QCM : Urbanisme opérationnel et grands ensembles — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel ensemble d’objectifs correspond à une opération d’aménagement ?

Mettre en œuvre un projet urbain, produire des équipements et lutter contre l’habitat indigne
Protéger les monuments, financer les entreprises et réglementer les pratiques sportives
Définir les programmes scolaires, organiser les transports nationaux et gérer les frontières
Fixer les règles fiscales, administrer les tribunaux et développer les échanges commerciaux

Mettre en œuvre un projet urbain, produire des équipements et lutter contre l’habitat indigne

Explication

Une opération d’aménagement peut associer projet urbain, équipements collectifs, développement économique, renouvellement urbain et lutte contre l’habitat indigne. Les autres réponses regroupent des compétences administratives qui ne définissent pas cet outil d’urbanisme.

2. Quelle tension les outils et les normes d’urbanisme peuvent-ils traduire ?

La priorité donnée à la croissance urbaine au détriment des activités économiques et des espaces naturels
La séparation entre architecture résidentielle et architecture publique, indépendamment des décisions institutionnelles
La recherche d’un équilibre entre vitesse de construction et qualité, ainsi qu’entre contrôle central et autonomie locale
L’opposition entre construction de logements et développement des transports, sans enjeu de gouvernance locale

La recherche d’un équilibre entre vitesse de construction et qualité, ainsi qu’entre contrôle central et autonomie locale

Explication

Les outils et normes d’urbanisme répondent à des besoins situés dans le temps et expriment notamment des tensions entre vitesse et qualité, ainsi qu’entre contrôle central et autonomie locale. La confusion entre rapidité et qualité architecturale ne rend pas compte de cette double tension institutionnelle et urbaine.

3. Quelle situation caractérise les villes françaises entre 1920 et 1940 ?

Des centres urbains récemment reconstruits et des périphéries principalement occupées par des logements sociaux
Des centres urbains peu peuplés et des périphéries aménagées autour de grands équipements industriels
Des centres urbains salubres et des périphéries transformées en quartiers pavillonnaires planifiés
Des centres urbains délabrés et des périphéries marquées par des bidonvilles, notamment dans la zone

Des centres urbains délabrés et des périphéries marquées par des bidonvilles, notamment dans la zone

Explication

Entre 1920 et 1940, les centres urbains sont décrits comme délabrés tandis que les périphéries accueillent des bidonvilles, notamment la zone. Les autres descriptions remplacent cette situation de crise par des formes d’aménagement plus ordonnées.

4. Comment comparer les taux de mortalité mentionnés pour la France et la Hollande ?

La France compte 153 décès pour 1 000 habitants, contre 87 pour 1 000 en Hollande
La France compte 153 décès pour 10 000 habitants, contre 87 pour 10 000 en Hollande
La France compte 40 décès pour 10 000 habitants, contre 18 pour 10 000 en Hollande
La France compte 87 décès pour 10 000 habitants, contre 153 pour 10 000 en Hollande

La France compte 153 décès pour 10 000 habitants, contre 87 pour 10 000 en Hollande

Explication

La France présente un taux de 153 décès pour 10 000 habitants, contre 87 pour 10 000 en Hollande, notamment dans un contexte de tuberculose et d’insalubrité. L’erreur la plus proche inverse les deux valeurs nationales.

5. Quel contraste décrit le mieux la construction de logements HBM entre 1919 et 1925 ?

La France en construit 808 000, tandis que l’Allemagne en construit 18 707
La France en construit 152 000, tandis que la Belgique en construit 18 707
La France en construit 654 115, tandis que l’Angleterre en construit 152 000
La France en construit 18 707, tandis que l’Allemagne en construit 808 000

La France en construit 18 707, tandis que l’Allemagne en construit 808 000

Explication

Entre 1919 et 1925, la France construit 18 707 logements HBM, un volume très inférieur à celui de l’Allemagne, qui en construit 808 000. Les autres réponses déplacent les chiffres entre pays ou attribuent à la France le volume d’un autre État.

