QCM : Variation sociolinguistique et pragmatique — 38 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle démarche les travaux dirigés développent-ils lorsqu’ils portent sur des faits linguistiques quotidiens ?

Recueillir des données, écouter leurs effets, puis en expliciter les caractéristiques
Mémoriser des définitions, comparer des langues, puis traduire leurs expressions
Décrire des règles, exclure les variantes, puis évaluer les productions orales
Classer des locuteurs, corriger leurs usages, puis imposer une norme commune

Recueillir des données, écouter leurs effets, puis en expliciter les caractéristiques

Explication

Les travaux dirigés entraînent à recueillir des données, à être attentif aux paroles et aux textes ainsi qu’à leurs effets, puis à expliciter les caractéristiques observées. La prescription d’une norme ne fait pas partie des trois compétences visées.

2. Comment définit-on le sujet parlant en linguistique ?

Une situation dans laquelle un échange verbal se déroule
Un groupe social partageant une même façon de prononcer
Une personne considérée comme objet général de la psychologie
Une personne qui utilise le langage et les langues

Une personne qui utilise le langage et les langues

Explication

Le sujet parlant est la personne qui utilise le langage et les langues, autrement appelée locuteur ou locutrice. Le sujet psychologique désigne plus largement la personne comme objet de la psychologie.

3. Que peut manifester une personne qui accentue volontairement son accent toulousain devant un Parisien ?

Son appartenance identitaire au groupe toulousain
Son souhait de dissimuler son origine géographique
Son insécurité face à une norme linguistique dominante
Son adaptation à une situation de communication formelle

Son appartenance identitaire au groupe toulousain

Explication

L’accentuation volontaire de l’accent toulousain peut servir de marque identitaire et signaler une appartenance. La dissimulation de cet accent relèverait plutôt d’une autocensure pouvant manifester une insécurité linguistique.

4. Quelle différence distingue principalement la sociolinguistique de la pragmatique et de l’énonciation ?

La sociolinguistique impose les usages légitimes, tandis que les autres décrivent les accents régionaux
La sociolinguistique examine les textes littéraires, tandis que les autres mesurent la fréquence des mots
La sociolinguistique étudie la variation d’une langue, tandis que les autres analysent notamment l’expression par le langage
La sociolinguistique étudie les intentions individuelles, tandis que les autres classent les groupes de locuteurs

La sociolinguistique étudie la variation d’une langue, tandis que les autres analysent notamment l’expression par le langage

Explication

La sociolinguistique s’intéresse à la variation et à l’hétérogénéité d’une même langue. La pragmatique et l’énonciation étudient notamment ce que signifie s’exprimer par le langage.

5. Que fait la sociolinguistique lorsqu’elle met en relation des faits linguistiques et des faits sociaux ?

Elle sélectionne les usages conformes à un modèle linguistique
Elle décrit les usages sans les prescrire ni les hiérarchiser
Elle établit une hiérarchie entre les façons de parler observées
Elle corrige les formes populaires pour rapprocher les locuteurs

Elle décrit les usages sans les prescrire ni les hiérarchiser

Explication

La sociolinguistique corrèle faits linguistiques et faits sociaux afin de décrire une langue sans hiérarchiser les usages. Imposer un modèle considéré comme correct relève de la prescription linguistique.

6. Quelle situation illustre la variation linguistique ?

Des locuteurs emploient plusieurs façons de parler au sein d’une même langue
Tous les locuteurs adoptent une forme identique dans chaque échange
Chaque langue possède une seule manière stable d’être utilisée
Une langue cesse d’évoluer dès qu’une norme grammaticale est établie

Des locuteurs emploient plusieurs façons de parler au sein d’une même langue

Explication

La variation linguistique repose sur l’hétérogénéité d’une langue et sur la diversité des usages de ses locuteurs. L’idée d’une forme unique et stable correspondrait à une conception homogène de la langue.

