★ À maîtriser
Compléments
La prédisposition génétique à l’asthme est polygénique et concerne notamment des gènes associés à l’hyperréactivité bronchique, à l’atopie, à l’immunité innée et à l’immunorégulation.
L’asthme associé à l’obésité est difficile à équilibrer et généralement mal contrôlé.
Selon la théorie hygiéniste, l’excès d’hygiène et d’antibiotiques modifie les germes saprophytes colonisant les muqueuses, c’est-à-dire le microbiote, et favorise ainsi le développement de la maladie allergique.
★ À maîtriser
Les symptômes respiratoires de l’asthme sont :
Les symptômes évocateurs d’asthme sont associés, variables dans le temps et en intensité, déclenchés notamment par l’effort, le rire, les infections virales, les allergènes ou l’air froid, et souvent aggravés la nuit ou au petit matin.
Compléments
La dyspnée paroxystique est la caractéristique principale de l’asthme.
En dehors des exacerbations, l’examen physique d’un patient asthmatique est souvent normal.
★ À maîtriser
📌 Un déficit ventilatoire obstructif proximal est défini par un rapport VEMS/CVF inférieur à la limite inférieure de la normale, inférieur à 70 % ou associé à un Z-score inférieur à −1,64.
📌 Un déficit ventilatoire obstructif est réversible si le VEMS augmente de plus de 200 ml et de 12 % par rapport aux valeurs initiales après bronchodilatateur.
📌 La variabilité intra- ou interjournalière du débit expiratoire de pointe est évocatrice d’asthme lorsqu’elle dépasse 10 % chez l’adulte ou 15 % chez l’enfant.
Compléments
📌 La réversibilité complète d’un déficit ventilatoire obstructif correspond à la normalisation du rapport VEMS/CVF au-dessus de 0,7, mais cette réversibilité totale peut disparaître dans l’asthme sévère.
📌 Après un mois de traitement par corticoïdes inhalés, une augmentation du VEMS supérieure à 20 % est un argument en faveur du diagnostic d’asthme.
📌 Une distension pulmonaire est retenue lorsque les volumes mesurés dépassent la limite supérieure de la normale ou 120 % de la valeur théorique.
📌 Lors d’une épreuve de provocation bronchique, une chute du VEMS de plus de 20 % par rapport à la valeur initiale rend le test positif, et le VEMS est le meilleur paramètre de suivi.
📌 Le test d’hyperréactivité bronchique non spécifique est généralement contre-indiqué chez l’adulte si le VEMS est inférieur à 60 % de la valeur théorique.
★ À maîtriser
Compléments
Les signes radiographiques possibles de distension comprennent : l’augmentation des diamètres antéropostérieur et transversal du thorax, l’élargissement des espaces intercostaux, l’horizontalisation des côtes, l’aplatissement des coupoles diaphragmatiques
Au cours de l’asthme, l’inflammation bronchique active une enzyme inductible qui augmente les concentrations de monoxyde d’azote expiré.
Lors d’une crise sévère, les gaz du sang peuvent montrer une hypoxémie discrète et une hypocapnie, cette dernière n’étant pas systématique.
L’oxymétrie peut objectiver une baisse de la saturation en oxygène pendant la crise d’asthme.
Les circonstances recherchées comprennent : le lieu, l’habitat, l’horaire, la présence d’animaux, la saison, certains aliments, les facteurs déclenchants évoquant des allergènes
📌 Une éosinophilie sanguine avec des polynucléaires éosinophiles supérieurs à 400/ml oriente vers une origine allergique de l’asthme, mais elle est inconstante.
★ À maîtriser
Les tests cutanés allergologiques, notamment le prick-test, sont l’examen de première intention pour rechercher une hypersensibilité immédiate.
La lecture du prick-test se fait après 15 minutes et est positive si la papule dépasse de 3 mm le témoin négatif ou dépasse 50 % de la réaction au témoin positif à l’histamine 0,1.
Les allergènes recherchés comprennent :
Un test de provocation spécifique est positif lorsque le VEMS chute de plus de 20 % par rapport à sa valeur initiale.
Compléments
📌 Le dosage des IgE spécifiques est indiqué lorsque les tests cutanés ne sont pas réalisables.
📌 Les tests de provocation spécifique consistent à administrer un aérosol d’allergène et sont indiqués notamment en pathologie professionnelle ou pour certaines allergies alimentaires, mais leur usage est limité par la complexité de l’appareillage et le risque d’accidents.