6. Quel principe caractérise le fonctionnalisme en urbanisme ?

Concentrer les activités économiques au centre et réserver les périphéries aux espaces naturels
Séparer les fonctions urbaines, organiser le zoning et hiérarchiser les flux de circulation
Répartir les logements selon leur époque de construction et relier les quartiers par des places publiques
Mélanger les fonctions urbaines dans un même îlot et privilégier des voies de circulation équivalentes

Séparer les fonctions urbaines, organiser le zoning et hiérarchiser les flux de circulation

Explication

Le fonctionnalisme organise la ville par séparation des fonctions, zoning et hiérarchisation des flux et des voies. La composition traditionnelle se caractérise plutôt par le mélange des fonctions dans un même îlot.

7. Quel événement synthétise les principes du mouvement moderne en 1933 ?

La création du Bauhaus par Walter Gropius
La construction de la cité de la Muette à Drancy
La rédaction de la Charte d’Athènes par les CIAM
La réalisation de la cité des Gratte-Ciels à Villeurbanne

La rédaction de la Charte d’Athènes par les CIAM

Explication

En 1933, les CIAM rédigent la Charte d’Athènes, qui synthétise les principes du mouvement moderne. Le Bauhaus relève de 1919, tandis que les autres réponses désignent des opérations urbaines antérieures à la Seconde Guerre mondiale.

8. Quelle ampleur des destructions de logements la Seconde Guerre mondiale a-t-elle provoquée en France ?

800 000 logements détruits et 13 millions endommagés
1 600 000 logements détruits et 452 000 endommagés
120 000 logements détruits et 470 000 endommagés
452 000 logements détruits et 1 436 000 endommagés

452 000 logements détruits et 1 436 000 endommagés

Explication

La guerre détruit 452 000 logements et en endommage 1 436 000, soit près de deux millions de logements à reconstruire. Les 800 000 logements correspondent à une construction cumulée, tandis que les 13 millions désignent des taudis à remplacer.

9. Quelle institution créée en 1944 devient le premier ministère français consacré à l’urbanisme et au logement ?

Le Centre scientifique et technique du bâtiment
Le ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme
La Société centrale immobilière de la Caisse des dépôts
L’Institut national de la statistique et des études économiques

Le ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme

Explication

Le ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme est créé en 1944 pour porter l’action publique dans ces deux domaines. L’INSEE et le CSTB apparaissent plus tard avec des fonctions d’analyse ou de contrôle technique.

10. En quoi la politique du MRU se distingue-t-elle de celle des offices HBM d’avant-guerre ?

Elle finance quelques opérations locales sans coordination générale
Elle organise et planifie la reconstruction à l’échelle nationale
Elle contrôle les matériaux sans programmer les logements à reconstruire
Elle analyse les besoins sociaux sans intervenir dans l’aménagement du territoire

Elle organise et planifie la reconstruction à l’échelle nationale

Explication

Le MRU prévoit, unifie et planifie la reconstruction sur l’ensemble du territoire national. La réduction à quelques opérations isolées correspond à la confusion avec les offices HBM d’avant-guerre.

11. Pourquoi la Cité radieuse de Marseille constitue-t-elle une unité d’habitation particulière ?

Elle combine des appartements modulaires et des espaces collectifs
Elle propose des appartements standardisés sans aménagement partagé
Elle rassemble des maisons individuelles autour d’un équipement municipal
Elle accueille des bureaux et des commerces dans un immeuble administratif

Elle combine des appartements modulaires et des espaces collectifs

Explication

Conçue par Le Corbusier entre 1947 et 1952, la Cité radieuse associe des appartements modulaires à des espaces collectifs pour environ 1 600 personnes. Elle ne correspond donc pas à un simple immeuble résidentiel dépourvu de fonctions communes.

