QCM : Voter : pratiques et enjeux — 34 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond au vote selon Johanna Simeant ?

Une technique qui désigne directement les gouvernants sans décompter de choix individuels
Une institution qui organise la séparation des pouvoirs entre les gouvernants
Une campagne qui met en relation les candidats et les électeurs
Une procédure formelle qui dégage un choix collectif par le décompte de choix individuels

Une procédure formelle qui dégage un choix collectif par le décompte de choix individuels

Explication

Pour Johanna Simeant, le vote est une procédure formelle qui transforme des choix individuels en choix collectif. L’élection désigne plus spécifiquement les gouvernants.

2. Quelle distinction entre le vote et l’élection est correcte ?

Le vote dégage un choix collectif, tandis que l’élection désigne les gouvernants
Le vote désigne les gouvernants, tandis que l’élection exprime tout choix collectif
Le vote concerne les élections nationales, tandis que l’élection concerne les élections locales
Le vote est une campagne politique, tandis que l’élection est un droit individuel

Le vote dégage un choix collectif, tandis que l’élection désigne les gouvernants

Explication

Le vote est la procédure qui permet de dégager un choix collectif, alors que l’élection est la technique de désignation des gouvernants.

3. Quelle série d’élections appartient au programme étudié en France entre 1848 et 2002 ?

Présidentielles, législatives, sénatoriales, régionales, départementales, municipales et européennes
Présidentielles, judiciaires, syndicales, consulaires, universitaires, municipales et européennes
Législatives, professionnelles, référendaires, impériales, départementales, cantonales et européennes
Sénatoriales, administratives, corporatives, constitutionnelles, régionales, municipales et judiciaires

Présidentielles, législatives, sénatoriales, régionales, départementales, municipales et européennes

Explication

Le programme couvre les élections présidentielles, législatives, sénatoriales, régionales, départementales, municipales et européennes en France de 1848 à 2002.

4. Quelle mesure est adoptée par le décret du 21 avril 1944 ?

L’octroi du droit de vote aux femmes françaises
La suppression de la condition de cens pour les hommes
L’élection des conseils régionaux et généraux
L’instauration du suffrage universel masculin

L’octroi du droit de vote aux femmes françaises

Explication

Le décret du 21 avril 1944 accorde le droit de vote aux femmes françaises. Il marque une étape décisive vers un suffrage véritablement universel.

5. Quelle mesure est instaurée par le décret du 5 mars 1848 ?

Le suffrage indirect réservé aux représentants locaux
Le suffrage universel masculin associé à la République
Le suffrage universel intégrant immédiatement les femmes
Le suffrage censitaire réservé aux propriétaires

Le suffrage universel masculin associé à la République

Explication

Le décret du 5 mars 1848 instaure le suffrage universel masculin et associe cette forme de suffrage à la République. Les femmes n’y sont pas encore incluses.

6. Que manifeste la participation massive au premier vote au suffrage universel masculin, le 23 avril 1848 ?

L’adhésion des Français à la procédure électorale
La disparition des tensions politiques entre les partis
Le rejet de la République par les électeurs ruraux
L’instauration immédiate du vote des femmes

L’adhésion des Français à la procédure électorale

Explication

La forte participation du 23 avril 1848 manifeste l’adhésion des Français à la procédure électorale. Elle ne signifie toutefois pas la disparition des conflits politiques ni l’inclusion des femmes.

7. Quelles conditions sont fixées par la Constitution du 4 novembre 1848 pour le suffrage ?

Un suffrage censitaire réservé aux citoyens jouissant de revenus suffisants
Un suffrage direct pour les hommes et les femmes âgés d’au moins 18 ans
Un suffrage direct et universel pour les hommes d’au moins 21 ans, sans condition de cens
Un suffrage indirect pour les hommes propriétaires âgés d’au moins 25 ans

Un suffrage direct et universel pour les hommes d’au moins 21 ans, sans condition de cens

Explication

La Constitution de 1848 établit un suffrage direct et universel masculin pour les Français d’au moins 21 ans, sans condition de cens et jouissant de leurs droits civils et politiques.

