QCM : Bases de toxicologie toxicocinétique (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel champ de connaissances définit la toxicologie ?

Les connaissances sur les poisons, leurs effets, leur détection et les moyens thérapeutiques de les combattre
Les traitements destinés à combattre les effets des poisons
Les effets des poisons sur le fonctionnement de l’organisme
Les méthodes permettant de déceler les poisons dans les organismes

Les connaissances sur les poisons, leurs effets, leur détection et les moyens thérapeutiques de les combattre

Explication

La toxicologie englobe les poisons, leurs effets sur l’organisme, leur détection et les procédés thérapeutiques destinés à les combattre. La détection seule, les traitements seuls et les effets seuls ne couvrent qu’une partie de ce champ.

2. Quelle fonction caractérisait la définition originelle de la toxicologie ?

Réunir les connaissances sur les poisons et leurs effets sur l’organisme
Déceler la présence d’un poison sans établir son rôle dans un crime
Établir qu’une mort ou un crime est dû à un empoisonnement
Déterminer les procédés thérapeutiques adaptés aux intoxications

Établir qu’une mort ou un crime est dû à un empoisonnement

Explication

La définition originelle présente la toxicologie comme une science médicolégale apportant la preuve qu’une mort ou un crime est dû à un empoisonnement. La définition générale, la thérapeutique et la simple détection correspondent à d’autres aspects de la discipline.

3. Lors de l’analyse d’une intoxication, quelle séquence respecte l’ordre des étapes après le contact avec le toxique ?

Distribution tissulaire, élimination, métabolisation
Métabolisation, distribution tissulaire, élimination
Distribution tissulaire, métabolisation, élimination
Élimination, distribution tissulaire, métabolisation

Distribution tissulaire, métabolisation, élimination

Explication

Après la phase de contact viennent la distribution tissulaire, la métabolisation puis l’élimination. Inverser le métabolisme et l’élimination ou intervertir la distribution avec l’une de ces étapes ne respecte pas cet ordre.

4. Quelle proposition énumère les quatre étapes de l’intoxication sans en omettre ni en ajouter ?

Contact, pénétration, distribution tissulaire, élimination
Contact, détection, métabolisation, élimination
Absorption, distribution tissulaire, métabolisation, élimination
Contact, distribution tissulaire, métabolisation, élimination

Contact, distribution tissulaire, métabolisation, élimination

Explication

Les étapes sont le contact, la distribution tissulaire, la métabolisation et l’élimination. L’absorption, la détection et la pénétration ne remplacent pas les étapes énumérées.

5. Deux substances sont prises par voie orale. Pour estimer laquelle sera résorbée plus rapidement et en plus grande quantité, quels paramètres faut-il notamment comparer ?

La surface pulmonaire, le débit ventilatoire et la taille des particules
La filtration rénale, le métabolisme hépatique et la fréquence cardiaque
La liposolubilité, le pKa et la concentration
La durée du transit, la flore intestinale et le pH sanguin

La liposolubilité, le pKa et la concentration

Explication

La quantité et la vitesse de résorption orale varient notamment selon la liposolubilité, le pKa et la concentration du toxique. La surface pulmonaire et le débit ventilatoire relèvent de l’exposition respiratoire, tandis que le transit et l’élimination rénale ne remplacent pas ces paramètres.

6. Un toxique est administré par injection intramusculaire plutôt que par injection intraveineuse. Quelle étape supplémentaire caractérise la voie intramusculaire ?

Une élimination immédiate hors de l’organisme
Une absorption suivie d’une résorption
Un dépôt direct dans le sang sans absorption
Une diffusion à travers la muqueuse intestinale

Une absorption suivie d’une résorption

Explication

Après une injection intramusculaire, intradermique ou sous-cutanée, le toxique doit être absorbé puis résorbé; l’injection intraveineuse le dépose directement dans le sang. Le dépôt sanguin direct correspond donc à la voie intraveineuse, et l’excrétion désigne l’élimination hors de l’organisme.

7. Un toxique oral traverse un segment digestif offrant une très grande surface et un temps de contact prolongé. Quel site constitue le principal lieu d’absorption orale dans ces conditions ?