7. Quelle distinction permet de différencier une variété groupale d’une variété situationnelle ?

La variété groupale décrit une langue entière, tandis que la variété situationnelle décrit une personne
La variété groupale est liée aux locuteurs, tandis que la variété situationnelle dépend du contexte de communication
La variété groupale concerne la grammaire, tandis que la variété situationnelle concerne la prononciation
La variété groupale dépend du contexte, tandis que la variété situationnelle appartient à une région donnée

La variété groupale est liée aux locuteurs, tandis que la variété situationnelle dépend du contexte de communication

Explication

Une variété groupale est associée à un groupe de locuteurs, alors qu’une variété situationnelle est produite par la situation de communication. La prononciation et la grammaire peuvent concerner l’une ou l’autre, mais ne définissent pas cette distinction.

8. Quelle association entre type de variation et facteur est correcte ?

Diatopique — lieux ; diastratique — groupes ; diaphasique — situations
Diatopique — situations ; diastratique — lieux ; diaphasique — groupes
Diatopique — groupes ; diastratique — lieux ; diaphasique — situations
Diatopique — générations ; diastratique — situations ; diaphasique — lieux

Diatopique — lieux ; diastratique — groupes ; diaphasique — situations

Explication

La variation diatopique dépend de l’espace, la variation diastratique des groupes sociaux ou générationnels, et la variation diaphasique des situations de parole. Confondre lieux, groupes et situations inverse les domaines auxquels ces termes s’appliquent.

9. Un chercheur compare le français parlé à Marseille et celui parlé à Lille, puis les usages de différentes classes sociales : quelles variations étudie-t-il ?

Une variation diaphasique, puis une variation diatopique
Une variation diastratique, puis une variation diaphasique
Une variation diatopique, puis une variation diaphasique
Une variation diatopique, puis une variation diastratique

Une variation diatopique, puis une variation diastratique

Explication

La comparaison entre Marseille et Lille concerne des lieux et relève donc de la variation diatopique. La comparaison entre classes sociales concerne des groupes sociaux et relève de la variation diastratique.

10. Comment une même personne peut-elle être située par rapport aux groupes linguistiques ?

Elle peut se référer simultanément à un groupe d’âge, un groupe social et un groupe géographique
Elle change de groupe selon chaque mot employé, indépendamment de son parcours et de ses appartenances
Elle appartient à un groupe géographique lorsqu’elle parle, puis à un groupe social lorsqu’elle écrit
Elle doit être rattachée à un seul groupe, car les appartenances linguistiques ne se combinent pas

Elle peut se référer simultanément à un groupe d’âge, un groupe social et un groupe géographique

Explication

Une personne peut simultanément appartenir ou se référer à plusieurs groupes, notamment selon l’âge, la position sociale et l’espace géographique. Ces appartenances peuvent donc se combiner au lieu de s’exclure.

11. Dans quelle situation un locuteur manifeste-t-il une connivence linguistique ?

Lorsqu’il adopte une forme de langue qui le rapproche de son public et signale une appartenance commune
Lorsqu’il modifie son accent pour masquer le groupe social auquel il est généralement associé
Lorsqu’il emploie un vocabulaire technique pour montrer qu’il maîtrise une discipline spécialisée
Lorsqu’il évite toute forme marquée afin de produire une langue identique pour chaque interlocuteur

Lorsqu’il adopte une forme de langue qui le rapproche de son public et signale une appartenance commune

Explication

La connivence linguistique apparaît lorsqu’un locuteur choisit une forme qui le rapproche de son public et manifeste leur appartenance commune à un groupe de pairs. Elle ne consiste pas à effacer les marques partagées, mais à les mobiliser dans l’échange.

12. Comment définir la norme sociolinguistique dans une communauté ?

Une règle grammaticale appliquée à toutes les conversations
Une variété de langue réservée aux échanges professionnels
Une description des usages dépourvue de portée sociale
Un ensemble de savoirs linguistiques servant de modèles sociaux

Un ensemble de savoirs linguistiques servant de modèles sociaux

Explication

La norme sociolinguistique rassemble des savoirs linguistiques qui servent de modèles et peuvent favoriser l’inclusion ou l’exclusion. La variation décrit les usages, mais ne leur attribue pas nécessairement une valeur sociale.

