QCM : Biomécanique du rachis — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique décrit le mieux l’organisation et les fonctions du rachis ?

Il réunit quelques os volumineux et intervient principalement dans la respiration et la digestion
Il forme une tige osseuse continue destinée surtout au maintien de la tête et des membres
Il aligne de nombreux petits os articulés et participe à la statique, à la dynamique et à la protection
Il associe des pièces osseuses soudées qui assurent principalement la mobilité des côtes

Il aligne de nombreux petits os articulés et participe à la statique, à la dynamique et à la protection

Explication

Le rachis est un ensemble polyarticulé constitué par l’alignement de nombreux petits os, en relation avec les caissons thoracique et abdominal. Il contribue à la statique, à la dynamique et à la protection, tandis que la respiration et la digestion ne résument pas ses fonctions.

2. Quel trajet correspond à l’axe tragien utilisé comme référence fonctionnelle ?

Tragus, sternum, grand trochanter, condyle fémoral médial et malléole médiale
Tragus, acromion, tête fémorale, épicondyle fémoral latéral et apex malléolaire latéral
Pavillon de l’oreille, épine iliaque, tête tibiale, épicondyle médial et talon
Tragus, clavicule, patella, condyle médial et apex malléolaire médial

Tragus, acromion, tête fémorale, épicondyle fémoral latéral et apex malléolaire latéral

Explication

L’axe tragien passe par le tragus, l’acromion, la tête fémorale au niveau du bord supérieur du grand trochanter, l’épicondyle fémoral latéral et l’apex malléolaire latéral. Les autres trajets modifient plusieurs repères anatomiques, notamment les repères médiaux ou la patella.

3. Quelle succession de courbures décrit les courbures globales normales du rachis, de haut en bas ?

Concavité cervicale, convexité thoracique, concavité lombaire, convexité sacrée
Concavité cervicale, concavité thoracique, convexité lombaire, convexité sacrée
Convexité cervicale, convexité thoracique, concavité lombaire, concavité sacrée
Convexité cervicale, concavité thoracique, convexité lombaire, concavité sacrée

Concavité cervicale, convexité thoracique, concavité lombaire, convexité sacrée

Explication

De haut en bas, le rachis présente une concavité cervicale, une convexité thoracique, une concavité lombaire et une convexité sacrée. Les autres propositions inversent la direction d’au moins une courbure.

4. Chez l’enfant, quelle séquence décrit correctement l’ontogenèse des courbures rachidiennes ?

Cyphose globale à la naissance, lordose lombaire vers 6 mois, lordose cervicale dès 1 an, puis courbure définitive vers 5 ans
Lordose globale à la naissance, lordose lombaire vers 6 mois, lordose cervicale dès 1 an, puis courbure définitive vers 10 ans
Cyphose globale à la naissance, lordose cervicale vers 1 an, lordose lombaire vers 2 ans, puis courbure définitive vers 10 ans
Cyphose globale à la naissance, lordose cervicale vers 6 mois, lordose lombaire dès 1 an, puis courbure définitive vers 10 ans

Cyphose globale à la naissance, lordose cervicale vers 6 mois, lordose lombaire dès 1 an, puis courbure définitive vers 10 ans

Explication

Le nouveau-né présente une cyphose globale; la lordose cervicale apparaît vers 6 mois, puis la lordose lombaire à partir de 1 an avec la station debout et la marche, avant une stabilisation vers 10 ans. La confusion principale consiste à intervertir les moments d’apparition des lordoses cervicale et lombaire.

5. Comment est défini l’indice rachidien de Delmas ?

Par la différence H−LH-L, avec H mesuré sur l’arc postérieur et L entre le sacrum et la crête iliaque
Par la somme de H et L, mesurés entre l’atlas, le promontoire et le bord inférieur de L5
Par le rapport L/HL/H, où L va de l’atlas au sacrum et H suit la face postérieure des spondyles jusqu’à L5-S1
Par le rapport H/LH/L, où H va de l’atlas au promontoire et L suit la face antérieure des spondyles jusqu’au disque L5-S1

Par le rapport $$H/L$$, où H va de l’atlas au promontoire et L suit la face antérieure des spondyles jusqu’au disque L5-S1

Explication

L’indice rachidien de Delmas est le rapport H/LH/L, avec H mesuré du bord antérieur de l’atlas au bord supérieur du promontoire sacré et L le long de la face antérieure des spondyles jusqu’au bord inférieur du disque L5-S1. Les autres formules utilisent un mauvais rapport ou des repères anatomiques qui ne correspondent pas à cette définition.