12. Quel aménagement caractéristique se trouve dans la Cité radieuse de Marseille ?

Une bibliothèque municipale aménagée dans chaque appartement
Un marché couvert installé au niveau des fondations
Une gare souterraine reliée au réseau métropolitain
Une rue commerçante située au huitième étage

Une rue commerçante située au huitième étage

Explication

La Cité radieuse comprend une rue commerçante au huitième étage, ainsi que des équipements collectifs sur le toit. Une gare souterraine ne fait pas partie des aménagements mentionnés pour cet édifice.

13. Pourquoi la construction de 800 000 logements entre 1945 et 1950 ne suffit-elle pas à résoudre la crise du logement ?

Parce qu’il reste 13 millions de taudis à remplacer, en plus des destructions de guerre
Parce que les logements construits sont principalement destinés aux équipements scolaires
Parce que la population abandonne les logements neufs au profit des quartiers détruits
Parce que la reconstruction concerne des bâtiments administratifs plutôt que des habitations

Parce qu’il reste 13 millions de taudis à remplacer, en plus des destructions de guerre

Explication

Malgré 800 000 logements construits en dix ans, la crise persiste en raison des 13 millions de taudis à remplacer, auxquels s’ajoutent les logements détruits pendant la guerre. Les logements construits ne sont pas présentés comme majoritairement affectés à des équipements scolaires.

14. Quel événement de 1954 contribue à sensibiliser l’opinion publique et à accélérer la construction de logements ?

La création du ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme
La fondation du Centre scientifique et technique du bâtiment
Le lancement de la Cité radieuse de Marseille
L’appel de l’Abbé Pierre

L’appel de l’Abbé Pierre

Explication

L’appel de l’Abbé Pierre, en 1954, sensibilise l’opinion à la crise du logement et accélère la politique de construction. Le ministère est créé en 1944, tandis que la Cité radieuse est construite entre 1947 et 1952.

15. Comment évolue le rythme annuel de construction de logements entre 1953 et 1970 ?

Il passe de 120 000 à 470 000 logements par an
Il reste proche de 120 000 logements par an durant toute la période
Il passe de 470 000 à 120 000 logements par an
Il atteint 8 225 000 logements chaque année dès 1953

Il passe de 120 000 à 470 000 logements par an

Explication

Le rythme annuel augmente fortement, passant de 120 000 logements en 1953 à 470 000 en 1970. Le total de 8 225 000 logements correspond à l’ensemble construit entre 1954 et 1975, et non à une production annuelle.

16. Quel rôle la Société centrale immobilière de la Caisse des dépôts joue-t-elle dans le développement des logements sociaux ?

Elle recense les besoins en équipements publics sans intervenir dans l’habitat
Elle construit des logements privés sans participer à leur financement
Elle contrôle les normes des matériaux sans conseiller les organismes sociaux
Elle finance les logements sociaux et conseille les acteurs de leur réalisation

Elle finance les logements sociaux et conseille les acteurs de leur réalisation

Explication

Créée en 1954, la SCIC devient un organisme majeur de financement et de conseil pour les logements sociaux. Elle ne se réduit donc pas à un simple promoteur chargé de construire des logements privés.

17. Pourquoi les grands ensembles présentent-ils un bilan à la fois positif et négatif ?

Ils accueillent principalement des ménages aisés et limitent l’urbanisation, mais améliorent l’accès aux équipements industriels.
Ils remplacent les logements sociaux par des maisons individuelles, mais empêchent la concentration des populations défavorisées.
Ils réduisent la population urbaine et préservent les formes d’habitat ancien, mais entraînent une hausse des loyers privés.
Ils logent rapidement beaucoup d’habitants et offrent un confort moderne, mais favorisent aussi des critiques et une ségrégation sociale.

Ils logent rapidement beaucoup d’habitants et offrent un confort moderne, mais favorisent aussi des critiques et une ségrégation sociale.

Explication

Les grands ensembles répondent rapidement à une forte demande de logements et apportent un confort moderne, tout en suscitant des critiques liées notamment à la ségrégation sociale et à la démolition de certains immeubles. L’idée d’une réduction de la population urbaine est erronée, car ces constructions participent au contraire à l’urbanisation.