13. Quelle distinction oppose correctement la norme groupale à la norme collective ?

La norme groupale concerne les registres, tandis que la norme collective concerne les effets du discours
La norme groupale est institutionnelle, tandis que la norme collective reste limitée aux échanges privés
La norme groupale a un prestige interne, tandis que la norme collective bénéficie d’une reconnaissance institutionnelle
La norme groupale décrit les différences, tandis que la norme collective interdit toute variation linguistique

La norme groupale a un prestige interne, tandis que la norme collective bénéficie d’une reconnaissance institutionnelle

Explication

La norme groupale appartient à une variété propre à un groupe et lui confère un prestige interne. La norme collective correspond au bon usage reconnu par la communauté globale et bénéficie d’un prestige institutionnalisé.

14. À quelle variété de français la norme collective est-elle généralement associée ?

Au français des cités, caractérisé par des créations lexicales propres aux groupes de jeunes
Au français central ou standard, associé au français soutenu de la bourgeoisie parisienne cultivée
Au français familier, choisi dans les échanges ordinaires entre membres d’une même famille
Au français populaire régional, employé dans les interactions spontanées entre proches

Au français central ou standard, associé au français soutenu de la bourgeoisie parisienne cultivée

Explication

La norme collective du français correspond au français central ou standard, aussi appelé français soutenu, historiquement associé à la bourgeoisie parisienne cultivée en situation surveillée. Le français familier et les variétés populaires relèvent d’autres usages.

15. Dans quelle catégorie de normes classe-t-on le registre familier et le registre soutenu ?

Les normes situationnelles, liées à des contextes particuliers de communication
Les normes collectives, reconnues comme modèle général par la communauté
Les normes groupales, propres à une communauté sociale déterminée
Les normes lexicales, limitées au choix des mots employés dans une phrase

Les normes situationnelles, liées à des contextes particuliers de communication

Explication

Les normes situationnelles correspondent aux registres adaptés à certaines situations de communication, comme le familier ou le soutenu. Une norme groupale renvoie plutôt aux usages propres à un groupe social.

16. Pourquoi la maîtrise de la norme collective peut-elle être considérée comme un instrument de promotion sociale ?

Parce qu’elle garantit une intelligence supérieure dans les échanges formels et professionnels
Parce qu’elle est présentée comme favorable à la progression scolaire et à l’inclusion institutionnelle
Parce qu’elle transforme les usages populaires en pratiques reconnues par toutes les institutions
Parce qu’elle permet d’éviter toute adaptation du registre lors des interactions scolaires

Parce qu’elle est présentée comme favorable à la progression scolaire et à l’inclusion institutionnelle

Explication

La maîtrise de la norme collective est présentée comme indispensable à la progression scolaire et à l’inclusion dans le système éducatif. Elle ne prouve cependant ni une intelligence supérieure ni une compétence identique dans toutes les situations.

17. Quel effet la norme collective peut-elle produire sur un locuteur qui craint la stigmatisation en situation formelle ?

Elle peut l’amener à adopter spontanément le registre soutenu et à participer davantage aux échanges
Elle peut démontrer que ses compétences linguistiques réelles sont insuffisantes pour comprendre les discussions
Elle peut le conduire à réduire sa prise de parole, même si cette réserve ne mesure pas sa valeur personnelle
Elle peut supprimer les différences de prestige entre les variétés utilisées dans la communauté

Elle peut le conduire à réduire sa prise de parole, même si cette réserve ne mesure pas sa valeur personnelle

Explication

La crainte de la stigmatisation liée à la langue légitime peut conduire certains locuteurs à se taire en public. Ce silence ne permet pas d’évaluer leur valeur ou leur intelligence, contrairement à l’idée qu’il révélerait directement leurs compétences.

18. Quelle situation illustre correctement la compétence communicationnelle ?

Utiliser la négation complète dans chaque échange pour manifester une compétence linguistique élevée
Employer le registre familier dans les contextes formels afin de préserver une identité sociale stable
Choisir un registre adapté au contexte sans déduire l’intelligence d’une personne de sa négation
Évaluer la valeur d’un locuteur selon sa capacité à respecter les formes prescrites du français

Choisir un registre adapté au contexte sans déduire l’intelligence d’une personne de sa négation

Explication

La compétence communicationnelle consiste à adapter son registre à la situation. La maîtrise de la négation complète ne permet pas, à elle seule, de conclure à la valeur ou à l’intelligence d’une personne.

