QCM : Anatomie et pathologies cutanées infantiles — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la caractéristique principale de l’épiderme ?

C’est la couche externe non vascularisée qui se renouvelle en continu
C’est la couche profonde riche en adipocytes et en gros vaisseaux
C’est la couche la plus épaisse et la plus riche en eau du corps
C’est un tissu conjonctif vascularisé contenant glandes et nerfs

C’est la couche externe non vascularisée qui se renouvelle en continu

Explication

L’épiderme est la couche superficielle, fabriquée en permanence à partir de la membrane basale et dépourvue de vaisseaux. La couche profonde riche en graisse correspond à l’hypoderme.

2. Quel rôle est surtout attribué à l’hypoderme ?

Jouer un rôle isolant et amortir les chocs
Produire en continu les cellules de surface de la peau
Recevoir la majorité des terminaisons nerveuses cutanées
Assurer la protection contre les UV grâce à la mélanine

Jouer un rôle isolant et amortir les chocs

Explication

L’hypoderme est surtout riche en graisse, ce qui lui donne un rôle isolant et protecteur contre les chocs. La protection contre les UV dépend surtout de la mélanine produite par les mélanocytes.

3. Quelle est la première phase de la cicatrisation d’une plaie ?

La maturation, avec renforcement de la cicatrice
L’hémostase, avec formation d’un caillot
La détersion, avec élimination des substances toxiques
L’épidermisation, qui débute vers J4

L’hémostase, avec formation d’un caillot

Explication

La phase initiale est l’hémostase, durant laquelle un caillot se forme pour rapprocher les bords de la plaie. La détersion correspond ensuite à la phase inflammatoire.

4. Comment définir une vésicule en dermatologie ?

Une petite lésion rougeâtre plane ou légèrement surélevée
Une excroissance bénigne transmise par contact
Une petite cloque remplie de liquide
Une plaque sèche et rugueuse de grande taille

Une petite cloque remplie de liquide

Explication

Les vésicules sont de petites cloques remplies de liquide. Les lésions rougeâtres planes ou légèrement surélevées correspondent plutôt aux papules.

5. Quel signe doit faire consulter devant un érythème fessier ?

Une chaleur avec œdème, douleur importante ou fièvre
Une simple gêne liée au frottement du vêtement
Une peau légèrement humide après le change
Une rougeur qui disparaît à la pression

Une chaleur avec œdème, douleur importante ou fièvre

Explication

La présence de chaleur, d’œdème, de douleur importante, de fièvre ou de phlyctène évoque une forme plus préoccupante nécessitant un avis médical. Une rougeur isolée peut en revanche disparaître à la pression.

6. Quelle mesure fait partie de la prise en charge d’un érythème fessier installé ?

Laisser la peau humide pour limiter les frottements
Faire une toilette douce, bien sécher puis changer fréquemment
Appliquer des produits irritants pour assécher la peau
Supprimer toute surveillance cutanée tant que la rougeur est modérée

Faire une toilette douce, bien sécher puis changer fréquemment

Explication

La prise en charge repose sur une toilette douce à l’eau et au savon avec rinçage, un séchage par tamponnement et des changes fréquents. L’humidité entretient au contraire l’irritation.

7. Quelle association décrit le mieux l’eczéma ou la dermatite atopique ?

Une infection aiguë avec croûtes jaunâtres
Une dermatose chronique prurigineuse évoluant par poussées
Une éruption non prurigineuse avec bon état général
Une infestation parasitaire responsable d’un prurit nocturne

Une dermatose chronique prurigineuse évoluant par poussées

Explication

L’eczéma/dermatite atopique est une dermatose inflammatoire chronique prurigineuse qui évolue par poussées. Les croûtes jaunâtres évoquent plutôt l’impétigo.

8. Quel traitement est indiqué pendant une poussée de dermatite atopique ?

Des dermocorticoïdes, avec anti-histaminique si le prurit est important
Une éviction de toute hydratation cutanée
Une antibiothérapie générale en première intention
Un antiparasitaire systématique pour toute la famille

Des dermocorticoïdes, avec anti-histaminique si le prurit est important

Explication

Les poussées sont traitées par dermocorticoïdes, et un anti-histaminique peut être ajouté si le prurit est marqué. L’hydratation reste au contraire un élément important de prévention.

9. Quelle est la caractéristique essentielle de la varicelle ?

Une éruption non prurigineuse débutant sur le visage
Des plaques blanchâtres adhérentes dans la bouche
Des papules nacrées très contagieuses par contact direct
Une éruption vésiculeuse avec fièvre modérée et prurit

Une éruption vésiculeuse avec fièvre modérée et prurit

Explication

La varicelle donne une éruption vésiculeuse associée à une fièvre modérée et à un prurit. Les papules nacrées évoquent plutôt le molluscum contagiosum.

