📌 La sensation correspond à une excitation par un stimulus approprié et à des modifications physiologiques, tandis que la perception est une opération mentale qui attribue une signification à la source de la sensation.
La sensation capte ; la perception interprète.
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
La théorie de la spécificité associe la stimulation de points sensibles spécifiques à des sensations de tact, de chaud, de froid ou de douleur, cette dernière nécessitant des stimulations fortes.
Les terminaisons nerveuses libres sont particulièrement sensibles aux changements de température et à la douleur.
Les corpuscules de Pacini détectent les vibrations.
Les corpuscules de Meissner et les disques de Merkel répondent aux pressions cutanées et permettent une discrimination fine ; ils sont nombreux à l’extrémité des doigts, sur la langue, les lèvres et les organes génitaux.
Compléments
Max von Frey a découvert, à l’aide de fines aiguilles, des points sensibles spécifiques inégalement répartis à la surface de la peau.
Les corpuscules de Ruffini répondent aux étirements progressifs de la peau.
La sensibilité tactile dépend de la densité des récepteurs du toucher et varie fortement selon les parties du corps.
★ À maîtriser
Compléments
En 1937, Penfield a mis en évidence l’organisation somatotopique du cortex somatosensoriel primaire en stimulant différentes zones corticales pendant des interventions chirurgicales.
Penfield a établi deux cartes corticales, l’une pour le cortex moteur et l’autre pour le cortex somatosensoriel, constituant une première cartographie, incomplète, des zones cérébrales dédiées à des fonctions spécifiques.
La stimulation cérébrale profonde réduit nettement l’akinésie et la rigidité du corps dans la maladie de Parkinson, et semble prometteuse pour traiter les TOC et la dépression.
Densité des récepteurs → importance de la représentation corticale.
★ À maîtriser
Après l’amputation d’une main, les régions cérébrales initialement dédiées à la main peuvent être réutilisées par les représentations du bras et du visage.
L’usage intensif d’un ou de plusieurs segments du corps entraîne une augmentation de leur représentation corticale dans les aires somesthésiques.
Chez les personnes malvoyantes de naissance, les aires visuelles peuvent être réemployées pour traiter des informations tactiles, notamment lors de la lecture du braille, ainsi que pour localiser ou discriminer des sons et effectuer des tâches de mémoire verbale.
Compléments
Après la perte des informations provenant d’un doigt, la région cérébrale qui lui était dédiée peut être réutilisée pour traiter les informations des doigts voisins.
La stimulation d’un doigt active une zone cérébrale plus étendue chez un musicien que chez un non-musicien, et cette différence est également observée chez les personnes qui lisent le braille.
En cas de surdité précoce, les aires auditives peuvent être recrutées pour le traitement du langage des signes et pour des tâches visuelles et tactiles.
La réorganisation cérébrale liée à la plasticité ne se met en place qu’après un certain délai.
Usage intensif → représentation corticale élargie
★ À maîtriser
Compléments
L’observation de deux personnes amputées de la main depuis plus de 25 ans et souffrant de douleurs du membre fantôme a montré que leur cerveau conservait une image précise du membre manquant ; l’activation cérébrale liée aux mouvements des doigts restait présente, mais était moins forte que chez les sujets témoins.
La thérapie par miroir consiste à placer les deux membres supérieurs dans une boîte munie d’un miroir afin que le reflet du membre intact donne l’impression que le membre amputé est intact ; le patient bouge alors répétitivement le membre sain et certains patients rapportent un soulagement de la douleur fantôme.
Dans une expérience de réalité augmentée, des électrodes placées sur le moignon enregistrent l’activité musculaire, transmise à un ordinateur pour déplacer un bras virtuel que le patient commande en réalisant des exercices ou en jouant à un jeu vidéo.
Le protocole de réalité augmentée a été testé sur 14 personnes amputées d’un bras, qui souffraient de douleurs fantômes depuis dix ans en moyenne et dont les traitements actuels étaient inefficaces.
Les améliorations obtenues par le protocole de réalité augmentée ont persisté six mois après la fin de l’expérience.
Le miroir montre un membre intact alors que le membre est amputé
★ À maîtriser
Compléments
L’asomatognosie est généralement unilatérale : une lésion cérébrale droite peut affecter la partie gauche du corps.
