QCM : Troubles anxieux : causes et traitements — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fonction principale peut avoir un symptôme dans les troubles anxieux ?

Supprimer définitivement toute émotion désagréable
Protéger le sujet d’une tension psychique trop forte
Remplacer automatiquement les souvenirs pénibles
Éviter toute influence de l’environnement

Protéger le sujet d’une tension psychique trop forte

Explication

Le symptôme peut avoir une valeur défensive en servant à protéger le sujet d’une tension psychique excessive. Il ne supprime pas la cause du conflit, mais limite temporairement l’angoisse.

2. Que produit une rigidité des défenses psychiques dans le trouble anxieux ?

Elle fait disparaître immédiatement le symptôme
Elle empêche toute médiation par la mémoire
Elle rend le sujet totalement insensible à l’angoisse
Elle enferme le fonctionnement et entretient les tensions

Elle enferme le fonctionnement et entretient les tensions

Explication

Quand les défenses perdent leur souplesse, elles rigidifient le fonctionnement et maintiennent le symptôme. L’angoisse est alors davantage entretenue qu’apaisée.

3. Dans la névrose, à quoi renvoie le symptôme le plus souvent ?

À une simple fatigue passagère sans sens psychique
À une atteinte neurologique organique démontrée
À un conflit ancien non résolu qui organise encore le fonctionnement
À une réaction réflexe sans lien avec l’histoire du sujet

À un conflit ancien non résolu qui organise encore le fonctionnement

Explication

Le symptôme névrotique a un sens et s’inscrit dans un conflit ancien, souvent infantile, resté non résolu. Il ne s’explique pas par une lésion organique démontrée.

4. Quel effet a une culpabilité névrotique entretenue par un surmoi trop sévère ?

Elle favorise une disparition complète des interdits
Elle transforme systématiquement le sujet en observateur neutre
Elle supprime tout conflit entre désirs et réalité
Elle inhibe l’action et alimente l’angoisse

Elle inhibe l’action et alimente l’angoisse

Explication

Un surmoi trop sévère entraîne auto-accusation, reproches et blocage de l’action, ce qui renforce l’angoisse. La culpabilité participe ainsi à l’installation du trouble névrotique.

5. Quelle caractéristique distingue le mieux une crise d’angoisse aiguë ?

Une installation lente sur plusieurs semaines
Une survenue brutale, inopinée et sans déclencheur clair
Une apparition uniquement après un effort physique
Une absence totale de manifestations corporelles

Une survenue brutale, inopinée et sans déclencheur clair

Explication

La crise d’angoisse aiguë apparaît brutalement, sans circonstance déclenchante nette, puis monte rapidement jusqu’au paroxysme. Elle s’accompagne souvent de signes physiques marqués.

6. Quel ensemble de signes est typiquement associé à une attaque de panique ?

Fièvre élevée, éruption cutanée et douleur articulaire
Palpitations, sensation d’étouffement, sueurs et tremblements
Somnolence prolongée, lenteur psychomotrice et mutisme
Douleur abdominale isolée sans aucune oppression

Palpitations, sensation d’étouffement, sueurs et tremblements

Explication

L’attaque de panique s’accompagne fréquemment de palpitations, d’oppression ou d’étouffement, de sueurs et de tremblements. Ces signes traduisent l’intensité de la réaction anxieuse.

7. Quel élément est central dans le trouble panique ?

La peur exclusive des hauteurs sans autres symptômes
Une anxiété limitée à un seul souvenir traumatique
Une tristesse persistante sans crises aiguës
La répétition d’attaques de panique inattendues avec peur de leur retour

La répétition d’attaques de panique inattendues avec peur de leur retour

Explication

Le trouble panique se définit par des attaques inattendues répétées, suivies d’une peur persistante d’en refaire. Cette anticipation entretient l’inquiétude entre les crises.

8. Quelle conséquence correspond à l’anxiété secondaire de type agoraphobique ?

Des conduites d’évitement et d’isolement pour éviter une nouvelle crise
Une disparition des peurs grâce à l’exposition spontanée
Un comportement sans aucune adaptation de l’environnement
Une amélioration du fonctionnement dans les lieux publics

Des conduites d’évitement et d’isolement pour éviter une nouvelle crise

Explication

La peur de refaire une crise pousse le patient à éviter les situations perçues comme difficiles à contrôler, ce qui favorise l’isolement. C’est le mécanisme typique de l’agoraphobie secondaire.

9. Quelle description correspond le mieux au trouble anxieux généralisé ?

Une peur limitée à un animal particulier
Une crise soudaine de courte durée avec oppression
Un trouble moteur lié à un conflit inconscient
Une inquiétude diffuse, durable et sans objet précis

Une inquiétude diffuse, durable et sans objet précis

Explication

Le trouble anxieux généralisé se caractérise par une inquiétude permanente, vague et flottante, sans déclencheur clairement identifié. Il ne s’agit pas d’une phobie ni d’une crise de panique.

10. Quel critère temporel est attendu pour évoquer un trouble anxieux généralisé ?

Des symptômes apparaissant uniquement la nuit
Des symptômes présents depuis moins d’une semaine
Des symptômes présents depuis plus de 6 mois
Des symptômes limités à une seule journée

Des symptômes présents depuis plus de 6 mois

Explication

Le trouble anxieux généralisé exige une durée supérieure à 6 mois. Cette chronicité est un élément essentiel du diagnostic.

11. Quelle caractéristique définit le mieux une phobie sociale ?

Une peur centrée sur le regard et le jugement d’autrui
Une peur liée à une lésion neurologique démontrable
Une peur diffuse sans objet précis pendant plus de six mois
Une peur de rougir uniquement en contexte médical

Une peur centrée sur le regard et le jugement d’autrui

Explication

La phobie sociale est centrée sur la relation aux autres et sur la crainte du jugement, par exemple lors de prises de parole ou de repas. La peur diffuse sans objet précis correspond plutôt à l’anxiété généralisée.

