer son vécu face aux troubles.
  • Plan de médication PM : Organisation et suivi de l’administration des traitements, avec surveillance des effets et de l’apparition d’effets indésirables.
  • Crise d’angoisse : Période d’intense anxiété nécessitant un contrôle rapide pour exclure une urgence somatique avant de privilégier la prise en charge psychique.
  • Risque suicidaire : Évaluation infirmière de la dangerosité liée aux idées suicidaires et à l’état d’angoisse, pour adapter la prise en charge.

Points essentiels

  • Avant une crise d’angoisse, éliminer une urgence somatique (comme infarctus ou asthme) avant toute interprétation psychiatrique.
  • En cas de crise, relever les paramètres vitaux et isoler le patient du regard d’autrui pour sécuriser la situation.
  • Assurer une présence rassurante, aider à verbaliser les émotions et ne pas banaliser la crise.
  • Surveiller l’évolution de l’anxiété via le sommeil, l’alimentation, le discours et les signes non verbaux (faciès).
  • Appliquer la PM et surveiller à la fois l’évolution des troubles et l’apparition d’effets secondaires.
  • Évaluer le risque suicidaire et favoriser la participation de l’entourage aux soins pour soutenir le patient.

Astuce mémo

Avant d’apaiser l’angoisse : d’abord “vraie urgence” (paramètres vitaux, cœur/poumons), puis isolement et verbalisation.

Repères chronologiques

DateÉvénement
20 ET 60 MinutesDurée de la crise d’angoisse aiguë/attaque de panique (cas de figure 1)
plus de 6 moisCritère temporel du trouble anxieux généralisé (TAG)
15/30 ansTranche d’âge de survenue des phobies sociales

Tableaux de synthèse

Anxiété vs angoisse

TermeMenaceCorps
AnxiétéAnticipation d’une menace futureTension musculaire, état de vigilance (réponse physique non présentée comme systématique d’oppression)
AngoisseSentiment d’imminence (ce qui vient, sans représentation possible)Toujours accompagnée d’une réponse physique : constriction/oppression

Formes de crises d’angoisse (panique)

CasDéclencheurDurée
Cas de figure 1Aucun déclencheur clair (inopinément)Entre 20 ET 60 Minutes
Cas de figure 2Somatisations anxieuses sans substratum organiqueNon précisé dans la source (l’urgence psychiatrique reste évoquée)

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre anxiété et angoisse : l’angoisse est toujours associée à une réponse physique d’oppression/constriction et à une imminence sans représentation possible.
  2. Croire que la crise d’angoisse nécessite forcément un déclencheur : dans le cas de figure 1 elle est brutale, soudaine et inopinée, sans circonstances déclenchantes.
  3. Mélanger attaque de panique et trouble panique : l’attaque est un épisode limité, tandis que le trouble panique requiert 4 à 5 attaques sur un mois avec anxiété anticipatoire persistante.
  4. Sous-estimer le diagnostic différentiel en cas de plainte somatique : l’oppression thoracique peut évoquer une crise d’angor et impose d’éliminer une cause organique.
  5. Réduire les phobies à “avoir peur” sans critères : la phobie implique peur quasi systématique/intense, évitement et handicap lié à l’anticipation anxieuse, et ne met pas directement la vie en danger.
  6. Intervertir les troubles hypocondriaque et dysmorphophobie : le premier porte sur la conviction/discussion d’une maladie grave, le second sur une disgrâce physique (refus persistant des conclusions médicales rassurantes).
  7. Dire que le trouble de conversion est volontaire et contrôlable : le symptôme s’exprime via un mécanisme inconscient, et la personne n’a pas conscience des fondements psychologiques ni maîtrise de l’apparition.

Checklist Examen

  1. Identifier la “fonction défensive du symptôme” et expliquer comment les défenses limitent la tension, mais peuvent devenir rigides et entretenir le trouble.
  2. Décrire le conflit intrapsychique : événement extérieur médiatisé par la mémoire, production d’une tension s’exprimant par l’angoisse.
  3. En névrose, relier le symptôme au conflit ancien non résolu et à la problématique de culpabilité entre désirs et interdits.
  4. Expliquer la distinction anxiété/angoisse : anxiété=anticipation d’une menace future, angoisse=sentiment d’imminence avec constriction/oppression.
  5. Pour l’attaque de panique (cas de figure 1), donner les éléments attendus : brutalité sans déclencheur, durée “20 ET 60 Minutes”, acmé avec danger imminent, peur de mourir/devenir fou et déréalisation/dépersonnalisation.
  6. Lister les signes somatiques majeurs d’une crise (cas de figure 1) : pâleur, sensations d’étouffement, palpitations/tachycardie, constrictions thoraciques, vertiges/céphalées, sueurs/tremblements, sécheresse buccale, nausées/vomissements, ± diarrhée/polyurie.
  7. Pour le trouble panique, rappeler le critère diagnostique “4 à 5 attaques de panique sur un mois” et définir l’anxiété anticipatoire et l’agoraphobie secondaire (évitement/isolement).
  8. Pour le TAG, rappeler le critère “plus de 6 mois”, la proportion “5 à 10%”, le caractère flou/flottant sans objet précis (± séparation/deuil).
  9. Pour les phobies, énoncer la définition clinique (peur quasi systématique et immédiate, incontrôlable, évitement/handicap, chronicité possible) puis distinguer phobie sociale (peur du jugement, rougir/éreutophobie) et phobie spécifique (objet/situation précis).
  10. Pour le trouble hypocondriaque/dysmorphophobie, définir interprétation irréaliste et “crainte invalidante” persistante malgré examens, avec symptômes souvent “disproportionnés”.
  11. Pour le trouble de conversion, décrire le mécanisme inconscient de conflit exprimé symboliquement, l’absence de cause organique mise en évidence, la survenue souvent brutale (± événement stressant) et les atteintes motrices/sensorielles typiques.
  12. En soins infirmiers, appliquer la conduite en crise d’angoisse : éliminer une urgence somatique (infarctus/asthme…), prendre les paramètres vitaux, isoler du regard d’autrui, rassurer/verbaliser, ne pas banaliser et évaluer le risque suicidaire, puis assurer la surveillance et la PM (effets/effets secondaires).

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1. Quelle fonction principale peut avoir un symptôme dans les troubles anxieux ?

2. Que produit une rigidité des défenses psychiques dans le trouble anxieux ?

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Fonction défensive du symptôme ?

Protège contre une tension psychique forte.

Défenses psychiques — rôle ?

Réactions face à l’angoisse pour limiter la tension.

Rigidité défensive — conséquence ?

Enferme le fonctionnement et entretient le symptôme.

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