19. Que cherche principalement à étudier la pragmatique ?

Le rapport abstrait entre les signes linguistiques et la réalité qu’ils désignent
Les rapports entre le langage, son usage par les locuteurs et ses effets sur les personnes
Les règles de combinaison des signes à l’intérieur des phrases et des énoncés
Les différences de langue associées aux groupes sociaux et à leurs pratiques

Les rapports entre le langage, son usage par les locuteurs et ses effets sur les personnes

Explication

La pragmatique étudie les rapports entre le langage et l’usage qu’en font les locuteurs, notamment les effets produits sur les personnes. Les règles de combinaison relèvent de la syntaxe, tandis que le rapport aux groupes sociaux relève de la sociolinguistique.

20. Quelle question centrale guide l’analyse pragmatique d’un discours oral ou écrit ?

À quel groupe social les habitudes linguistiques de l’auteur permettent-elles de l’associer ?
Quelle règle de combinaison permet-elle de construire correctement cet énoncé ?
Quel effet ce discours produit-il sur l’interlocuteur qui le reçoit ?
À quelle réalité extérieure les signes employés dans ce discours renvoient-ils ?

Quel effet ce discours produit-il sur l’interlocuteur qui le reçoit ?

Explication

L’analyse pragmatique s’intéresse à l’effet produit sur l’interlocuteur lorsqu’un discours est réalisé. Les règles syntaxiques, la référence à la réalité et les liens entre langue et groupes sociaux correspondent à d’autres domaines d’analyse.

21. Quelle association entre domaine linguistique et objet d’étude est correcte ?

Syntaxe : rapport aux utilisateurs ; sémantique : combinaison des signes ; pragmatique : rapport à la réalité
Syntaxe : combinaison des signes ; sémantique : rapport à la réalité ; pragmatique : rapport aux utilisateurs
Syntaxe : rapport à la réalité ; sémantique : rapport aux utilisateurs ; pragmatique : combinaison des signes
Syntaxe : effets du discours ; sémantique : groupes sociaux ; pragmatique : règles de combinaison

Syntaxe : combinaison des signes ; sémantique : rapport à la réalité ; pragmatique : rapport aux utilisateurs

Explication

La syntaxe étudie les règles de combinaison des signes, la sémantique leur rapport à la réalité et la pragmatique leur rapport aux utilisateurs. Les autres associations intervertissent ces objets d’étude.

22. Quel objet la pragmatique étudie-t-elle principalement ?

Les rapports entre les signes linguistiques et la réalité décrite
Les règles de combinaison des sons dans les unités lexicales
Les rapports entre le langage et l’usage qu’en font les locuteurs
Les transformations historiques des langues au fil des siècles

Les rapports entre le langage et l’usage qu’en font les locuteurs

Explication

La pragmatique analyse la relation entre le langage, son usage par les locuteurs et ses effets sur les sujets parlants. La relation entre les signes et la réalité relève plutôt de la sémantique.

23. Une chercheuse examine la manière dont une remarque modifie l’attitude de la personne à qui elle s’adresse. Dans quel domaine s’inscrit principalement cette étude ?

La morphologie, puisqu’elle porte sur la formation des mots employés
La sémantique, puisqu’elle porte sur la vérité des propositions énoncées
La phonologie, puisqu’elle porte sur la réalisation sonore des énoncés
La pragmatique, puisqu’elle porte sur les effets du langage sur les interlocuteurs

La pragmatique, puisqu’elle porte sur les effets du langage sur les interlocuteurs

Explication

L’étude des effets d’une remarque sur l’interlocuteur porte sur l’usage du langage et ses conséquences pour les sujets parlants, ce qui relève de la pragmatique. La sémantique s’intéresse plutôt au rapport des signes à la réalité.

24. Que désigne un acte de parole lorsqu’un locuteur produit un énoncé ?

La forme linguistique de la phrase indépendamment de son emploi
Le contenu descriptif d’une proposition considérée comme vraie
La suite de sons produite avant toute interprétation par l’interlocuteur
L’action accomplie par le locuteur au moyen de cet énoncé

L’action accomplie par le locuteur au moyen de cet énoncé

Explication

Un acte de parole correspond à l’action réalisée par le locuteur lorsqu’il énonce quelque chose, car toute parole possède une valeur pragmatique. Une phrase désigne plutôt une forme linguistique, sans se confondre avec l’action accomplie.

