QCM : Amylose cardiaque — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment définir l’amylose cardiaque ?

Une accumulation intracellulaire de lipides dans les cardiomyocytes
Une fibrose valvulaire progressive liée à une infection chronique
Une inflammation diffuse du péricarde avec épanchement liquidien
Des dépôts extracellulaires de fibrilles amyloïdes dans le cœur

Des dépôts extracellulaires de fibrilles amyloïdes dans le cœur

Explication

L’amylose cardiaque se caractérise par des dépôts extracellulaires de fibrilles amyloïdes dans le tissu cardiaque, dans une maladie localisée ou systémique. L’accumulation lipidique concerne un autre mécanisme et ne définit pas cette affection.

2. Pourquoi l’atteinte cardiaque est-elle particulièrement importante dans une amylose systémique ?

Parce qu’elle entraîne généralement une guérison spontanée
Parce qu’elle détermine le pronostic de l’affection
Parce qu’elle rend l’atteinte neurologique impossible
Parce qu’elle confirme la localisation rénale de la maladie

Parce qu’elle détermine le pronostic de l’affection

Explication

L’atteinte cardiaque détermine le pronostic d’une affection systémique et l’amylose cardiaque est souvent diagnostiquée tardivement. Une localisation cardiaque ne confirme pas une atteinte rénale et n’empêche pas d’autres manifestations systémiques.

3. Quel enchaînement physiopathologique explique l’insuffisance cardiaque liée aux dépôts amyloïdes ?

Destruction valvulaire, régurgitation aiguë, baisse du débit puis restriction myocardique
Inflammation péricardique, compression cardiaque, hausse de la compliance puis hypertrophie
Épaississement myocardique, restriction, hausse des pressions de remplissage puis insuffisance cardiaque
Dilatation ventriculaire, augmentation de la compliance, baisse des pressions puis insuffisance cardiaque

Épaississement myocardique, restriction, hausse des pressions de remplissage puis insuffisance cardiaque

Explication

Les fibrilles amyloïdes épaississent le myocarde et le rendent restrictif, ce qui élève les pressions de remplissage et conduit à l’insuffisance cardiaque. Une augmentation de la compliance ne correspond pas au mécanisme restrictif de l’amylose.

4. Quel mécanisme explique le microvoltage observé à l’ECG dans l’amylose cardiaque ?

L’élévation des pressions de remplissage raccourcit la durée des potentiels d’action
L’hypertrophie myocardique augmente la propagation électrique dans les ventricules
La dilatation auriculaire accélère la conduction et amplifie les complexes QRS
L’infiltration du tissu de conduction diminue l’amplitude du signal électrique

L’infiltration du tissu de conduction diminue l’amplitude du signal électrique

Explication

Le dépôt amyloïde dans le tissu de conduction provoque des troubles conductifs et réduit l’amplitude du signal électrique, donnant un microvoltage. L’hypertrophie échographique ne s’accompagne pas nécessairement d’une augmentation des voltages dans ce contexte.

5. Quelle association correspond aux principales manifestations cardiaques de l’amylose ?

Douleur thoracique isolée, tachycardie ventriculaire et insuffisance cardiaque gauche prédominante
Claudication intermittente, hypertension pulmonaire primitive et myocardite virale
Dyspnée avec insuffisance cardiaque droite, bloc auriculo-ventriculaire et fibrillation auriculaire
Syncope fébrile, péricardite aiguë et sténose mitrale rapidement progressive

Dyspnée avec insuffisance cardiaque droite, bloc auriculo-ventriculaire et fibrillation auriculaire

Explication

Les manifestations principales comprennent une dyspnée avec insuffisance cardiaque droite disproportionnée, des troubles conductifs et des troubles du rythme auriculaire. La péricardite et la sténose mitrale ne constituent pas l’association caractéristique décrite ici.

