QCM : Adhérences et jonctions cellulaires — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne l’adhésion cellulaire ?

Le transport des molécules dissoutes à travers les membranes cellulaires
L’ensemble des mécanismes permettant aux cellules d’adhérer entre elles ou à leur environnement
La division coordonnée des cellules au cours du développement des tissus
La production de signaux électriques permettant aux cellules de communiquer à distance

L’ensemble des mécanismes permettant aux cellules d’adhérer entre elles ou à leur environnement

Explication

L’adhésion cellulaire regroupe les mécanismes cellulaires et moléculaires qui permettent une fixation entre cellules ou avec le milieu environnant. La communication électrique concerne une autre fonction cellulaire et ne définit pas l’adhésion.

2. Une interaction entre deux molécules d’adhérence différentes est qualifiée de quelle manière ?

Hétérophilique
Homophilique
Hétérotypique
Homotypique

Hétérophilique

Explication

Une liaison hétérophilique met en jeu deux molécules d’adhérence différentes. Le terme hétérotypique concerne plutôt l’identité des cellules liées, et non celle des molécules.

3. Deux cellules différentes réunies par une interaction d’adhérence forment une liaison de quel type cellulaire ?

Homophilique
Hétérotypique
Homotypique
Hétérophilique

Hétérotypique

Explication

Une liaison hétérotypique unit des cellules de types différents. Une liaison hétérophilique se définit, elle, par la différence entre les molécules d’adhérence impliquées.

4. Quelle distinction décrit correctement les CAM et les SAM ?

Les CAM forment des jonctions intracellulaires, tandis que les SAM contrôlent la division cellulaire
Les CAM reconnaissent les ions, tandis que les SAM transportent les protéines à travers la membrane
Les CAM relient une cellule à la matrice extracellulaire, tandis que les SAM assurent les interactions cellule-cellule
Les CAM assurent les interactions cellule-cellule, tandis que les SAM relient une cellule à la matrice extracellulaire

Les CAM assurent les interactions cellule-cellule, tandis que les SAM relient une cellule à la matrice extracellulaire

Explication

Les CAM interviennent dans l’adhérence entre cellules, alors que les SAM interviennent dans l’adhérence entre une cellule et la matrice extracellulaire. Confondre ces deux catégories revient à inverser leur partenaire d’adhésion principal.

5. Quelle caractéristique distingue principalement les Ig-CAM des cadhérines ?

Les Ig-CAM relient principalement les cellules à la matrice extracellulaire
Les Ig-CAM forment des hétérodimères dépendants du calcium
Les Ig-CAM sont des protéines de plaque associées aux filaments d’actine
Les Ig-CAM assurent une adhérence homophile indépendante du calcium

Les Ig-CAM assurent une adhérence homophile indépendante du calcium

Explication

Les Ig-CAM sont des glycoprotéines de la superfamille des immunoglobulines qui assurent principalement une adhérence homophile indépendante du calcium. La dépendance au calcium caractérise plutôt l’activité des cadhérines.

6. Que se passe-t-il pour l’adhérence assurée par les cadhérines en l’absence de calcium ?

Elle reste active, car les cadhérines ne dépendent pas des ions calcium
Elle entraîne la formation de sélectines à la surface cellulaire
Elle devient inactive, car les cadhérines nécessitent du calcium pour fonctionner
Elle est remplacée par une liaison à la matrice extracellulaire

Elle devient inactive, car les cadhérines nécessitent du calcium pour fonctionner

Explication

Les cadhérines assurent une adhérence homophile solide entre cellules, mais elles sont inactives en l’absence de calcium. L’indépendance au calcium correspond plutôt aux Ig-CAM.

7. Quelles cellules peuvent exprimer des sélectines dont l’expression est susceptible d’être induite ?

Les cellules musculaires, les neurones et les adipocytes
Les cellules endothéliales, les leucocytes et les plaquettes
Les cellules épithéliales, les fibroblastes et les chondrocytes
Les érythrocytes, les ostéoclastes et les cellules germinales

Les cellules endothéliales, les leucocytes et les plaquettes

Explication

Les sélectines sont des glycoprotéines de la famille des lectines exprimées par les cellules endothéliales, les leucocytes et les plaquettes, avec une expression qui peut être induite. Les autres groupes proposés ne correspondent pas à l’ensemble cellulaire décrit.

