QCM : Signes généraux en clinique — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue la fatigue physiologique de l’asthénie ?

La fatigue survient après six mois, contrairement à l’asthénie
La fatigue s’accompagne d’une perte pondérale, contrairement à l’asthénie
La fatigue s’aggrave en fin de journée, contrairement à l’asthénie
La fatigue disparaît au repos, contrairement à l’asthénie

La fatigue disparaît au repos, contrairement à l’asthénie

Explication

La fatigue est une lassitude physiologique qui s’atténue avec le repos, tandis que l’asthénie persiste malgré celui-ci. La durée d’évolution, l’aggravation vespérale et l’amaigrissement ne définissent pas cette distinction.

2. À partir de quelle durée une asthénie est-elle considérée comme chronique ?

Lorsqu’elle évolue depuis plus de trois mois
Lorsqu’elle évolue depuis plus de douze mois
Lorsqu’elle évolue depuis plus de six mois
Lorsqu’elle évolue depuis plus de deux semaines

Lorsqu’elle évolue depuis plus de six mois

Explication

Une asthénie est dite chronique lorsqu’elle persiste depuis plus de six mois. Les autres durées proposées ne correspondent pas au seuil de définition indiqué.

3. Quelle perte pondérale définit un amaigrissement significatif chez un adulte ?

Une perte de plus de 10 % du poids actuel en deux ans
Une perte de plus de 15 % du poids actuel en un an
Une perte de plus de 10 % du poids de base en six mois
Une perte de plus de 5 % du poids de base en trois mois

Une perte de plus de 10 % du poids de base en six mois

Explication

L’amaigrissement correspond à une diminution supérieure à 10 % du poids de base sur une période de six mois. Les autres seuils associent des pourcentages, des références pondérales ou des durées différents.

4. Quels signes permettent de retenir une altération de l’état général ?

Un amaigrissement accompagné d’une fièvre persistante
Une anorexie associée à une fatigue disparaissant au repos
Au moins deux signes parmi l’asthénie, l’amaigrissement et l’anorexie
Une fièvre associée à une asthénie et une anorexie

Au moins deux signes parmi l’asthénie, l’amaigrissement et l’anorexie

Explication

L’altération de l’état général repose sur la présence d’au moins deux éléments parmi l’asthénie, l’amaigrissement et l’anorexie. La fièvre ne fait pas partie des trois signes retenus pour cette définition.

5. Sur quels éléments repose principalement l’orientation diagnostique devant une asthénie ?

Son intensité et la présence d’une fièvre isolée
Son ancienneté et les signes généraux, fonctionnels ou physiques associés
Son retentissement professionnel et la mesure de la tension artérielle
Son horaire quotidien et la réponse à un traitement antalgique

Son ancienneté et les signes généraux, fonctionnels ou physiques associés

Explication

L’orientation diagnostique tient compte de la durée d’évolution et des signes associés, qui peuvent orienter vers une cause particulière. L’intensité, l’horaire ou le retentissement peuvent être utiles, mais ne constituent pas les deux axes principaux énoncés ici.

6. Quel profil évoque davantage une asthénie organique qu’une asthénie psychique ?

Une présence dès le matin avec des réveils nocturnes
Des difficultés d’endormissement avec une fatigue matinale
Une aggravation à l’effort et en fin de journée
Une lassitude matinale indépendante de l’activité physique

Une aggravation à l’effort et en fin de journée

Explication

L’asthénie organique tend à s’accentuer lors des efforts et au cours de la journée. Une présence dès le matin, les troubles de l’endormissement et les réveils nocturnes orientent davantage vers une asthénie psychique.

7. Que permet de conclure une altération de l’état général concernant l’origine d’une asthénie ?

Elle ne permet pas de distinguer une origine organique d’une origine psychogène
Elle indique une origine organique lorsqu’elle associe une anorexie et une fièvre
Elle confirme une maladie métabolique lorsque l’asthénie est chronique
Elle établit une origine psychogène lorsque l’amaigrissement est modéré

Elle ne permet pas de distinguer une origine organique d’une origine psychogène

Explication

L’altération de l’état général décrit l’association de certains signes, mais elle ne tranche pas entre une cause organique et une cause psychogène. Les autres propositions attribuent à cette notion une valeur d’orientation étiologique qu’elle n’a pas.

8. Laquelle de ces situations fait partie des causes possibles d’une asthénie prédominante ou isolée ?

Une hypothyroïdie avec ou sans autres signes associés
Une dermatite localisée sans symptôme général
Une myopie corrigée par des lunettes adaptées
Une fracture ancienne sans retentissement fonctionnel

Une hypothyroïdie avec ou sans autres signes associés

Explication

L’hypothyroïdie figure parmi les causes possibles d’une asthénie prédominante ou isolée, avec notamment l’anémie, les troubles du sommeil et certaines anomalies métaboliques. Les autres situations ne font pas partie des principales causes listées.