Les alvéoles, principalement par diffusion passive
L’intestin, principalement par diffusion passive
Les reins, principalement par diffusion passive
L’estomac, principalement par diffusion passive

L’intestin, principalement par diffusion passive

Explication

L’intestin offre une surface d’absorption de 100 à 200 m² et un temps de contact long; il constitue le principal site d’absorption orale, essentiellement par diffusion passive. L’estomac a une surface bien plus faible, tandis que les alvéoles et les reins ne sont pas des sites d’absorption orale.

8. Lors d’un contact cutané, une substance est constituée de petites molécules lipophiles. Quel rôle la peau peut-elle jouer à leur égard ?

Un site de dépôt direct dans le sang
Une barrière empêchant leur pénétration
Un filtre éliminant la substance par les reins
Un buvard favorisant leur pénétration

Un buvard favorisant leur pénétration

Explication

La peau constitue une barrière pour les molécules hydrosolubles, mais peut agir comme un buvard pour les petites molécules lipophiles. L’effet de barrière concerne notamment les substances hydrosolubles; le dépôt direct dans le sang caractérise plutôt l’injection intraveineuse.

9. Dans un atelier, l’air contient des gaz, des vapeurs et des poussières toxiques. Quelle voie représente la principale voie de captation de ces substances présentes dans l’air ?

La voie cutanée
La voie pulmonaire
La voie digestive
La voie parentérale

La voie pulmonaire

Explication

L’absorption pulmonaire est la principale voie de captation des toxiques présents dans l’air, notamment les gaz, vapeurs, fumées, brouillards, aérosols et poussières. La voie cutanée concerne le contact avec la peau, tandis que les voies digestive et parentérale correspondent à d’autres modes d’exposition.

10. Une poussière inhalée est à la fois fibrogène et toxique. Jusqu’où peut-elle pénétrer, et quels effets sont associés à des exemples comme l’amiante ou la silice cristalline ?

Jusqu’aux voies aériennes supérieures, avec de la toux et une irritation nasale
Jusqu’à la trachée et aux bronches, avec des rhinites et des réactions inflammatoires
Jusqu’aux bronchioles et aux alvéoles, avec des risques de silicose, d’asbestose ou de cancer
Jusqu’à l’estomac, avec une absorption orale principalement passive

Jusqu’aux bronchioles et aux alvéoles, avec des risques de silicose, d’asbestose ou de cancer

Explication

Les particules toxiques sont fibrogènes et toxiques; elles peuvent atteindre les bronchioles et les alvéoles, et l’amiante ou la silice cristalline sont associées à la silicose, à l’asbestose et aux cancers. Les particules gênantes restent dans les voies supérieures, tandis que les particules nocives non toxiques pénètrent dans les voies respiratoires moyennes.

11. Une substance toxique circulant dans le sang est en partie libre et en partie liée aux protéines plasmatiques. Quelle fraction est immédiatement biodisponible ?

La fraction libre
La fraction présente dans les compartiments profonds
La fraction associée aux hématies
La fraction liée aux protéines

La fraction libre

Explication

La fraction libre est biodisponible, tandis que la fraction liée est transportée sans être immédiatement disponible. La fraction liée aux protéines est donc confondue avec la fraction active, l’association aux hématies avec la disponibilité immédiate, et les compartiments profonds avec une fraction sanguine.

12. Un composé lipophile se distribue principalement dans quels tissus après son entrée dans l’organisme ?

Le système réticulo-endothélial et la rate
L’os et le tissu conjonctif
Les fluides corporels et le plasma
Le système nerveux central et le tissu adipeux

Le système nerveux central et le tissu adipeux

Explication

Les toxiques lipophiles se répartissent principalement dans le système nerveux central et le tissu adipeux. Les fluides corporels correspondent surtout aux toxiques hydrosolubles, le système réticulo-endothélial aux toxiques colloïdaux, et l’os aux toxiques ostéotrophiques.