8. Où les jonctions serrées sont-elles principalement situées dans une cellule épithéliale ?

Au pôle basal, où elles ancrent la cellule à la lame basale
Dans le cytoplasme, où elles relient les organites entre eux
Au pôle apical, où elles forment une barrière étanche
Autour du noyau, où elles contrôlent les échanges nucléaires

Au pôle apical, où elles forment une barrière étanche

Explication

Les jonctions serrées, ou zonula occludens, sont principalement situées au pôle apical des cellules épithéliales. Le pôle basal est notamment associé aux structures d’ancrage à la matrice, comme les hémidesmosomes.

9. Quels éléments cytosquelettiques sont associés aux jonctions serrées ?

Des microfilaments d’actine reliés à des protéines de plaque comme ZO-1 et ZO-2
Des microtubules reliés à des protéines motrices de type dynéine
Des filaments d’actine reliés à des intégrines de la matrice extracellulaire
Des filaments intermédiaires reliés à des protéines de plaque comme la desmoplakine

Des microfilaments d’actine reliés à des protéines de plaque comme ZO-1 et ZO-2

Explication

Les jonctions serrées associent des protéines transmembranaires, des protéines de plaque ZO-1 et ZO-2, ainsi que des microfilaments d’actine. Les filaments intermédiaires sont plutôt caractéristiques de l’ancrage des desmosomes.

10. Quel effet fonctionnel résulte des jonctions serrées dans un épithélium ?

Elles favorisent la diffusion paracellulaire et mélangent les domaines apical et basal
Elles limitent la diffusion paracellulaire et séparent les domaines apical et basal
Elles déclenchent la contraction cellulaire et organisent les filaments intermédiaires
Elles relient la cellule à la matrice et renforcent son ancrage basal

Elles limitent la diffusion paracellulaire et séparent les domaines apical et basal

Explication

Les jonctions serrées maintiennent la cohésion épithéliale, bloquent la diffusion paracellulaire et préservent la séparation entre les domaines apical et basal. L’ancrage à la matrice extracellulaire relève plutôt de structures basales spécialisées.

11. Quelle organisation caractérise les jonctions adhérentes dans un épithélium ?

Un contact ponctuel composé de sélectines, de lectines et de microtubules
Une ceinture située sous les jonctions serrées et composée de cadhérines, de caténines et d’actine
Une ceinture apicale composée d’occludines, de claudines et de protéines ZO
Une structure basale composée d’intégrines, de laminines et de filaments intermédiaires

Une ceinture située sous les jonctions serrées et composée de cadhérines, de caténines et d’actine

Explication

Les jonctions adhérentes, ou zonula adhaerens, forment une ceinture située sous les jonctions serrées et associent cadhérines, caténines et microfilaments d’actine. La composition en occludines, claudines et protéines ZO décrit plutôt les jonctions serrées.

12. Quelle caractéristique distingue les desmosomes des jonctions adhérentes sur le plan de leur organisation ?

Ils constituent des canaux intercellulaires formés par des connexons adjacents
Ils forment une ceinture d’adhérence associée à des microfilaments d’actine
Ils relient la cellule à la matrice par des intégrines du pôle basal
Ils forment des points d’adhérence associés à des filaments intermédiaires

Ils forment des points d’adhérence associés à des filaments intermédiaires

Explication

Les desmosomes sont des jonctions ponctuelles, ou maculae adhaerentes, qui relient des cadhérines particulières aux filaments intermédiaires de cytokératine. La ceinture d’adhérence caractérise les jonctions adhérentes, et non les desmosomes.

13. Quelle fonction explique principalement la présence de desmosomes dans les épithéliums soumis à des contraintes mécaniques ?

Ils transmettent des signaux grâce au passage d’ions entre cellules voisines
Ils filtrent les macromolécules grâce à une barrière extracellulaire spécialisée
Ils répartissent les forces grâce à des réseaux intercellulaires de cytokératine
Ils déclenchent la migration cellulaire grâce à des contacts avec la matrice

Ils répartissent les forces grâce à des réseaux intercellulaires de cytokératine

Explication

Les desmosomes renforcent la cohésion architecturale des épithéliums et amortissent les forces mécaniques en reliant les cellules par des réseaux de cytokératine. Le passage d’ions et de petites molécules relève plutôt des jonctions communicantes.

14. Comment se forme le canal intercellulaire caractéristique d’une jonction communicante ?

Par la fusion de deux intégrines avec une protéine de la matrice
Par l’accolement de deux réseaux d’actine par des protéines adaptatrices
Par l’association de deux plaques cytoplasmiques reliées à la kératine
Par l’assemblage de deux connexons issus de cellules adjacentes

Par l’assemblage de deux connexons issus de cellules adjacentes

Explication

Une jonction communicante contient un canal formé par l’alignement de deux connexons provenant de cellules voisines. Les plaques cytoplasmiques et les réseaux de kératine appartiennent plutôt aux systèmes d’ancrage mécanique.