8. Quelle caractéristique correspond à la période 1848-1880 environ ?

Une modernisation accélérée liée aux femmes, aux décolonisations et à la construction européenne
Une disparition des affrontements politiques grâce à l’adoption du suffrage universel
Un enracinement électoral stable sous la IIIe République malgré une abstention croissante
Des incertitudes et des apprentissages du suffrage universel masculin dans un contexte d’instabilité politique

Des incertitudes et des apprentissages du suffrage universel masculin dans un contexte d’instabilité politique

Explication

La période 1848-1880 est marquée par les apprentissages et les incertitudes du suffrage universel masculin, dans un contexte comprenant notamment la République, le coup d’État, le Second Empire et la Commune.

9. Comment les élections de proximité se distinguent-elles des élections nationales ?

Elles mettent principalement en jeu des enjeux européens et internationaux
Elles reposent davantage sur la connaissance directe et l’interconnaissance
Elles suppriment le rôle des relations personnelles entre électeurs et candidats
Elles reposent davantage sur des candidats inconnus présentés par la campagne électorale

Elles reposent davantage sur la connaissance directe et l’interconnaissance

Explication

Dans les élections de proximité, les électeurs peuvent connaître directement les candidats ou entretenir des relations d’interconnaissance. Les élections nationales reposent davantage sur la campagne pour relier électeurs et candidats souvent inconnus.

10. Pourquoi le vote possède-t-il à la fois une dimension individuelle et une dimension collective ?

Parce qu’un choix personnel ne prend un sens politique qu’après l’agrégation des voix
Parce que le vote remplace les institutions par une décision personnelle
Parce que chaque bulletin exprime directement la volonté de l’ensemble des électeurs
Parce qu’un choix collectif est décidé avant que chaque citoyen ne vote individuellement

Parce qu’un choix personnel ne prend un sens politique qu’après l’agrégation des voix

Explication

Le vote commence par un acte individuel, mais sa signification politique apparaît dans le processus collectif d’agrégation des voix. Un bulletin isolé ne constitue donc pas à lui seul le choix collectif.

11. Quelle interprétation de l’abstention, du vote blanc ou du vote nul est conforme à l’analyse proposée ?

Ils correspondent exclusivement à une volonté de préserver l’ordre politique
Ils traduisent nécessairement une absence de citoyenneté et un désintérêt politique
Ils peuvent exprimer un rejet, un désenchantement ou une citoyenneté rebelle
Ils constituent toujours une adhésion implicite aux candidats majoritaires

Ils peuvent exprimer un rejet, un désenchantement ou une citoyenneté rebelle

Explication

L’abstention, le vote blanc et le vote nul peuvent exprimer diverses positions politiques, dont le rejet, le désenchantement ou un espoir révolutionnaire. Ils peuvent donc constituer une forme de citoyenneté rebelle.

12. Quelle différence oppose la démocratie directe à la démocratie représentative concernant le vote ?

La démocratie directe utilise le vote pour les élections locales, tandis que la démocratie représentative l’utilise pour les élections nationales
La démocratie directe délègue la souveraineté à des représentants, tandis que la démocratie représentative l’exerce sans élus
La démocratie directe réserve le vote aux gouvernants, tandis que la démocratie représentative le réserve aux citoyens
La démocratie directe en fait un pouvoir exercé directement, tandis que la démocratie représentative implique une délégation

La démocratie directe en fait un pouvoir exercé directement, tandis que la démocratie représentative implique une délégation

Explication

Dans la démocratie directe, le citoyen exerce directement un pouvoir par le vote. Dans la démocratie représentative, il délègue sa souveraineté à des représentants.

13. Quelle distinction chronologique caractérise l’accès des femmes au vote en France ?

Elles ont exercé certains votes non politiques avant d’obtenir le droit de vote politique en 1944 et de voter en 1945
Elles ont obtenu tous leurs droits de vote en 1936, avant de voter politiquement en 1944
Elles ont voté politiquement dès 1898, puis obtenu certains votes professionnels en 1936
Elles ont voté pour la première fois en 1945, sans avoir participé auparavant à aucun scrutin

Elles ont exercé certains votes non politiques avant d’obtenir le droit de vote politique en 1944 et de voter en 1945

Explication

Les femmes ont participé à certains votes non politiques, notamment dans les tribunaux de commerce depuis 1898, avant d’obtenir le droit de vote politique en 1944 et de voter pour la première fois en 1945.

14. Quelle transformation matérielle du vote s’amorce à partir des années 1880 ?

La généralisation immédiate de la carte électorale obligatoire
Le remplacement du scrutin par un vote exclusivement public
L’introduction progressive de l’isoloir comme élément matériel du vote
La suppression des opérations d’identification des électeurs

L’introduction progressive de l’isoloir comme élément matériel du vote

Explication

L’isoloir est introduit progressivement à partir des années 1880 et devient un élément matériel important du vote. En revanche, la carte électorale n’a pas toujours été obligatoire.

