QCM : Valeurs de la République et école — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle posture le professeur adopte-t-il face aux valeurs de la République ?

Il les respecte, les transmet, les fait appliquer et peut les défendre
Il les étudie pour les comprendre sans intervenir dans leur application
Il les présente comme des opinions personnelles propres à chaque enseignant
Il les réserve aux enseignements civiques sans les intégrer à sa pratique

Il les respecte, les transmet, les fait appliquer et peut les défendre

Explication

La posture professorale implique de respecter les valeurs de la République, de les transmettre, de les faire appliquer et de pouvoir les défendre. La posture d’étudiant consiste principalement à apprendre, sans inclure ces responsabilités professionnelles.

2. Pourquoi l’étude des valeurs de la République est-elle importante pour un futur professeur des écoles ?

Elle prépare à l’EMC du CRPE et contribue à construire une posture professorale
Elle concerne l’épreuve d’EMC sans avoir de lien avec le métier d’enseignant
Elle permet de remplacer les connaissances disciplinaires par une formation civique
Elle sert à choisir les convictions personnelles à transmettre aux élèves

Elle prépare à l’EMC du CRPE et contribue à construire une posture professorale

Explication

L’étude des valeurs républicaines prépare l’épreuve d’EMC du CRPE et participe à la construction de la posture professorale. Elle ne remplace pas les autres connaissances et ne vise pas à transmettre des convictions personnelles.

3. Quelle situation illustre le mieux le principe d’égalité ?

Adapter chaque droit aux besoins particuliers de chaque citoyen
Accorder à chacun les mêmes droits civiques et sociaux devant la loi
Réserver certains droits aux personnes jugées les plus vulnérables
Favoriser un groupe afin de compenser ses différences d’origine

Accorder à chacun les mêmes droits civiques et sociaux devant la loi

Explication

L’égalité signifie que tous sont soumis à la même loi et disposent des mêmes droits civiques et sociaux, sans distinction liée notamment au genre, à l’origine ou au handicap. L’adaptation aux besoins particuliers relève plutôt de l’équité.

4. Comment l’équité permet-elle de favoriser une égalité réelle ?

Elle applique une règle identique même lorsque les besoins diffèrent
Elle remplace les droits communs par des droits propres à chaque personne
Elle accorde des avantages selon l’origine sociale plutôt que selon les besoins
Elle prend en compte les besoins particuliers sans supprimer l’égalité

Elle prend en compte les besoins particuliers sans supprimer l’égalité

Explication

L’équité adapte la réponse aux besoins particuliers afin de rendre l’égalité effective, sans supprimer le principe d’égalité. Appliquer une règle identique à des situations différentes correspond davantage à une conception formelle de l’égalité.

5. Quelle manifestation correspond à la fraternité entre citoyens ?

La neutralité de l’État à l’égard des organisations religieuses
La liberté de pratiquer une religion dans le respect du cadre légal
L’application d’une même loi à des citoyens de situations différentes
L’entraide organisée par des citoyens pour secourir des personnes en difficulté

L’entraide organisée par des citoyens pour secourir des personnes en difficulté

Explication

La fraternité désigne une solidarité entre citoyens, qui se manifeste notamment par le secours, l’entraide et les associations. Les autres réponses renvoient respectivement à la laïcité ou à l’égalité.

6. Quel ensemble de principes caractérise la laïcité ?

La limitation des pratiques religieuses afin d’imposer une conception commune de la société
La séparation de l’État et des organisations religieuses, avec liberté religieuse et neutralité de l’État
La reconnaissance d’une religion officielle, accompagnée d’une liberté de culte encadrée
Le financement public des cultes et la participation religieuse des représentants de l’État

La séparation de l’État et des organisations religieuses, avec liberté religieuse et neutralité de l’État

Explication

La laïcité repose sur la séparation de l’État et des organisations religieuses, l’égalité devant la loi, la liberté religieuse et la neutralité de l’État. Elle ne consiste ni à établir une religion officielle ni à restreindre les pratiques religieuses par principe.

7. Quelle fonction les lycées créés par Napoléon en 1802 remplissent-ils principalement ?

Former des cadres masculins grâce à un enseignement approfondi et discipliné
Développer prioritairement l’enseignement religieux dans les écoles primaires
Préparer les maîtres des écoles supérieures dans chaque commune
Assurer les apprentissages élémentaires de toute la population scolaire

Former des cadres masculins grâce à un enseignement approfondi et discipliné

Explication

Créés en 1802, les lycées pour garçons visent à former des cadres par un enseignement plus poussé en humanités, en mathématiques et en discipline. Les apprentissages élémentaires relèvent davantage des petites écoles.