13. Sous quelles formes un toxique peut-il être transporté dans le sang ?

Lié aux protéines, stocké dans les os ou dissous dans le tissu adipeux
Associé aux hématies, retenu dans les reins ou filtré par le foie
Libre dans le plasma, lié à des fractions plasmatiques ou associé aux éléments figurés
Libre dans les tissus, lié aux organes ou associé aux barrières biologiques

Libre dans le plasma, lié à des fractions plasmatiques ou associé aux éléments figurés

Explication

Le toxique peut être dissous librement dans le plasma, lié à des protéines ou à d’autres fractions plasmatiques, ou associé aux éléments figurés, notamment aux hématies. La réponse qui ne cite que la dissolution omet deux modes de transport; les autres mélangent transport sanguin et distribution tissulaire.

14. Un toxique lipophile s’accumule progressivement dans un tissu représentant une part importante de la masse corporelle. Quel tissu joue ce rôle de réservoir ?

Les fluides corporels, où se répartissent les toxiques hydrosolubles
Le tissu osseux, qui représente 10 à 15 % de la masse corporelle
Le tissu adipeux, qui représente 15 à 50 % de la masse corporelle
Le système réticulo-endothélial, qui capte les particules colloïdales

Le tissu adipeux, qui représente 15 à 50 % de la masse corporelle

Explication

Le tissu adipeux représente 15 à 50 % de la masse corporelle et constitue un réservoir privilégié pour les toxiques lipophiles. Les fluides corporels sont associés aux toxiques hydrosolubles, le système réticulo-endothélial aux colloïdes, et le tissu osseux aux toxiques ostéotrophiques.

15. Des particules colloïdales de grande taille pénètrent dans l’organisme. Quel organe tend à les retenir préférentiellement ?

Le foie
La moelle osseuse
Le tissu adipeux
La rate

Le foie

Explication

Les plus grosses particules colloïdales sont préférentiellement retenues par le foie, alors que les plus petites se répartissent plus uniformément entre la rate, le foie et la moelle osseuse. La distribution uniforme ne décrit donc pas les grosses particules; le tissu adipeux et l’os relèvent d’autres formes d’accumulation.

16. Un toxique hydrosoluble atteint les voies d’élimination sans transformation préalable. Quel processus décrit cette élimination ?

L’excrétion directe
L’excrétion après métabolisation
La rétention dans les tissus
La métabolisation indirecte

L’excrétion directe

Explication

Les toxiques hydrosolubles peuvent être éliminés directement par excrétion, tandis que les toxiques liposolubles sont essentiellement métabolisés avant leur excrétion. La métabolisation préalable correspond à la voie indirecte, et l’accumulation tissulaire ne décrit pas ce processus.

17. Quelle répartition des rôles entre le foie et le rein caractérise principalement l’élimination des toxiques ?

Le foie métabolise principalement et le rein excrète principalement
Le rein assure principalement les deux fonctions
Le foie assure principalement les deux fonctions
Le rein métabolise principalement et le foie excrète principalement

Le foie métabolise principalement et le rein excrète principalement

Explication

Le foie assure surtout la métabolisation et rarement l’excrétion, tandis que le rein assure surtout l’excrétion et rarement la métabolisation. L’inversion des rôles et l’attribution des deux fonctions principales à un seul organe contredisent cette distinction.

18. Après une modification de l’activité enzymatique hépatique, une équipe cherche les facteurs pouvant faire varier la vitesse de métabolisation d’un xénobiotique. Quel ensemble doit-elle considérer ?

La clairance intrinsèque, la demi-vie et l’excrétion biliaire
Le débit sanguin hépatique, le volume de distribution et l’excrétion rénale
Le débit sanguin hépatique, la clairance intrinsèque et l’induction ou l’inhibition enzymatique
Le débit sanguin rénal, la clairance totale et l’induction ou l’inhibition enzymatique

Le débit sanguin hépatique, la clairance intrinsèque et l’induction ou l’inhibition enzymatique

Explication

La vitesse de métabolisation hépatique dépend du débit sanguin hépatique, de la clairance intrinsèque du xénobiotique ainsi que de l’induction et de l’inhibition enzymatiques. Le débit rénal, le volume de distribution et la demi-vie ne remplacent pas ces facteurs dans cette liste.

