QCM : Accompagnement des proches aidants — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle situation correspond le mieux à la définition d’un aidant ?

Une personne qui apporte régulièrement une aide indispensable à un proche en perte d’autonomie, sans exercer ce rôle comme emploi
Un membre de la famille qui rend visite à un proche sans intervenir dans ses activités quotidiennes
Un bénévole qui participe ponctuellement à une activité collective destinée aux personnes âgées
Un professionnel qui accompagne une personne dépendante dans le cadre de ses fonctions rémunérées

Une personne qui apporte régulièrement une aide indispensable à un proche en perte d’autonomie, sans exercer ce rôle comme emploi

Explication

L’aidant apporte régulièrement une aide indispensable à une personne malade, handicapée ou en perte d’autonomie, dans un cadre non professionnel. Le professionnel, lui, intervient dans le cadre de son emploi et ne relève donc pas de cette définition.

2. Quelle caractéristique distingue principalement l’aidant défini par l’article 51 de la loi du 28 décembre 2015 d’un intervenant professionnel ?

L’aidant intervient dans le cadre d’un emploi rémunéré consacré à l’accompagnement quotidien
L’aidant apporte une aide régulière et fréquente à titre non professionnel pour les actes de la vie quotidienne
L’aidant apporte une aide ponctuelle qui concerne principalement les démarches administratives
L’aidant accompagne une personne uniquement lorsqu’un médecin lui confie officiellement cette mission

L’aidant apporte une aide régulière et fréquente à titre non professionnel pour les actes de la vie quotidienne

Explication

L’article 51 définit l’aidant comme une personne qui aide régulièrement et fréquemment, à titre non professionnel, pour accomplir des actes de la vie quotidienne. L’intervention dans le cadre d’un emploi correspond plutôt à l’aide professionnelle.

3. Quelle estimation décrit le mieux le nombre d’aidants informels ou familiaux en France ?

Entre 2 et 4 millions, soit environ un Français sur vingt
Entre 15 et 18 millions, soit près d’un Français sur trois
Entre 8 et 11 millions, soit environ un Français sur six
Entre 20 et 25 millions, soit environ un Français sur deux

Entre 8 et 11 millions, soit environ un Français sur six

Explication

La France compterait entre 8 et 11 millions d’aidants informels ou familiaux, ce qui représente environ un Français sur six. Les autres estimations s’écartent fortement de l’ordre de grandeur indiqué.

4. Laquelle de ces propositions présente correctement une catégorie d’aide du proche aidant ?

La gestion professionnelle, incluse dans le soutien moral et psychologique
L’aide aux soins, distincte des aides matérielles et financières
La cohabitation familiale, considérée comme une aide administrative à la décision
La surveillance juridique, confondue avec l’aide physique à la mobilité

L’aide aux soins, distincte des aides matérielles et financières

Explication

L’aide aux soins constitue l’une des six principales catégories d’aide, tandis que les aides matérielles et financières forment une catégorie différente. Les autres propositions mélangent des catégories d’aide avec des situations ou des notions qui ne leur correspondent pas.

5. Quelle affirmation chiffrée sur les aidants est exacte ?

34 % vivent au même domicile que la personne aidée
14 % vivent au même domicile que la personne aidée
86 % vivent au même domicile que la personne aidée
52 % vivent au même domicile que la personne aidée

14 % vivent au même domicile que la personne aidée

Explication

La cohabitation avec la personne aidée concerne 14 % des aidants. Le chiffre de 86 % correspond à la proportion d’aidants qui aident un membre de leur famille, ce qui ne signifie pas qu’ils vivent avec lui.

6. Comment s’organise généralement l’accompagnement lorsqu’une personne aidée bénéficie du soutien de plusieurs proches ?

Chaque proche intervient sans coordination, car les responsabilités ne peuvent pas être réparties
La personne aidée doit choisir un seul proche, les autres ne pouvant pas participer à l’accompagnement
Un professionnel devient automatiquement responsable de toutes les tâches réalisées par la famille
Un aidant principal peut coordonner les tâches ou les partager avec les autres aidants

Un aidant principal peut coordonner les tâches ou les partager avec les autres aidants

Explication

Plusieurs aidants peuvent accompagner une même personne, avec souvent un aidant principal qui coordonne ou partage les tâches. La présence d’un aidant principal n’empêche donc pas la participation d’autres proches.