8. Que prévoit la loi Guizot de 1833 pour les communes de 500 habitants ?

La gratuité générale de l’enseignement primaire pour chaque famille
L’ouverture d’une école supérieure destinée à former tous les maîtres
La création d’une école de filles avec une scolarité obligatoire
La création d’une école de garçons dans chaque commune concernée

La création d’une école de garçons dans chaque commune concernée

Explication

La loi Guizot de 1833 impose à chaque commune de 500 habitants d’avoir une école de garçons. L’école supérieure destinée à former les maîtres concerne les communes de 6000 habitants, tandis que la loi ne rend pas l’école générale gratuite ni obligatoire.

9. Quel effet la loi Falloux de 1850 a-t-elle sur l’enseignement primaire ?

Elle organise des écoles de filles dans les communes comptant 500 habitants
Elle crée les lycées de garçons pour former les futurs cadres administratifs
Elle établit la gratuité générale et l’obligation scolaire pour tous les enfants
Elle facilite la création d’écoles catholiques et renforce la place de la religion

Elle facilite la création d’écoles catholiques et renforce la place de la religion

Explication

La loi Falloux de 1850 facilite la création d’écoles catholiques et renforce la place de la religion dans l’enseignement primaire. Les lycées datent de 1802, l’organisation communale des écoles de garçons de 1833, et les écoles de filles concernées apparaissent dans la loi Duruy de 1867.

10. Quelle mesure la loi Paul Bert de 1879 impose-t-elle à chaque département ?

Une école primaire gratuite pour les enfants âgés de six à treize ans
Une école normale d’institutrices avec une formation de trois ans dès quinze ans
Une école gérée par l’État avec un personnel progressivement laïcisé
Un lycée public préparant les jeunes filles à un baccalauréat identique

Une école normale d’institutrices avec une formation de trois ans dès quinze ans

Explication

La loi Paul Bert impose une école normale d’institutrices par département et organise une formation de trois ans accessible dès quinze ans. L’école gratuite et obligatoire relève de la loi Ferry, tandis que la laïcisation du personnel est associée à la loi Goblet.

11. Quelle obligation la loi Ferry du 16 juin 1881 établit-elle pour les enfants de six à treize ans ?

La formation professionnelle des institutrices dans chaque département
La gratuité de l’enseignement primaire et la fréquentation scolaire obligatoire
La neutralité religieuse du personnel des écoles publiques
La préparation des jeunes filles à un baccalauréat commun

La gratuité de l’enseignement primaire et la fréquentation scolaire obligatoire

Explication

La loi Ferry du 16 juin 1881 instaure la gratuité primaire totale et l’obligation scolaire pour les enfants de six à treize ans. La neutralité du personnel appartient à une étape ultérieure liée à la loi Goblet.

12. Quel changement la loi du 23 mars 1882 introduit-elle dans l’école primaire ?

Elle remplace les références religieuses par des références morales et républicaines
Elle crée une formation départementale de trois ans pour les institutrices
Elle remplace progressivement les religieux par des instituteurs laïques
Elle étend l’obligation scolaire aux enfants de six à treize ans

Elle remplace les références religieuses par des références morales et républicaines

Explication

La loi du 23 mars 1882 rend l’école laïque en substituant aux références religieuses des références morales et républicaines. Le remplacement des religieux par des instituteurs laïques correspond à la loi Goblet de 1886.

13. Quel personnel la loi Goblet de 1886 cherche-t-elle progressivement à établir dans les écoles gérées par l’État ?

Des institutrices formées pendant trois ans dans chaque département
Des enseignants préparant les filles au baccalauréat commun
Des maîtres recrutés après une année de stage inspectée
Des instituteurs laïques à la place des personnels religieux

Des instituteurs laïques à la place des personnels religieux

Explication

La loi Goblet de 1886 impose progressivement la laïcité du personnel en remplaçant les religieux par des instituteurs laïques. La formation départementale de trois ans des institutrices relève de la loi Paul Bert.

14. Quelle est la principale création de la loi Camille Sée de 1880 pour les jeunes filles ?

Une formation normale départementale destinée aux futures institutrices
Un enseignement secondaire public sans préparation initiale au baccalauréat
Un enseignement secondaire préparant au même baccalauréat que celui des garçons
Une école maternelle fondée sur le jeu et l’apprentissage social

Un enseignement secondaire public sans préparation initiale au baccalauréat

Explication

La loi Camille Sée crée en 1880 un enseignement secondaire public pour les jeunes filles, notamment orienté vers la formation de bonnes mères républicaines et sans préparation au baccalauréat. L’égalité du baccalauréat n’est reconnue qu’en 1924 par la loi Léon Bérard.

15. Quelle transformation Pauline Kergomard met-elle en œuvre en 1881 ?

Elle crée des lycées de cinq ans préparant les filles à un examen sélectif
Elle transforme les salles d’asile en écoles maternelles favorisant le jeu et la vie sociale
Elle organise une formation de trois ans pour les futures institutrices
Elle rend le baccalauréat identique pour les filles et les garçons

Elle transforme les salles d’asile en écoles maternelles favorisant le jeu et la vie sociale

Explication

En 1881, Pauline Kergomard transforme les salles d’asile en écoles maternelles fondées sur la bienveillance, le jeu, le sport, les arts et la vie en société. La préparation des filles au baccalauréat concerne les évolutions des lycées, et non cette réforme de l’école maternelle.