12. Quel exemple correspond le mieux à une phobie spécifique ?

La peur persistante d’avoir une maladie grave
La peur d’être jugé en public
La peur de rougir devant autrui
La peur intense des araignées

La peur intense des araignées

Explication

La phobie spécifique porte sur un objet ou une situation bien déterminé, comme certains animaux ou des transports. La peur d’être jugé relève d’une phobie sociale, tandis que la peur d’être malade évoque un trouble hypocondriaque.

13. Quelle description correspond le mieux à un trouble anxieux généralisé ?

Une peur déclenchée uniquement par un objet déterminé
Une inquiétude diffuse et durable sans objet précis
Un déficit moteur d’origine neurologique avérée
Une succession de crises brèves avec peur de mourir

Une inquiétude diffuse et durable sans objet précis

Explication

Le trouble anxieux généralisé se caractérise par une inquiétude permanente, floue et sans déclencheur clairement identifié, qui dure dans le temps. Les crises brèves et brutales évoquent plutôt la panique.

14. Quel élément fait partie de la somatisation anxieuse lors d’une crise sans substrat organique ?

Une peur du regard des autres
Une inquiétude limitée à un objet précis
Une atteinte neurologique objectivée à l’imagerie
Une plainte somatique imposant un diagnostic différentiel

Une plainte somatique imposant un diagnostic différentiel

Explication

Lorsqu’une plainte somatique survient sans cause organique évidente, il faut faire un diagnostic différentiel pour éliminer une cause médicale. Une atteinte objectivée à l’imagerie irait contre l’idée de somatisation anxieuse.

15. Quel énoncé décrit le mieux un trouble hypocondriaque ?

Une crise d’angoisse toujours déclenchée par un objet précis
Une interprétation irréaliste de sensations corporelles comme signe d’une maladie grave
Une perte motrice soudaine sans facteur psychique
Une peur du jugement social lors des interactions

Une interprétation irréaliste de sensations corporelles comme signe d’une maladie grave

Explication

Le trouble hypocondriaque repose sur une lecture erronée ou exagérée de sensations physiques, perçues comme la preuve d’une maladie grave. La peur du jugement correspond à la phobie sociale, et la perte motrice évoque plutôt la conversion.

16. Quel couple d’éléments correspond le mieux à la dysmorphophobie ?

Perte de conscience brève suivie d’une paralysie transitoire
Préoccupation excessive pour un défaut corporel perçu et refus des rassurances médicales
Crainte d’être malade malgré des examens normaux et sensation de danger vital
Peur intense des espaces publics avec évitement progressif

Préoccupation excessive pour un défaut corporel perçu et refus des rassurances médicales

Explication

La dysmorphophobie concerne l’obsession d’une disgrâce physique perçue, avec maintien de la conviction malgré les conclusions rassurantes. La crainte d’être malade correspond au trouble hypocondriaque.

17. Quel mécanisme est au cœur du trouble de conversion ?

Une inquiétude durable centrée sur la santé générale
Une peur du jugement entraînant un retrait social
L’expression inconsciente d’un conflit psychique sous forme de symptôme somatique
Une altération organique détectable expliquant les symptômes

L’expression inconsciente d’un conflit psychique sous forme de symptôme somatique

Explication

Le trouble de conversion traduit un conflit psychique inconscient qui s’exprime symboliquement par des symptômes somatiques sans cause organique mise en évidence. Cela le distingue d’une atteinte neurologique organique.

18. Quel signe est compatible avec un épisode de conversion ?

Une paralysie ou une faiblesse apparente d’apparition brutale
Une inquiétude diffuse pendant plus de six mois
Une peur de parler en public avec rougissement
Une interprétation anxieuse d’une douleur bénigne

Une paralysie ou une faiblesse apparente d’apparition brutale

Explication

Les symptômes de conversion peuvent toucher la motricité volontaire, avec une paralysie ou une faiblesse d’apparition souvent brutale. L’inquiétude durable évoque plutôt le trouble anxieux généralisé.

19. Quelle conduite infirmière est prioritaire devant une crise d’angoisse aiguë ?

Éliminer d’abord une urgence somatique comme un infarctus ou un asthme
Reporter toute surveillance après la disparition spontanée des signes
Laisser le patient seul pour diminuer les stimulations
Commencer par interpréter immédiatement le symptôme comme psychique

Éliminer d’abord une urgence somatique comme un infarctus ou un asthme

Explication

Devant une crise d’angoisse, il faut d’abord exclure une urgence somatique potentielle avant de privilégier la prise en charge psychique. Le patient ne doit pas être isolé sans surveillance, mais sécurisé et rassuré.

20. Quel suivi fait partie des soins infirmiers dans les troubles anxieux ?

Nier les plaintes pour éviter de renforcer le symptôme
Évaluer le risque suicidaire et surveiller l’évolution sous traitement
Éviter toute observation du sommeil pour ne pas majorer l’anxiété
Suspendre la médication dès la première amélioration

Évaluer le risque suicidaire et surveiller l’évolution sous traitement

Explication

Les soins infirmiers comprennent l’évaluation du risque suicidaire, la surveillance clinique et le suivi des effets du traitement. Il faut aussi observer le sommeil, l’alimentation, le discours et les signes non verbaux.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 20 flashcards sur Troubles anxieux : causes et traitements.

Fonction défensive du symptôme ?

Protège contre une tension psychique forte.

Défenses psychiques — rôle ?

Réactions face à l’angoisse pour limiter la tension.

Rigidité défensive — conséquence ?

Enferme le fonctionnement et entretient le symptôme.

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