6. Sur quels paramètres repose la classification de Roussouly des morphotypes rachidiens ?

La gîte sagittale, paramètre positionnel, et la longueur rachidienne, paramètre morphologique
La lordose lombaire, paramètre positionnel, et la cyphose thoracique, paramètre morphologique
La pente sacrée, paramètre positionnel, et l’incidence pelvienne, paramètre morphologique
La version pelvienne, paramètre positionnel, et la hauteur vertébrale, paramètre morphologique

La pente sacrée, paramètre positionnel, et l’incidence pelvienne, paramètre morphologique

Explication

La classification de Roussouly distingue quatre types à partir de la pente sacrée, qui décrit un paramètre positionnel, et de l’incidence pelvienne, qui constitue un paramètre morphologique. La version pelvienne et la gîte sagittale sont des paramètres distincts et ne forment pas le couple retenu ici.

7. Quelle valeur moyenne correspond à la pente sacrée parmi les principaux paramètres rachidiens ?

13°±613° \pm 6
42°±8,542° \pm 8,5
55°±11,255° \pm 11,2
41,4°±9,241,4° \pm 9,2

$$42° \pm 8,5$$

Explication

La pente sacrée moyenne est de 42°±8,542° \pm 8,5. La valeur 13°±613° \pm 6 correspond à la version pelvienne, 55°±11,255° \pm 11,2 à l’incidence pelvienne et 41,4°±9,241,4° \pm 9,2 à la cyphose thoracique maximale.

8. Quelle association distingue correctement les évolutions du rachis liées au vieillissement ?

Arthrose et sarcopénie relèvent des évolutions ostéo-articulaires, tandis que l’ostéoporose est musculaire
Arthrose et ostéoporose relèvent des évolutions ostéo-articulaires, tandis que la sarcopénie est musculaire
Arthrose, ostéoporose et sarcopénie relèvent toutes d’évolutions ostéo-articulaires
Ostéoporose et sarcopénie relèvent des évolutions musculaires, tandis que l’arthrose est articulaire

Arthrose et ostéoporose relèvent des évolutions ostéo-articulaires, tandis que la sarcopénie est musculaire

Explication

Le vieillissement rachidien associe des transformations ostéo-articulaires, notamment l’arthrose et l’ostéoporose, à une transformation musculaire, la sarcopénie, avec une évolution des courbures. La sarcopénie correspond à une perte musculaire et ne doit donc pas être classée parmi les atteintes ostéo-articulaires.

9. Quelle fonction est principalement attribuée aux processus transversaux et postérieurs des vertèbres ?

Ils forment les récessus des capsules synoviales.
Ils servent d’amarrage aux muscles rachidiens.
Ils délimitent les foramens intervertébraux.
Ils supportent les surfaces articulaires postérieures.

Ils servent d’amarrage aux muscles rachidiens.

Explication

Les processus transversaux et postérieurs servent de points d’amarrage aux muscles. Les surfaces articulaires sont supportées par les processus verticaux, ce qui permet de distinguer ces deux fonctions.

10. Quelle organisation caractérise les capsules synoviales postérieures à un étage rachidien habituel ?

Chaque capsule possède un récessus antéro-supérieur plus résistant et un récessus postéro-inférieur moins résistant.
Chaque capsule possède un récessus postéro-supérieur plus résistant et un récessus antéro-inférieur moins résistant.
Les deux capsules fusionnent en un récessus médian résistant qui limite les mouvements facettaires.
Chaque capsule ne possède qu’un récessus postérieur destiné à stabiliser l’articulation.

Chaque capsule possède un récessus antéro-supérieur plus résistant et un récessus postéro-inférieur moins résistant.

Explication

À chaque étage, sauf à la charnière crânio-cervicale, les deux capsules présentent un récessus antéro-supérieur plus résistant et un récessus postéro-inférieur moins résistant. Cette disposition permet les mouvements de bâillement-glissement des facettes.

11. Lequel de ces éléments appartient au système ligamentaire discontinu du rachis ?

Les ligaments interépineux et intertransversaires.
Le ligament longitudinal antérieur et le ligament supra-épineux.
Le ligament longitudinal postérieur et le ligament longitudinal antérieur.
Les trois ligaments longitudinaux qui parcourent toute la colonne.