6. Quel est l’intérêt des taux de NT-proBNP et de troponines dans l’amylose cardiaque ?

Ils mesurent la conduction cardiaque et localisent un bloc auriculo-ventriculaire
Ils fournissent des informations diagnostiques, pronostiques et thérapeutiques
Ils identifient directement le type de dépôt par imagerie moléculaire
Ils remplacent l’échocardiographie pour évaluer la morphologie myocardique

Ils fournissent des informations diagnostiques, pronostiques et thérapeutiques

Explication

Le NT-proBNP et les troponines sont des biomarqueurs fréquemment élevés qui ont un intérêt diagnostique, pronostique et thérapeutique. Ils ne caractérisent pas directement les dépôts comme peuvent le faire certaines techniques d’imagerie.

7. Quel ensemble de signes électrocardiographiques oriente vers une amylose cardiaque ?

Hémibloc isolé, ondes U proéminentes et élargissement exclusif de l’onde P
Surcharge électrique gauche, ondes T géantes et raccourcissement constant du PR
Microvoltage, ondes Q de pseudo-nécrose précordiale et bloc auriculo-ventriculaire
Sus-décalage diffus du ST, alternance électrique et disparition des ondes P

Microvoltage, ondes Q de pseudo-nécrose précordiale et bloc auriculo-ventriculaire

Explication

L’ECG peut montrer un microvoltage, des ondes Q de pseudo-nécrose précordiale et des troubles de conduction comme le bloc auriculo-ventriculaire. Ces signes diffèrent d’un tableau typique de surcharge électrique gauche ou de péricardite aiguë.

8. Quel aspect échocardiographique est typique de l’amylose cardiaque ?

Épaississement asymétrique du septum, obstruction dynamique et profil Doppler accéléré
Amincissement global des parois, épanchement péricardique et profil Doppler normal
Hypertrophie concentrique du ventricule gauche, aspect en cocarde et profil Doppler restrictif
Dilatation isolée du ventricule gauche, hypercontractilité et profil Doppler largement compliant

Hypertrophie concentrique du ventricule gauche, aspect en cocarde et profil Doppler restrictif

Explication

L’échocardiographie retrouve typiquement une hypertrophie concentrique des parois du ventricule gauche, un aspect en cocarde et un profil Doppler restrictif. L’épaississement asymétrique avec obstruction dynamique évoque davantage une cardiomyopathie hypertrophique.

9. Quels traceurs osseux sont utilisés en scintigraphie myocardique dans l’évaluation de l’amylose à transthyrétine ?

Le MDP, le HDMP et le PYP
Le FDG, le pyrophosphate et le thallium
Le thallium, le technétium et le gadolinium
Le gadolinium, le MDP et le FDG

Le MDP, le HDMP et le PYP

Explication

La scintigraphie myocardique utilise notamment le méthylène diphosphonate, l’hydroxyméthylène diphosphonate et le pyrophosphate, qui sont des traceurs osseux associés à l’amylose à transthyrétine. Le gadolinium est employé en IRM, tandis que le FDG et le thallium correspondent à d’autres indications d’imagerie.

10. Quel signe d’IRM cardiaque est particulièrement évocateur d’une amylose myocardique ?

Le rehaussement tardif limité à un territoire coronaire précis
L’épaississement isolé du péricarde avec calcifications diffuses
L’annulation du signal myocardique avant celle du signal sanguin
La diminution du T1 myocardique avec réduction de l’ECV

L’annulation du signal myocardique avant celle du signal sanguin

Explication

Dans l’amylose cardiaque, l’annulation du signal myocardique avant celle du sang constitue un signe d’IRM particulièrement caractéristique. Un rehaussement tardif diffus peut aussi être observé, mais il est moins spécifique, tandis que les deux autres propositions orientent vers d’autres mécanismes.

11. Chez un patient suspect d’amylose cardiaque, quelle stratégie de biopsie est généralement privilégiée lorsque cela est possible ?