19. Un toxique est éliminé par le foie, les reins et une voie pulmonaire. Comment exprimer sa clairance totale ?

Clt=Clh×Clr×ClpCl_t = Cl_h \times Cl_r \times Cl_p
Clt=Clh+Clr+ClpCl_t = Cl_h + Cl_r + Cl_p
Clt=Clh+Clr−ClpCl_t = Cl_h + Cl_r - Cl_p
Clt=Clh+ClrCl_t = Cl_h + Cl_r

$$Cl_t = Cl_h + Cl_r + Cl_p$$

Explication

La clairance totale est la somme des clairances hépatique, rénale et des autres voies d’excrétion ; la voie pulmonaire s’ajoute donc ici. Omettre cette voie, multiplier les clairances ou la soustraire ne respecte pas la relation additive.

20. Pour un médicament, la constante d’élimination vaut 0,2 h−10{,}2\ \text{h}^{-1} et le volume de distribution vaut 10 L10\ \text{L}. Quelle est sa clairance totale selon leur relation ?

50 L⋅h−150\ \text{L·h}^{-1}
0,2 L⋅h−10{,}2\ \text{L·h}^{-1}
2 L⋅h−12\ \text{L·h}^{-1}
10,2 L⋅h−110{,}2\ \text{L·h}^{-1}

$$2\ \text{L·h}^{-1}$$

Explication

La relation est Clt=ke⋅VdCl_t = k_e \cdot V_d ; ainsi, 0,2 h−1×10 L=2 L⋅h−10{,}2\ \text{h}^{-1} \times 10\ \text{L} = 2\ \text{L·h}^{-1}. Le résultat de 50 vient de l’inversion du rapport, 10,2 de l’addition, et 0,2 de l’omission du volume.

21. La concentration sanguine initiale d’une substance est 80 mg⋅L−180\ \text{mg·L}^{-1}. Si ke=0,5 h−1k_e = 0{,}5\ \text{h}^{-1}, quelle expression décrit sa concentration après tt heures ?

80e−0,5t mg⋅L−180e^{-0{,}5t}\ \text{mg·L}^{-1}
80e0,5t mg⋅L−180e^{0{,}5t}\ \text{mg·L}^{-1}
(80−0,5t) mg⋅L−1(80 - 0{,}5t)\ \text{mg·L}^{-1}
80e−t/0,5 mg⋅L−180e^{-t/0{,}5}\ \text{mg·L}^{-1}

$$80e^{-0{,}5t}\ \text{mg·L}^{-1}$$

Explication

La décroissance suit Csang=C0e−ketC_{sang} = C_0 e^{-k_e t} ; en substituant les valeurs, on obtient 80e−0,5t mg⋅L−180e^{-0{,}5t}\ \text{mg·L}^{-1}. La baisse linéaire n’est pas exponentielle, l’exposant positif indique une croissance, et t/0,5t/0{,}5 inverse la constante.

22. Deux substances ont des constantes d’élimination respectives de 0,2 h−10{,}2\ \text{h}^{-1} et 0,4 h−10{,}4\ \text{h}^{-1}. Quelle affirmation compare correctement leurs demi-vies ?

Les deux substances ont la même demi-vie
La substance à 0,2 h−10{,}2\ \text{h}^{-1} a une demi-vie quatre fois plus longue
La substance à 0,4 h−10{,}4\ \text{h}^{-1} a une demi-vie deux fois plus longue
La substance à 0,2 h−10{,}2\ \text{h}^{-1} a une demi-vie deux fois plus longue

La substance à $$0{,}2\ \text{h}^{-1}$$ a une demi-vie deux fois plus longue

Explication

Comme t1/2=ln⁡2ket_{1/2} = \frac{\ln 2}{k_e}, la demi-vie est inversement proportionnelle à la constante d’élimination : doubler kek_e la divise par deux. Une constante plus élevée ne prolonge donc pas la demi-vie, et l’oubli de ln⁡2\ln 2 ne donne pas la relation correcte.

23. Une substance présente une dose orale létale humaine estimée à 2 g/kg. Quelle classe lui attribue l’échelle de Gosselin, Smith et Hodge ?

Toxicité modérée
Extrêmement toxique
Très toxique
Peu toxique

Toxicité modérée

Explication

Une dose de 2 g/kg se situe dans l’intervalle de 0,5 à 5 g/kg, classé comme toxicité modérée. « Très toxique » correspond à 50–500 mg/kg, « peu toxique » à 5–15 g/kg et « extrêmement toxique » à 5–50 mg/kg.

24. À quel penseur est associée l’idée que c’est la dose qui fait le poison ?

Gosselin
Trevan
Paracelse
Bliss

Paracelse

Explication

Paracelse est associé à l’aphorisme selon lequel tout peut être poison et que la dose détermine la toxicité. Bliss et Trevan sont associés à des méthodes de calcul de dose létale, tandis que Gosselin figure dans une échelle de classification des substances.

25. Un laboratoire administre une dose unique par voie orale à des rats et observe leur mortalité pendant 14 jours. Quel indicateur cherche-t-il à déterminer si la dose provoque la mort de la moitié du lot ?

La CL50
La DL50
La DL100
La DSE ou NOAEL

La DL50

Explication

La DL50 est la quantité administrée en une prise, exprimée en mg/kg, qui entraîne la mort de 50 % du lot testé; l’espèce et la voie d’administration sont précisées et l’observation dure 14 jours. La CL50 porte sur une concentration inhalée, tandis que la DSE concerne l’absence d’effets indésirables.

26. Lors d’une étude du bisphénol-A à l’adolescence, une dose faible produit un effet plus marqué qu’une dose plus élevée. Quelle interprétation correspond à cette observation ?

Une toxicité chronique due à l’accumulation du produit
Une dose sans effet sur les fonctions physiologiques
Une réponse monotone renforcée par l’augmentation de la dose
Une réponse non monotone dépendant de la période du développement

Une réponse non monotone dépendant de la période du développement

Explication

Pendant certaines périodes du développement, dont l’adolescence, de faibles doses de certaines substances peuvent produire des effets supérieurs à ceux de doses plus élevées; le bisphénol-A en est un exemple. L’idée d’une augmentation nécessaire de l’effet avec la dose méconnaît cette réponse non monotone.

27. Après la biotransformation d’un xénobiotique, un métabolite présente une toxicité plus élevée que la molécule initiale. Comment qualifier ce processus ?

Une bioactivation ou toxiactivation
Une conjugaison de phase II
Une élimination directe
Une détoxication

Une bioactivation ou toxiactivation

Explication

La bioactivation, ou toxiactivation, produit un métabolite plus toxique que le xénobiotique initial; la détoxication forme au contraire des métabolites moins toxiques. La conjugaison désigne une réaction de phase II, et l’élimination directe ne définit pas ici la transformation observée.

28. Une enzyme oxyde un xénobiotique, puis une autre réaction lui ajoute un groupe par conjugaison. À quelles phases correspondent ces deux réactions, dans l’ordre ?

Phase II, puis phase II
Phase II, puis phase I
Phase I, puis phase I
Phase I, puis phase II

Phase I, puis phase II

Explication

La phase I comprend notamment l’oxydation, la réduction et l’hydrolyse; la phase II correspond aux réactions de conjugaison. Classer la conjugaison en phase I ou l’oxydation en phase II inverse la distinction entre les deux phases.

29. Chez une personne dont la biotransformation est différente de celle d’un adulte en bonne santé, lequel de ces facteurs peut contribuer à cette variation ?

Une variation de l’absorption intestinale
Une modification de la filtration pulmonaire
Une inhibition enzymatique
Une excrétion rénale accrue

Une inhibition enzymatique

Explication

L’inhibition enzymatique, comme l’âge, le polymorphisme génétique, les carences nutritionnelles et l’induction enzymatique, peut faire varier les mécanismes de biotransformation. L’excrétion rénale concerne l’élimination, tandis que l’absorption intestinale et la filtration pulmonaire ne sont pas les facteurs cités ici.

30. Un médicament est administré à un nourrisson, à un adulte et à une personne âgée. Pour quel profil l’efficacité hépatique peut-elle être plus faible que chez l’adulte ?