7. Sur quels éléments repose principalement la relation entre une personne soignée et son aidant ?

Un échange professionnel organisé autour d’objectifs de soins définis par un employeur
Une distance affective destinée à préserver l’indépendance émotionnelle des deux personnes
Une relation principalement administrative fondée sur la répartition des responsabilités financières
Une confiance mutuelle, une réciprocité forte et une histoire familiale donnant du sens à l’aide

Une confiance mutuelle, une réciprocité forte et une histoire familiale donnant du sens à l’aide

Explication

La relation soigné-aidant s’appuie sur la confiance mutuelle, la réciprocité et une histoire familiale, tandis que l’aide peut donner du sens et de la satisfaction à l’aidant. Une relation professionnelle encadrée par un employeur décrit plutôt l’intervention d’un salarié.

8. Quel risque le don de soi et le sentiment d’obligation peuvent-ils entraîner chez l’aidant ?

Une amélioration générale de son équilibre de vie grâce à une implication accrue auprès du proche
Une prise en charge financière complète de ses besoins personnels par les services sociaux
Une négligence de sa santé, de sa vie familiale ou professionnelle, de ses finances et de ses besoins personnels
Une disparition du lien affectif avec la personne aidée et une réduction automatique des tâches assumées

Une négligence de sa santé, de sa vie familiale ou professionnelle, de ses finances et de ses besoins personnels

Explication

Le don de soi et le sentiment d’obligation peuvent conduire l’aidant à s’oublier et à négliger plusieurs dimensions de sa vie. Ils ne provoquent pas automatiquement une rupture du lien ni une amélioration de son équilibre personnel.

9. Quelle difficulté concerne plus de 40 % des proches aidants ?

Maintenir une relation équilibrée avec tous les professionnels intervenant auprès du patient
Organiser les déplacements du patient sans modifier ses habitudes de vie quotidiennes
Concilier les responsabilités professionnelles, personnelles, familiales et sociales avec l’aide apportée
Obtenir une reconnaissance administrative pour chaque acte d’aide réalisé au domicile

Concilier les responsabilités professionnelles, personnelles, familiales et sociales avec l’aide apportée

Explication

Plus de 40 % des aidants déclarent avoir des difficultés à articuler leur rôle avec leurs différentes sphères de vie. Le fait d’avoir une activité professionnelle ne garantit donc pas une conciliation facile entre travail et aide.

10. Quels retentissements sont décrits par 75 % des aidants ?

Un stress et une fatigue permanents, associés à des frais financiers importants
Une diminution des responsabilités familiales, avec une amélioration du repos quotidien
Des douleurs physiques occasionnelles, sans conséquence financière notable
Une absence d’aide de l’entourage, accompagnée d’un isolement social marqué

Un stress et une fatigue permanents, associés à des frais financiers importants

Explication

Selon les données fournies, 75 % des aidants rapportent un stress et une fatigue permanents ainsi que des dépenses financières importantes. L’absence d’aide concerne une autre proportion, soit 37 % des aidants.

11. Dans quelle situation le risque d’épuisement de l’aidant est-il le plus élevé ?

Lorsque l’aidant reçoit des conseils, partage les tâches et conserve des relations sociales régulières
Lorsque l’aidant réduit son implication, tandis que l’état du patient reste stable et bien suivi
Lorsque l’aidant se surinvestit, que l’état du patient s’aggrave et que son isolement social augmente
Lorsque l’aidant bénéficie d’un soutien professionnel et adapte progressivement son organisation quotidienne

Lorsque l’aidant se surinvestit, que l’état du patient s’aggrave et que son isolement social augmente

Explication

L’épuisement résulte de la combinaison d’un surinvestissement, de l’aggravation de l’état de santé du patient et de l’isolement social. Le soutien, le partage des tâches et le maintien des liens sociaux constituent au contraire des facteurs protecteurs.