10. Quand la varicelle devient-elle contagieuse par rapport à l’éruption ?

Seulement après la disparition complète des croûtes
Uniquement pendant la phase fébrile initiale
24 à 48 heures avant l’éruption puis jusqu’à la formation des croûtes
Deux semaines avant l’éruption puis pendant un mois

24 à 48 heures avant l’éruption puis jusqu’à la formation des croûtes

Explication

La varicelle est contagieuse 24 à 48 heures avant l’éruption et reste transmissible jusqu’à ce que les vésicules sèchent et forment des croûtes. C’est un point clé pour l’éviction et la prévention.

11. Quelle caractéristique distingue surtout la scarlatine parmi les exanthèmes infectieux chez l’enfant ?

Une infestation cutanée due au sarcopte
Une infection virale avec éruption non prurigineuse
Une infection à streptocoque liée à des toxines erythrogènes
Une infection virale avec vésicules puis croûtes

Une infection à streptocoque liée à des toxines erythrogènes

Explication

La scarlatine est due à un streptocoque producteur de toxines erythrogènes, responsables de la réaction cutanée. Les autres propositions décrivent respectivement la rubéole, la varicelle et la gale.

12. Quel élément clinique est le plus évocateur d’une rougeole ?

Des vésicules puis des croûtes jaunâtres sur le visage
Un rash généralisé avec forte contagiosité autour de l’apparition des signes
Une éruption non prurigineuse débutant au visage puis gagnant le tronc
Une langue blanche devenant framboisée avec desquamation

Un rash généralisé avec forte contagiosité autour de l’apparition des signes

Explication

La rougeole se caractérise par un rash généralisé et une forte contagiosité autour du début des signes. L’éruption non prurigineuse évoque plutôt la rubéole, tandis que la langue framboisée est typique de la scarlatine.

13. Quel enchaînement décrit le mieux l’impétigo ?

Œil rouge avec larmoiement et prurit
Plaques blanchâtres adhérentes sur la muqueuse buccale
Vésicules puis pustules qui éclatent et laissent des croûtes jaunâtres
Prurit nocturne avec sillons dans les espaces interdigitaux

Vésicules puis pustules qui éclatent et laissent des croûtes jaunâtres

Explication

L’impétigo évolue classiquement de vésicules vers des pustules, puis des croûtes jaunâtres. Les plaques blanchâtres évoquent un muguet, la conjonctivite concerne l’œil et la gale donne un prurit nocturne.

14. Quel signe oriente le plus vers une stomatite herpétique ?

Une rougeur du siège liée à la macération
Des plaques blanchâtres adhérentes sans douleur majeure
Une douleur buccale intense avec anorexie avant les repas
Un œil rouge avec sécrétions purulentes

Une douleur buccale intense avec anorexie avant les repas

Explication

La stomatite herpétique est une atteinte buccale douloureuse avec gêne importante pour s’alimenter, notamment avant les repas. Les autres réponses correspondent au muguet, à la conjonctivite infectieuse ou à l’érythème fessier.

15. Quelle mesure est spécifiquement recommandée dans la prise en charge de la gale ?

Traiter aussi l’entourage et décontaminer le linge et la literie
Appliquer uniquement une crème émolliente sur les lésions
Isoler le patient jusqu’à disparition complète du prurit
Utiliser un collyre antibiotique pour chaque membre de la famille

Traiter aussi l’entourage et décontaminer le linge et la literie

Explication

La gale nécessite un traitement antiparasitaire avec décontamination du linge et de la literie, ainsi que le traitement de l’entourage. Un simple émollient ou un collyre antibiotique ne traite pas l’infestation.

16. Comment se transmettent le plus souvent les verrues ?

Par contact avec des sécrétions oculaires contaminées
Par inhalation de gouttelettes respiratoires uniquement
Par contact direct ou indirect, notamment via l’eau ou les chaussures
Par piqûre d’insecte dans les plis cutanés

Par contact direct ou indirect, notamment via l’eau ou les chaussures

Explication

Les verrues se transmettent par contact direct ou indirect, avec des objets ou environnements comme l’eau et les chaussures. Les autres modalités correspondent à d’autres modes de transmission qui ne sont pas décrits ici.

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Peau — définition ?

Tissu recouvrant tout le corps, barrière protectrice.

Épiderme — rôle ?

Barrière externe, sans vaisseaux, renouvellement constant.

Derme — composition ?

Tissu conjonctif vascularisé, contient vaisseaux, glandes, follicules.

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