QCM : Cancer du poumon : diagnostic et prise en charge (25 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la principale cause de mortalité par cancer chez l’homme en France ?

Le cancer du poumon
Le cancer du pancréas
Le cancer de la prostate
Le cancer colorectal

Le cancer du poumon

Explication

Le cancer du poumon constitue la première cause de mortalité par cancer chez l’homme en France. Le cancer de la prostate est fréquent, mais il n’occupe pas cette première place pour la mortalité masculine.

2. En 2018, combien de décès annuels environ étaient attribués au cancer du poumon en France ?

Environ 45 000 décès, dont 31 000 chez les hommes
Environ 60 000 décès, dont 45 000 chez les hommes
Environ 35 000 décès, dont 20 000 chez les hommes
Environ 25 000 décès, dont 14 000 chez les hommes

Environ 45 000 décès, dont 31 000 chez les hommes

Explication

En 2018, le cancer du poumon a causé environ 45 000 décès, comprenant 31 000 décès masculins et 14 000 décès féminins. Le chiffre de 14 000 correspond à la mortalité féminine, et non au nombre total de décès.

3. Pourquoi le diagnostic du cancer du poumon est-il souvent posé tardivement ?

Parce que son évolution est lente avant l’apparition d’une extension locale
Parce qu’il est peu symptomatique au début et progresse rapidement vers le stade métastatique
Parce qu’il provoque des symptômes précoces mais reste longtemps limité à un seul organe
Parce que ses symptômes initiaux ressemblent surtout à ceux des maladies digestives

Parce qu’il est peu symptomatique au début et progresse rapidement vers le stade métastatique

Explication

Le diagnostic est souvent tardif en raison d’une faible expression des symptômes au début et d’une progression rapide vers le stade métastatique. Une évolution lente et durablement localisée ne correspond pas au mécanisme décrit.

4. Quelle substance présente dans la fumée de tabac est décrite comme cancérogène ?

Le goudron
Le monoxyde de carbone
La nicotine
Les irritants respiratoires

Le goudron

Explication

La fumée de tabac contient notamment du goudron, qui est identifié comme cancérogène. La nicotine et le monoxyde de carbone sont aussi présents, mais l’unité les distingue du goudron sur ce point précis.

5. Quelle situation augmente le risque de cancer du poumon lié au tabagisme ?

Commencer à fumer tôt et maintenir une consommation prolongée
Ne pas fumer et éviter toute exposition professionnelle
Choisir un tabac moins irritant avec une consommation occasionnelle
Commencer à fumer tard après une courte période de consommation

Commencer à fumer tôt et maintenir une consommation prolongée

Explication

Un début précoce et une durée prolongée du tabagisme augmentent le risque de cancer du poumon, comme peuvent aussi le faire certains types de tabac. L’absence de tabagisme ne constitue pas le facteur aggravant décrit.

6. Lequel de ces éléments appartient aux facteurs de risque professionnels du cancer du poumon ?

L’amiante
Le radon domestique
La fumée de cuisson aux huiles végétales
La pollution liée au diesel urbain

L’amiante

Explication

L’amiante fait partie des facteurs de risque professionnels avec l’arsenic, le chrome, le fer, le nickel et l’aluminium. Le radon, la cuisson aux huiles végétales et le diesel sont classés parmi les facteurs environnementaux.

7. Quelle succession décrit correctement la transformation cellulaire menant à une cellule cancéreuse ?

Sécrétions protéiques anormales, cellule cancéreuse, cassures, puis retour à la dysplasie
Cassures et mutations, sécrétions protéiques anormales, dysplasie, puis cellule cancéreuse
Dysplasie, sécrétions protéiques normales, mutations réparées, puis cellule saine
Mutations génétiques, différenciation normale, dysplasie réversible, puis cellule spécialisée

Cassures et mutations, sécrétions protéiques anormales, dysplasie, puis cellule cancéreuse

Explication

L’agression cellulaire provoque d’abord des cassures et des mutations génétiques, suivies de sécrétions protéiques anormales, d’une dysplasie et enfin de la cellule cancéreuse. Les autres séquences inversent des étapes ou introduisent une réparation et une différenciation qui ne sont pas décrites.