15. Quelle substance peut traverser une jonction communicante dans les conditions décrites ?

Une molécule d’adhérence ancrée dans la membrane
Un ion calcium de faible masse moléculaire
Une fibre de collagène produite par le tissu conjonctif
Une protéine structurale de plusieurs dizaines de kilodaltons

Un ion calcium de faible masse moléculaire

Explication

Les jonctions communicantes laissent passer sélectivement des ions et de petites molécules dont la masse est inférieure à 1500 daltons, notamment le calcium. Les protéines structurales, les fibres et les molécules membranaires volumineuses ne franchissent pas ce type de canal.

16. Quelle proposition décrit correctement la matrice extracellulaire du tissu conjonctif ?

C’est une région spécialisée située à la base de chaque épithélium
C’est un assemblage de canaux intercellulaires produit par les cellules voisines
C’est une plaque cytoplasmique reliant les intégrines à la kératine
C’est un réseau de macromolécules produit principalement par les fibroblastes

C’est un réseau de macromolécules produit principalement par les fibroblastes

Explication

La matrice extracellulaire est un enchevêtrement de macromolécules constituant la substance fondamentale du tissu conjonctif, principalement produit par les fibroblastes. La région spécialisée située à la base des épithéliums correspond à la lame basale.

17. Quelle association correspond aux principaux constituants de la matrice extracellulaire ?

Intégrines, plectines, taline et filaments intermédiaires
Glycosaminoglycanes, collagène, élastine et laminine
Connexines, desmocolline, desmogléine et cytokératine
Actine, vinculine, paxilline et plaques cytoplasmiques

Glycosaminoglycanes, collagène, élastine et laminine

Explication

La matrice extracellulaire contient notamment des glycosaminoglycanes et des protéoglycanes, du collagène, de l’élastine et des protéines d’adhérence comme la laminine. Les autres associations regroupent principalement des composants de jonctions cellulaires ou de jonctions cellule-matrice.

18. Pourquoi les glycosaminoglycanes contribuent-ils à la résistance de la matrice extracellulaire à la compression ?

Ils fixent les intégrines aux filaments d’actine pour favoriser la migration
Ils s’assemblent en fibres rigides qui supportent directement la tension
Ils relient les cellules voisines par des canaux laissant passer des ions
Ils piègent l’eau et forment un gel aqueux qui absorbe les contraintes

Ils piègent l’eau et forment un gel aqueux qui absorbe les contraintes

Explication

Les glycosaminoglycanes retiennent l’eau, ce qui produit un gel aqueux capable de résister aux forces de compression. La résistance à la tension dépend surtout des fibres de collagène et d’élastine.

19. Quelle caractéristique définit le mieux la lame basale ?

Un réseau de macromolécules produit principalement par les fibroblastes
Une région spécialisée de la matrice située à la base des épithéliums
Une jonction ponctuelle reliant une cellule à des filaments d’actine
Un canal intercellulaire formé par deux hémi-canaux membranaires

Une région spécialisée de la matrice située à la base des épithéliums

Explication

La lame basale est une région différenciée de la matrice extracellulaire située sous les épithéliums et organisée notamment par le collagène de type IV et la laminine. La matrice extracellulaire générale est plus vaste et n’est pas limitée à cette localisation.

20. Quels sont les deux grands types de jonctions cellule-matrice ?

Les contacts focaux et les hémidesmosomes
Les desmosomes et les jonctions adhérentes
Les fibres de collagène et les fibres élastiques
Les jonctions communicantes et les connexons

Les contacts focaux et les hémidesmosomes

Explication

Les jonctions cellule-matrice comprennent les plaques d’adhésion focale, aussi appelées contacts focaux, et les hémidesmosomes. Les desmosomes et les jonctions communicantes relient principalement des cellules entre elles.

21. Dans quelle situation les plaques d’adhésion focale jouent-elles particulièrement un rôle ?

Lorsqu’une cellule épithéliale stabilise son ancrage basal à long terme
Lorsqu’une cellule s’attache temporairement à la matrice et se déplace
Lorsqu’un épithélium amortit les forces grâce à des filaments de cytokératine
Lorsqu’une cellule échange du calcium et de l’AMP cyclique avec sa voisine

Lorsqu’une cellule s’attache temporairement à la matrice et se déplace

Explication

Les plaques d’adhésion focale sont des contacts ponctuels généralement transitoires qui participent à l’attachement et à la motilité cellulaires. L’ancrage basal stable est assuré par les hémidesmosomes, et non par les contacts focaux.

