Quel est le rôle symptomatique des AINS dans le processus inflammatoire ?
Ils s’opposent au processus inflammatoire, quelle qu’en soit la cause.
Quels signes inflammatoires les AINS atténuent-ils ?
La rougeur, la chaleur, la douleur et l’œdème.
Comment les AINS réduisent-ils la production de prostaglandines ?
En inhibant la cyclo-oxygénase.
Quelles cyclo-oxygénases les AINS inhibent-ils notamment ?
Cox-1 et Cox-2.
Quelles actions pharmacologiques tous les AINS possèdent-ils ?
Anti-inflammatoire, antalgique et antipyrétique.
Comment varie l’action anti-inflammatoire des AINS par rapport aux autres actions ?
Elle est inégale et nécessite des posologies plus élevées que les actions antalgique et antipyrétique.
Quels AINS nécessitent notamment des doses plus élevées pour leur action anti-inflammatoire ?
L’aspirine et les dérivés propioniques.
Quel effet l’aspirine exerce-t-elle sur la cyclo-oxygénase plaquettaire ?
Elle l’inhibe irréversiblement.
Quelle synthèse plaquettaire l’aspirine inhibe-t-elle ?
La synthèse du thromboxane TXA2.
Quel effet les inhibiteurs sélectifs de la Cox-2 ont-ils sur l’agrégation plaquettaire aux doses thérapeutiques ?
Ils ne sont pas antiagrégants.
Quelles sont les principales familles chimiques des AINS ?
Les salicylés, les indoliques, les arylcarboxyliques, les oxicams, les fénamates, les pyrazolés et les inhibiteurs sélectifs de la Cox-2.
Quel pourcentage des AINS est lié à l’albumine plasmatique ?
De 75 à 99 %.
Quels médicaments peuvent interagir avec les AINS en raison de leur affinité protéique ?
Les antivitamines K et les sulfamides hypoglycémiants.
Quelle est la demi-vie plasmatique des salicylés et du kétoprofène ?
Moins de 8 heures.
Quelle est la demi-vie plasmatique du sulindac et du naproxène ?
De 10 à 18 heures.
Quelle est la demi-vie plasmatique des oxicams ?
Plus de 48 heures.
Quelles maladies inflammatoires chroniques justifient un traitement au long cours par AINS ?
La polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante et le rhumatisme psoriasique.
Quelles arthroses peuvent justifier un traitement au long cours par AINS ?
Certaines arthroses douloureuses et invalidantes.
Quelles poussées aiguës peuvent relever d’un traitement bref par AINS ?
Les poussées de tendinites, périarthrites, arthrites microcristallines, arthrose, lombalgies, cervicalgies et radiculalgies sévères.
Quels effets digestifs fréquents les AINS peuvent-ils provoquer ?
Des nausées, des diarrhées et des douleurs épigastriques.
Quelles complications digestives graves les AINS peuvent-ils provoquer ?
Un ulcère gastroduodénal ou une hémorragie digestive.
Quelles réactions d’hypersensibilité dermatologiques les AINS peuvent-ils provoquer ?
Un rash, un eczéma, une urticaire ou une dermatose bulleuse.
Quelles réactions d’hypersensibilité respiratoires les AINS peuvent-ils provoquer ?
Un bronchospasme ou une réaction anaphylactique.
Quels effets rénaux et hydro-électrolytiques les AINS peuvent-ils provoquer ?
Une insuffisance rénale fonctionnelle, une néphrite interstitielle aiguë ou des troubles hydro-électrolytiques.
Dans quelle situation les effets rénaux des AINS sont-ils particulièrement préoccupants ?
En cas d’hypoperfusion rénale.
Quels risques cardiovasculaires sont plus fréquents avec les inhibiteurs sélectifs de la Cox-2 ?
L’infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux.
Quels médicaments figurent parmi les interactions majeures des AINS ?
Les anticoagulants, le méthotrexate, le lithium, le pemetrexed et plusieurs AINS associés.
Quel risque augmente avec l’association d’AINS et d’anticoagulants ?
Le risque hémorragique.
Quel effet l’association d’AINS et de méthotrexate peut-elle accroître ?
L’effet du méthotrexate et le risque hémorragique.
Quel risque l’association d’AINS et de lithium peut-elle provoquer ?
Une augmentation de la lithémie pouvant entraîner une toxicité.
Quel est l’effet de l’association d’AINS et de pemetrexed ?
Elle majore la toxicité du pemetrexed.
Quelles affections sévères contre-indiquent les AINS ?
Une insuffisance hépatocellulaire, rénale ou cardiaque sévère.
À partir de quel mois de grossesse les AINS sont-ils contre-indiqués ?
À partir du sixième mois de grossesse.
Quels paramètres surveiller au début d’un traitement par AINS ?
La kaliémie et la fonction rénale.
Quels paramètres surveiller chez les patients à risque sous AINS ?
La kaliémie et la fonction rénale.
Quelles complications surveiller sous AINS au long cours ?
Les complications digestives, hémorragiques, cutanées et neurosensorielles.
Quelle durée privilégier pour un traitement par AINS ?
La durée la plus courte possible.
Quelle exception permet de poursuivre un traitement par AINS ?
Une indication dans les rhumatismes inflammatoires chroniques ou certaines arthroses.
Quelle dose quotidienne d’aspirine traite douleur et fièvre chez l’enfant ?
