QCM : Auxines et développement végétal (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel résultat Boysen-Jensen a-t-il obtenu en 1913 en séparant l’apex du coléoptile du tissu sous-jacent par une couche de gélose ?

La gélose produisait le signal de croissance, même en l’absence de l’apex du coléoptile.
La gélose bloquait la lumière, montrant que la base du coléoptile percevait le stimulus lumineux.
Le signal de croissance ne traversait pas la gélose, indiquant qu’il dépendait d’un contact cellulaire.
Le signal de croissance traversait la gélose, indiquant qu’il était diffusible et hydrosoluble.

Le signal de croissance traversait la gélose, indiquant qu’il était diffusible et hydrosoluble.

Explication

Le passage du signal à travers la gélose sans continuité cellulaire indique qu’il peut diffuser et qu’il est hydrosoluble. L’idée d’un signal exigeant un contact cellulaire est incompatible avec son passage à travers cette barrière.

2. Dans l’expérience de Went, quelle conclusion tirait-on de l’application d’agar ayant reçu une substance de l’apex d’avoine sur un côté du coléoptile ?

La substance contenue dans l’agar orientait le coléoptile vers la lumière, et Went la nomma géotropine.
La substance diffusée par l’apex provoquait une croissance égale des deux côtés, et Went la nomma auxine.
La substance diffusée par l’apex freinait l’allongement du côté où l’agar était appliqué, et Went la nomma auxine.
La substance diffusée par l’apex stimulait l’allongement du côté où l’agar était appliqué, et Went la nomma auxine.

La substance diffusée par l’apex stimulait l’allongement du côté où l’agar était appliqué, et Went la nomma auxine.

Explication

Went a montré que la substance active de l’apex d’avoine diffusait dans l’agar et stimulait l’allongement du côté traité; il l’a appelée auxine. Une inhibition de ce côté inverse l’effet de croissance mis en évidence.

3. Comment estime-t-on la quantité d’AIA dans un échantillon par dosage biologique ?

On mesure directement l’absorbance de l’échantillon, puis on la convertit en concentration sans étalon.
On sépare les molécules par chromatographie, puis on identifie leur structure à partir de leur spectre de masse.
On établit une courbe étalon avec des concentrations connues, puis on compare la réponse de croissance de l’échantillon à cette courbe.
On mesure la liaison de l’AIA à des anticorps marqués, puis on déduit sa quantité de leur signal.

On établit une courbe étalon avec des concentrations connues, puis on compare la réponse de croissance de l’échantillon à cette courbe.

Explication

Le dosage biologique repose sur une courbe étalon obtenue avec des concentrations connues et sur la comparaison des réponses de croissance. La séparation suivie d’une identification par spectrométrie de masse décrit une méthode chromatographique, pas le dosage biologique.

4. Quelle méthode permet de séparer les molécules d’un échantillon, de les identifier structuralement et de les quantifier avec une sensibilité de l’ordre du ng/mL au pg/mL ?

La mesure spectrophotométrique directe de la croissance de tissus végétaux.
Le dosage biologique fondé sur une courbe étalon de croissance.
La chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse.
Le test ELISA fondé sur des anticorps spécifiques marqués.

La chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse.

Explication

La chromatographie liquide sépare les molécules, tandis que la spectrométrie de masse contribue à leur identification structurale et à leur quantification à très faible concentration. Le dosage biologique évalue une réponse de croissance et se distingue par sa faible spécificité.

5. Que désigne la répartition de l’AIA dans les tissus végétaux ?

Une concentration uniforme dans les tissus, déterminée principalement par la disponibilité en lumière
Une production réservée aux méristèmes apicaux, sans présence notable dans les autres tissus végétaux
Une accumulation limitée aux tissus adultes, indépendante du stade de développement de la plante
Une concentration qui varie selon le type, l’âge et le stade de croissance du tissu, et qui est élevée dans les organes en croissance

Une concentration qui varie selon le type, l’âge et le stade de croissance du tissu, et qui est élevée dans les organes en croissance

Explication

La concentration d’AIA dépend du tissu et de son stade de croissance, et elle est importante dans les organes en croissance. Les méristèmes apicaux sont des sites majeurs de synthèse, mais les jeunes feuilles et les jeunes fruits en produisent aussi.

6. Quel est l’un des rôles des conjugués de l’AIA dans les tissus végétaux ?

Ils produisent l’AIA par oxydation irréversible dans le cytosol.
Ils activent directement l’AIA en augmentant sa diffusion dans l’agar.
Ils empêchent l’AIA d’être transportée entre les différents tissus.
Ils permettent de stocker l’AIA sous une forme liée et inactive.