Réaliser une biopsie extracardiaque accessible avant d’envisager l’endomyocarde
Limiter l’exploration aux glandes salivaires lorsque l’IRM est anormale
Commencer par une biopsie endomyocardique afin d’éviter les prélèvements périphériques
Reporter toute biopsie jusqu’à l’apparition d’une insuffisance cardiaque sévère

Réaliser une biopsie extracardiaque accessible avant d’envisager l’endomyocarde

Explication

Les biopsies des glandes salivaires accessoires, de la peau, de la graisse abdominale ou du canal carpien sont privilégiées lorsqu’elles sont accessibles. La biopsie endomyocardique est réservée au dernier recours, et non utilisée en première intention.

12. Quelle combinaison caractérise les dépôts amyloïdes à l’examen histologique ?

Un aspect granulomateux, une coloration de Ziehl-Neelsen et une biréfringence rouge
Un aspect amorphe, une coloration au Rouge Congo et une biréfringence jaune-vert
Un aspect fibrillaire visible en routine, une coloration de Gram et une fluorescence verte
Un aspect cristallin, une coloration à l’hématoxyline et une fluorescence bleue

Un aspect amorphe, une coloration au Rouge Congo et une biréfringence jaune-vert

Explication

Les dépôts amyloïdes sont amorphes, se colorent par le Rouge Congo et présentent un dichroïsme ainsi qu’une biréfringence jaune-vert en lumière polarisée. Les autres associations correspondent à des caractéristiques histologiques qui ne définissent pas l’amylose.

13. Quel élément distingue le mieux une cardiomyopathie hypertrophique d’une atteinte cardiaque amyloïde ?

Un rehaussement tardif sous-épicardique prédominant dans les régions basales
Un péricarde épaissi dépassant 4 mm avec des calcifications au scanner
Un épaississement myocardique concentrique associé à un microvoltage marqué à l’ECG
Une hypertrophie septale asymétrique majeure avec absence de microvoltage à l’ECG

Une hypertrophie septale asymétrique majeure avec absence de microvoltage à l’ECG

Explication

La cardiomyopathie hypertrophique se caractérise par une hypertrophie souvent asymétrique à prédominance septale et par l’absence de microvoltage à l’ECG. Le microvoltage avec épaississement myocardique évoque davantage l’amylose, tandis que les deux autres propositions orientent vers la sarcoïdose ou la péricardite constrictive.

14. Quel ensemble d’éléments oriente vers une péricardite chronique constrictive plutôt que vers une amylose cardiaque ?

Un rehaussement tardif sous-épicardique associé à une sarcoïdose pulmonaire
Des antécédents de tuberculose et un péricarde épaissi avec des calcifications
Une hypertrophie myocardique diffuse accompagnée d’un microvoltage électrique
Une hypertrophie septale asymétrique avec obstruction intraventriculaire possible

Des antécédents de tuberculose et un péricarde épaissi avec des calcifications

Explication

La péricardite constrictive peut être suggérée par des antécédents de tuberculose, d’irradiation ou de péricardite, ainsi que par un péricarde épaissi et calcifié. L’amylose épaissit principalement le myocarde, tandis que les autres signes évoquent respectivement une atteinte amyloïde, une cardiomyopathie hypertrophique ou une sarcoïdose.

15. À quelle situation biologique et hématologique l’amylose à chaînes légères, ou amylose AL, est-elle principalement associée ?

À une mutation Val30Met entraînant une neuropathie précoce
À un myélome ou à une gammapathie monoclonale avec production de chaînes légères
À une mutation du gène TTR produisant une transthyrétine anormale
À une forme sénile sans mutation touchant surtout les hommes âgés

À un myélome ou à une gammapathie monoclonale avec production de chaînes légères

Explication

L’amylose AL est liée à une production de chaînes légères, souvent dans le contexte d’un myélome ou d’une gammapathie monoclonale. Les mutations de TTR, la forme sénile sans mutation et la mutation Val30Met concernent des formes d’amylose à transthyrétine.