12. Quel ensemble regroupe des retentissements possibles du rôle d’aidant ?

Accès facilité aux soins, disparition de la fatigue et meilleure disponibilité pour les activités sociales
Douleurs liées à la manutention, isolement, précarité, charge mentale et conflits familiaux
Amélioration systématique du sommeil, renforcement financier et diminution des responsabilités familiales
Progression professionnelle régulière, élargissement des loisirs et réduction des tensions relationnelles

Douleurs liées à la manutention, isolement, précarité, charge mentale et conflits familiaux

Explication

Les retentissements peuvent être physiques, familiaux, sociaux et psychologiques, avec notamment des douleurs de manutention, de l’isolement, de la précarité, une charge mentale et des conflits. Les autres ensembles présentent surtout des effets favorables ou des affirmations non établies.

13. Quel effet positif peut être associé au rôle d’aidant ?

Une diminution de l’implication affective et une limitation des contacts avec l’entourage
Un sentiment d’impuissance face aux besoins et une aggravation des tensions familiales
Un sentiment d’utilité et une satisfaction personnelle dans la relation avec le patient
Une réduction des échanges avec le patient et une perte progressive des responsabilités

Un sentiment d’utilité et une satisfaction personnelle dans la relation avec le patient

Explication

Le rôle d’aidant peut améliorer la relation avec le patient et procurer un sentiment d’utilité, de fierté et de satisfaction personnelle. Le sentiment d’impuissance relève plutôt d’un retentissement psychologique négatif.

14. Quelle évolution peut résulter de l’expérience acquise comme proche aidant ?

La disparition des contraintes financières et la réduction des responsabilités liées au patient
Le développement de compétences transposables dans le monde professionnel et de nouvelles amitiés
La diminution des compétences relationnelles et l’éloignement progressif de l’entourage
L’abandon des relations sociales et la perte des capacités utiles dans la vie professionnelle

Le développement de compétences transposables dans le monde professionnel et de nouvelles amitiés

Explication

Le rôle d’aidant peut favoriser de nouvelles amitiés et permettre d’acquérir des compétences utilisables dans le monde professionnel. La perte financière constitue au contraire un retentissement social négatif, et non un effet positif.

15. Quelle démarche relève du rôle de l’aide-soignant auprès d’un proche aidant ?

Recueillir des données, clarifier sa place, établir une relation adaptée et l’orienter si nécessaire
Décider de sa participation aux soins, transmettre toutes les informations et assurer seul son accompagnement
Limiter les échanges au patient, éviter l’évaluation de ses besoins et attendre une demande formelle
Remplacer les professionnels spécialisés, fixer ses responsabilités et contrôler son organisation familiale

Recueillir des données, clarifier sa place, établir une relation adaptée et l’orienter si nécessaire

Explication

L’aide-soignant recueille des informations sur l’aidant, clarifie sa place, développe une relation adaptée et l’oriente vers les ressources appropriées si besoin. Il ne remplace pas les professionnels spécialisés et ne décide pas seul de la place de l’aidant.

16. Quelle distinction caractérise le proche aidant et la personne de confiance ?

Le proche aidant exprime les volontés médicales, tandis que la personne de confiance assure principalement les tâches domestiques
Le proche aidant est désigné par l’équipe, tandis que la personne de confiance est choisie pour réaliser les soins quotidiens du patient
Le proche aidant et la personne de confiance ont une fonction identique, mais portent des appellations différentes selon les établissements
Le proche aidant aide au quotidien, tandis que la personne de confiance est désignée pour assister le patient et être consultée s’il ne peut plus exprimer sa volonté

Le proche aidant aide au quotidien, tandis que la personne de confiance est désignée pour assister le patient et être consultée s’il ne peut plus exprimer sa volonté

Explication

Le proche aidant intervient dans l’aide quotidienne, alors que la personne de confiance est désignée par le patient pour l’assister et être consultée lorsqu’il ne peut plus exprimer sa volonté. Ces fonctions peuvent être exercées par des personnes différentes.

17. À quelle condition l’aide-soignant peut-il associer un proche aidant au partage d’informations ?

Dès lors qu’un membre de la famille est présent lors de l’échange avec l’équipe
Après la demande d’un professionnel, même si le patient n’a pas exprimé son accord
Après l’accord du patient, dans le respect de son autonomie et de ses choix
Lorsque le proche aidant affirme connaître les habitudes et les besoins du patient

Après l’accord du patient, dans le respect de son autonomie et de ses choix

Explication

Le partage d’informations avec le proche aidant nécessite l’accord du patient et doit respecter son autonomie ainsi que ses choix. La simple présence familiale ou la proximité affective ne suffit pas à autoriser cette transmission.