📌 La provocation spécifique peut entraîner une obstruction bronchique sévère, parfois retardée et associée à des signes extrapulmonaires, et doit donc être réalisée en milieu hospitalier.
★ À maîtriser
📌 Les asthmes allergiques et les asthmes à éosinophiles non allergiques impliquent une inflammation des voies aériennes faisant notamment intervenir les lymphocytes Th2 et les éosinophiles, tandis que l’inflammation non-Th2 dépend des neutrophiles et non des lymphocytes Th2 ni des éosinophiles.
Les facteurs déclenchants comprennent :
La crise s’installe brutalement en quelques minutes, souvent la nuit, avec une dyspnée intense, une sensation d’étouffement et parfois une impression de mort imminente; des sibilants expiratoires peuvent être audibles à distance.
À l’examen, la crise peut associer une polypnée ou plus rarement une bradypnée expiratoire, un thorax bloqué en inspiration avec distension, une sonorité accrue à la percussion, des râles sibilants diffus bilatéraux, une légère tachycardie avec assourdissement des bruits du cœur et une toux irritative habituellement sèche.
Compléments
Dans l’asthme associé à l’obésité, le FeNO est négatif, l’hyperéosinophilie est absente et les tests cutanés sont négatifs.
Les isocyanates sont mentionnés comme facteur associé à l’asthme professionnel.
La crise d’asthme survient fréquemment en pleine nuit et ses facteurs déclenchants sont souvent les mêmes pour un même individu.
Les prodromes possibles sont :
La crise dure de 10 à 20 minutes jusqu’à 1 à 2 heures; à la phase catarrhale, la dyspnée diminue, la toux devient quinteuse et des expectorations en crachat perlé de Laennec peuvent apparaître.
La crise d’asthme peut se résoudre spontanément ou sous traitement, avec disparition de la dyspnée.
Déclencheurs → prodromes → crise → phase catarrhale.
★ À maîtriser
Les principaux facteurs de risque sont (GINA, 2021) :
Les signes respiratoires peuvent comprendre :
Les signes biologiques de l’asthme aigu grave associent une hypoxémie profonde constante, une hypercapnie fréquente et une acidose mixte respiratoire et métabolique.
Compléments
Le terme « exacerbation » est préféré au terme « crise » par GINA.
Le syndrome de menace correspond à une perte prolongée du contrôle de l’asthme de plus de 48 heures.
Les facteurs déclenchants comprennent :
Le syndrome cardiovasculaire de l’asthme aigu grave peut associer une tachycardie, des troubles du rythme, des extrasystoles, une pression artérielle élevée ou abaissée de mauvais pronostic et une insuffisance ventriculaire droite aiguë.
Le syndrome neurologique de l’asthme aigu grave peut associer l’angoisse et des troubles de la conscience allant de la peur, l’obnubilation et la désorientation à l’altération du niveau de conscience et au coma.
L’évolution de l’asthme aigu grave varie selon la précocité du traitement et sa mortalité est de 10 à 20 %.
Obstruction sévère rebelle → insuffisance respiratoire aiguë → menace vitale.
★ À maîtriser
Les diagnostics différentiels comprennent :
L’évaluation du contrôle de l’asthme s’effectue à chaque consultation de suivi à partir des symptômes des quatre semaines précédentes et des facteurs pronostiques d’évolution négative.
Les principaux facteurs pronostiques sont :
Compléments
📌 Dans la BPCO, l’obstruction bronchique n’est pas complètement réversible, tandis que le syndrome de chevauchement asthme-BPCO désigne une forme frontière entre les deux maladies.
Le diagnostic différentiel repose sur les données cliniques et une radiographie thoracique systématique dans le bilan initial de tout asthmatique; d’autres examens peuvent être nécessaires, notamment une fibroscopie en cas de suspicion de tumeur ou de compression trachéale.
Les scores prennent en compte :
★ À maîtriser
📌 Les corticostéroïdes systémiques sont indiqués en traitement de fond de l’asthme sévère non contrôlé par un traitement optimal ou lors d’une crise modérée à sévère.
Compléments
Les corticostéroïdes inhalés disponibles comprennent la béclométasone, le budésonide et la fluticasone, sous forme d’aérosol-doseur, de poudre sèche ou de préparation pour aérosol.
Les effets indésirables locaux des corticostéroïdes inhalés comprennent les candidoses oropharyngées et la dysphonie, complications évitables par le rinçage de la bouche et de la gorge à l’eau après chaque inhalation.