8. Quelle caractéristique distingue notamment une cellule cancéreuse d’une cellule normale ?

Une durée de vie limitée associée à une multiplication contrôlée et à une différenciation normale
Une immortalité associée à une multiplication à l’infini et à une différenciation aberrante
Une spécialisation stable associée à une multiplication interrompue après quelques divisions
Une réparation accrue associée à une différenciation conservée et à une croissance limitée

Une immortalité associée à une multiplication à l’infini et à une différenciation aberrante

Explication

La cellule cancéreuse présente notamment une immortalité, une différenciation aberrante et une capacité de multiplication à l’infini. Une cellule normale conserve généralement une durée de vie et une prolifération davantage contrôlées.

9. Comment les cancers du poumon sont-ils répartis selon leur type histologique général ?

En cancers non à petites cellules et cancers à petites cellules
En cancers glandulaires et cancers inflammatoires
En tumeurs bénignes et tumeurs exclusivement malignes
En cancers localisés et cancers exclusivement métastatiques

En cancers non à petites cellules et cancers à petites cellules

Explication

La classification générale distingue les cancers du poumon non à petites cellules des cancers à petites cellules. Les autres catégories proposées ne correspondent pas à la répartition histologique générale indiquée.

10. Quelle répartition correspond aux principaux types histologiques des cancers du poumon ?

Adénocarcinome 45 %, carcinome épidermoïde 30 %, grandes cellules 5 %, petites cellules 20 %
Adénocarcinome 5 %, carcinome épidermoïde 20 %, grandes cellules 30 %, petites cellules 45 %
Adénocarcinome 20 %, carcinome épidermoïde 5 %, grandes cellules 45 %, petites cellules 30 %
Adénocarcinome 30 %, carcinome épidermoïde 45 %, grandes cellules 20 %, petites cellules 5 %

Adénocarcinome 45 %, carcinome épidermoïde 30 %, grandes cellules 5 %, petites cellules 20 %

Explication

Les cancers non à petites cellules comprennent surtout l’adénocarcinome à 45 %, les carcinomes épidermoïdes à 30 % et les carcinomes indifférenciés à grandes cellules à 5 %, tandis que les petites cellules représentent 20 %. Les autres répartitions échangent les proportions attribuées à ces sous-types.

11. Lequel de ces ensembles regroupe des symptômes possibles du cancer du poumon ?

Toux, dyspnée, douleur thoracique et hémoptysie
Dysurie, constipation, céphalées et acouphènes
Ictère, tremblements, épistaxis et vertiges
Fièvre, prurit, arthralgies et troubles visuels

Toux, dyspnée, douleur thoracique et hémoptysie

Explication

La toux, la dyspnée, la douleur thoracique, l’hémoptysie et la bronchite traînante font partie des manifestations possibles. Les autres ensembles associent des symptômes qui ne caractérisent pas spécifiquement cette présentation clinique.

12. Laquelle de ces situations peut révéler un cancer du poumon ?

Une gastro-entérite brève sans signe respiratoire
Une embolie pulmonaire sans autre manifestation initiale
Une fracture du poignet après un traumatisme banal
Une otite aiguë compliquée d’une rhinorrhée

Une embolie pulmonaire sans autre manifestation initiale

Explication

Une embolie pulmonaire fait partie des circonstances possibles de découverte d’un cancer du poumon. Les autres situations ne figurent pas parmi les modes de révélation décrits.

13. Quelle conduite est la plus appropriée chez une personne à risque malgré un examen clinique peu évocateur ?

Réaliser au minimum une radiographie thoracique de face et de profil
Limiter l’évaluation à un examen clinique annuel sans imagerie
Demander d’abord une biopsie sans réaliser d’examen thoracique
Attendre l’apparition d’une hémoptysie avant toute exploration

Réaliser au minimum une radiographie thoracique de face et de profil

Explication

L’examen clinique peut être pauvre et faussement rassurant, ce qui justifie une radiographie thoracique de face et de profil chez une personne à risque. Attendre un symptôme plus marqué ou réaliser directement une biopsie ne correspond pas à cette conduite initiale.