16. Quel mode de transmission caractérise l’amylose à transthyrétine mutée ?

Une transmission mitochondriale avec une expression maternelle constante
Une transmission liée à l’X avec une atteinte masculine prédominante
Une transmission autosomique dominante avec une pénétrance variable
Une transmission autosomique récessive avec une expression homogène

Une transmission autosomique dominante avec une pénétrance variable

Explication

L’amylose à transthyrétine mutée résulte de mutations du gène TTR situé sur le chromosome 18 et se transmet sur un mode autosomique dominant, avec une pénétrance et un spectre phénotypique variables. Les autres modes de transmission ne correspondent pas à cette forme de la maladie.

17. Quel profil clinique évoque le plus une amylose à transthyrétine sauvage ou sénile ?

Un homme âgé présentant une insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée et un canal carpien bilatéral
Une femme jeune avec macroglossie, purpura péri-orbitaire et gammapathie monoclonale
Un patient présentant une amylose liée à une chaîne légère lambda et un myélome
Un adulte porteur d’une mutation Val30Met avec neuropathie débutant vers 25 ans

Un homme âgé présentant une insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée et un canal carpien bilatéral

Explication

L’amylose à transthyrétine sauvage touche principalement les hommes âgés et associe fréquemment une insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée à un syndrome du canal carpien, parfois bilatéral. La macroglossie, le purpura, la chaîne légère lambda et le myélome orientent vers l’amylose AL, tandis que Val30Met correspond à une forme mutée.

18. Quelle médiane de survie est associée à l’amylose cardiaque AL ?

Environ 3,6 ans
Environ 6 mois
Environ 10 ans
Environ 2,5 ans

Environ 6 mois

Explication

L’amylose cardiaque AL est associée à une médiane de survie d’environ 6 mois. Les médianes de 2,5 et 3,6 ans concernent respectivement les formes à transthyrétine mutée et sauvage.

19. Quelle association décrit correctement une complication possible de l’amylose cardiaque et son mécanisme ?

Une mort subite est provoquée par une simple hypotension orthostatique
Une embolie peut survenir malgré un rythme sinusal
Une insuffisance cardiaque réfractaire apparaît après une tachycardie supraventriculaire
Une embolie résulte nécessairement d’une fibrillation ventriculaire

Une embolie peut survenir malgré un rythme sinusal

Explication

Des complications emboliques peuvent survenir malgré un rythme sinusal dans l’amylose cardiaque. La mort subite relève plutôt de troubles ventriculaires ou conductifs graves, et non d’une simple hypotension orthostatique.

20. Chez un patient atteint d’amylose AL au stade III, quel traitement spécifique est indiqué ?

Melphalan et dexaméthasone
Diurétique et anticoagulant
Bortézomib, cyclophosphamide et dexaméthasone
Tafamidis et placebo

Bortézomib, cyclophosphamide et dexaméthasone

Explication

Au stade III de l’amylose AL, le traitement spécifique repose sur l’association bortézomib-cyclophosphamide-dexaméthasone. L’association melphalan-dexaméthasone concerne les stades I et II.

21. Quelle mesure relève du traitement non spécifique de l’amylose cardiaque en cas de rétention hydrosodée ?

Utiliser des diurétiques pour réduire la surcharge liquidienne
Remplacer les diurétiques par un inhibiteur de l’enzyme de conversion
Introduire systématiquement un bêtabloquant pour contrôler le rythme
Maintenir la digoxine afin de corriger l’hypotension orthostatique

Utiliser des diurétiques pour réduire la surcharge liquidienne

Explication

Les diurétiques sont utilisés en cas de rétention hydrosodée afin de contrôler la surcharge liquidienne. Les IEC, les ARA II, les bêtabloquants et la digoxine peuvent être évités ou retirés en raison de l’hypotension orthostatique.

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Qu'est-ce que l'amylose cardiaque ?

Des dépôts extracellulaires de fibrilles amyloïdes dans le cœur.

Dans quel cadre surviennent les dépôts amyloïdes cardiaques ?

Dans une maladie localisée ou systémique.

Quel est le moment fréquent du diagnostic de l'amylose cardiaque ?

Souvent diagnostiquée tardivement.

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