Après un choc à l’hémisphère droit et une paralysie du côté gauche, la tante Betty négligeait le côté gauche de son environnement et identifiait sa main gauche ballante comme étant celle de son interlocuteur. - J. Pinel, Biopsychologie
Hellen Keller, écrivaine sourde et aveugle depuis l’âge d’un an et demi, souligne que la surdité prive du contact avec les gens, tandis que la cécité prive du contact avec les choses.
★ À maîtriser
L’oreille externe comprend le pavillon et le canal auditif, qui dirigent les ondes sonores vers le tympan, membrane séparant l’oreille externe de l’oreille moyenne.
L’oreille moyenne contient trois osselets :
La surface du tympan est 20 fois plus grande que celle de la fenêtre ovale, ce qui permet à la chaîne des osselets de démultiplier la force exercée sur le tympan et de transmettre les vibrations au milieu liquide de l’oreille interne.
Compléments
L’oreille externe capte, amplifie et focalise les sons vers l’oreille moyenne ; la forme du pavillon module certaines fréquences et aide à identifier la direction et l’origine du son.
Les osselets transmettent les vibrations du milieu aérien au milieu liquide de l’oreille interne et leurs muscles réflexes limitent l’agression sonore, sans protéger l’oreille interne d’un son très intense et rapide comme une explosion.
★ À maîtriser
📌 Les cellules ciliées internes détectent les vibrations et signalent leur présence au cerveau, tandis que les cellules ciliées externes, environ trois fois plus nombreuses, amplifient ces vibrations et contribuent à la sensibilité auditive et à la discrimination des fréquences.
Compléments
Deux membranes divisent la cavité cochléaire en trois parties : la rampe vestibulaire et la rampe tympanique, qui communiquent au sommet et contiennent de la périlymphe, ainsi que le canal cochléaire, situé entre elles et contenant de l’endolymphe.
Les différences de pression entre les rampes vestibulaire et tympanique stimulent mécaniquement l’organe de Corti, situé dans le canal cochléaire.
Les cellules ciliées sont des cellules sensorielles réceptrices, et non des neurones, dont les potentiels bioélectriques marquent le début du signal auditif ; elles sont reliées aux neurones bipolaires du ganglion spiral, dont les axones centraux forment le nerf auditif.
★ À maîtriser
La fonction équipressive de la trompe d’Eustache égalise la pression des deux côtés du tympan afin d’éviter sa rupture lors d’une grande différence de pression.
Les vibrations sonores parcourent la rampe vestibulaire jusqu’au sommet de la cochlée, redescendent dans la rampe tympanique et se propagent dans le canal cochléaire ; la membrane basilaire met alors en mouvement les cellules ciliées contre la membrane tectoriale, ce qui transforme le mouvement en impulsions électriques dans les fibres nerveuses adjacentes, puis en signaux transmis au cortex auditif par le nerf auditif.
Compléments
★ À maîtriser
Le son résulte d’une perturbation du milieu aérien qui produit une onde de molécules alternativement comprimées et relâchées ; aucun son ne se propage dans le vide, qui ne contient pas de molécules d’air.
Les vibrations aériennes affectent le système auditif humain lorsque leur fréquence est comprise entre 20 et 20 000 hertz.
📌 La fréquence, mesurée en hertz, correspond au nombre de cycles d’une onde sonore par seconde et détermine la hauteur du son, tandis que l’amplitude, mesurée en décibels, détermine sa puissance.
Compléments
📌 Une onde sonore périodique se reproduit avec la même forme, tandis qu’une onde non régulière et non périodique est perçue comme un bruit.
Les hautes fréquences, jusqu’à 20 000 Hz, produisent un maximum d’ondulation près de l’étrier, à la base de la cochlée, où la membrane basilaire est étroite.
Les basses fréquences, jusqu’à 20 Hz, produisent un maximum d’oscillation vers le sommet de la cochlée, où la membrane basilaire est plus large.
Aigus à la base, graves à l’apex : deux extrémités opposées de la cochlée.
★ À maîtriser
Compléments
Les fréquences moyennes, notamment celles de la voix humaine, sont perceptibles à quelques décibels, tandis que les fréquences extrêmes peuvent nécessiter une intensité proche de 100 décibels.
Le champ auditif individuel est compris entre deux seuils subjectifs évaluables pour chaque fréquence.