14. Une radiographie thoracique normale chez un patient à risque permet-elle d’écarter un petit cancer pulmonaire ?

Oui, car une lésion cancéreuse devient toujours visible sur une radiographie normale
Non, mais une simple surveillance clinique suffit dans toutes les situations
Non, car une petite tumeur ou une tumeur cachée peut être méconnue
Oui, si l’examen clinique ne retrouve pas de signe respiratoire associé

Non, car une petite tumeur ou une tumeur cachée peut être méconnue

Explication

Une radiographie peut méconnaître un petit cancer ou une tumeur cachée, de sorte qu’un bilan d’extension plus approfondi peut être nécessaire. L’absence de signe radiographique ou clinique ne suffit donc pas à exclure la maladie.

15. Quel ensemble correspond au bilan d’extension d’un cancer du poumon ?

Radiographie thoracique, échographie rénale, audiogramme et électrocardiogramme
IRM abdominale, coloscopie, échographie thyroïdienne et radiographie du bassin
Scanner thoracique, abdominal et pelvien, exploration osseuse et IRM cérébrale
Scanner cérébral isolé, endoscopie digestive, mammographie et spirométrie

Scanner thoracique, abdominal et pelvien, exploration osseuse et IRM cérébrale

Explication

Le bilan d’extension comprend notamment un scanner thoracique, abdominal et pelvien, une exploration osseuse ainsi qu’une IRM cérébrale. Les autres associations ne couvrent pas les principaux territoires et examens attendus pour cette stadification.

16. Dans la classification TNM, que désignent respectivement les lettres T, N et M ?

La taille, la nutrition et la maladie associée
Le traitement, les ganglions et la mutation
La tumeur, les ganglions et les métastases
La tumeur, la nécrose et la moelle osseuse

La tumeur, les ganglions et les métastases

Explication

La classification TNM décrit la tumeur par T, les ganglions par N et les métastases par M. Les autres propositions attribuent à ces lettres des significations qui ne correspondent pas à cette classification.

17. Quel est l’intérêt principal du PET-scan dans le bilan d’un cancer du poumon ?

Mesurer la fonction respiratoire et calculer la dose de chimiothérapie
Remplacer l’examen anatomopathologique par une image métabolique
Évaluer l’extension et aider à choisir le site de ponction
Examiner exclusivement la tumeur primitive sans rechercher d’autres localisations

Évaluer l’extension et aider à choisir le site de ponction

Explication

Le PET-scan est utile pour évaluer l’extension et peut aider à déterminer le site de ponction. Il ne remplace pas l’analyse anatomopathologique et ne se limite pas à l’étude de la tumeur primitive.

18. Chez un patient présentant une tumeur pulmonaire, quels éléments doivent contribuer à décider d’une chirurgie carcinologique ?

Le statut TNM, l’état général, la fonction respiratoire et les comorbidités
L’âge du patient, sans étude de la maladie ni des comorbidités
La présence d’une toux, sans évaluation oncologique ni fonctionnelle
La taille tumorale isolée, indépendamment de l’état général et respiratoire

Le statut TNM, l’état général, la fonction respiratoire et les comorbidités

Explication

La chirurgie doit être carcinologique avec recoupe saine et curage ganglionnaire lorsque le statut TNM, l’état général, la fonction respiratoire et les comorbidités le permettent. Fonder la décision sur la seule taille tumorale néglige l’évaluation fonctionnelle et oncologique nécessaire.

19. Quelle association entre une classe de chimiothérapie et son mécanisme est correcte ?

Les alcaloïdes activent les lymphocytes et les alkylants inhibent PD-L1
Les alcaloïdes coupent les brins d’ADN et les alkylants stimulent les divisions
Les alcaloïdes bloquent les divisions et les alkylants coupent les brins d’ADN
Les alcaloïdes détruisent les métastases osseuses et les alkylants corrigent l’hypoxie

Les alcaloïdes bloquent les divisions et les alkylants coupent les brins d’ADN

Explication

Les alcaloïdes bloquent les divisions cellulaires, tandis que les agents alkylants coupent les brins d’ADN. Les autres associations attribuent à ces classes des mécanismes relevant d’autres traitements ou sans rapport avec leur action.