15. Quels éléments caractérisent les campagnes électorales modernes comme séquence préélectorale ?

Le dépouillement, la proclamation des résultats et la validation juridique
Le porte-à-porte, les tracts, les affiches, les images et le recours aux médias
L’inscription administrative, l’identification et l’entrée dans l’isoloir
La négociation entre élus après le scrutin et la formation du gouvernement

Le porte-à-porte, les tracts, les affiches, les images et le recours aux médias

Explication

Les campagnes électorales précèdent le scrutin et mobilisent notamment le porte-à-porte, les tracts, les affiches, les iconographies et les médias. Ces formes de campagne se sont constituées progressivement.

16. Que montrent Maurice Agulhon et Eugen Weber sur l’histoire du vote ?

Les pratiques électorales ont été identiques dans tous les groupes sociaux et géographiques
L’institution du vote a été progressivement appropriée par des groupes dominés et éloignés du champ politique
Le vote est resté réservé aux groupes les plus proches du pouvoir politique
Le vote a été imposé uniquement par les élites urbaines aux populations rurales

L’institution du vote a été progressivement appropriée par des groupes dominés et éloignés du champ politique

Explication

Maurice Agulhon et Eugen Weber ont montré que les groupes les plus dominés et les plus éloignés géographiquement, culturellement et socialement du champ politique se sont progressivement approprié le vote.

17. Pourquoi faut-il historiciser le vote sur le long terme ?

Parce que les électeurs ont toujours utilisé les mêmes pratiques dans des contextes différents
Parce que le vote n’existait pas encore en 1848
Parce que voter en 1848 ne signifie pas voter de la même manière qu’en 2002
Parce que les élections de 2002 reposaient sur des règles entièrement dépourvues d’histoire

Parce que voter en 1848 ne signifie pas voter de la même manière qu’en 2002

Explication

Le vote doit être replacé dans son contexte historique : les pratiques, les significations et les conditions politiques de 1848 diffèrent de celles de 2002.

18. Dans quel ordre se déroulent les principales séquences de l’entour temporel du vote ?

Séquence postélectorale, séquence électorale, puis séquence préélectorale
Séquence préélectorale, séquence électorale, puis séquence postélectorale
Séquence électorale, séquence préélectorale, puis séquence postélectorale
Séquence préélectorale, séquence postélectorale, puis séquence électorale

Séquence préélectorale, séquence électorale, puis séquence postélectorale

Explication

L’entour temporel du vote commence par la campagne préélectorale, se poursuit avec le scrutin, puis s’achève par le dépouillement, les résultats et leurs effets.

19. Comment comprendre la tension entre liberté et encadrement démocratique du vote ?

Le vote est entièrement déterminé par les autorités et ne comporte aucune dimension libre
Le vote est présenté comme libre et pacificateur, tout en étant encadré par des lois, des règles, des lieux et des objets
Un vote libre est nécessairement dépourvu de règles et de rituels
Le caractère pacificateur du vote vient de l’absence de toute procédure matérielle

Le vote est présenté comme libre et pacificateur, tout en étant encadré par des lois, des règles, des lieux et des objets

Explication

Le vote démocratique est conçu comme un geste libre et pacificateur, mais il s’inscrit dans un cadre légal, matériel et rituel qui organise son déroulement.

20. Quelle distinction permet de différencier fraude, corruption et pression électorales ?

La fraude échange des biens, la corruption menace les électeurs et la pression modifie directement les bulletins
La fraude triche directement dans le processus, la corruption échange des biens contre des votes et la pression repose sur des menaces ou sous-entendus
La fraude concerne les campagnes, la corruption les résultats et la pression uniquement le dépouillement
La fraude désigne une autorité sociale, la corruption une préférence politique et la pression un vote secret

La fraude triche directement dans le processus, la corruption échange des biens contre des votes et la pression repose sur des menaces ou sous-entendus

Explication

La fraude agit directement sur le processus électoral, la corruption repose sur un échange de biens contre des votes, tandis que la pression s’exerce par des menaces ou des sous-entendus provenant de figures d’autorité.