9. Comment évaluer correctement un amaigrissement rapporté par un patient ?

Évaluer l’appétit, puis considérer toute diminution pondérale comme significative
Le quantifier avec la même balance, vérifier sa significativité et préciser son caractère volontaire
Estimer la perte selon la taille des vêtements et retenir son caractère involontaire
Comparer plusieurs poids mesurés avec des balances différentes et rechercher une fièvre

Le quantifier avec la même balance, vérifier sa significativité et préciser son caractère volontaire

Explication

L’évaluation repose sur des mesures comparables, la vérification du seuil significatif et la distinction entre perte volontaire et involontaire. La taille des vêtements peut fournir un indice lorsque la pesée manque, mais elle ne remplace pas une quantification fiable.

10. Quel mécanisme correspond à un hypercatabolisme responsable d’un amaigrissement ?

Une diminution des apports alimentaires liée à une anorexie
Une augmentation de la consommation énergétique de l’organisme
Une absorption intestinale insuffisante des nutriments ingérés
Une perte de nutriments provoquée par des parasitoses digestives

Une augmentation de la consommation énergétique de l’organisme

Explication

L’hypercatabolisme entraîne une consommation énergétique accrue, ce qui peut provoquer une perte de poids. La diminution des apports relève du défaut d’apport, tandis que l’absorption insuffisante et les parasitoses relèvent de mécanismes digestifs distincts.

11. Quelle distinction décrit correctement l’anorexie non sélective et l’anorexie sélective ?

La forme non sélective concerne certains aliments, tandis que la forme sélective concerne toutes les boissons consommées.
La forme non sélective dépend du moment des repas, tandis que la forme sélective dépend de la quantité ingérée.
La forme non sélective touche les boissons, tandis que la forme sélective touche les aliments solides.
La forme non sélective concerne tous les aliments, tandis que la forme sélective épargne certains aliments ou boissons.

La forme non sélective concerne tous les aliments, tandis que la forme sélective épargne certains aliments ou boissons.

Explication

L’anorexie non sélective intéresse l’ensemble des aliments, alors que l’anorexie sélective porte sur certains aliments ou boissons. Confondre les deux formes revient à inverser précisément le caractère global et le caractère ciblé de la perte d’appétit.

12. Chez une personne qui maigrit malgré un appétit conservé, quelles causes faut-il rechercher en priorité ?

Un diabète, une hyperthyroïdie et un ténia
Une dépression, une cirrhose et une tuberculose
Une malabsorption, une parasitose et une maladie neuromusculaire
Une insuffisance rénale, une anémie et une gastrite

Un diabète, une hyperthyroïdie et un ténia

Explication

L’association d’un amaigrissement et d’un appétit conservé doit faire rechercher en priorité un diabète, une hyperthyroïdie ou un ténia. La malabsorption, les autres parasitoses digestives et les maladies neuromusculaires constituent plutôt d’autres causes possibles, sans appartenir au trio prioritaire.

13. Qu’est-ce qui caractérise le syndrome fébrile par rapport à la fièvre elle-même ?

Il correspond à une température élevée mesurée sans tenir compte des manifestations associées.
Il désigne une baisse thermique accompagnée de céphalées et d’arthromyalgies diffuses.
Il associe l’élévation thermique à des signes d’accompagnement comme les frissons ou les sueurs.
Il repose sur la présence d’arthromyalgies sans modification de la température corporelle.

Il associe l’élévation thermique à des signes d’accompagnement comme les frissons ou les sueurs.

Explication

Le syndrome fébrile comprend la fièvre et des manifestations éventuellement associées, notamment les frissons, les sueurs, les céphalées ou les arthromyalgies. La fièvre seule désigne l’élévation de la température, sans englober nécessairement ces signes d’accompagnement.

14. Quelle température centrale peut correspondre à une fébricule selon le moment de la journée ?

Une température nécessairement supérieure à 39,0 °C
Une température située autour de 36,0 °C
Une température pouvant atteindre 38,2 °C
Une température limitée à 37,0 °C

Une température pouvant atteindre 38,2 °C

Explication

Une température allant jusqu’à 38,2 °C correspond à une fébricule, dans le contexte des variations physiologiques de la température centrale. Une valeur supérieure à 39,0 °C décrit une élévation plus importante et ne définit pas la fébricule.

15. Quels éléments l’interrogatoire d’une personne fébrile doit-il explorer ?

La profession, les habitudes alimentaires et la date du dernier examen radiologique
La tension artérielle, le poids antérieur et les antécédents chirurgicaux
Le terrain et le vécu, les contacts de l’entourage et les signes fonctionnels d’atteinte d’un organe
La couleur des urines, la force musculaire et la réponse à un traitement antibiotique

Le terrain et le vécu, les contacts de l’entourage et les signes fonctionnels d’atteinte d’un organe

Explication

L’interrogatoire d’une fièvre explore le terrain et le vécu, les contacts avec l’entourage ainsi que les signes fonctionnels orientant vers un organe atteint. Les autres éléments peuvent parfois être utiles, mais ils ne constituent pas les trois axes spécifiquement indiqués pour cet interrogatoire.