20. Comment l’expression de PD-L1 favorise-t-elle l’échappement de la cellule cancéreuse ?

Elle transforme les lymphocytes en cellules capables de réparer les tissus tumoraux
Elle permet à la cellule cancéreuse d’inactiver les lymphocytes en se fixant à leur récepteur
Elle bloque la réplication de l’ADN tumoral en activant les agents alkylants
Elle augmente la production d’anticorps qui détruisent directement la tumeur

Elle permet à la cellule cancéreuse d’inactiver les lymphocytes en se fixant à leur récepteur

Explication

PD-L1 permet à la cellule cancéreuse d’inactiver les lymphocytes en se fixant à leur récepteur, ce qui constitue une cible de l’immunothérapie. Les autres propositions décrivent des effets opposés ou des mécanismes qui ne correspondent pas à cette interaction.

21. Sur quel élément repose principalement l’indication d’une thérapie ciblée dans le cancer du poumon ?

La découverte d’une métastase osseuse sans analyse des anomalies tumorales
La présence d’une toux persistante sans caractérisation moléculaire de la tumeur
La mise en évidence d’une mutation ou d’un réarrangement tumoral, comme EGFR ou ALK
L’existence d’une aplasie liée à une chimiothérapie antérieure

La mise en évidence d’une mutation ou d’un réarrangement tumoral, comme EGFR ou ALK

Explication

La thérapie ciblée repose sur la recherche de mutations ou de réarrangements tumoraux, notamment EGFR, ALK, KRAS et HER2. Un symptôme, une métastase ou un effet indésirable ne suffit pas à identifier la cible moléculaire adaptée.

22. Laquelle de ces complications appartient aux complications biologiques et thérapeutiques possibles d’une maladie grave ou de son traitement ?

Une diminution durable des besoins alimentaires
Une hypercalcémie associée à une déshydratation
Une amélioration spontanée de l’état général
Une récupération accélérée de la numération sanguine

Une hypercalcémie associée à une déshydratation

Explication

L’hypercalcémie et la déshydratation font partie des complications biologiques et thérapeutiques recensées, avec l’anémie, les troubles plaquettaires ou les thromboses. Une amélioration de l’état général, une baisse des besoins alimentaires ou une récupération sanguine ne constituent pas des complications de cette liste.

23. Quelle conduite est indiquée devant une aplasie fébrile ?

Proposer une réhydratation puis différer l’évaluation médicale
Réaliser un bilan, débuter une antibiothérapie et instaurer un isolement
Maintenir les activités habituelles en renforçant l’alimentation
Surveiller la température et attendre l’apparition d’un signe infectieux

Réaliser un bilan, débuter une antibiothérapie et instaurer un isolement

Explication

L’aplasie fébrile constitue une situation urgente qui impose un bilan, une antibiothérapie et un isolement. La simple surveillance ou le report de l’évaluation ne conviennent pas, car la fièvre signale un risque infectieux dans ce contexte.

24. Un patient décrit une douleur liée à une lésion d’un nerf après un traitement ; à quel type de douleur cette description correspond-elle ?

Une douleur psychogène
Une douleur désafférentielle
Une douleur nociceptive
Une douleur inflammatoire périphérique

Une douleur désafférentielle

Explication

Une douleur désafférentielle résulte d’une lésion nerveuse, ce qui correspond à la situation décrite. La douleur nociceptive provient plutôt d’une stimulation excessive des récepteurs ou d’une inflammation, tandis que la douleur psychogène renvoie à une autre origine.

25. Quel traitement correspond à un antalgique de niveau 3 ?

La codéine associée, qui est un opioïde faible
Le paracétamol, qui est un médicament non opioïde
La morphine, qui est un opioïde fort
Un anti-inflammatoire, classé parmi les antalgiques non opioïdes

La morphine, qui est un opioïde fort

Explication

Les antalgiques de niveau 3 sont des opioïdes forts, comme la morphine. La codéine associée relève du niveau 2, tandis que le paracétamol appartient au niveau 1 ; un anti-inflammatoire n’est pas l’exemple attendu pour le niveau 3.

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Quelle est la première cause de mortalité par cancer chez l’homme en France ?

Le cancer du poumon.

Combien de décès annuels le cancer du poumon a-t-il causés en 2018 ?

Environ 45 000 décès.

Combien d'hommes sont morts du cancer du poumon en 2018 ?

31 000 hommes.

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