25. Quelle association décrit correctement les trois actes suivants : injonction, négation et affirmation ?

Poser une information comme vraie, donner un ordre et nier un contenu
Nier un contenu, poser une information comme vraie et donner un ordre
Donner un ordre, nier un contenu et poser une information comme vraie
Décrire une émotion, poser une question et exprimer une incertitude

Donner un ordre, nier un contenu et poser une information comme vraie

Explication

L’injonction accomplit un ordre, la négation accomplit l’acte de nier et l’affirmation pose comme vrai ce qui est énoncé. Les autres associations déplacent ces fonctions ou introduisent des actes qui ne correspondent pas à la distinction proposée.

26. Dans quelle situation un acte perlocutoire est-il accompli ?

Lorsqu’un locuteur pose explicitement une information comme vraie pour tous
Lorsqu’un locuteur énonce une phrase dont la forme grammaticale est correcte
Lorsqu’un locuteur cherche à agir indirectement sur son interlocuteur par sa parole
Lorsqu’un locuteur décrit la signification d’un mot sans viser son interlocuteur

Lorsqu’un locuteur cherche à agir indirectement sur son interlocuteur par sa parole

Explication

Un acte perlocutoire vise à produire un effet sur l’interlocuteur, par exemple l’embarrasser, lui rendre service ou lui faire croire à un intérêt. La correction grammaticale ou la simple description d’un sens ne suffit pas à définir cet acte.

27. Dans l’énoncé « Il viendra peut-être », que marque l’expression « peut-être » ?

La certitude du locuteur concernant la venue de cette personne
La négation de la venue de cette personne annoncée par le locuteur
L’ordre donné à cette personne de venir à un moment précis
Le doute du locuteur concernant la venue de cette personne

Le doute du locuteur concernant la venue de cette personne

Explication

« Peut-être » modalise l’énoncé en exprimant le doute du locuteur à propos de la venue annoncée. Il ne donne ni ordre, ni négation, ni certitude.

28. Quelle distinction oppose correctement le discours rapporté et la polyphonie ?

Le discours rapporté suggère les paroles d’autrui, tandis que la polyphonie les cite directement
Le discours rapporté explicite les paroles d’autrui, tandis que la polyphonie les fait entendre implicitement
Le discours rapporté décrit une situation réelle, tandis que la polyphonie décrit une situation imaginaire
Le discours rapporté exprime une opinion personnelle, tandis que la polyphonie supprime toute autre voix

Le discours rapporté explicite les paroles d’autrui, tandis que la polyphonie les fait entendre implicitement

Explication

Le discours rapporté cite ou reformule explicitement les paroles d’un autre, alors que la polyphonie laisse entendre implicitement une autre voix dans le discours du locuteur. La citation directe relève donc du discours rapporté, et non de la polyphonie au sens de cette distinction.

29. Comment la théorie de la pertinence rend-elle interprétable un énoncé apparemment non pertinent ?

En remplaçant l’énoncé par une phrase grammaticalement plus complète
En reconstruisant son implicite à partir de la situation d’interlocution
En écartant l’énoncé parce qu’il ne fournit pas d’information directement pertinente
En considérant que son sens explicite suffit à établir toute son interprétation

En reconstruisant son implicite à partir de la situation d’interlocution

Explication

La théorie de la pertinence explique l’interprétation par le calcul de l’implicite dans la situation, ce qui permet de comprendre un énoncé apparemment non pertinent. Un sens explicite ne fournit pas nécessairement à lui seul toute l’interprétation recherchée.

30. Combien de fonctions du langage Jakobson distingue-t-il dans son modèle ?

Cinq fonctions
Quatre fonctions
Six fonctions
Sept fonctions

Six fonctions

Explication

Jakobson distingue six fonctions : référentielle, phatique, émotive, conative, métalinguistique et poétique. Le modèle ne se limite donc pas à quatre ou cinq fonctions.

31. Quelle fonction du langage sert principalement à maintenir le contact entre les interlocuteurs ?

La fonction conative
La fonction phatique
La fonction référentielle
La fonction émotive

La fonction phatique

Explication

La fonction phatique établit ou maintient le contact entre les participants à l’échange. La fonction émotive exprime plutôt l’état du destinateur, tandis que la fonction référentielle représente le référent.

32. Quelle fonction du langage est mobilisée lorsqu’un énoncé cherche à agir sur le destinataire ?

La fonction référentielle
La fonction poétique
La fonction conative
La fonction métalinguistique

La fonction conative

Explication

La fonction conative vise le destinataire et cherche à orienter son comportement ou sa réaction. La fonction métalinguistique porte sur le code, tandis que la fonction poétique attire l’attention sur la forme du message.

33. À quelle condition une communication linguistique est-elle véritablement réalisée ?

Lorsque le message est transmis par un support technique
Lorsque la signification du message devient commune aux deux actants
Lorsque le récepteur entend les sons sans demander de précision
Lorsque l’émetteur produit un message grammaticalement correct

Lorsque la signification du message devient commune aux deux actants

Explication

La communication linguistique suppose que les deux actants attribuent la même signification au message. La simple production ou transmission d’un message ne garantit pas sa compréhension.

34. Dans le processus de communication linguistique, quelle opération l’émetteur réalise-t-il ?

L’encodage, qui associe une signification aux suites sonores produites
La reformulation, qui corrige la réponse de l’interlocuteur
La validation, qui détermine la norme du genre discursif
Le décodage, qui interprète les suites sonores reçues

L’encodage, qui associe une signification aux suites sonores produites

Explication

L’émetteur réalise l’encodage en associant une signification aux suites sonores qu’il produit. Le récepteur effectue ensuite le décodage en leur attribuant cette même signification.

35. Quel ensemble décrit les cinq composantes d’une situation de communication ?

Un émetteur, un bruit, un canal, un signal et un destinataire
Un thème, un vocabulaire, une syntaxe, un accent et une intention
Des participants, une visée, un genre, une thématique et un support
Un locuteur, une langue, une phrase, une ponctuation et une réponse

Des participants, une visée, un genre, une thématique et un support

Explication

Une situation de communication comprend des participants, une visée communicationnelle, un genre de discours, une thématique discursive et un support ou médium. Les autres ensembles mélangent des éléments linguistiques ou techniques qui ne constituent pas cette liste.

36. Pourquoi une situation de communication influence-t-elle la construction du sens ?

Parce qu’elle détermine le sens avant toute interaction entre les participants
Parce qu’elle rend le support plus important que les participants et la visée
Parce qu’elle transforme automatiquement tout message en discours formel
Parce que ses cinq éléments imposent des contraintes et font varier la norme en vigueur

Parce que ses cinq éléments imposent des contraintes et font varier la norme en vigueur

Explication

Les cinq éléments de la situation imposent des contraintes et contribuent à faire varier la norme, ce qui participe à la construction du sens. La situation n’élimine donc pas l’interaction et ne rend pas systématiquement le discours formel.

37. Quelle association entre type de variation et facteur explicatif est correcte ?

Diaphasique : situation ; diastratique : groupe socioculturel ; diatopique : lieu
Diaphasique : groupe socioculturel ; diastratique : lieu ; diatopique : situation
Diaphasique : lieu ; diastratique : situation ; diatopique : groupe socioculturel
Diaphasique : âge ; diastratique : lieu ; diatopique : genre de discours

Diaphasique : situation ; diastratique : groupe socioculturel ; diatopique : lieu

Explication

La variation diaphasique dépend de la situation, la variation diastratique de l’appartenance sociale ou socioculturelle, et la variation diatopique du lieu géographique. Confondre les variations diaphasique et diastratique revient à attribuer la première au groupe social plutôt qu’à la situation.

38. Lequel de ces exemples correspond à une variété géographique du français ?

Le français très soutenu
Le français québécois
Le français familier
Le français des jeunes

Le français québécois

Explication

Le français québécois est lié à un groupe territorial et constitue donc une variété géographique. Le français des jeunes relève d’une variété socioculturelle, tandis que les registres familier et très soutenu sont situationnels.

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Recueillir des données, être attentif aux paroles et expliciter les caractéristiques des données.

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