Le nourrisson et la personne âgée
L’adulte et la personne âgée
Le nourrisson et l’adulte
Les trois profils au même degré

Le nourrisson et la personne âgée

Explication

L’efficacité hépatique est plus faible au début de la vie qu’à l’âge adulte, puis diminue à nouveau à la fin de la vie. L’adulte constitue donc le point de comparaison, et non l’un des deux âges associés à une efficacité réduite.

31. À dose normale, quel parcours décrit le métabolisme du paracétamol et l’élimination de ses métabolites ?

Métabolisation par le glutathion et glycuroconjugaison, puis excrétion pulmonaire
Métabolisation par glycuroconjugaison, puis excrétion biliaire
Métabolisation par le cytochrome P450 et glycuroconjugaison, puis excrétion rénale
Métabolisation par le cytochrome P450 et le glutathion, puis excrétion rénale

Métabolisation par le cytochrome P450 et glycuroconjugaison, puis excrétion rénale

Explication

À dose normale, le paracétamol est métabolisé par le cytochrome P450 et par glycuroconjugaison, puis ses métabolites sont excrétés par le rein. La voie du glutathion intervient dans le cas d’une forte dose, tandis que les voies biliaire et pulmonaire ne correspondent pas à l’élimination décrite.

32. Après une prise très importante de paracétamol, les réserves hépatiques de glutathion s’épuisent. Quelle conséquence est attendue ?

Des métabolites très toxiques s’accumulent et détruisent les cellules hépatiques
Des métabolites très toxiques s’accumulent et détruisent les cellules intestinales
Des métabolites peu toxiques s’accumulent et détruisent les cellules rénales
La formation de métabolites toxiques cesse et les cellules hépatiques sont protégées

Des métabolites très toxiques s’accumulent et détruisent les cellules hépatiques

Explication

À forte dose, lorsque les réserves de glutathion sont épuisées, les métabolites très toxiques produits par la voie du cytochrome P450 s’accumulent et détruisent les cellules hépatiques. L’épuisement ne protège donc pas le foie, et les lésions décrites touchent les cellules hépatiques plutôt que rénales ou intestinales.

33. Après sa transformation en 7,8-arène oxyde puis en 7,8-dihydrodiol, quel effet peut avoir le 7,8-diol-9,10-époxyde issu du benzo(a)pyrène ?

Se fixer de manière covalente sur l’ADN et l’ARN
Se lier de manière réversible à l’ADN et à l’ARN
Se fixer de manière covalente sur les protéines membranaires
Être transformé en 7,8-arène oxyde après fixation à l’ADN

Se fixer de manière covalente sur l’ADN et l’ARN

Explication

Le 7,8-diol-9,10-époxyde se fixe de manière covalente sur des acides nucléiques, notamment l’ADN et l’ARN. Une fixation aux protéines ou une liaison réversible ne correspond pas à cet effet, et l’arène oxyde précède les métabolites mentionnés dans la séquence.

34. Lors d’une analyse des mécanismes d’action du soman, quel mécanisme doit être classé comme principal plutôt que secondaire ?

Le blocage des cholinestérases
La faiblesse musculaire avec steppage
La fixation sur des récepteurs centraux
L’accélération du vieillissement des récepteurs centraux

Le blocage des cholinestérases

Explication

Le mode d’action principal du soman est le blocage des cholinestérases, tandis que la fixation sur les récepteurs centraux constitue son mode d’action secondaire. L’accélération du vieillissement des récepteurs résulte de métabolites issus de l’hydrolyse, et la faiblesse musculaire est une conséquence clinique.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 74 flashcards sur Bases de toxicologie toxicocinétique.

Selon le CNRTL, que désigne la toxicologie ?

L’ensemble des connaissances sur les poisons, leurs effets sur l’organisme, leur détection et les traitements pour les combattre.

Quelles sont les étapes de l’intoxication ?

La phase de contact, la distribution tissulaire, la métabolisation et l’élimination.

Quelles sont les principales voies de contact ?

Les voies digestive, pulmonaire, cutanéo-muqueuse et parentérale.

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