La dose de corticostéroïdes systémiques équivalente à la prednisone est de 0,5 mg/kg/j chez l’adulte et de 1 à 2 mg/kg/j chez l’enfant, ou de 0,15 à 0,30 mg/kg/j de bétaméthasone.
📌 Les anti-leucotriènes, administrés par voie orale en comprimés, sont indiqués dans l’asthme d’effort, l’asthme avec intolérance à l’aspirine et l’asthme non contrôlé par les corticoïdes, avec ou sans β2-mimétique.
📌 L’omalizumab inhibe la liaison des IgE à leur récepteur et est indiqué dans l’asthme allergique sévère non contrôlé par des corticostéroïdes inhalés à forte dose associés à un β2-mimétique de longue durée d’action.
📌 Le mépolizumab et le dupilumab sont préconisés dans l’asthme éosinophilique sévère non contrôlé par des corticostéroïdes inhalés à forte dose associés à un β2-mimétique de longue durée d’action.
★ À maîtriser
📌 Les β2-mimétiques de courte durée d’action, comme la terbutaline et le salbutamol, agissent en 10 à 15 minutes et servent au traitement de la crise et à la prévention de l’asthme d’effort, tandis que ceux de longue durée d’action, comme le salmétérol et le formotérol, agissent 12 heures et sont associés aux corticostéroïdes inhalés dans le traitement de fond de l’asthme mal contrôlé.
Compléments
Les récepteurs β2 représentent 70 % des récepteurs du muscle lisse bronchique.
Les β2-stimulants améliorent aussi l’activité mucociliaire en modifiant la viscosité du mucus et en augmentant le battement ciliaire.
Les effets indésirables des β2-mimétiques comprennent :
📌 Les β2-mimétiques oraux ou parentéraux sont à éviter et sont contre-indiqués en cas d’insuffisance coronaire, d’infarctus du myocarde, de cardiomyopathie obstructive, de trouble du rythme, d’hypertension artérielle, de thyrotoxicose ou de diabète sucré.
📌 Les anticholinergiques sont des bronchodilatateurs moins puissants et plus lents que les β2-stimulants, et ils ont également une action antisécrétoire.
📌 Les anticholinergiques sont contre-indiqués en cas de glaucome à angle fermé, d’adénome de la prostate ou de détérioration intellectuelle.
📌 Le bromure d’ipratropium est un anticholinergique de courte durée d’action indiqué dans la crise d’asthme, tandis que le tiotropium agit pendant 24 heures et est recommandé dans l’asthme sévère non contrôlé sous forte dose de corticostéroïdes inhalés associés à des β2-mimétiques de longue durée d’action.
Les β2 stimulants dilatent rapidement les bronches ; les anticholinergiques sont moins puissants et plus lents.
📌 L’immunothérapie allergénique est indiquée dans l’asthme monosensibilisé lorsque les mesures d’éviction sont inefficaces ou impossibles à appliquer, et elle est discutée chez l’enfant de plus de 5 ans et chez l’adulte.
📌 L’immunothérapie allergénique est contre-indiquée en cas d’asthme sévère non contrôlé.
★ À maîtriser
Le traitement de l’exacerbation de l’asthme est adapté à sa sévérité et repose sur des bronchodilatateurs inhalés de courte durée d’action, associés ou non à des corticostéroïdes systémiques, conformément au GINA 2019.
Lors d’une crise légère à modérée, les β2-mimétiques rapides sont le traitement de première intention, à raison de 4 à 10 bouffées avec chambre d’inhalation toutes les 20 minutes pendant la première heure.
Lors d’une crise sévère ou d’une menace vitale imminente, le patient doit être transféré en unité de soins intensifs.
En attendant le transfert en soins intensifs d’une crise sévère ou de mort imminente, le traitement comprend un SABA par nébuliseur, du bromure d’ipratropium, de l’oxygène et un corticoïde systémique.
Le suivi ultérieur comprend : évaluer les symptômes, revoir les traitements de secours et de fond, identifier et corriger les facteurs de risque modifiables, vérifier la compréhension et l’utilisation du plan d’action et envisager de le modifier
Compléments
En cas de crise légère à modérée, la prednisolone est préconisée à 40–50 mg/jour chez l’adulte et à 1–2 mg/kg/jour chez l’enfant, avec un maximum de 40 mg/jour chez l’enfant.
La saturation cible lors d’une crise légère à modérée est de 93–95 % chez l’adulte et de 94–98 % chez l’enfant.
📌 La réponse au traitement d’une crise légère à modérée doit être réévaluée après une heure.
📌 Après amélioration, le retour à domicile est envisagé après évaluation des symptômes, du débit expiratoire de pointe, de la saturation et des ressources disponibles à domicile.