Ils permettent de stocker l’AIA sous une forme liée et inactive.

Explication

Les conjugués de l’AIA peuvent servir au stockage, au transport ou à la détoxication, et sont des formes liées inactives. L’oxydation irréversible de l’AIA est plutôt assurée par la dioxygénase de l’auxine.

7. Quel rôle la localisation asymétrique des protéines PIN joue-t-elle dans le transport polarisé de l’auxine ?

Elle fournit l’énergie métabolique nécessaire au transport de l’auxine.
Elle accélère l’entrée de l’AIAH en assurant son cotransport avec les protons.
Elle dégrade l’AIA en excès par oxydation dans le cytosol.
Elle impose la direction du flux d’auxine en facilitant son efflux cellulaire.

Elle impose la direction du flux d’auxine en facilitant son efflux cellulaire.

Explication

Les protéines PIN sont des transporteurs d’efflux dont la position asymétrique dans la membrane oriente le flux d’auxine. AUX1, plutôt que PIN, facilite l’influx de l’AIAH avec les protons.

8. Quel est le sens du transport de l’AIA dans le coléoptile, indépendamment de la gravité ?

Vers la face opposée à la gravité
Vers la face éclairée du coléoptile
Vers l’apex du coléoptile
Vers la base du coléoptile

Vers la base du coléoptile

Explication

Dans le coléoptile, le transport polarisé de l’AIA est basipète, c’est-à-dire dirigé vers la base, et ne dépend pas de la gravité. Un transport vers l’apex correspondrait au sens opposé à celui décrit.

9. Quelle différence distingue la réponse initiale à l’auxine de sa réponse tardive lors de l’élongation cellulaire ?

La réponse initiale active directement les expansines, tandis que la réponse tardive acidifie l’espace pariétal par les pompes H+-ATPases.
La réponse initiale dépend de la transcription et de la traduction, tandis que la réponse tardive repose sur la sécrétion rapide de protons.
La réponse initiale repose sur la sécrétion rapide de protons, tandis que la réponse tardive dépend de la transcription et de la traduction.
La réponse initiale réorganise la paroi sous la turgescence, tandis que la réponse tardive relâche les liaisons entre cellulose et hémicelluloses.

La réponse initiale repose sur la sécrétion rapide de protons, tandis que la réponse tardive dépend de la transcription et de la traduction.

Explication

La phase initiale apparaît en quelques minutes grâce à la sécrétion de protons, alors que la phase tardive, après environ une heure, est contrôlée par la transcription et la traduction. L’explication par la transcription et la traduction correspond donc à la phase tardive, et non à la réponse initiale.

10. Pourquoi une pousse placée horizontalement se courbe-t-elle vers le haut sous l’effet de la gravité ?

L’auxine se répartit également sur les deux faces et stimule leur élongation, ce qui redresse la pousse vers le haut.
L’auxine s’accumule sur la face inférieure et stimule son élongation, ce qui redresse la pousse vers le haut.
L’auxine s’accumule sur la face supérieure et stimule son élongation, ce qui redresse la pousse vers le haut.
L’auxine s’accumule sur la face inférieure et inhibe son élongation, ce qui redresse la pousse vers le haut.

L’auxine s’accumule sur la face inférieure et stimule son élongation, ce qui redresse la pousse vers le haut.

Explication

La gravité entraîne une accumulation d’auxine sur la face inférieure de la pousse, où elle stimule l’élongation et provoque la courbure vers le haut. Une accumulation sur la face supérieure ne correspond pas à la redistribution décrite pour le gravitropisme de la pousse.

11. Après avoir sectionné un pétiole, quelle intervention favorise la régénération du xylème au niveau de la blessure ?

Appliquer des cytokinines sur le pétiole sectionné
Retirer les bourgeons axillaires situés sous la blessure
Retirer la feuille et le bourgeon apical au-dessus de la blessure
Appliquer de l’auxine sur le pétiole sectionné

Appliquer de l’auxine sur le pétiole sectionné

Explication

L’application d’auxine sur le pétiole sectionné peut permettre au xylème de se régénérer au niveau de la blessure. À l’inverse, enlever la feuille et le bourgeon apical au-dessus de celle-ci empêche cette régénération.

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Quel signal l’apex perçoit-il et transmet-il selon Darwin ?

Un signal de croissance vers la base du coléoptile.

En quelle année Boysen-Jensen montre-t-il que le signal de croissance de l’apex traverse la gélose sans continuité cellulaire ?

En 1913.

Comment s’effectue le dosage biologique de l’AIA ?

On compare la réponse de croissance de l’échantillon à une courbe étalon de concentrations connues.

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