La dynamique de sensation auditive est la plus grande entre 0 et 130 dB dans la gamme des fréquences moyennes.
La courbe supérieure du champ auditif marque la limite des intensités perceptibles, au-delà de laquelle apparaissent la douleur et/ou une destruction cellulaire de l’oreille.
La zone conversationnelle correspond aux sons utilisés pour communiquer par la voix humaine, et le handicap auditif apparaît réellement lorsque cette zone est affectée.
Le seuil de douleur est fixé par convention à environ 120 décibels.
Le seuil inférieur fait entendre, le supérieur devient douloureux
★ À maîtriser
Les cellules ciliées ne se renouvellent pas, ce qui rend l’organe de Corti très fragile.
Les agressions sonores se cumulent au cours du temps et peuvent déclencher une surdité de perception.
Des cobayes exposés à des sons de 130 décibels pendant 20 minutes subissent des détériorations définitives de la cochlée, car les membranes se cognent et détruisent les neurorécepteurs ciliés de l’organe de Corti, entraînant une surdité définitive.
Compléments
Avec l’âge, la perte auditive concerne essentiellement les hautes fréquences, donc les sons aigus.
Une intensité sonore excessive, issue de la pression des molécules d’air, peut détruire les éléments fragiles de la cochlée, notamment les cellules ciliées externes (CCE).
Les cellules ciliées externes disparaissent après :
Agressions sonores cumulées → destruction des cellules ciliées
Trois syndromes distincts de troubles de la perception auditive d’origine cérébrale sont décrits :
La surdité corticale s’installe soudainement, concerne les sons verbaux et non verbaux et peut évoluer vers une agnosie auditive.
Dans la surdité verbale pure, la compréhension orale est fortement perturbée alors que l’expression orale, l’expression écrite et la perception des sons non verbaux sont presque préservées.
La surdité verbale pure est associée à une lésion sous-corticale temporale gauche ou à des lésions bilatérales du lobe temporal supérieur, et fait souvent suite à une aphasie de Wernicke.
L’agnosie auditive fait suite à une lésion cérébrale et concerne l’interprétation des informations reçues par la seule modalité auditive.
L’agnosie auditive est associée à des lésions du cortex temporal supérieur et peut être globale ou sélective.
L’agnosie des bruits est rarement pure, est souvent associée à un déficit de la perception des sons musicaux et est liée à une lésion du gyrus temporal supérieur droit.
📌 Les lésions droites liées à l’amusie entraînent des troubles perceptifs acoustiques des hauteurs, de la durée, du timbre, de l’intensité et de la localisation spatiale des sons, tandis que les lésions gauches altèrent la reconnaissance sémantique des instruments, des mélodies et des genres musicaux.
Les régions indispensables à la perception musicale comprennent les première et deuxième circonvolutions du cortex temporal ainsi que la matière blanche sous-corticale.
Les troubles de la perception musicale sont le plus souvent liés à des lésions bilatérales des lobes temporaux et sont plus constants, profonds et durables dans ce cas.
Surdité corticale : entendre ne suffit pas ; agnosie : entendre sans reconnaître
★ À maîtriser
Compléments
| Récepteur | Stimulus ou fonction |
|---|---|
| Terminaisons nerveuses libres | Température et douleur |
| Corpuscules de Pacini | Vibrations |
| Corpuscules de Meissner et disques de Merkel | Pressions cutanées et discrimination fine |
| Corpuscules de Ruffini | Étirements progressifs de la peau |
| Type | Rôle | Effet auditif |
|---|---|---|
| Cellules ciliées internes | Détectent les vibrations | Signalent leur présence au cerveau |
| Cellules ciliées externes | Amplifient les vibrations | Sensibilité et discrimination fréquentielle |
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1. Un récepteur sensoriel capte une vibration et transmet le signal correspondant au cerveau. Quel processus est décrit ?
2. Une personne reçoit des signaux sensoriels, puis les sélectionne, les organise et leur attribue une signification. Quel processus réalise ces opérations ?
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Qu’est-ce que la sensation ?
Le processus par lequel les sens captent des stimuli et les transmettent au cerveau.
Qu’est-ce que la perception ?
L’ensemble des mécanismes de prise d’informations et de leur interprétation.
Que regroupe la somesthésie ?
Toutes les sensations émanant du corps.
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