Les ligaments interépineux et intertransversaires.

Explication

Les ligaments interépineux et intertransversaires font partie du système discontinu, avec les ligaments jaunes et d’autres structures. Le système continu comprend notamment les ligaments longitudinaux antérieur et postérieur ainsi que le ligament supra-épineux.

12. Comment Gavard qualifie-t-il l’articulation constituée par le disque intervertébral ?

Une amphiarthrose.
Une articulation synoviale plane.
Une énarthrose fibreuse.
Une symphyse.

Une amphiarthrose.

Explication

Gavard décrit le disque intervertébral comme une amphiarthrose, composée d’un anneau fibreux et d’un noyau pulpeux. La qualification de symphyse est attribuée à Dufour.

13. Dans quelle région la hauteur moyenne d’un disque intervertébral est-elle la plus importante ?

Dans la région lombaire.
Dans la région dorsale.
Dans la région crânio-cervicale.
Dans la région cervicale.

Dans la région lombaire.

Explication

La hauteur moyenne d’un disque est plus grande dans la région lombaire que dans les régions dorsale et cervicale. La hauteur cumulée de tous les disques représente par ailleurs environ 15 à 20 % de la colonne.

14. Quel rôle des fibres lamellaires du disque intervertébral contribue particulièrement à limiter un mouvement rachidien ?

Leur disposition radiale empêche la translation verticale.
Leur obliquité inversée freine la rotation.
Leur orientation horizontale bloque la flexion lombaire.
Leur arrangement longitudinal supprime l’extension cervicale.

Leur obliquité inversée freine la rotation.

Explication

Les fibres lamellaires présentent des obliquités inversées entre les couches, ce qui leur permet de freiner la rotation. Le disque contribue aussi à absorber les contraintes, à permettre la mobilité et à protéger la moelle ainsi que les racines.

15. Pourquoi le noyau pulpeux peut-il transmettre les contraintes tout en changeant de forme ?

Il est rigide mais compressible, grâce à une faible concentration en eau.
Il est entièrement fibreux et peu hydrophile, ce qui limite sa déformation.
Il est déformable et facilement compressible, car ses protéoglycanes expulsent l’eau.
Il est déformable mais incompressible, grâce notamment à l’hydrophilie de ses protéoglycanes.

Il est déformable mais incompressible, grâce notamment à l’hydrophilie de ses protéoglycanes.

Explication

Le noyau pulpeux se déforme sans être comprimé comme un ballon rempli d’eau, car ses protéoglycanes favorisent une forte pression osmotique et une importante hydrophilie. Une structure facilement compressible ne correspondrait donc pas à son comportement mécanique.

16. Comment les muscles du rachis sont-ils répartis selon leur profondeur ?

En muscles cervicaux, muscles thoraciques et muscles lombaires.
En muscles articulaires, muscles discaux et muscles ligamentaires.
En muscles superficiels, muscles de la couche moyenne et muscles profonds.
En muscles antérieurs, muscles latéraux et muscles postérieurs.

En muscles superficiels, muscles de la couche moyenne et muscles profonds.

Explication

L’organisation des muscles rachidiens repose sur trois niveaux de profondeur : superficiel, moyen et profond. Les autres classifications proposées reposent sur la région ou la fonction et ne correspondent pas à cette organisation en couches.

17. Quel ensemble appartient aux remparts convexitaires des muscles profonds du rachis ?

L’épineux, le longissimus et l’ilio-costal.
Les multifidus, les rotateurs et les muscles interépineux.
Le grand dorsal, le trapèze et les muscles rhomboïdes.
Le long du cou, le psoas et les piliers du diaphragme.

Le long du cou, le psoas et les piliers du diaphragme.

Explication

Les remparts convexitaires comprennent notamment le long du cou, le psoas et les piliers du diaphragme. Les multifidus et les rotateurs appartiennent plutôt aux gouttières vertébrales, tandis que les autres ensembles relèvent d’autres couches musculaires.

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Qu'est-ce que le rachis ?

Un ensemble polyarticulé formé par l'alignement de nombreux petits os.

Quelles fonctions assure le rachis ?

Il assure des fonctions de statique, dynamique et de protection.

Avec quels caissons le rachis est-il en rapport ?

Avec les caissons thoracique et abdominal.

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