18. Comment l’aide-soignant doit-il accompagner la place du proche aidant ?

Se concentrer sur les capacités du patient, laisser l’aidant s’adapter et intervenir uniquement en cas d’échec
Lui attribuer une place fixe, vérifier l’exécution des soins et lui transmettre les responsabilités de l’équipe
Évaluer ses attentes, besoins, capacités et limites, respecter son choix de participation et le former si nécessaire
Privilégier les tâches techniques, réduire ses choix et organiser son intervention selon les besoins du service

Évaluer ses attentes, besoins, capacités et limites, respecter son choix de participation et le former si nécessaire

Explication

L’aide-soignant évalue les attentes, les besoins, les capacités et les limites de l’aidant, puis lui laisse choisir sa place et peut l’éduquer aux soins ou à l’aide quotidienne. Une place imposée ne respecte pas l’autonomie de l’aidant ni ses possibilités réelles.

19. À quelle date les ministères chargés des Solidarités et du Handicap ont-ils présenté la stratégie nationale de mobilisation et de soutien pour les aidants couvrant la période 2023-2027 ?

Le 6 octobre 2022
Le ement 6 novembre 2023
Le 6 septembre 2024
Le 6 octobre 2023

Le 6 octobre 2023

Explication

La stratégie nationale de mobilisation et de soutien 2023-2027 a été présentée le 6 octobre 2023. La confusion avec 2022 modifie l’année de présentation et ne correspond pas à la date établie.

20. Quelle mesure du plan facilite l’accès des aidants à l’information dans chaque département ?

La création d’une allocation destinée à financer chaque séjour de vacances répit
La désignation d’un interlocuteur unique au sein du service public départemental de l’autonomie
La mise en place d’un congé professionnel identique pour tous les aidants
La réservation de places d’accueil temporaire dans les établissements médico-sociaux

La désignation d’un interlocuteur unique au sein du service public départemental de l’autonomie

Explication

Le plan prévoit notamment la formation des professionnels et l’accès des aidants à un interlocuteur unique dans chaque département. Les places d’accueil et les séjours de répit relèvent d’autres mesures et ne constituent pas ce dispositif d’information.

21. Quel objectif chiffré est associé au développement de l’accueil temporaire et de l’accueil de jour dans le plan 2023-2027 ?

Créer 9 000 places supplémentaires
Créer 6 000 places supplémentaires
Créer 12 000 places supplémentaires
Créer 3 000 places supplémentaires

Créer 6 000 places supplémentaires

Explication

Le plan prévoit la création de 6 000 places supplémentaires d’accueil temporaire et d’accueil de jour. Les autres chiffres ne correspondent pas à l’objectif annoncé pour ces dispositifs de répit.

22. Pourquoi le soignant doit-il repérer les signes d’épuisement et les appels à l’aide chez un aidant ?

Parce qu’un épuisement, un isolement ou un sentiment d’incompréhension peut favoriser une maltraitance non intentionnelle
Parce que ces signes permettent de remplacer automatiquement l’aidant par un professionnel à domicile
Parce qu’ils prouvent que la personne aidée refuse toute forme d’accompagnement institutionnel
Parce qu’ils indiquent qu’une demande d’allocation journalière doit être acceptée sans évaluation complémentaire

Parce qu’un épuisement, un isolement ou un sentiment d’incompréhension peut favoriser une maltraitance non intentionnelle

Explication

Le repérage est nécessaire car l’épuisement, l’isolement ou l’incompréhension de l’aidant peuvent conduire à une maltraitance non intentionnelle. Ces signes ne déclenchent pas automatiquement un remplacement, une allocation ou un refus d’accompagnement.

Révisez avec les flashcards

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Qu'est-ce qu'un aidant ?

Une personne aidant régulièrement une personne en perte d'autonomie.

Comment l'article 51 de la loi du 28/12/2015 définit-il l'aidant ?

Une personne aidant régulièrement et fréquemment sans être professionnelle.

Combien d'aidants informels compte la France ?

Entre 8 et 11 millions d'aidants.

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