16. Quelle évolution la loi Léon Bérard de 1924 établit-elle pour les filles ?

Elle institue des lycées de cinq ans accessibles après un examen sélectif
Elle leur ouvre un enseignement secondaire public sans accès prévu au baccalauréat
Elle reconnaît leur même capacité d’étude et rend leur baccalauréat identique à celui des garçons
Elle crée des écoles maternelles reposant sur le jeu et les activités artistiques

Elle reconnaît leur même capacité d’étude et rend leur baccalauréat identique à celui des garçons

Explication

La loi Léon Bérard de 1924 reconnaît aux filles la même capacité d’étude qu’aux garçons et unifie le baccalauréat. La création d’un enseignement secondaire public féminin sans préparation au baccalauréat correspond à la loi Camille Sée de 1880.

17. Dans quel ordre s’enchaînent les principales étapes de la professionnalisation des instituteurs ?

Stage, titularisation après inspection, puis recrutement par concours ou certificat
Formation sanctionnée par le Brevet supérieur, stage, puis titularisation après inspection
Recrutement par concours, titularisation immédiate, puis formation au Brevet supérieur
Titularisation après inspection, stage, puis formation sanctionnée par le Brevet supérieur

Formation sanctionnée par le Brevet supérieur, stage, puis titularisation après inspection

Explication

La formation est sanctionnée par le Brevet supérieur, puis vient une année de stage avant la titularisation après inspection. Le stage ne suit donc pas la titularisation, et le Brevet supérieur sanctionne la formation initiale.

18. Comment évolue le nombre d’enfants scolarisés entre 1881 et 1913 ?

Il reste stable autour de 5,3 millions
Il augmente de 3,6 millions à 5,4 millions
Il augmente de 5,3 millions à 6 millions
Il diminue de 6 millions à 5,3 millions

Il augmente de 5,3 millions à 6 millions

Explication

Le nombre d’enfants scolarisés progresse de 5,3 millions en 1881 à 6 millions en 1913, ce qui illustre la massification scolaire. Les autres évolutions proposées ne correspondent pas aux chiffres établis pour ces deux dates.

19. Quelle devise le régime de Vichy substitue-t-il en 1940 à « Liberté, Égalité, Fraternité » ?

« Famille, Église, Tradition »
« Travail, Famille, Patrie »
« Travail, Discipline, Unité »
« Ordre, Autorité, Nation »

« Travail, Famille, Patrie »

Explication

En 1940, Vichy remplace la devise républicaine par « Travail, Famille, Patrie », en cohérence avec une école fondée sur l’ordre et la hiérarchie. La devise républicaine associait, quant à elle, la liberté, l’égalité et la fraternité.

20. Pour quelle raison principale le régime de Vichy supprime-t-il les écoles normales ?

Parce qu’elles privilégient la formation théorique au détriment de l’éducation physique
Parce qu’elles transmettent une instruction religieuse jugée incompatible avec l’école nationale
Parce qu’il les considère comme des lieux de politisation et de contestation des enseignants
Parce qu’elles préparent principalement les élèves aux métiers industriels

Parce qu’il les considère comme des lieux de politisation et de contestation des enseignants

Explication

Vichy supprime les écoles normales parce qu’il les considère comme des foyers de politisation et de contestation chez les enseignants. Dans le système républicain, ces établissements formaient les instituteurs, ce qui constitue une fonction différente de celle des instituts professionnels créés ensuite.

21. Quels objectifs scolaires Vichy fixe-t-il le 16 août 1941 ?

Former des citoyens autonomes, privilégier les langues étrangères et développer l’enseignement technique
Former des citoyens moraux, civiques et patriotiques, renforcer les apprentissages fondamentaux et développer l’éducation physique
Former des citoyens religieux, réduire les apprentissages fondamentaux et développer la formation militaire
Former des citoyens économiquement productifs, accroître l’enseignement scientifique et développer l’éducation artistique

Former des citoyens moraux, civiques et patriotiques, renforcer les apprentissages fondamentaux et développer l’éducation physique

Explication

Le 16 août 1941, Vichy assigne à l’école une triple orientation : former des citoyens moraux, civiques et patriotiques, recentrer l’instruction sur les fondamentaux et développer l’éducation physique. La formation religieuse et l’enseignement technique relèvent d’autres mesures ou ne correspondent pas à cette formulation des objectifs.

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Pourquoi étudie-t-on les valeurs de la République dans ce contexte ?

Pour préparer l’épreuve d’EMC du CRPE et construire une posture professorale.

Quelles actions le professeur doit-il accomplir envers les valeurs de la République ?

Respecter, transmettre, faire appliquer et pouvoir défendre ces valeurs.

Que signifie l'égalité en droit et en droits civiques ?

Tous sont soumis à la même loi et disposent des mêmes droits civiques et sociaux.

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