25 à 50 mg/kg/j, avec un maximum de 60 mg/kg/j.
Quelle dose quotidienne d’aspirine est utilisée en rhumatologie pédiatrique ?
50 à 100 mg/kg/j.
Quelles doses pédiatriques sont citées pour les AINS autres que l’aspirine ?
Diclofénac : 2 à 3 mg/kg/j au-delà de 17 kg ; acide tiaprofénique : 10 mg/kg/j au-delà de 20 kg ; acide niflumique : 40 mg/kg/j en suppositoire au-delà de 30 mois ; naproxène : 10 mg/kg/j au-delà de 25 kg.
Quel est l’effet de l’association de deux AINS sur leur efficacité ?
Elle n’améliore pas l’efficacité.
Pourquoi l’association de deux AINS est-elle déconseillée ?
Elle additionne les effets indésirables.
Quelle est la première phase de la réaction inflammatoire et que s’y passe-t-il ?
La phase vasculaire, avec dilatation et perméabilité des vaisseaux.
Quelles cellules affluent durant la phase cellulaire de la réaction inflammatoire ?
Des polynucléaires et des macrophages.
Que synthétisent les fibroblastes durant la régénération et la cicatrisation ?
Du collagène.
Sur quelles substances hypothalamiques repose l’action antipyrétique des AINS ?
Sur les prostaglandines pyrogènes et les cytokines.
À quelle dose l’aspirine devient-elle uricosurique ?
À des doses supérieures à 4 g/j.
À quelle famille chimique appartient l’indométacine ?
Aux indoliques.
À quelle famille chimique appartiennent le diclofénac, le naproxène et le kétoprofène ?
Aux arylcarboxyliques.
À quelle famille chimique appartient le piroxicam ?
Aux oxicams.
À quelle famille chimique appartient l’acide niflumique ?
Aux fénamates.
À quelle famille chimique appartient l’acide acétylsalicylique ?
Aux salicylés.
À quelle dose quotidienne l’aspirine a-t-elle des propriétés anti-inflammatoires ?
De 3 à 6 g/j.
En quelle année BUTAZOLIDINE a-t-elle été retirée du marché ?
En 2012.
Où la voie orale assure-t-elle une résorption rapide et complète ?
Au niveau gastrique.
Quelle voie d’administration permet l’injection d’ASPÉGIC et de PROFENID pour perfusion ?
La voie intraveineuse.
Quelles formes locales d’AINS peuvent entraîner un passage systémique ?
Les collyres, les gels et les pommades.
Dans quels contextes les AINS sont-ils utilisés en dehors des poussées aiguës ?
En traumatologie, dans la dysménorrhée, les coliques néphrétiques et comme adjuvants des inflammations ORL et stomatologiques.
Pourquoi le choix d’un AINS est-il empirique ?
Son activité et sa tolérance varient d’un malade à l’autre.
Dans quelles maladies le piroxicam est-il réservé à la seconde intention ?
Dans l’arthrose de la hanche, la polyarthrite rhumatoïde et la spondylarthrite ankylosante symptomatiques.
Quelles complications hématologiques les AINS peuvent-ils provoquer ?
Une neutropénie, une thrombocytopénie ou, plus rarement, une agranulocytose.
Quel risque digestif augmente avec les AINS associés aux antiagrégants, aux ISRS ou aux corticoïdes ?
Le risque hémorragique digestif.
Quand une administration prudente et surveillée est-elle nécessaire ?
En cas d’antécédents digestifs, de troubles de la coagulation ou d’antécédents de perturbations hématologiques.
Dans quelles situations surveiller la fonction rénale sous AINS ?
En cas d’association à la ciclosporine ou au tacrolimus, ainsi qu’après une intervention chirurgicale majeure.
Quand un topique gastro-duodénal peut-il être prescrit avec un AINS ?
En cas de symptômes épigastriques mineurs.
À quel moment prendre un topique gastro-duodénal par rapport à l’AINS ?
À distance de la prise de l’AINS.
Quelle voie d’administration est généralement utilisée pour les AINS ?
La voie orale.
Quel avantage la voie rectale peut-elle offrir lors d’une recrudescence inflammatoire nocturne ?
Elle peut éviter les réveils nocturnes.
Pourquoi limiter les injections intramusculaires d’AINS à quelques jours ?
En raison du risque d’abcès fessiers.
Comment prendre les comprimés d’AINS ?
Au cours des repas avec un verre d’eau.
Quelle fréquence peut convenir à certains AINS à demi-vie longue ?
Une prise quotidienne unique.
Quels facteurs guident l’adaptation des posologies d’AINS ?
L’âge, l’état du patient et l’évolution de la maladie.
Quelles posologies adultes sont indiquées pour le naproxène, l’ibuprofène et le diclofénac ?
Naproxène : 500 à 1 000 mg/j ; ibuprofène : 600 à 900 mg/j ; diclofénac : 75 à 150 mg/j.
Quelle posologie adulte est indiquée pour le célécoxib ?
200 mg/j, avec un maximum de 400 mg/j.
Quelle est la posologie adulte et l’indication du parecoxib ?
40 mg par voie IM ou IV, puis 20 à 40 mg toutes les 6 à 12 heures, sans dépasser 80 mg/j ; il est réservé aux douleurs postopératoires.
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1. Quel rôle caractérise les AINS dans la prise en charge de l’inflammation ?
2. Comment les AINS réduisent-ils la production de prostaglandines ?
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