21. Quelle opposition structure les deux conceptions du système représentatif ?

La représentation mimétique concerne les campagnes, tandis que la distinction élective concerne uniquement le dépouillement
La représentation mimétique fait de l’élu un autre soi, tandis que la distinction élective le considère comme différent et meilleur
La représentation mimétique repose sur la fraude, tandis que la distinction élective repose sur la corruption
La représentation mimétique réserve le vote aux élites, tandis que la distinction élective le rend obligatoire pour tous

La représentation mimétique fait de l’élu un autre soi, tandis que la distinction élective le considère comme différent et meilleur

Explication

La représentation mimétique suppose que l’élu ressemble à l’électeur et constitue un « autre moi ». La distinction élective considère au contraire l’élu comme différent et meilleur que les citoyens représentés.

22. Quel est l’objet principal de la sociologie électorale ?

L’étude des tendances sociales qui influencent le vote
L’analyse des préférences individuelles entièrement rationnelles
La mesure juridique de la validité des élections
La comparaison des programmes économiques des partis

L’étude des tendances sociales qui influencent le vote

Explication

La sociologie électorale étudie les tendances sociales et les logiques qui déterminent ou influencent le vote. Elle ne réduit donc pas celui-ci à un choix individuel entièrement rationnel.

23. Quel facteur André Siegfried met-il notamment en relation avec les comportements électoraux dans son ouvrage de 1913 ?

La structure des médias audiovisuels
Le niveau de revenu national
La propriété foncière
Le montant des dépenses de campagne

La propriété foncière

Explication

Dans son Tableau politique de la France de l’Ouest sous la Troisième République, André Siegfried corrèle notamment le vote à la propriété foncière, à la densité du clergé et au type d’habitat.

24. Selon Pierre Bourdieu, quel rôle les sondages jouent-ils dans la formation de l’opinion publique ?

Ils remplacent les partis dans la définition des programmes
Ils contribuent à construire les opinions publiques
Ils mesurent uniquement les comportements électoraux passés
Ils reproduisent fidèlement des opinions déjà constituées

Ils contribuent à construire les opinions publiques

Explication

Dans « L’opinion publique n’existe pas », Pierre Bourdieu soutient que les sondages participent à la construction des opinions publiques, plutôt qu’ils ne se contentent de les décrire.

25. Quelle distinction Alain Lancelot établit-il entre deux formes d’abstention ?

L’abstention apathique traduit le désintérêt, tandis que l’abstention protestataire exprime un refus délibéré
L’abstention apathique est collective, tandis que l’abstention protestataire est nécessairement individuelle
L’abstention apathique exprime un refus délibéré, tandis que l’abstention protestataire traduit le désintérêt
L’abstention apathique dépend du niveau d’instruction, tandis que l’abstention protestataire dépend du revenu

L’abstention apathique traduit le désintérêt, tandis que l’abstention protestataire exprime un refus délibéré

Explication

Alain Lancelot distingue l’abstention apathique, liée au désintérêt, de l’abstention protestataire, qui correspond à un refus délibéré.

26. Comment l’économie politique du vote analyse-t-elle principalement le vote ?

Comme un marché d’offres, de demandes, de biens et d’échanges
Comme une expression exclusivement morale des électeurs
Comme un comportement déterminé uniquement par l’identité sociale
Comme une procédure indépendante des coûts et des bénéfices

Comme un marché d’offres, de demandes, de biens et d’échanges

Explication

L’économie politique du vote considère le vote comme un marché et étudie la rationalité des acteurs, les coûts, les bénéfices ainsi que les équilibres de marché.

27. Une hausse de la demande électorale pour une politique publique conduit principalement les partis à quelle stratégie ?

Adapter leurs offres programmatiques pour accroître leur part du marché électoral
Réduire leur présence dans les débats publics
Remplacer les élections par une sélection interne des dirigeants
Maintenir leurs programmes afin d’éviter toute concurrence électorale

Adapter leurs offres programmatiques pour accroître leur part du marché électoral

Explication

Les partis fonctionnent comme des entrepreneurs politiques : ils adaptent leurs offres programmatiques à la demande afin d’augmenter leur part du marché électoral.

28. Pourquoi une forte hausse du chômage peut-elle modifier le vote des électeurs ?

Elle empêche les électeurs d’évaluer la situation économique
Elle rend les électeurs indifférents aux résultats de l’action gouvernementale
Elle fournit un élément de bilan permettant de sanctionner ou de récompenser le gouvernement
Elle supprime automatiquement les différences idéologiques entre les partis

Elle fournit un élément de bilan permettant de sanctionner ou de récompenser le gouvernement

Explication

Les conjonctures de crise ou de croissance et les explosions du chômage influencent le vote, car les électeurs peuvent utiliser le bilan économique pour récompenser ou sanctionner un gouvernement.