22. Comment les hémidesmosomes relient-ils le cytosquelette cellulaire à la matrice extracellulaire ?

Ils relient les intégrines aux connexons par l’intermédiaire de protéines de la lame basale
Ils relient les intégrines aux filaments de cytokératine par des plectines et une plaque cytoplasmique
Ils relient les cadhérines aux fibres de collagène par des glycosaminoglycanes
Ils relient les connexines aux microfilaments d’actine par des protéines de signalisation

Ils relient les intégrines aux filaments de cytokératine par des plectines et une plaque cytoplasmique

Explication

Les hémidesmosomes sont des jonctions du pôle basal qui associent les intégrines aux filaments intermédiaires de cytokératine grâce aux plectines et à une plaque cytoplasmique. Les connexines forment les canaux des jonctions communicantes et ne constituent pas l’architecture des hémidesmosomes.

23. Comment une diminution de l’expression de la cadhérine E favorise-t-elle l’extension d’une tumeur ?

Elle stimule la formation d’hémidesmosomes et stabilise la tumeur primitive
Elle renforce les jonctions entre les cellules tumorales et limite leur migration
Elle réduit l’adhérence entre les cellules tumorales et facilite leur détachement
Elle bloque les interactions avec la matrice extracellulaire et empêche l’invasion

Elle réduit l’adhérence entre les cellules tumorales et facilite leur détachement

Explication

La cadhérine E participe à l’adhérence entre cellules ; sa diminution facilite donc le détachement des cellules tumorales et leur progression dans les tissus voisins. La formation d’hémidesmosomes concerne l’ancrage des cellules à la matrice, et non cette perte d’adhérence intercellulaire.

24. Quel mécanisme immunologique caractérise la pemphigoïde bulleuse ?

Des auto-anticorps ciblent BPAG1 et BPAG2 des hémidesmosomes
Des auto-anticorps ciblent les intégrines responsables de l’adhérence leucocytaire
Des anticorps dirigés contre les connexines détruisent les jonctions communicantes
Des lymphocytes reconnaissent la cadhérine E et rompent les jonctions adhérentes

Des auto-anticorps ciblent BPAG1 et BPAG2 des hémidesmosomes

Explication

La pemphigoïde bulleuse est une maladie auto-immune dans laquelle des auto-anticorps sont dirigés contre les antigènes BPAG1 et BPAG2 des hémidesmosomes. Les connexines, la cadhérine E et les intégrines correspondent à d’autres systèmes de jonction ou d’adhérence.

25. Quelle succession décrit correctement les principales étapes de la diapédèse leucocytaire ?

Sélectines-mucines, intégrines-immunoglobulines, puis ouverture locale des jonctions
Mucines-intégrines, immunoglobulines-sélectines, puis fermeture des jonctions
Sélectines-immunoglobulines, intégrines-mucines, puis rupture globale de l’endothélium
Intégrines-immunoglobulines, sélectines-mucines, puis ouverture locale des jonctions

Sélectines-mucines, intégrines-immunoglobulines, puis ouverture locale des jonctions

Explication

La diapédèse commence par les liaisons entre sélectines et mucines, se poursuit par des interactions plus fortes entre intégrines et immunoglobulines endothéliales, puis implique une dissociation locale des jonctions. Les intégrines n’interviennent donc pas lors de la première étape de ralentissement et d’adhérence.

26. Lors du passage d’un leucocyte à travers l’endothélium, quelles molécules assurent les interactions d’adhérence les plus fortes après le contact initial ?

Les intégrines leucocytaires avec les immunoglobulines endothéliales
Les cadhérines endothéliales avec les connexines leucocytaires
Les mucines endothéliales avec les intégrines leucocytaires
Les sélectines endothéliales avec les mucines leucocytaires

Les intégrines leucocytaires avec les immunoglobulines endothéliales

Explication

Après l’adhérence initiale médiée par les sélectines et les mucines, les intégrines établissent des interactions plus fortes avec les immunoglobulines de l’endothélium. Les sélectines et les mucines interviennent donc en amont, et non dans cette phase d’adhérence renforcée.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 51 flashcards sur Adhérences et jonctions cellulaires.

Qu'est-ce que l'adhésion cellulaire ?

L'ensemble des mécanismes permettant aux cellules d'adhérer entre elles ou au milieu.

Qu'implique une liaison homophilique ?

Des molécules d'adhérence identiques.

Qu'implique une liaison hétérophilique ?

Des molécules d'adhérence différentes.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Adhérences et jonctions cellulaires.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM