Fiche de révision : Anatomie fonctionnelle du SNA

Plan du Cours

  1. Organisation du système nerveux
  2. Voies somatiques et autonomes
  3. Fonctionnement des divisions autonomes
  4. Interactions entre les deux divisions
  5. Neurotransmetteurs et récepteurs
  6. Applications pharmacologiques
  7. Réflexes et afférences viscérales
  8. Récepteurs sensoriels
  9. Régulation médullaire et bulbaire
  10. Contrôle cardiovasculaire et respiratoire
  11. Contrôle digestif cortical
  12. Hypothalamus et homéostasie

1. Organisation du système nerveux

Notions clés & Définitions

  • Système nerveux somatique : assure la communication avec l’environnement et le contrôle volontaire et conscient des muscles squelettiques.
  • Système nerveux autonome : contrôle involontairement les muscles lisses, le cœur et les glandes afin de maintenir l’homéostasie.
  • Système nerveux central : comprend l’encéphale et la moelle épinière.

Astuce mémo

Somatique = mouvement volontaire ; autonome = homéostasie involontaire

2. Voies somatiques et autonomes

Points essentiels

  • La voie somatique relie directement un motoneurone, dont le corps cellulaire se trouve dans le tronc cérébral ou la moelle épinière, au muscle squelettique sans synapse intermédiaire.

  • Les motoneurones somatiques libèrent de l’acétylcholine et leur excitation provoque uniquement la contraction musculaire.

  • La voie autonome comprend un neurone préganglionnaire puis un neurone postganglionnaire entre le système nerveux central et l’organe effecteur.

Astuce mémo

Un motoneurone somatique contre deux neurones autonomes

3. Fonctionnement des divisions autonomes

Points essentiels

📌 Le parasympathique favorise au repos la digestion, la diurèse et la défécation, diminue la fréquence cardiaque, la ventilation et le diamètre pupillaire, tandis que l’orthosympathique prépare à la lutte ou à la fuite.

  • L’orthosympathique augmente la fréquence cardiaque, la pression artérielle, la ventilation, la glycémie, la glycogénolyse, la lipolyse et le diamètre pupillaire.

  • Les voies autonomes libèrent de l’acétylcholine au niveau préganglionnaire, puis de l’acétylcholine dans le parasympathique ou de la noradrénaline dans l’orthosympathique au niveau postganglionnaire.

Astuce mémo

Parasympathique : repos ; orthosympathique : urgence

4. Interactions entre les deux divisions

Notions clés & Définitions

  • Tonus vasomoteur : une constriction partielle permanente des vaisseaux régulée par la fréquence des influx orthosympathiques.

★ À maîtriser

📌 Dans la plupart des organes cibles, les activités orthosympathique et parasympathique ont des effets antagonistes sur le cœur, les systèmes respiratoire et digestif.

  • L’orthosympathique assure seul la transpiration, la chair de poule, la thermorégulation, la libération de rénine et certains effets métaboliques.

Compléments

  • Les organes génitaux externes illustrent une action synergique : le parasympathique provoque l’érection et l’orthosympathique l’éjaculation.

Astuce mémo

Tonus, antagonisme, synergie, exclusivité

5. Neurotransmetteurs et récepteurs

★ À maîtriser

📌 Les récepteurs nicotiniques produisent un effet stimulant dans les ganglions autonomes, les plaques motrices et la médullosurrénale, tandis que les récepteurs muscariniques peuvent produire un effet excitateur ou inhibiteur selon l’organe.

  • Les récepteurs adrénergiques α1 provoquent la contraction des muscles lisses, α2 inhibe la sécrétion cellulaire et la lipolyse, β1 stimule le cœur, β2 provoque la relaxation des muscles lisses et β3 active la lipolyse.

📌 L’effet d’un neurotransmetteur dépend de la nature et de la densité des récepteurs présents sur l’organe cible.

Compléments

  • L’activité lipolytique dépend du rapport entre les récepteurs β et α présents dans le tissu adipeux.

Astuce mémo

Récepteur différent → effet cellulaire différent

6. Applications pharmacologiques

★ À maîtriser

📌 La néostigmine inhibe l’acétylcholinestérase, provoque l’accumulation d’acétylcholine dans les synapses et augmente les contractions des muscles striés et lisses.

  • Les inhibiteurs de l’acétylcholinestérase utilisés comme insecticides peuvent provoquer chez l’Homme des intoxications graves voire mortelles par excès d’activité cholinergique.

📌 Les bêtabloquants diminuent la fréquence cardiaque en inhibant les récepteurs β1 cardiaques et sont utilisés notamment dans les arythmies et les tachycardies.

Compléments

  • L’atropine est un anticholinergique qui inhibe la production de salive et les sécrétions bronchiques pendant certaines interventions chirurgicales.

Astuce mémo

Inhibition enzymatique → accumulation du médiateur → effets autonomes

7. Réflexes et afférences viscérales

Notions clés & Définitions

  • Arc réflexe autonome : une connexion entre des afférences et des efférences au niveau des segments de la moelle épinière, avec au moins deux neurones entre l’afférence et l’efférence.

★ À maîtriser

📌 La douleur projetée résulte de la convergence d’une afférence viscérale et d’une afférence cutanée vers un même neurone médullaire, ce qui fait attribuer une douleur interne à un territoire cutané.

Compléments

  • Une afférence viscérale intestinale peut déclencher un réflexe viscéro-cutané vers les vaisseaux cutanés, un réflexe viscéro-somatique vers les muscles abdominaux ou un réflexe intestino-intestinal vers les mouvements intestinaux.