📌 En soins intensifs, du sulfate de magnésium intraveineux peut être envisagé si le traitement initial intensif ne produit pas de réponse.
★ À maîtriser
📌 Le contrôle de l’asthme est classé comme contrôlé, partiellement contrôlé ou non contrôlé selon les symptômes diurnes et nocturnes, la limitation des activités journalières et l’utilisation de bronchodilatateurs.
📌 Le GINA ne recommande plus les SABA seuls, car ils soulagent à court terme sans protéger des exacerbations sévères et leur utilisation régulière ou fréquente augmente le risque d’exacerbations.
📌 Tous les adultes et adolescents asthmatiques devraient recevoir des CSI pour réduire le risque d’exacerbation grave, même si leurs symptômes sont peu fréquents, et tous les patients doivent disposer d’un traitement de secours.
Compléments
📌 La décision thérapeutique tient compte des caractéristiques individuelles, des facteurs de risque, des comorbidités ou du phénotype, de la réponse probable au traitement, des objectifs personnels, de la technique d’inhalation, de l’adhérence et de l’accessibilité. - GINA, 2019
📌 Selon le GINA 2022, l’instauration du traitement de fond peut suivre l’option préférée associant CSI-formotérol en traitement de fond et de secours, ou une autre option utilisant un SABA comme traitement de secours.
📌 Avant de majorer le traitement de fond d’un asthme non contrôlé, il faut vérifier l’observance, la technique d’inhalation et les facteurs favorisants.
📌 Une diminution du traitement peut être envisagée lorsque le contrôle de l’asthme est maintenu pendant 3 mois, afin de trouver la dose minimale qui contrôle les symptômes et les exacerbations avec un minimum d’effets secondaires.
📌 Le rythme de suivi recommandé est de 1 à 3 mois après le début du traitement, puis tous les 3 à 12 mois ; pendant la grossesse, une évaluation est recommandée toutes les 4 à 6 semaines, et après une exacerbation, dans la semaine.
SABA soulage à court terme ; les CSI protègent contre les exacerbations graves.
★ À maîtriser
📌 Un plan d’action écrit doit être fourni au patient afin de permettre l’autogestion des situations d’urgence.
Compléments
L’éducation thérapeutique fait partie intégrante de la prise en charge de l’asthme et est réalisée conjointement par le médecin traitant et l’équipe soignante.
L’éducation du patient comprend : l’éviction des facteurs aggravants, l’autosurveillance clinique et par DEP, le contrôle médical régulier, la vaccination antigrippale en cas d’asthme modéré ou sévère, le maintien d’une activité physique régulière
Le patient doit être informé de l’évolution de la maladie, des exacerbations et des facteurs à éviter, des moyens thérapeutiques adaptés et de l’utilisation correcte des traitements, en particulier des sprays.
★ À maîtriser
Les allergènes et nuisances à éviter comprennent :
Les recommandations de prévention primaire sont : éviter l’exposition au tabac pendant la grossesse et après la naissance, encourager l’accouchement par voie basse autant que possible, favoriser l’allaitement maternel, éviter autant que possible le paracétamol pendant la première année de vie, éviter autant que possible l’antibiothérapie pendant la première année de vie
Compléments
📌 En cas d’intolérance, l’aspirine et les AINS sont à éviter, et les bêtabloquants sont à éviter même sous forme de collyre.
📌 L’immunothérapie spécifique est indiquée si l’allergène est identifié, si son éviction est impossible, en l’absence de polysensibilisation, pour un asthme léger à modéré et si le patient l’accepte.
Les allergènes cités sont :
La prévention primaire considère l’asthme comme le résultat d’interactions entre les gènes et l’environnement et situe chez l’enfant une fenêtre d’opportunité allant de la vie in utero à la petite enfance.
Teste tes connaissances sur Asthme allergique et exacerbations avec 8 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Concernant les facteurs individuels de risque de l’asthme :
2. Quelle définition décrit le mieux l’asthme ?
Mémorisez les concepts clés de Asthme allergique et exacerbations avec 10 flashcards interactives.
Qu’est-ce que l’atopie ?
Une prédisposition génétique aux réactions allergiques médiées par les IgE face aux allergènes environnementaux.
Selon GINA, en 2024, quelle maladie associe inflammation chronique des bronches et obstruction variable ?
L’asthme.
Quels symptômes respiratoires caractérisent l’asthme ?
Les sifflements, la dyspnée, l’oppression thoracique et la toux.
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