29. Qu’est-ce qu’une culture politique ?

Un programme électoral élaboré par un parti politique
Une opinion individuelle formée indépendamment de toute socialisation
Un ensemble collectif de normes, de valeurs, de connaissances et de croyances politiques
Une préférence temporaire pour un candidat particulier

Un ensemble collectif de normes, de valeurs, de connaissances et de croyances politiques

Explication

La culture politique regroupe des normes, valeurs, connaissances et croyances qui définissent les comportements et attitudes politiques d’une collectivité. Elle est donc collective et socialement située.

30. Quelle caractéristique Serge Berstein attribue-t-il aux différentes cultures politiques ?

Elles se limitent aux opinions exprimées pendant les campagnes électorales
Elles sont définies principalement par les ressources financières des partis
Elles possèdent des codes, des lieux de mémoire et des réseaux de sociabilité spécifiques
Elles reposent toutes sur les mêmes symboles et les mêmes réseaux sociaux

Elles possèdent des codes, des lieux de mémoire et des réseaux de sociabilité spécifiques

Explication

Serge Berstein distingue plusieurs cultures politiques, chacune ayant ses propres codes, lieux de mémoire et réseaux de sociabilité.

31. Quelle relation distingue l’engagement du militantisme ?

L’engagement est plus large, tandis que le militantisme implique un groupe généralement plus institutionnalisé et idéologique
L’engagement est toujours idéologique, tandis que le militantisme repose sur une participation occasionnelle
L’engagement est nécessairement partisan, tandis que le militantisme désigne toute action individuelle
L’engagement et le militantisme désignent exactement la même forme de participation politique

L’engagement est plus large, tandis que le militantisme implique un groupe généralement plus institutionnalisé et idéologique

Explication

L’engagement constitue une catégorie plus large. Le militantisme désigne plus précisément un engagement dans un groupe plus ou moins institutionnalisé et généralement davantage idéologique.

32. Quelle série de questions permet d’analyser globalement un vote dans une dissertation d’histoire politique ?

Qui vote, dans quel cadre, où, quand, comment, combien, pourquoi et pour quoi
Quelle loi organise le scrutin, quel ministre la propose et quel journal la commente
Quel parti gagne, avec quel slogan, dans quelle région et avec quelle majorité
Combien de candidats se présentent, quels programmes ils défendent et quels résultats ils obtiennent

Qui vote, dans quel cadre, où, quand, comment, combien, pourquoi et pour quoi

Explication

L’analyse globale du vote doit prendre en compte ses acteurs, son cadre, sa localisation, sa temporalité, ses modalités, son ampleur et ses finalités. Elle ne se limite donc pas aux résultats électoraux.

33. Pour une étude couvrant la période 1848-2002, quelle césure peut structurer utilement le plan d’une dissertation ?

1905
1880
1852
1991

1880

Explication

1880 fait partie des principales césures possibles du programme, avec 1877-1879, 1888, 1914, 1944, 1962 et 1974. Les autres dates proposées ne figurent pas dans cette liste de césures privilégiées.

34. Pourquoi un plan chrono-thématique est-il généralement préférable à un plan strictement thématique pour étudier l’évolution historique du vote ?

Il articule les périodes et les thèmes tout en préservant les évolutions et le contexte
Il remplace l’analyse historique par une présentation successive des institutions
Il impose de traiter tous les événements dans l’ordre exact de leur déroulement
Il regroupe chaque thème dans une partie unique afin d’éviter toute référence chronologique

Il articule les périodes et les thèmes tout en préservant les évolutions et le contexte

Explication

Le plan chrono-thématique combine la chronologie et les thèmes, ce qui permet de conserver la contextualisation et les évolutions historiques. Un plan strictement thématique risque au contraire d’écraser ces évolutions et de provoquer des répétitions ou des anachronismes.

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Qu'est-ce que le vote selon Johanna SIMEANT ?

Une procédure formelle pour dégager un choix collectif par décompte de choix individuels.

Qu'est-ce que l'élection selon Olivier NAY ?

Une technique de désignation des gouvernants par une procédure de vote.

Quelles élections le programme étudie-t-il en France de 1848 à 2002 ?

Les présidentielles, législatives, sénatoriales, régionales, départementales, municipales et européennes.

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