18. Quelle mesure est associée à la circulaire Olivier Guichard du 21 mars 1973 ?

La création de la Sonacotral pour encadrer les migrants algériens dans les foyers urbains.
La lutte contre la ségrégation sociale produite par certaines formes d’urbanisation en grands ensembles.
L’accélération de la résorption des bidonvilles par une loi adoptée au début des années 1970.
La fixation d’un quota de logements réservés aux Algériens dans un ensemble de Nanterre.

La lutte contre la ségrégation sociale produite par certaines formes d’urbanisation en grands ensembles.

Explication

La circulaire du 21 mars 1973 porte sur les formes d’urbanisation des grands ensembles et sur la lutte contre la ségrégation sociale par l’habitat. La Sonacotral, la loi de résorption des bidonvilles et le quota de Nanterre relèvent d’autres mesures ou exemples.

19. Quel rôle les cités de transit jouent-elles dans le parcours résidentiel des familles qui y sont accueillies ?

Elles organisent l’évaluation, l’encadrement et la rééducation des familles avant un éventuel accès aux HLM.
Elles accueillent des ménages récemment relogés dans les HLM afin de contrôler leur adaptation au quartier.
Elles regroupent des travailleurs migrants dans des foyers avant leur retour organisé vers leur pays d’origine.
Elles proposent un hébergement temporaire sans suivi social avant une installation directe dans un logement privé.

Elles organisent l’évaluation, l’encadrement et la rééducation des familles avant un éventuel accès aux HLM.

Explication

Les cités de transit accueillent des familles considérées comme asociales et prévoient un encadrement avant un éventuel accès aux HLM. Elles ne constituent donc pas de simples hébergements sans suivi ni une étape réservée au retour des travailleurs migrants.

20. Dans quel but la Sonacotral est-elle créée en 1956 ?

Pour désamorcer l’influence nationaliste et contrôler les migrants algériens.
Pour accélérer la destruction des bidonvilles et organiser le relogement dans les HLM.
Pour financer la construction des grands ensembles destinés aux familles françaises nombreuses.
Pour administrer les cités de transit et préparer les familles à leur rééducation sociale.

Pour désamorcer l’influence nationaliste et contrôler les migrants algériens.

Explication

La Sonacotral est créée en 1956 afin de désamorcer l’influence nationaliste et de contrôler les migrants algériens. La résorption des bidonvilles et l’encadrement des familles en cités de transit correspondent à d’autres dispositifs.

21. Quelle description correspond à l’ensemble des Canibouts à Nanterre ?

Il comprend 850 logements, dont 640 HLM, 40 Logécos et un foyer-hôtel de 217 chambres, avec 15 % réservés aux Algériens.
Il comprend 640 logements, dont 850 HLM, 40 Logécos et un foyer-hôtel de 217 chambres, avec 15 % réservés aux Algériens.
Il comprend 850 logements, dont 640 HLM, 217 Logécos et un foyer-hôtel de 40 chambres, avec 15 % réservés aux Algériens.
Il comprend 850 logements, dont 640 HLM, 40 Logécos et un foyer-hôtel de 217 chambres, avec 40 % réservés aux Algériens.

Il comprend 850 logements, dont 640 HLM, 40 Logécos et un foyer-hôtel de 217 chambres, avec 15 % réservés aux Algériens.

Explication

L’ensemble des Canibouts associe 850 logements, 640 HLM, 40 Logécos et un foyer-hôtel de 217 chambres, avec un quota de 15 % pour les Algériens. Les autres descriptions modifient soit la répartition des logements, soit le quota prévu.

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Qu'est-ce qu'une opération d'aménagement selon le Code de l'urbanisme ?

La mise en œuvre d'un projet urbain et diverses politiques locales.

Quels objectifs inclut une opération d'aménagement ?

Le développement économique, social, culturel et environnemental local.

Quelle lutte fait partie des objets d'une opération d'aménagement ?

La lutte contre l'insalubrité et l'habitat indigne.

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