Astuce mémo

Afférence → centre médullaire → efférence → organe

8. Récepteurs sensoriels

Notions clés & Définitions

  • Récepteur sensoriel : détecte une information chimique ou physique et la transforme en message nerveux transmis au système nerveux central.

Points essentiels

  • Les télécepteurs détectent l’environnement lointain, les extérocepteurs l’environnement proche, les propriocepteurs la position du corps et les intérocepteurs les informations viscérales.

  • La transduction sensorielle ouvre des canaux ioniques après une déformation mécanique, la liaison d’une substance chimique, une variation de température ou l’exposition à des radiations électromagnétiques.

📌 Les récepteurs primaires sont des terminaisons nerveuses libres ou encapsulées, tandis que les récepteurs secondaires sont des cellules spécialisées qui font synapse avec un neurone sensitif.

Astuce mémo

Stimulus → transduction → potentiel → SNC

9. Régulation médullaire et bulbaire

★ À maîtriser

  • Lors du remplissage vésical à 200 ml, les mécanorécepteurs déclenchent des afférences vers la moelle sacrée et l’encéphale, puis les efférences parasympathiques contractent la paroi tandis que l’inhibition orthosympathique relâche le sphincter lisse.

  • Le bulbe rachidien contient des centres cardiaques, vasomoteurs et respiratoires, le pont contient notamment des centres respiratoires et de la miction, et la moelle épinière contient les centres réflexes de la miction et de la défécation.

Compléments

📌 La rétention urinaire est l’incapacité d’expulser l’urine, tandis que l’incontinence correspond à une vidange involontaire de la vessie, notamment chez l’enfant avant l’apprentissage du contrôle sphinctérien.

Astuce mémo

Remplissage, afférences, commande autonome, miction

10. Contrôle cardiovasculaire et respiratoire

★ À maîtriser

  • Lors d’une augmentation de la pression artérielle, l’étirement des barorécepteurs du sinus carotidien et de la crosse aortique augmente les afférences, active le parasympathique, inhibe l’orthosympathique et diminue la pression artérielle.

  • Le parasympathique diminue la fréquence cardiaque par l’acétylcholine et les récepteurs muscariniques, tandis que l’orthosympathique augmente la fréquence cardiaque par la noradrénaline ou l’adrénaline et les récepteurs β1.

  • Le groupe respiratoire dorsal bulbaire génère le rythme inspiratoire de base, le groupe respiratoire ventral participe à l’expiration et le groupe respiratoire pontin inhibe l’inspiration et accélère le rythme.

Compléments

  • Les chémorécepteurs détectent l’oxygène dans la crosse aortique et les sinus carotidiens ainsi que le dioxyde de carbone et le pH dans le bulbe rachidien.

Astuce mémo

Pression augmente → barorécepteurs activés → parasympathique augmente

11. Contrôle digestif cortical

★ À maîtriser

  • La régulation gastrique comprend une phase céphalique déclenchée par la vue, l’odeur, le goût ou la pensée, une phase gastrique déclenchée par l’arrivée des aliments et une phase intestinale déclenchée par l’arrivée du chyme dans l’intestin grêle.

  • Pendant la digestion normale, le parasympathique joue le rôle principal pro-digestif tandis que l’orthosympathique reste en arrière-plan et exerce un rôle de frein.

Compléments

  • La phase gastrique associe l’étirement de la paroi et l’augmentation du pH à une stimulation parasympathique de la motilité et de la sécrétion de suc gastrique, suivie d’une rétroinhibition lorsque le pH diminue dans l’intestin.

Astuce mémo

Céphalique, gastrique, intestinale

12. Hypothalamus et homéostasie

Notions clés & Définitions

  • Hypothalamus : le principal centre d’intégration du système nerveux autonome et participe au maintien de l’homéostasie, à la thermorégulation, au métabolisme, à la reproduction et aux émotions.

★ À maîtriser

  • En réponse au froid, l’hypothalamus augmente la production de chaleur par les frissons, le métabolisme et les protéines découplantes, et réduit les pertes par vasoconstriction cutanée et piloérection.

  • La sudation refroidit la peau et le sang cutané par évaporation, tandis que la vasodilatation cutanée augmente les échanges thermiques avec l’environnement.

Compléments

  • Les noyaux hypothalamiques externes et postérieurs sont associés à l’orthosympathique, tandis que les noyaux internes et antérieurs sont associés au parasympathique.

  • La baisse de la glycémie, la diminution de la leptine et de l’insuline et l’augmentation de la ghréline signalent au système hypothalamique un état de jeûne et favorisent la prise alimentaire.

  • Une lésion de l’hypothalamus latéral provoque une anorexie, tandis qu’une lésion de l’hypothalamus ventromédian provoque une obésité.

Astuce mémo

Signal interne → hypothalamus → réponse autonome et endocrine

Tableaux de synthèse

Comparaison des subdivisions du système nerveux

CaractéristiqueSomatiqueAutonome
ContrôleVolontaire et conscientInvolontaire
EffecteursMuscles squelettiquesMuscles lisses, cœur et glandes
Voie efférenteUn motoneuroneNeurone pré- puis postganglionnaire
EffetContraction uniquementStimulation ou inhibition

Divisions du système nerveux autonome

CaractéristiqueParasympathiqueOrthosympathique
SituationRepos et restaurationUrgence, lutte ou fuite
CœurDiminution de la fréquenceAugmentation de la fréquence
DigestionFavoriséeFreinée
PupillesConstrictionDilatation

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Quel rôle joue le système nerveux somatique ?

Il contrôle volontairement les muscles squelettiques et communique avec l’environnement.

Système nerveux somatique

Contrôle volontaire des muscles squelettiques.

Que comprend le système nerveux central ?

L’encéphale et la moelle épinière.

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