16. Laquelle de ces propositions correspond à une grande étiologie reconnue de la fièvre ?

Une maladie auto-immune systémique
Une carence vitaminique sans complication
Une myopie progressive isolée
Une fracture ancienne consolidée

Une maladie auto-immune systémique

Explication

Les maladies auto-immunes systémiques font partie des grandes catégories étiologiques de la fièvre, avec les infections, les néoplasies, les causes vasculaires, endocriniennes, médicamenteuses et centrales. Une myopie isolée n’appartient pas à ces catégories de causes fébriles.

17. Quelle orientation évoque une fièvre prolongée durant plus de 20 jours ?

Une fièvre récente limitée au début d’une affection aiguë
Une infection aiguë brève liée à un épisode viral banal
Une infection chronique, une néoplasie, une maladie auto-immune systémique ou une endocrinopathie hypermétabolique
Une réaction thermique transitoire après un effort physique intense

Une infection chronique, une néoplasie, une maladie auto-immune systémique ou une endocrinopathie hypermétabolique

Explication

Une fièvre prolongée de plus de 20 jours oriente vers une infection chronique, une néoplasie, une maladie auto-immune systémique ou une endocrinopathie hypermétabolique. Une infection aiguë brève correspond davantage à une fièvre durant moins de cinq jours.

18. Quelle association entre le rythme fébrile et l’étiologie est correcte ?

Une fièvre en plateau est caractéristique de la brucellose.
Une fièvre ondulante évoque principalement une néoplasie solide.
Une fièvre hectique ou désarticulée est typique d’une infection urinaire simple.
Une fièvre récurrente tous les trois ou quatre jours évoque le paludisme.

Une fièvre récurrente tous les trois ou quatre jours évoque le paludisme.

Explication

Un accès fébrile récurrent tous les trois ou quatre jours caractérise le paludisme. La fièvre ondulante est plutôt associée à la brucellose, tandis que la fièvre en plateau oriente vers une néoplasie ou une maladie auto-immune systémique.

19. Chez un patient fébrile, quelle évolution de la fréquence cardiaque correspond à la réponse physiologique habituelle pour une hausse de température de 2 °C ?

Une diminution d’environ 20 battements par minute
Une augmentation d’environ 5 battements par minute
Une fréquence cardiaque stable malgré la fièvre
Une augmentation d’environ 20 battements par minute

Une augmentation d’environ 20 battements par minute

Explication

La fréquence cardiaque augmente normalement d’environ 10 battements par minute pour chaque degré de fièvre, soit environ 20 battements pour 2 °C. Une absence d’accélération évoque plutôt une dissociation pouls-température.

20. Chez une personne fébrile, quelle situation correspond à une dissociation pouls-température et peut orienter vers une typhoïde ?

Le pouls augmente de dix battements par degré
Le pouls devient très rapide par rapport à la température
Le pouls ne s’accélère pas malgré la fièvre
Le pouls ralentit après la prise d’un antipyrétique

Le pouls ne s’accélère pas malgré la fièvre

Explication

La dissociation pouls-température désigne l’absence d’accélération du pouls malgré la fièvre et peut s’observer dans la typhoïde. Une tachycardie disproportionnée correspond plutôt au pouls grimpant de Mahler.

21. À quel moment de l’évolution thermique apparaissent généralement les sueurs, et quelle orientation donnent des sueurs nocturnes trempant les draps ?

Après une hypothermie, avec une orientation vers une brucellose
Au début de la montée thermique, avec une orientation vers une grippe
Pendant la défervescence, avec une orientation vers un lymphome
Pendant le pic fébrile, avec une orientation vers une méningite

Pendant la défervescence, avec une orientation vers un lymphome

Explication

Les sueurs apparaissent pendant la défervescence thermique, qu’un antipyrétique ait été pris ou non, et des sueurs nocturnes abondantes peuvent orienter vers un lymphome. Les frissons au début de la montée thermique sont plutôt associés à l’installation de la fièvre.

22. Quelle température corporelle permet de définir une hypothermie ?

Une température proche de 37 °C
Une température inférieure à 35 °C
Une température supérieure à 38 °C
Une température comprise entre 35 °C et 36 °C

Une température inférieure à 35 °C

Explication

L’hypothermie est définie par une température corporelle inférieure à 35 °C. Une température supérieure à 38 °C correspond plutôt à un état fébrile, et non à une hypothermie.

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Qu'est-ce que la fatigue en médecine ?

Une sensation normale de lassitude limitant les performances physiques et disparaissant au repos.

Qu'est-ce que la fatigabilité ?

Une fatigue anormalement précoce après un effort.

Qu'est-ce que l'asthénie ?

Une sensation anormale de lassitude limitant les performances physiques qui ne disparaît pas au repos.

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